‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 188 sur 606 · DEV · texte numérisé non relu

DEV

sur le boulevard un vieux camarade, un déveinard comme lui. »

(Alph. Daudet.)

DÉVEINE : Malheur consUnt.

V. Veine, Décavage. — t II paraît que la banque est en déveine. » (About.)

DÉVIDAGE : Long discours.

(Vidocq.) — C'est-à-dire long comme le dévidaged\in écheveau.

DÉVIDAGE: Promenade dans le préau d'une prison. (Rabasse.) On se meut toujours dans un cercle étroit comme celui de l'écheveau qu'on dévide.

DÉVIDAGES (foire des) : Révéler des vols. Dévidage veut dire ici bavardage,

DÉVIDAGE A L'ESTORGUE :

Mensonge, acte d'accusation. (Vidocq.) — Ce mot a sa moralité. Il nous prouve qu'un coquin tient toujours à paraître innocent. V.

Estorgue,

DÉVIDER, DÉVIDER SON PELOTON : Bavarder, avouer, faire un discours aussi long qu'un peloton de fil à dévider.— « Il a le truc pour dévider son peloton, votre ami. » (Vie pari' sienne, 66.) V. Bayafe,

DÉVIDEUR, DÉVIDEUSE :

Bavard, bavarde. '

DÉVISSER LE COCO : Tordre le cou, étrangler. V. Coco,

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