V. Bobe
BRIDE : Chaîne de forçat.
BRIDER : Fermer (Vidocq.)
BRIDER : Ferrer un forçat.
(Colombey.;
BRIDON : Méchant. — a Le toc est un bridon de gaye, méchant cheval qui a une pogne esquintante. » (Rabasse.)
BRI - e
BRIE. — Fromage de Brie. — • Un morceau du brie la plus gras de ta boutique de la fruitière. » (Ricard.)
BRIGADIER : Gindre, premier garçon boulanger. Il fait le four el remplit les fonctions de contre-maître. (Vinçard.)— Ainsi nommé à cause de ses trois aides qui forment la brigade.
BRIGAND ; Mot d'amitié. — Henri Monnier fait dire tendrement par une jîi/e à son client:
— B T'as chauffé l'four, pas vrai, brigand îT'es u'enriboteî... J'connais ça; vu qu'ça m'arrive encore puEsouventqu'àmontour.n {La nuit dans le bouge.)
BRIMADE ; Épreuve veialoire infligée aux nouveaux de l'École Saint-Cyr. — i Point de ces brimades, qui ont longtemps déshonoré Saint-Cyr. « (La Bédollière.)
BRIMER : Donner une bri-
BRIMEUR : Faiseur de brimades. — Dans le Dictionnaire Blesqui», de 1618, Brimare signifie bourreau.
BRINDEZINGUES (être dans les): Être ivre. Mot à mot: avoir trop bu à la santé des autres, — H Tiens, toi, t'es déjà dans les brindezingues. » (Vadé, \-jh^.) Ceiermevientdu vieuïmottrj lie; toast. — aCes grands hommes firent tant de brindes à vostre snnté et à la nostre, qu'ils en pissèrent plus de dir fois, n {Lettre curieuse envoyée au cardinal Ma- ^ ai- in par ses nièces. Paris, iGSi.)
BRINGUE : Femme de mauvaise tournure. — « Allez trouver
BRI
grande bringue de femme. > BRINGUE (mettre en) : Brij, mettre en morceaux. — Ces deui acceptions du mot bringue déjà en i8a3 dans le dicde Dhautel.
BRIQMANN : Sabre de cavalier. (Halbcrt.) — C'est Briquet, rec changement de finale.
BREQMONT ; Sabre d'infantee. (Idem.) Même origine.
BR]0:«Letrio,mot italien intraduisable, est le caractère des premières Œuvres. C'est le fruit de la pétulance et de la fougue épide, du talent jeune, pétulant, qui se retrouve plus tard danscertainesheures'heureuses.»
(Balzac.) — t Le théâtre qui avait 1 le luxe et le brio de ses prelières années.» {Physiologie du théâtre, 1841.)
BRIOCHE : Acte sot ou maladroit.V. Boulette. — t Et vous al-
brioche, une boulette, n (itjztj, Ancien Figaro.)
M. Quicard donne à ce terme une origine historique :
> C'est Sairt ui
Faire u
faute en musique, et par eitension en quelque cho» que ce sait. Celle expression fut introduite à L'époque de la fondation de l'Opira en France. Les
imaginé de condamner à une amende pécuniaire celui d'entre eux qui manquerait aux règles de l'bannonie en exécutant >a partition, et le produit des amendes était destiné i l'achat d'une briocbe qu'ils
nendéj
BRI
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Un tel usage ne fut pas jagé propre à les rendre moins fautifs dans leur art, et le grand nombre de repas qu'il amena ne fit pas concevoir une haute idée de leur talent. Bientôt ils se virent exposés à la raillerie du public, qui prit le mot de brioche pour synonyme de faute, bévue; et l'amour-propre alors l'emportant sur la friandise, ils décidèrent qu'ils pourraient faire désormais autant de brioches qu'ils voudraient sans être obligés d'en payer aucune. » (Dict. des proverbes.)
BRIOLET : Piquette. Mot à mot : petit vin de Brie. — C'était le Suresnes d'autrefois. — a Oest du vin de Brie, il fait danser les chèvres, pour dire c'est du vin acre, dur, du casse-poitrine.»
(Caillot, 1829.)
' BRISACQUE : Bruit, homme bruyant. — « Vous voulez faire du brisacque ici. Vous êtes un fameux pistolet encore. » (Monselet.)
BRISANT : Vent. (Vidocq.) Augmentatif de brise,
BRISCARD : Vieux soldat à chevrons (brisques). — a Permettez-vous à un ancien, un vieux briscard de spahis, une petite critique ? » ( Vie parisienne, 1 86 1 .)
BRISER (se la) : Fuir. — Abréviation de briser la politesse (partir sans prendre congé). — a Dans le beau monde, on ne dit pas :
je me la casse, je me la brise. »
(Labiche.) V. Trumeau, Rigolo.
BRISER, BRISEUR, BRI- SURE : « Les ^r/5^Mr5 sont tous Auvergnats et se prétendent commerçants. Ils s'entendent pour inspirer la confiance à des fabricants qu'ils trompent pour une grosse somme, après leur en avoir payé plusieurs petites. Les
marchandises brisées sont revendues à 40 pour 100 de perte, et le produit de la brisure est placé en Auvergne. » (Vidocq.) — Le briseur est ainsi nommé parce qu'il se la brise dès qu'il a fait son coup.
BRISQUE : Galon indiquant le grade ou l'ancienneté dans l'armée. — Un fourrier a quatre brisques sur les manches. — Une vieille brisque est le synonyme de un vieux briscard, — « Ces vieux sous-officiers à brisques qui nous dressaient à la discipline. » (St« Genest, 1875.)
BRISQUES : As et figures du jeu de cartes. Ce sont les gradés de l'armée des cartes
BROBÈCHE : Liard, centime, (Colombey.)
BROC : Liard. (Grandval.)
BROCANTE : Objet sans valeur.
BROCANTE : Troc de marchandises de hasard. — a Je vais faire des brocantes. » (Balzac.)
BROCHET : Souteneur. — Encore un nom de poisson. Nous en verrons bien d'autres. V. Mac.
— « Les brochets sont aujourd'hui fort connus par la police. »
(Stamir, 1867.)
BRODANCHER : Broder. (Vidocq.) Changement de finale.