ÉCREVISSE DE REMPART
Fantassin. — Surnom donné par
les marins des ports. Allusion au pantalon rouge.
ÉCREVISSE dans la tourte [avoir une), dans le vol au vetit :
Déraisonner. (V. Vol au vent,)
ÉCUME : Étain. (Vidocq.; — L'étain en fusion ressemble à l'écume.
ÉCUMOIRE : Visage troué, comme une écumoire, par la petite vérole.
ÉCUREUIL : « Leur métier consiste à faire mouvoir les roues des tourneurs et des mécaniciens pour 35 à 40 centimes l'heure, d (E. d'Hervilly.)
ÉDREDONDE TROIS PIEDS:
Paille. — Ironie. — « Coucher dans un garni au dortoir, sur Védredon de trois pieds (c'est ainsi qu'on nomme la paille), 10 centimes.» (Privât d' Anglemont.
EFFAROUCHER : Voler. — Jeu de mots. EfiTaroucher, c'est faire disparaître. — « Qu'est-ce qu'a effarouché ma veste r (H.
Monnier, 36.)
ÉGAYER : Siffler au théâtre.
— Ironie. (J. Dufflot.)
ÉGRAILLER : Prendre.
(Grandval.)
ÉGRUGEOIR : Chaire à prêcher. (Rabasse.)
EJUSDEM FARINEE : Du même genre. Mot à mot : de même farine. Latinisme. — « Comment se fait-il qu'on ait supprimé le Radical plutôt qu'une autre feuille... ejusdem farinœf » (Paris-Journal, juillet 72.)
ELBEUF : Habit de drap d'El-
EMB - i5i — EMB
beuf. » a Si Tétoile du mérite figuré pour dépeindre un empor-
n'orne pas mon elbeuf usé. » tement quelconque. — « M. Pi-
(Festeau.) card a dit tout ce qui lui passait
T^Tifm.n.xT'no A *j par la léte dans le but très-poli-
ELÉMENTS: Argent dans Tique d'empécher M. G. de sW
largotde joueur.-. Y a-t-.l des ^'^^^^^ ^^ d'emballer ses amis.»
éléments.' demande t-il a voix ^,^. Millaud.) basse. Traduction : y a t-u de
l'argent .' » (Cavaillé.) EMBALLER : Finir lestement.
, , — « Quant à la baronne Oude-
ÉMAILLAGE , EM AILLER , ygnt, ce fut bien lestement em-
ÉMAILLEUSE : « On parle beau- balle, comme nous disions au
coup des femmes qui se font quartier Ladn. . (G. Sand.)
émailler. Ce mot est devenu à la EMBALLES (faire des) : Faire
mode... On cro. que c'est un jes embarras.- £mteH« semble
maquillage perfection né. ..Il n'en déformation d'embarras. En
est nen Vo.ci en quo. consiste . j „ ^^ j ^^t^r
remaillage : Les femmes, dont le ^ ^^dantque éaite signifie *r««,
visage se P^'sse, ont le courage Jj^^^^.'bn aura combiné le^
de supporter l'opération sui- .
^ A t \' j • deux mots, vante. On leur pratique des incisions à la peau, et on y injecte EMBALUCHONNER : Empades liquides qui pénètrent les quêter. (Halbert.) V. Baluchon. tissus, les gonflent et remplis- EMBARDER : Se tromper. — sent les vides... Cest charmant, ^ Terme de marine.
tT^l ^f{ T irif^n, ^ttt EMBARQUER : Rentrer. (Ra-
cembre 73.) Longtemps avant u \ -
cette date, une femme se faisait "^^*®v
annoncer à la quatrième page EMBARRAS : Draps de lit.
des journaux comme émai7/ctt5e. (Halbert.)
Vers 1869, elle eut même un EMBARRAS (faire des) : «Faire
procès retentissant avec une An- beaucoup d'étalage pour peu de
glaise qui ne se trouvait pas suf- chose. » (Dhautel,) V. Épate.
ûs^mmtnt émaiUée. EMBERQUINÉ: Fadement
EMBALLER : Arrêter, écrouer. moral. Mot à mot: aussi fade
— « Tu vas nous suivre à la qu'un roman de Berquin. —
Préfecture. Je t'emballe. » (Che- « Cela flatte les instincts du bour-
^^'^ geois emberquiné et les préten-
EMBALLER:On dit d'un tions du philistin à la poésie élé-
cheval emporté qu'il emballe son giaque. » (Th. Silvestre.)
cavalier, sans doute parce que EMBLÈME : Mensonge, conte
celui-ci est réduit au rôle passif fait à plaisir. — Ironie à Tadresse
d'un simple ballot. V. Là-bas. — du genre allégorique dont le
« Un attelage a tenté de s'em- peuple ne peut comprendre les
baller, avenue de l'Impératrice. » finesses. — a Todore me répond :
(G. Vassy, jb.) je guig malade... Des emblè-
Emballer : Se prend aussi au mes ! » (Monselet.)
EMM