‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 314 sur 606 · PANTIN , PANTRUCHE · texte numérisé non relu

PANTIN , PANTRUCHE

« Pantin, c'est le Paris obscur, quelques-uns disaient le Paris canaille, mais ce dernier s'appelle, en argot, Pantruche, » (G. de Nerval.) — Cette définition manque de justesse. Pantin est aussi bien le Paris beau que le Paris laid. Et la preuve, c'est qu'on dit : dans le goût de Pantin, pour : élégant, à la mode de Paris, V. Pantinois, — Pantruche est son seul péjoratif. Il est probable que le peuple a donné à Paris, par un caprice ironique, le nom d'un village de sa banlieue (Pantin). V. Pré. — « Là ! v'ià qu'est arrangé dans le goût de Pantin, j (Zombach.)

PANTINOIS : Parisien. (Halbert.) V. Pante,

PANTOUFLE (et caetera) :

Homme nul, sans valeur aucune. — ce L'animal le traitait alors de fainéant, de poule mouillée et d'et caetera pantoufle. »

(L. Desnoj'^ers.)

Et cœtera pantoufle : et Quolibet dont on se sert lorsqu'un ouvrage pénible et ennuyeux vient à être terminé. » (Dhautcl^ o3.)

PANTRE : Dupe. Abréviation de Pantruchois, V, Pante et Pantin.

Pantre argoté : Imbécile.

Pantre arnau : Volé s*apercevant du vol. Mot à mot : pantre qui renaude.

Pantre désargoté: homme difficile à voler. (Halbert.)

PANTRUCHE : Paris. V. Pan*

tin,

PANTRUCHOIS : Parisien. V.

Pante,

PANTURNE : Fille de mauvaises mœurs. (Grand val.)

PANUCHE : Femme élégamment mise.

PAPA (à la) : Bourgeoisement, sans éclat. — u Ce sont des enchères à la papa. Tout s'y passe à la douce. » (Champfleury.)

PAPA (à la) : Supérieurement.

— Le père est maître au logis.

On nous aura r'quinqués à la papa...

Tu riras là, mais j' dis à la papa... Ou sinon d' çà, j' te brosse à la papa...

[Le Casse-Gueule, ch. 14.)

Il va nous juger ça à la papa.

(Désaugiers.)

PAPELARD: Papier. (Vidocq.)

— Changement de finale.

PAPIER JOSEPH : Billet de Banque. (Rabasse.) — Allusion de consistance.

PAPILLON : Blanchisseur.

(Idem.) — Comme le papillon, il arrive de la campagne, et ses ailes blanches sont représentées par les paquets de linge qu'il porte sur l'épaule.

PAPILLON (vieux) : Vieil-

PAR

PAR

lard conservant les allures galantes de la jeunesse.

PAPILLONNEUR : Voleur exploitant les voitures de» blanchisseurs qui apportent I9 linge à Paris. (Vidocq.)

PAQUECIN, PAQUEMON :

Paquet. — Adjonctions de finales, a Ne faut-il pas que baluchons et paquecins disparaissent subitement? Personne n'égale le cambrioleur dans l'art de déménager. 1 (A. Monnier.)

PAQUELIN : Flatteur. (Halbert.) — C'est patelin avec changement d'une consonne.

PAQUELIN : Enfer. (Halbert.) Abréviation de paquelin de raboin : pays du diable.

PAQUET : Homme sans valeur. (Rabasse.) — Se dit aussi d'une femme sans tournure et sans grâce.

PAQUET (faire son) : Se préparer à la mort, au voyage éternel.

Ù* père on d' vient plus tard grand

père, C'est là qu* commence 1* déchet ; Voyant qu'on n' peut plus rien faire On pense à fair* son paquet.

( L. Audréhan.)/

PAQUETS (faire des) : Tricher en interposant des cartes préparées dans son jeu.

PARADIS (porter en) : a Vous voulez parler du coup de poing...

Oh! le beau jeune homme ne portera pas cela en paradis! »

(Ricard.) — C'est-à-dire : il me le payera avant sa mort. V. £«voyer.

PAR AL ANGE : Parapluie.

(Vidocq.) Mot à mot : pare Peau.

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