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simplement deux sous de frites.»
(Figaro, jb.)
FROID AUX YEUX (n'avoir pas) : Être courageux. — Les lâches pleurent et le froid fait pleurer.— « Ces gaillards-là n'auront pas froid aux yeux. i> {Rienji, 1826.)
FROISSEUX , FROLLANT , FROLLAUX : Traître, calomniateur. (Vidocq.) De là le nom de FroUo donné par V. Hugo au traître dans Notre-' Dame de Paris.
FROLLER, FROLLER SUR LA BALLE : Dire du mal.
FROM : Fromage. — Abre'yiation.
FROTESKA : Danse polonaise qui essaya, il y a une trentaine d'années, de détrôner la polka.
— a L'on ne pourrait, le soir, foire vis-à-vis à la reine Pomaré au bal Mabille pour une polka, mazurka ou froteska. » (Th.
Gautier, 4I).)
FROTIN : Billard. Il est frotté par les billes.
FROUFROU : Froissement d^étoffe. — Onomatopée. — t Son oreille recueille précieusement le froufrou que fait la soie de sa robe. » (Ricard.)
FROUFROUTER : Faire froufrou. — « A ses côtés froufroutait, toutes jupes dehors, l'essaim de nos grandes cocodettes. »
[Figaro, 76.)
FROUSSE : Peur. A'bréviation du vieux mot frillouseté :
frisson. V. Frileux,
FRUIT-SEC :« A l'École polytechnique, les fruits-secs sont ceux qui, après leur examen de sortie, ne sont pas déclarés admissibles dans les services publics. 9 (La Bédollière.) — « Les autres écoles ont aussi leurs fruits-secs, ou des quatrièmes accessits de Conservatoire. »
(Mornand.) — Enfin on a donné ce nom à tous ceux qui ne répondent pas aux espérances qu'ils ont fait concevoir. — a Note bien qu'il est un des fruits-secs de son temps, juge d'après lui ! • (About.) — « C'est un fruit-sec du suffrage universel qui en. 1 871 obtint 24 voix. » (F. Magnard, 75.)
U Intermédiaire de mai i865 dit à ce sujet : c Vers 1800, un polytechnicien avait reçu le nom de fruit'Sec à cause de nombreux envois de fruits secs que lui faisait sa famille. Cet élève n'ayant pas été reconnu capable d'entrer dans les services publics, le nom de fruit-sec passa à tous ceux auxquels un pareil malheur arrive. » — Sans ce renseignement, le mot de fruit sec pourrait s'expliquer fort bien au figuré. Être reçu à l'école, c'est déjà /jorfer tin fruit; ne pouvoir s'y maintenir, c'est pour ainsi dire sécher sur l'arbre où on espérait arriver à maturité.
FRUSQUER : Donner. (Colombey.)
Brusques : vêtements. Abréviation du vieux mot frusquin :
garde-robe, bien mobilier. — « Les vêtements, en terme générique, sont des frusques; une pe" I lure est un habit ou une redin-
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gote; le pantalon est un mon- {Impressions du siège de Belfort,
tant. » (Mornand.) V. Bibloter, 70.)
FRUSQUIN : Coquetterie de, FUSÉE : Vomissement. —Al-
toilette. (Halbert.) ' lusion à la violence de la pro-
FRUSQUINER : Habiller. (Vi- if ^i?"- - .« ^'là qu' Jean-Louis
. -^ ^ s' mit à faire z*un renard qu é-
^^^^'^ tait comme un' fusée d' la fête
FRUSQUINEUR : Tailleur, du premier vendrémiaire. » {Ca^
(Vidocq.) téchisme poissard, 40.) — « Nous
TTtixurS' . D»^:««i^.»«.«4- ««f/iii allumâmes un punch de six li-
FUMÉ •• .R'»''\«'«"f * P*^"- très... Gare les fusées! » (Mi-
— « Trahison ! nous sommes , .
fumés. » (Mélesville.) ^'^^'^
FUMER : Se battre. (Grand- FUSIL : Gosier. — Allusion à
val.) la forme ronde et creuse du fu-
^,T,*r^T^ ^,r%.T^T^ c<*iwTr. f A sîl- — « A prcsent, mon vieux, o f^^^o^^?ir ^5^.^^ ^.^^^ T^' colle-toi ça dans le fusil. - Une BAC : Bouillir d^impatience. Qui bouteille de vitriol m»eût moins bout fume. - « Jai cent mille chauffé. » (Commentaires de Lofais, étant au bivouac , fumé ^.^^ .
sans tabac. » (Du verny, i5.) —
« Ma femme à la mod* va se con- Repousser du fusil : Sentir
former et cela va me faire fu- mauvais de la bouche. Jeu de
mer. » (Metay.) mot. V. Écarter.
FUMERONS : Jambes mai- FUSILLER : Envoyer de pègres.— Allusion de forme. Le tits crachats en parlant. V. JÉcorfumeron est un gros brin de fa- ter.
got. V. Gueule.
I FUSILLER : Donner un mau-
FUMISTE : Trompeur, mys- vais dîner. — Usité dans Tar-
tificateur. Mot à mot : homme mée.
qui fait fumer les gens.
Fusiller le plancher : Partir en
FURIA FRANCESE : Impé- courant. — Comparaison du
tuosité qui caractérise la pre- bruit sec des pas sur le plancher
mière attaque d*une troupe fran- aux détonations de la mousque-
çaise. — italianisme. —«Les lerie. — Tiens! les deux autres
commandants supérieurs met- qui fusillent le plancher. — En
tent des entraves à l'élan, à l'im- effet, les deux hommes venaient
pulsion, à la furia francese. » . de partir. » (Du Boisgobey.)
GAG