‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 231 sur 606 · GAR · texte numérisé non relu

GAR

GAMME : Admonestation sévère. Allusion au crescendo des reproches.

Monter une gamme : Gronder, tancer. — Même allusion.

GANGE : Clique. (Halbert.)

GANDIN : Dandy ridicule. Allusion à l'ex-boulevard de Gand, qui fut leur promenade favorite.— a L*œillet rouge à la boutonnière, les cheveux soigneusement ramenés sur les tempes, le faux-col, les entournures, le regard, les favoris, le menton, les bottes; tout en lui indiquait le parfait gandin, tout, jusqu'à son mouchoir fortement imprégné d'essence d'idiotisme. » {Figaro, 58.)

GANDIN : Tromperie. «— Du vieux mot gandie : tromperie.

Monter un gandin : Dans l'armée d'Afrique, c'est essayer de consommer sans payer le cabaretier ou maltais. — « Au Temple, tromper un client, c'est monter un gandin. > (L. Lespès.)

Gandin d'altèque : Croix, décoration. (Vidocq.) Mot à mot :

tromperie aristocratique.

GANDINE : Grisette. (Rabasse.)

GANDINERIE, GANDINISME:

Genre du gandin. — a La population du quartier Latin aspira à la gandinerie, elle n'eut plus qu'un but, le luxe. » (Le Passé de ces Dames, 1860.) — a Le gandinisme, c'est le ridicule dans la sottise. » (G. Naquet.)

GANTER : Convenir, mot à mot : aller comme un gant. On dit : cela me gante ! comme cela me chausse.

GANTS (donner plifr les) :

Donner une gratification en sus du prix convenu. — Cette ekpression était prise au xvii« siècle dans l'acception générale de pourboire. Elle venait de l'espagnol paragante. — c Et le luy rendoit moyennant tant de paragante, » (T. des Réaux.)

GANT JAUNE : • Quand on dit d'un homme qu'il porte des gants jaunes, qu'on l'appelle un gant jaune, c'est utie manière concise de dire : un homme comme il faut. 2>(Alph. Karr,4i.) — a Quand on a relevé les cadavres des émeu tiers, qu'a-t-on trouvé en majorité ? Des malfaiteurs et des gants jaunes ! » dit M. Granier de Cassagnac dans son apologie du coup d'État de Louis Napoléon.

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