EST
rent parmi nos espérances, d (P. Véron.)
ESPIGNER (s') : Fuir. (Grandval.) Pour s'esbigner,
ESPRIT FRAPPEUR : Ce mot sert, depuis iBby environ, à désigner la cause de coups qu*on prétend frappés par des esprits invisibles et qu'on traduit en langue vulgaire au moyen d'un alphabet de convention. Les esprits frappeurs ont leurs sociétés, dites spirites, leurs journaux et leurs souscripteurs.
ESQUE (faire H : Dérober une part. — Abréviation d'esgard.
ESQUINTEMENT : Fatigue extrême.
ESQUINTEMENT : Effraction.
— c CambrioUe, tu maquilleras par carouble et esquintement. > (Vidocq.)
ESQUINTER : Fracturer. — Roquefort donne avec le même sens le verbe Esquatir,
ESQUINTER : Battre.— tCeux qui veulent se faire esquinter peuvent venir me trouver, je m'appelle Bonne-Lame. » (Vidal, i833.)
ESQUINTER : Harasser, épuiser. — c Que dirais-tu, si au lieu d'avoir le fouet à la main, tu étais obligé de t'esqumter comme nous à la limonière.^ > (Buchon.) V. Bridon,
ESQUINTEUR : Voleur par effraction.
ESSUYER LES PLATRES :
Habiter le premier un appartement neuf. — c Ces locataires des bâtisses récentes reçurent dans Forigine le surnom disgracieux,
mais énergique, d'essuyeuses de plâtres. L'appartement assaini, on donnait congé à la pauvre créature, qui peut-être y avait changé sa fraîcheur contre des fraîcheurs. » (Th. Gautier, 45.) Se prend au figuré : c Ses bons amis s'étaient proposé de lui faire essuyer les plâtres de la République. ■ (Jouvin, 75.)
ESTAFON : Chapon. (Grandval.)
ESTIO : Esprit. (Halbert.) Pour estoc.
ESTIME (succès d') : Succès douteux et qui serait plus douteux encore sans l'estime dont jouit un auteur ou un artiste. — c Jusque-là je n'avais obtenu qu'un succès d'estime, mon grand succès commença. » (Fie pari" sienne, 66.)
ESTOC : Esprit, malice. —Acception figurée de estoc, pointe acérée. — On dit d'un homme spirituel : i7 a de l'estoc.
ESTOM : Estomac. — Abréviation. — c Je lui appuie le genou sur Testom. > (Monselet.)
ESTOMAQUÉ : Étonné, stupéfait, interdit comme si on avait reçu un coup violent à l'estomac.
ESTORGUE : Fausseté. — Chasses à Vestorgue : Yeux louches. (Vidocq.) Du vieux motejtor : duel, conflit. — Des yeux louches, comme on dit dans le peuple, se battent en duel. W. Dévider.
ESTOUFFER : Empocher sans bruit un bénéfice. — Le mot se comprend facilement.
ESTOURBIR : Tuer. — Pour étourdir. Basourdir présente la*
ETO
ETR
même image. — a En goupinant de cette sorte, les parrains seront estourbis; il sera donc impossible de jamais être marrons. »
(Vidocq.)
ESTRANGOUILLER : Étrangler. — Du latin strangulare,
ÉTAT-MAJOR. V. Bureau arabe,
ESTUQUE : Part de vol. (Colombey.)
ESTUQUER : Être frappé.
(Grandval.)
ÉTALAGE (vol à 1') : « Le vol à rétalage se fait en partie double. Un voleur enlève un objet etsesauve. Son complice dit au marchand : On vient de vous voler, et vole à son tour quand le boutiquier se met à la poursuite du voleur. » (Du Camp.) — Le plus souvent aussi, ce vol s'opère à Taide d'un faux acheteur, et d'un compère recevant par derrière les objets volés.
ÉTEIGNOIR : Nez aussi ouvert qu'un éteignoir. — a Quel nez ! Rien que de l'apercevoir, on se dit : Quel éteignoir! » (Guinod, 1839.) V. Piton,
ÉTEIGNOIR : Personne assez maussade pour éteindre la gaieté de ses voisins, ou assez jalouse pour annihiler ceux qui l'appro chent.