PASSER SOUS LA PORTE
SAlNT-DKNIà (ne pouvoir) :
Être trompé par sa femme. — Allusion à la hauteur des cornes symboliques du cocuage. — f Quelque méchante béte aflêctait en sa présence de dire qu'il ne pouvait plus passer sous It Porte Saint-Denis. > (Zola.)
PASSIER, PASSIF, PASSI- FLE ; Soulier. Formes diverse* de passant, V. Merlin,
PASSIFLEUR : Cordonnier.
PASSIONS (homme, femme à} : 1 Vous êtes trop jeune pour bien connaître Paris; vous saurez plus tard qu'il s'y rencontre ce que nous nommons des hommes à passions. Ces gens-là n'ont soif que d'une certaine eau prise
& une certaine foataiae et Bou-*
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vqpt croupie. » (Balzac, Père Goriot.)
PASTILLE : <r En implorant une pièce de 5o centimes, une pastille, une belette, une pepette comme ils disent dans leur argot. » (Cavaillé.) — Allusion de forme.
P ASTIQUER : Passer. — Changement de finale. V, Abadis,
PASTIQUER LA MALTOU- SK : Passer de la contrebande.
PATAFIOLER : Écraser. — a Aux gardes du commerce !...
Que le bon Dieu les patafiole !...i (Gavarni.) — Mot provençal.
PATAPOUF : Gros homme toujours essoufflé. — Onomatopée. — c Chaque fois que j'allais chez ce gros patapouf de M. Frontboisé...» (L. Bienvenu.)
PATARD : Monnaie de billon.
— En 1808, on donnait ce nom à un gros sou double. (V. Dhautel.) Le patar était une monnaie flamande qui valait un sou au zv* siècle. V. Du Cange,
PATE (la) : Lime. (Grandval.) — - Sans doute pour patte. La lime griffe le fer comme la patte griffe la peau.
PÂTÉE : Correction. — « Il avait voulu manger un grand gaillard. Aussi a-t-il reçu une pâtée. )> (Delagny, les Souteneurs, 1861.J
PATENTE : Papier de sûreté.
(Rabasse.)
PATENTE : a C'était une de ces casquettes molles rabattant sur le nez qui font aux souteneurs de barrières une coiffure
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si caractéristique. Comme elle n'est portée que par eux, elle est en quelque sorte la patente de leur ignoble métier. • (P. Parfait, 72.)
PATIRAS. PATITO '. Souffredouleur, homme qui pâtit. — Le second mot est italien. Le premier semble le futur du verbe pdtir. — f Moi qui tout à l'heure étais le pâtiras de tout le monde. » (E. Sue.) — « Le professeur se traîne dans les fers de la signora, grevé des servitudes d'un patito. n (Heine.)
PATISSIER (sale) : Homme malpropre, tripoteur d'affaires véreuses. V. Boulette.
PATOCHE : Main. Péjoratif de patte. — c Retire tes patoches, colle-moi ça dans un tiroir. i> (Zola.)
PATRAQUE : Patrouille. (Vidocq.) — Changement de finale qui a pu être un jeu de mots.
Les anciennes patrouilles marchaient aussi mal qu'une patraque. V. Moucharde. ^- Se dit par extension d'une administration mal organisée.
PATRON-MINETTE : Association de bandits.
PATRONET : Apprenti pâtissier. — «Le matin il faut que le petit patronet soit debout pour aller à la halle avec son maître. »
(Vinçard.)
PATROUILLE (en) : En train de se griser, s'arrêtant de marchand de vins en marchand de vins, comme la patrouille s'arrête de poste en poste. — ce Quatre jours en patrouille, pour dirç
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