‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 321 sur 606 · PEA · texte numérisé non relu

PEA

PÈG

,Aglaé, est un mot qui touche à certains côtés intimes de la vie parisienne. » (Mané, 63.)

PAYER (se) : Se passer la fantaisie de. — c Cette liaison est la seule toquade sérieuse qu'il se soit payée, n {Vie parisienne, 66.)

PAYER : Rosser d'importance. — {Almanach des Débiteurs ^ 5i.)

PAYOL : « Forçat employé aux vivres ou à la comptabilité.»

(M. Christophe.)

PÉ (il y a du) : V. Pet.

PEAU : Laide ou vieille prostituée. — En provençal, s'appelle aussi peou : peau. On dit souvent aussi peau de chien, — «c Estce que je la connais, moi, cette peau. » (Zola.)

PEAU (être dans la) : Être à la place. — a Je ne voudrais pas être dans la peau du suborneur.»

(Gavarni.)

PEAU (être en) : Être en robe décolletée, mot à mot montrer sa peau. — a L'autre soir elle se préparait à se rendre à un dîner décolletée, tout en peau, comme on dit aujourd'hui. » [Figaro, 75.)

PEAU DE BALLE (faire) : N'avoir rien découvert. (Rabasse.)

PEAU COURTE (avoir la) :

Péter. (Delvau.) — Comparaison du ventre distendu par des vents à une peau trop courte éclatant avec bruit.

PEAU FINE : Jeune homme coquet, efféminé.

PEAU DE LAPIN ; t Les mê-

mes industriels font le soir la peau de lapin. On appelle ainsi, en argot, le commerce des contre-marques de théâtre. » (A.

d'Aunay.)

PEAUSSER (se) : Se déguiser.

Mot à mot : se cacher dans la peau de. — a Je vais me peausser en gendarme. » (Balzac.)

PÉCUNE : Airgent. — Vieux mot.

PÉDÉ, PÉDÉRO : -- Abréviation dt pédéraste. V. Etre (en).

PÉDESOUILLE : Paysan. (Rabasse.) Mot à mot : pied crotté, pied souillé. — c 11 s'emballa au point de traiter Coupeau de pedzouille. » (Zola.)

PÉGOCE : Pou. (Halbert.) — Vient du vieux mot pegous qui signifiait tenace.

PÉGOSSIER : Pouilleux. — a Et le Grand 'Saint Nicolas, Testaminet des pégossiers. d (Privât d'Anglemont.)

PÈGRE : Caste de voleurs.

Elle se divise en haute et basse pègre. — a La haute pègre est l'association des voleurs les plus anciens et les plus exercés ; ils ne commettent que de gros vols et méprisent les voleurs ordinaires qui sont appelés dérisoirement pégriots, chiffonniers, pègres à marteau ou blavinistes, par un pègre de la haute. » (Vidocq.)— c Des Paganini de ruisseau, des domestiques qui ne cherchent pas de place, des soldats en bordée, des grinches de la petite pègre. » (Privât d'Anglemont.)

PÈGRE : Voleur. — c Un jour

PEI - s

à la Croîx-Rouge, nous étions dii à douze, toui pègres de renom. » (Vidocq.)V. Esgo¥me.

PÉGRENNE : Faim, misère.

PÉGRENNER : Faire maigre clière. V. Bâchasse.

PÉGRIOT : Voleur maladroit ou malheureux. — n Quiconque ne se h.\X pas un nom dans la caste criminelle qu'il s'est choisie est un pégrïot de la basse pègre.n (A. Mon nier.)

PÊGRIOT : «Apprenti voleur se faisant la main aux étalages.»

(Canler.) V. Boucarnier, Pègre.

PÉGRÏOT (brûler le) : E9acer la trace d'un vol. (Halbert.)

PEIGNE : Clef. (Vidocq.) - Le mot doit Etre imagf et ancien, car les clefo du moyen âge affectent souvent la forme d'un peigne.

PEIGNÉE : Lutte dans laquelle on s'empoigne aux cheveux,et, par exUnaion, combat.

— H Là-dessus, elles commencent i se repasser une peignée des mieux administrées, se rossant comme deux enragées, s (Vidal, 33.)

PEINTRE : Balayeur. — Allusion au balai ou pinceau dont il est armé. V. Pinceau,

PEINTURE (ne pouvoir voir en) ; Délester quelqu'un au point de ne pouvoir souftrir son image.

PEINTURLURER : Peindre grossièrement.

PÉKIN : t On nompie Pékin

tout ce qui i

niliti

'ï — PEL

leyrand.) — Ce doit Are dm Tonne du mot pichin qui signifie encore jietrt dans le Midi. Pour les gens de guerre d'autrefbii, les bourgeois étaient de patittt gens.

Dans la bouche du mîtitatre, je suis pékin veut dire ausù je suis dégagé de toute obligation.

Un élève sortant de Saînt-<;yr se dit pékin de bahut. — «Le Sain^ Cyrien abandonne avec joie cette école... il est pékin de bahut • (Lubet.)

PÉr.AGO : Prison de 5ainte< Pélagie. (Colombey.) — Changement de finale,

PÈLERIN : Se dit de tout homme déterminé à une entreprise. — a J'embusque mes pèlerins et nous tombons sur k cavalerie. > (Général Cliristoplie, Lettres, lï.)

PELLARQ : Foin. (Vidocq.) — Diminutif du vieux laotpel:

poil. L'herbe est le poil de la terre. Nous disons encore pe-

PELLE : Chemin. (Idem.)

PELLE AU CUL (recevoir la):

Etre mis violemment à la porte.

~ ( Retrais-toy... ains qu'on te frappe au cul la pelle. » (Villon, .456.)

PELLO (n'avoir pas un) : (^ voir pas un sou. (Rabasse.)

PELOTAGE : Flatterie.

PELOTAGE : Caresse. — «Pas de peloiage! Guillotinez -moi, mais ne me flétrissez pas. o (Le dernier jour d'un condamné.)

PELOTAGE (avoir du) : Avoir des appas rebondis.

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