‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 215 sur 606 · FAUCHANT, FAUCHEUX · texte numérisé non relu

FAUCHANT, FAUCHEUX

Ciseaux.— Les ciseaux fauchent.

(Rabasse^ Vidocq.)

FAUCHÉ (être) : Être sans un centime. (Rabasse.)

FAUCHER : Guillotiner. — « Faucher dans leur langage^ veut dire l'exécution de la peine de mort. » (Balzac.) V. Colas, Terrer,

FAUCHER AU PRÉ. V. Pré.

FAUCHER DANS LE PONT t Couper dans le pont. V. ce mot.

FAUCHEUR : Voleur coupant (fauchant) les chaînes de montre.

KÊL - i(

FAUCHEUR : Bourreau. (Haïbert.) Il feucbeles cous.

FAUCHON : Sabre. V. Gre/~ fier. — M£me allusion que ci~ dessus.

FAUSSANTE : Flux nom.' (Halbert)

FAUSSE :Tabatiire.(Rabasse.;) Forme allérée icfaitve.

FAUX TOUPET : Suranné, vieilloi. V. Perruque, Mâchoire.

FAUVE : Tabaiière. (Halbert.) V. Fanffe.

FAVORI ; i C'e»t le cheval le mieux placé sur la cote et considéra comme ayant le plus de chances de gagner aux courses. ■ <Parent.)

FÉDÉRÉ 1 1 Béte vous-même, grand fédéré 1 n (H. Mannidr, ij.) — f Afin de comprendre pourifuoi ce terme était pris en mauvaise part, il faut se reporter aux mauvais jours de iHib, où les fédérés, armés pour combattre l'étranger, se distinguèrent autant par leur patriotisme que par leur ind'

les

écrivi.

éditi

dans la' ouvrage (61). Kri

1res fédérés, mais ce n'était plus t'él ranger qu'ils combattaient.

FÉE : Amour. (Halbert.) - Le mot est bien poétique pour dei argo tiers.

FÉESANT , FÉESANTE ; Amoureux, amoureuse. (Idem..

FÊLÉ (être) : Être un peu fo

Mot à

ir le et

ia/èlc

a - FEN

FELOUSE ; Poche. (Halbert.)

Pour Fouiilouse.

FEMME : Femme de mauvaise vie. — Abréviation. — 11 est à remarquer qu'on a tîni par donner aux prostituées, tous les mots qui conviendraient à des femmes honnêtes (femme, fille, petite dame, ces demoiselles).Toal dépend de l'inflexion de la voix et du sens de la phrase. — sSans ce gros butor qui me répugne, j'aurais pu passer la nuit avec mon amant... Ahl mon Dîeul qu'une /emme, — mot technique {sic),— est à plaindra. Telles sont les réflexions de ces demoiselles. » (£.11 Revue de fa» VIII ou let originaux du Palais- Royal.) — Au iviii* siècle, on disait d'une femme entretenue :

0 C'est une femme du monde, i L'expression compléterait la galerie, si elle s'était maintenue, mais elle est hors d'usage.

FENASSE : Paresseux. Mot à Ou vieux mot/£n : foin. .

FENDRE (se) : Commettre une prodigalité peu habituelle. •>u Descends huit bouteilles. — Puisque vous vous fendez, dit le peintre, je paye un cent de marrons, i (Balzac.)

FENDRE L'OREILLE : Mettre à la retraite. — Vient de ce qu'on fend l'oreille des chevaux de cavalerie réformés. — < Le général Le Bceuf n'aura pas le chagrin de se voir fendre l'oreille. » (Bla- «ei.)

FENÊTRE (mettre la léte à la) : Être guillotiné. — Allusion au passage de la télé dans la luneiie. — 11 Qu'il fasse prompte-

FÉR

iéj^

tÉt

tnefit mettre la tête à la fenêtre à rinfâme Brissot. » (Hébert^ 1793.) V. Raccourcir,

FENÊTRE (faire la) : Raccrocher les galants eo se montrant à la fenêtre.

FENOUSE : Prairie. (Vidocq.)

— Du vieux mot /en, foin, qui a fait/enaz50it.

FÉODEC : Arbitraire. (Idem.)

— C'est féodal avec la finale changée.

FER-BLANC (de) : Sans valeur, sans solidité (par comparaison au fer.) — « Ils éclaboussent de leur triomphe ces journalistes de fer- blanc, comme ils les appellent. » (Adolphe Guéroult.)

FERLAMPiÉR : Bandit. (Vidocq.) Vieux mot pris d'abord en moins mauvaise part. Se disait plutôt d*un homme sans valeur.

— Abréviation de frère-lampier, allumeur des lampes d'une communauté religieuse. (Roquefort.) V. Frileux,

FERLANDIER : Bandit. (Rabasse.) — Forme altérée dt fer-' lampier.

FERLINGANTE : Faïence, verre. — Harmonie imitative du bruit de leur choc.

FERME (jeu) : Jeu de Bourse.

— c Le marché ferme engage à la fois le vendeur et Tacheteur, ses échéances ne dépassent pas deux mois, sa négociation se fait comme celle au comptant. »

{Boursicotiérisme.)

FÉROCE (c'est un) : C'est un homme tout entier à son devoir,

féroce sur l'exactitude avec laquelle il entend le remplir.

// n* est pas féroce : il n'est pas capable. V. Méchant,

FERRÉ (être; : Être arrêté.

(Rabasse.) — Terme de pêcheur passé dans l'argot. V. ci-dessous.

FERRER LE GOUJON : Faire mordre à l'appât. — a Le goujon est ferré, style de pêcheur, il n'y a plus qu'à tirer la ligne. 9 (M.

Alhoy.)

FERTANGE, FERTILLAN- TE, FERTILLE : Paille. (Grandval, Colombey.) — Harmonie imitative de son frétillement. V.

Greffier.

FERTILLE : Figure. (Halbert.)

FERTILLANTE : Queue. (Vidocq.) — Elle frétille souvent.

FESTON (faire du, pincer un) :

Avoir une démarche que l'ivresse accidente comme des festons de broderie. — a Nous nous cavalons, moi et Dodore, en pinçant un feston un peu fiscal. » (Monselet)

FESTONNER : Faire des festons. — a II va encore, ma foi, très-droit... c'est à peine s'il festonne. » (E. Sue.)

FÊTE (être de la) : Être riche, avoir les moyens de festoyer, — a Moi je suis toujours de la fête, j'ai toujours bogue et bon radin. » (Vidocq.) •

FÉTICHE: Signe représentatif d'un enjeu en argent. — « Le nouveau préfet de police veut,

I dit-on, interdire l'usage des fétiches sur les tables de jeux, dans

Page 1