CHAUFFER UNE FEMME
Courtiser avec ardeur. — a Toutes ses lettres disent : je vous aime!
aime:Ç'moi ! ! sinon je me tue!!!
Répéter cela pendant trois mois, cela s'appelle dans la langue don juanique, chaufter une fexniAe. »
(E. Lemoine.)
CHAUFFER UN AftTlSTE :
Applaudir chaleureusement. — <K Elle recueillait les plaintes de son petit troupeau d'artistes... on ne les chauffait pas suffisamment. » (L. Reybaud.) V. Empoigner,
CHAUFFEUR : Homme d'entrain.— a C'était un bon enfant...
un vrai chauffeur, d (H. Monnier.)
CHAUFFEUR : Amoureux. — • C'est l'officier, le chauffeur de la petite. » (H. Monnier.)
CHAUMIR : Perdre. (Vidocq.) — C'est le verbe a chômer » avec changement de finale.
CHAUSSER : Convenir.
(Dhautel.) — ce Les diamants ! ça me chausse, ça me botte. 2> (Mélesville.) — « Cela rentre dans vos études... cela vous chausserait. » (L. Reybaud.) V. Brosse,
CHAUSSETTES (essence de) :
Mauvaise odeur provenant des pieds. Les raffinés disent : extrait de chaussettes,
CHAUSSETTE : a La chaussette est un simple anneau de fer
CHA
que porte à la jambe, comme signe de reconnaissance seulement, le forçat qui n'est plus accouplé. • (Moreau Christophe, 37-)
CHAUSSON (vieux) : Prostituée, avachie comme un vieux chausson, une vieille pantoufle.
— On dit, en abrégeant, chausson, (J. Choux.) v'.'v.
CHAUSSON : Science de s^*?" ' battre à coups de pied. De là le^^ mot ce chausson. » Dani|rle peuplraJL' on dit savate. La savate que l'on appelle aujourd'hui chausson. »
(Th. Gautier, 45.JrV. Savate,
CHAUVIN, CHAUVINISTE :
Patriote ardent jusqu'à l'exagération. — « Je suisFrançais! Je suis Chauvin ! » (Cogniard, 3 1 .) — « Un spécimen du type Chauvin dans toute sa pureté. » (Montépin.) — Allusion au nom d'un type de caricatures populaires, comme le prouve cet exemple : «i825,époque où un libéralisme plus large commença à se moquer de ces éloges donnés aux Français par les Français, de ces railleries lancées par les Français contre les étrangers. Charlet, en créant le conscrit Chauvin, fit justice de ces niaiseries de l'opinion. » (A. Jal, Paris moderne, 84.)
CHAUVINISME : Patriotisme trop ardent. Le chauvinisme a son côté ridicule, mais il a aussi sa grandeur. On s'en est trop moqué, et cette réaction a été mille fois pire, mais la science du juste milieu n'est pas une qualité française. — a Le cha:||Kvinisme a fait faire de plus grandes choses que l'amour de la patrie dont il est la charge. » (Noriac.)
CHE
— I Le chauvinisme est peuttXTC la dernière vertu que nous ayons possédÉe. » (Berthaud.)
fl Chauvinisme » : Sedit par extension de toute eiagération ba* naie. — i L'honneur el l'argent, niagnilîqucécho du chauvinisme bourgeois, n (Mîrecourt, 55.)
GHAUVÎNISTE î Patriote ardent.
Se prend aussi adjectivement :
« Nous n'avons v&u qu'avec peu de gouvernements français dans - des rapports aussi corrects qu'avec le sien, en décomptant quelques intermezzos chauviniates. > (D'Arnim, 73.}
CHEF: Cuisinier, chef de cui-
CHEF DE CUISINE 1 Comfe-
maître dirigeant la fobrication d'une brasserie. (Vinçard.)
CHELINGUER : Puer.
Chelinguer des arpions ou de rort«i7.'Sentir mauvais des pieds.
Chelinguer du bec : Sentir mauraia de la bouctie.
CHEMINÉE : » Il eside bon ton de porter un chapeau de soie, vulgo cheminée, n (La Lune, 67.) — Cheminée doit itie pris ici dans te sens de tuyau de poêle.
CHEMISES (compter ses) :
Vomir. — Allusion à la posture penchée de l'homme qui vomit.
CHEMISE(étre dans la):Ne pas quitter, être au mieux,
CHEMISE DE CONSEILLER ; Linge volé. (Colomtiej.)
CHENATRE : Très-bon.
CHÊNE : Homme bon à voler, riche, abréviation de chenu. — II Qu'as-iu donc morfilléî — J'ai Tait suer un chfine, son auber j'aiengantéet sesattachesdecé.»
(Vidocq.)
CHENIQ.UE, CHNIC : Eau-devie. — Diminutif de chenu : bon.
— «Le perruquier de régiment rase sans rétribution, mais en avant le chnic. » (Bataille, 43.)
CHENIQUEUR : Buveur de
CHENOC : Maavais, avarié, et
par extension « vieil infirme.*— C'est l'an ti thèse decAfFiu.— «Vous été» un vieux birbe... Comment?
un birbe... Oui! vous êtes un vieux ch'noc.it('Dernterj'o«rii'tni condamné.)
CHENU : Excellent. — Dès 1718, le Dictionnaire comique de Leroux dit dans ce sens : Voilà du vin chenu. Selon (08), chenu, signifiantau propre Wanc de wiei/lesse, est appliqué au vin que It vieillesse améliore, et par extension A toute chose de première qualité. — iCe doit être du chenu
du ficelé. > {Phys. du matelot.
( Il n
chenue paire de lunettes. » (La Bédollière.) — s Goujeon, une prise de tabac ? — Out-da , t'nez en v' là qu'est ben chenu. » (Vadé, 1755.)— «As-tu fréquenté les marchandes de modes.' c'est là du chenu [ i (P, Lacroix, 32.)
Chenu sorgue : Bonsoir. — a Chenu sorgue, roupille sans taffe. B (Vidocq.)
CAenu reluit 1 Bonjour. Voir Fourgat.
CHE
CHE
CHENUMENT : Très-bien. — « Une ville a beau feindre de se défendre ch'nument. » (Vadé, 1755.) V. Artie,
CHER : Rude, élevé. (Colombey.) — La cherté est prise ici au figuré.
CHÉRANCE : Ivresse. (Idem.)
CHEVAL : Homme brutal, grossier.
Je voudrais être un grand cheval, Un ours, pour laisser une fille.
A la merci de son cheval.
(BoufiQers, o3.)