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CLO

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CLICHÉ : Banal, connu. — Synonyme de Stéréotypé, et em prunté comme lui à la typographie. — « Tel est le discours cilclé que le vénérable baron a en réserve pour toutes les circonstances. » (Figaro.)

On dit : c*est cliché, pour c'est immuable, c'est connu, — Cliché se prend souvent comme substantif. V. Guitare.

Bientôt de la prison pour dettes On sera, dit-on, aflranchi.

Garfraux histoires toutes faites!

Ah 1 que de clichés sur Clichy.

(Al. Flan,67.)y

CLIQUOT : Vin de Champagne portant la marque de feue madame Cliquot.

Elle boit beaucoup de cliquot Et bat volontiers la campagne.

(E. Viilars.)

CLODOCHE : danseur de bal habile dans Tart de se désarticuler. Nom d'un ancien émule de Brididi à la mode dans les bals de Paris vers 1S44. — « Les domestiques assurent avoir vu, au milieu d'une douzaine d'individus, un clodoche exécuter un cavalier seul dans le costume le plus primitif. » (A. d'Aunay, 75.)

CLOPORTE : Portier. — Calembour : clôt-porte, — a Jecon nais le truc pour apprivoiser les cloportes les plus farouches. »

(Montépin.) — « Qu'a dit le vil cloporte?... Le cloporte a dit :

C'est huit sous. » (Champfleury.'

. CLOU : Prison. On ne peui fÊM en bouger plus que si l'on y •iuit doué. — « Je vous colle au

clou pour vingt-quatre heures. »

(Noriac.) — « Comme de juste, on ne vient pas se mettre au clou soi-même, n (E. Sue.)

CLOU : Mont-de-Piété. Mot à înot : prison d'objets engagés. — a II avait mis le linge en gage; on ne disait pas encore mettre au clou, T> (Luchet.)

CLOU (mettre au) : Vendre un objet, mettre au mont-de-piété.

(Almanach des Débiteurs, 3i.)

CLOU DE GIROFLE : Dentcariée,dent bru ne et amincie comme un clou de girofle. — a Madame Cramoisi demanda à Santeuil combien ils étaient de moines à Saint- Victor. — Autant que vous avez de clous de girofle dans la bouche, dit Santeuil, voulant parler de ses dents noires et gâtées. » (Santoliana, 1764.)

CLOUER : Mettre en gage. — De clou, d'où dérivent aussi accrocher, clouer, déclouer et surclouer, (Engager, dégager et renouveler au Mont-de-Piété.) — a Jeune insensé, oublies-tu que nous avons passé le 20 du mois, et qu'à cette époque les habits de ces messieurs sont cloués et sur" cloués? » (Murger.)

COCANGE : Coquille de noix.

— Le jeu de cocange ou de robi^ gnolle est un jç«| jte;iu par les tilous qui coiireiit ICiB foires.

COCANTQI : Homme.'d'affaires, intermédraire entre'Ie débiteur et le créandelr. [Almanach des Débiteurs, 5 1 .) ' <

COCARDE : Tête. — En prenant la coiffure pour la tête, on dit taper sur la cocarde, sur le pompon.

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COCARDE (avoir sa) : Être ivre, avoir le visage teinté comme une cocarde par un excès de boisson. — a J'y voyais en dedans.

Todore ne parlait pas. Robert nous dit : « Vous avez votre cocarde. D (Monselet.)

COCARD 1ER : Homme zélé jusqu'à l'exagération de ses devoirs. Dénomination spéciale à l'armée. Le cocardier croit toujours avoir l'honneur de sa cocarde à soutenir. — a Cette vie de camp reposée est quelquefois troublée par des généraux nerveux ou cocardiers. » {Vie parisienne, 65.)

COCASSE : Rusé. (Colombey.)

COCASSERIE : Drôlerie comique.

COCHON : Ladre, avare.

COCHON : Libertin, polisson.

COCHONNERIE : Charcuterie.

— « La viande de porc que lady Morgan, cette virago britannique, nomme de la cochonnerie. » (Ricard.)

COCHONNERIE : Acte indélicat. — « Le seul texte de ma lettre vous suffira pour répondre à toutes les cochonneries possibles; je vous constitue donc pour mon défenseur officieux. i> (Lettre de Beumonville, ambassadeur de France en Prusse, à M. Besta, I" germinal an VIII.) — a Oscar, s'approchant Oifec dignité : Marquis, vous me faites là une cochonnerie qui ternira à jamais votre blason.» (Marquet.)

COCHONNE RIE : Salauderie, aliment dégoûtant, préparé par des gens malpropres comme des cochons. — a Vous ne mangerez

pas de ça, c'est de la cochonnerie.

(Chenu.)

COCKNEY : Badaud. — Anglicanisme. V. Philistin.

COCO : Cheval. — a Ce grossier animal qu'on nomme vulgairement coco. » (Aubryet.) — a On entend la sonnerie de la botte, de la botte à coco, tu sais. ]d (Vie parisienne, 66.)

COCO : Œuf de poule.

COCO : Homme digne de peu de considération. — « Joli coco, pour vouloir me faire aller. »

(Ôalzac.)

COCO : Nom d'amitié.

J' vais te donner un p*tit becquau.

Viens, mon coco.

[Dialogue entre Su\on et Eustache^

chanson, 36.) Si r grand empereur d'vant vous défile Vous crîrez tous : Eh 1 v'Ià le coco. [Les Violettes et les Œillets, chanson,

août i5.)

COCO : Tête. — Allusion à la forme ovale de la noix de coco.

Mais, de ce franc picton de table, Qui rend spirituel, aimable, Sans vous alourdir le coco, Je m'en fourre à gogo.

(H. Valère.)

COCO (dévisser le) : Étran* gler.

COCO (se passer par le) : Manger. — Comparaison de l'estomac humain à celui du chevah Le re' frain populaire de la Botte à Coco en a donné l'idée à l'armée et au peuple.

COCODÈS : Jeune dandy ridicule. — Diminutif de coco pris en mauvaise part. — « Ohé! ce

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cocodès a-t-il l'air daim ! » (L. de Neuville.) — a Les cocodès qui ne sont pas chevaleresques ne paraissent pas montrer beaucoup de goût pour les fusils à aiguille. »

(Mérimée, 67.)— Une Physiologie du Cocodès a paru en 64.

COCODÈTE : Femme d'un dandysme ridicule. C'est la femelle du cocodès. — « On s'y moque des cocodès et des cocodètes. » (Yriarte, 67.)

COCODETTISME : Dandysme ridicule. — a Lecocodettisme n'incarne pas plus le grand monde que le journal V Univers la religion catholique. » (Figaro, 76.)

COCONS : Camarade de première année à l'École polytechnique. Mot à mot : co «conscrit.

Ton ancien tu tutoîras,

Et ton co-cons pareillement.

(La Bédollière.)

COCOTTE : Jument.— C'est la femelle de Coco (Cheval). — « Les Garibaldiens tiraient, le commandant saluait au niveau des oreilles de son cheval. Mieux vaut que Cocotte l'attrape que lui. » {Vie parisienne, 67.)

COCOTTE : Mal vénérien. — On lui a sans doute donné le nom de celle qui en est souvent la cause. V. plus bas. — a L'ai -je eue assez de fois, la cocotte, à ce point qu*on m'appelait le roi des cocottiers. j> (L» de Neuville.)

COCOTTE : Mal d'yeux. — Sans doute parce qu'on a les yeux à la coque, c'est-à-dire couverts d'une taie blanchâtre.

COCOTTE (ma): Mot d'amitié.

— C'est un synonymedemâ^OM/e.

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