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V. Rouge

Qautre sous-préfets et vingt maires Choisis parmi les plus foncés, S'épandront en plaintes amères.

(G. JolliveL)

FONCER : Se précipiter. — Abréviation d'enfoncer. — a Trois coquins de railles sur mesigue ont foncé. » (Vidocq.)

FONCER : Donner. V. Babillard, Dardant,

FONCER : Payer, — Mot ancien. — Abréviation de foncer à V appointements Un poète du xv* siècle, CoquiUart dit déjà :

Il falloit qu'il vint, sus ou jus La fournir à son appétit.

Car qui ne fonce de quibus.

FONDANT : Beurre. (Colombey.) — La propriété est prise pour l'objet.

FONDRIÈRES (les) : Les poches. (Rabasse.)

FONFE, FONFIÊRE : Tabatière. (Idem.) C'est une forme de fanffe. Même harmonie imitative du reniflement de la prise de tabac.

FORESQUE : Marchand forain. (Halbert.) — C'est forain avec changement de finale.

FORÊT DE MONT-RUBIN 2 Êgout, cloaque. (Idem.)

FORME : « Un cheval est en forme quand sa santé, sa condition ne laissent rien à désirer.

On dit qu'un cheval a a perdu sa forme» ou qu'il l'a « retrouvée.»

( Parent.) Anglic.

FORT EN THÈME : Jeune homme qui a eu du succès au collège.

FOIJ

— i8ot--

POU

FORT-EN-GUEULE : « C'était aussi le temps de ce qu'on appelait les engueulements» On s'engueulait d'une voiture à l'autre ; de fenêtres à voitures, de piétons à fenêtres ; chaque société avait son ou sa forte-engueule, espèce de crécelle à poumons d'acier chargée de répondre à tout le monde. » (Privât d'Ânglemont.)

FORTIN : Poivre. (Halbert.) — Diminutif de fort, dans le sens de : acre, fort au palais.

FORTINIÈRE : Poivrière.

(Idem.)

FOSSILE : Suranné. V. Académicien, — Ironie.

FOUAILLER : Manquer son effet. (Dictionnaire d'argot, 27.)

FOUAILLEUR : Libertin. - Un T de plus dans le corps du mot livre son étymologie.

FOUCADE : Idée subite, élan imprévu.

FOUCHTRA : Auvergnat, charbonnier, porteur d'eau. Allusion à son juron favori. — « Fouchtra, vous qui avez une bonne poigne, tirez-moi donc mon pantalon. » (Ed. Morin.)

FOUILLER (pouvoir se) : N'avoir pas de quoi acquérir ou conquérir. Formule ironique se prenant au figuré. — ce Les garibaldiens avaient de bons fusils; sans l'artillerie, nous pouvions nous fouiller. » {Vie parisienne, 67.) — « Madame, daignezvous accepter mon bras.^.. Tu peux te fouiller, calicot. » (Alm.

du Hanneton, 67.)

FOUILLOUSE: Poche. Mot à

mot : endroit où l'on fouille, -«- « Et vous aurez , sçavez-vous quoy? force aubert en la follouse. n (Vie de saint Christophe, Grenoble, i53o.)

FOUINER : S'échapper. — Vieux mot. — a S'il est pressé, que qui l'empêche de fouiner? b (Vadé, 1755.)

FOUR : Gosier. V. Chauffer le four,

FOUR (faire) : Ne pas réussir.

— Se disait autrefois des comédiens qui renvoyaient les spectateurs parce qu'ils n'avaient pas assez de monde. Se dit maintenant à propos.de tout. — « Nous faisons four, dit Lousteau, en parlant à son compatriote la langue des coulisses. » (Balzac.)

FOUR : Portion la plus élevée d'une salle de théâtre. Allusion à la chaleur qui y règne. — « Je quitte le four et je poursuis ma promenade aux quatrièmes lo-* ges. » (De Boigne.)

FOUR BANAL : Omnibus.

(Colombey.) — Tout le monde peut s'y enfourner.

FOUR IN HAND : Voiture à quatre chevaux. (Paz.) — Anglicanisme. — ce II nous a été permis d'apercevoir l'élégante Anglaise conduisant elle-même un four in hand.T» (Éclair, sloûî 72.)

FOURBI : Argent provenant de vol. (Rabasse.)

FOURBI : Friponnerie. — Abrév. de fourberie, si ce n'est un mot de langue franque, importé par notre armée d'Afrique.

— a Quel fourbi, mon Dieu! quel fourbi ! i (Comm. de Loriot,)

FOU

FOU

FOURCHETTE : Homme de grand appétit, sachant bien jouer de la fourchette. — a Bonne fourchette , excellent gobelet , plus il mangeait, plus il buvait. » (E. Villars.)

Volera la fourchette :\o\er en introduisant les deux doigts dans la poche.

Marquer à la fourchette : a Se dit d'un marchand de vins qui marque à son débiteur quatre consommations au lieu d'une. »

(P. Moniteur ^ août 76.) Allusion aux quatre dents de la fourchette.

Jouer des fourchettes ; S'enfuir.

FOURCHU : Bœuf. (Vidocq.) Ses cornes font fourche.

FOURGA, FOURGAT, FOUR-

GASSE : Receleur, receleuse.

Fourgat est la forme la plus ancienne, car elle est seule donnée par Grand val. — I^q fourguer,

FOURGAINE : Canne de jonc.

(Halbert.)

FOURGONNIER : c On nomme ainsi lecantinier du bagne. »

(Ponson du Terrail.)

FOURGUE : Receleur. Abréviation dt fourgat. a J'irai chez mon fourgue lui porter ce que j'ai à la maison. » (Beauvillier.)

FOURGUER : Vendre à un receleur. (Rabasse.) — Du vieux mot four gager : placer dehors à moitié profit. Les fourgats payent peu en effet. V. Poisser, (2« art.)

FOURLINE, fÔURLINEUR:

Voleur à la tire.

FOURLINER : Voler. - Du

vieux mot fourloignier : écarter.

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