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COMMUNARD, COMMUNEUX

Partisan de l'insurrection dite de la Commune de Paris, 1871.

— « Presque tous nos communards réfugiés à Genève y occupentdes fonctions en rapport avec leurs goûts. » (Éclair, 72.) — Communard se prend adjectivement.

— « Les Enfants du désespoir, tel est le titre d'une société secrète archi -démoc -soc -communarde qui vient de se créer à Genève. j> {Éclair, 17 mai 72.)

COMMUNIQUÉ : Communication officielle à un journal. Le mot date du second empire. — oc La note suivanteaune couleur semiofficielle de communiqué qui n'échappera à personne. » (Éclair, août 72.)

COMPAS (ouvrir, fermer le) :

Activer, ralentir sa marche. — Comparaison des jambes aux branches d'un compas.

COMPER (de la) ; S'évader de

CON

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CON

prison. (Rabasse.) Forme de camper,

COMPLET : Complètement ivre.

COMPTE (avoir son) : Être ivre, avoir soncomptede liquide.

COMPTE (avoir son): Mourir.

Mot à mot : finir le compte de ses jours. — « J*ai mon compte pour ce monde-ci. C'est soldé. » (L. Reybaud.)

Son compte est bon, dit-on d'un coupable à punir, duquel on compte les méfaits.

COMTE DE CARUCHE, COMTE DE CANTON : Geôlier. (Vidocq.) V. ces mots.

COMTE DE CASTU : Infirmier. (Id.)

COMTE, COMTOIS : Niais.

(Id.)

Battre comtois : Mentir. Mot à mot : faire le naïf. On a voulu voir dans ce mot une allusion à la Franche-Comté, mais cette province n'y est pour rien. C'est un simple jeu de mots sur les trois premières lettres de comtois. — « Sans doute qu'elle bat comtois. »

(Decourcelle.)

C-O-N : Lâche, niais. Mot à mot : homme qui n'a rien de son sexe. Se prononce soit comme un seul mot, soit en articulant séparément chaque lettre. Un ancien exemple de ce dernier genre de prononciation se trouve dans les Adages de Solon de Vosge (1576.)

CONDÉ : Maire.-^Demi-condé :

Adjoint. — Grand'Condé : Préfet de police.

CONuÉ : Permission. — Du

nom du maire qui la donne. — fic On leur donne le condé de stationner sur certaines places. »

(Stamir, 67.)

CONDÉ FRANC : Magistrat corrompu. (Vidocq.) Mot à mot :

condé affranchi. V. Affranchir,

CONDITION : Vol avec effraction. — a J'aurais besoin d'outil, j'ai une condition à taire.» (Beauvillier.)

CONDUITE (faire la) : Chasser avec voies de fait. Mot à mot :

reconduire.

Les Français-Anglais vont te faire la conduite. (Layale, Chansons, 53.)

CONDUITE DE GRENOBLE (faire la) : Mettre quelqu'un à la porte. -» <K Sa grande visite au roi pour l'engager à faire la conduite de Grenoble à Montmorin et à Duportail et à nommer d'honnêtes gens à leur place, d (1793 , Hébert.) — « Le populaire l'a attendu à la sortie et lui a fait ce qu'en style d'atelier on appelle la conduite de Grenoble. » [Liberté, 16 mai 72.)

CONE, CONNE : Mort. (Granaval.) — De Connir, tuer.

CONFECTION : Vêtement sortant d'un magasin de confections. « — Un homme bien couvert, tout ce qu'il y a de mieux en confection. » (Marquet.)

CONFERENCIER: Personnage se faisant entendre dans les conférences publiques.

CONIR : Tuer. V. Connir.

CONJUNGO : Mariage. — Latinisme auquel nous devons déjà le mot conjoints. — t Un produit

dans le cotijungo avec la tille d'une cabotine. . (Charles Hu go.) — t Car faut toujours qui le prftre boute son conjungo i tout ce tracas et que l'amiiii; fi n]sse par là. b [Vadé, 1744.)

CONNAIS (je U) ; Eïpressioi usitée pour dire : Vhistoire qui vous me contez n'est pas neuve

m'est connu. — a. La marquise Oh! mon Dieu! que je suis mal heureuse. — Le marquis : Ah voussavez!àlafln...Pas(i'anaqui de nerfs. Je la connais celle là. ' (L. de Neuville.) V. Mettre {le)

CONNAISSANCE : Maîtresse ~ « Ah ! vous avez une {lonnaîs- «ance, monsieur! » (Leuven.)

CONNASSE : Femme honnéiei (Halberi.) — Les femmes instriie; à la police donnent aussi ce noni toutes celles qui ne le sont pas.

CONNERIE : Sottise.

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CONNIR : Tuer. V. Sciage, Refaite, Trimballeur.—Du vieux mot cauttir : trépasser.

CONOBLER, CONNOBRER, CONOMBRER : Reconnaiire.

<Vidocq.) — C'est connaître avci:

changement de finale. — Être comblé: Itre reconnu. (Rabasse.)

CONSCRITLÉlèvede première classe aux écoles Saint-Cvr et Polytechnique. — « Lorsque le

laupjtt a ét& admis, il devient conscrit, et comme tel, tangent â l'absorption. n(U BédoUière.

CONSCRIT : Homme naïf, ineipérimenlé. — Allusion i la gaucherie des conscrits.

CONSERVATOIRE : Mont-depiétif. (Vidocq.) — On y conserve les objets mis en gage.

CONSOLATION : Eau-de-vie.

— Ce mot dit avec une éloquence navrante ceque le pauvre cherche souvent dans un petit verre :

— l'oubli momentané de ses maux. — < Bon, il entre dans te ddbit de consolation, d (B. Sdc.)

— Selon le général Troehu (l'Armée française en 67), ■ la consolation est une liqueur douce desdn£e à consoler les entrailleG du buveur des violences du tord-

GONSOMM. : Consommation.

Rafraîchissement. — Abréviation de consommation. — > Ces dames doivent être altérées par ladanse, ce dont elles ne disconviennent pas. Parlant de li, il les supplie d'accepter une consomm. » (Mornand.) — 11 Ces messieurs ne jouent guère que la consomm en cinq secs, presque jamais en cinq liés (cinq points liés). ■ (Boue de Villiers.)

CONTE BLEU : « Conte sans vraisemblance, comme ceux de la Bibliothèque bleue, ainsi appelée parce que les petits livres qui la

imposent ont des couvertures iic papier Weu, et sont mémequelquefois imprimés sur papier bleu.

r-i.o bibliothèque, trés-connue les campagnes, sortit des esde Jçan Oudot, imprimeur

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