POLISSON, POLISSONNE
Terme amical comme gueux, coquin, etc. — a Que noce ! oh !
mes enfants ! que polissonne de noce! » (Sardou.)
POLITICIEN : a Qu'est-ce que c'est, les trois quarts du temps que ce que l'on appelle les hommes de parti, les politiciens? Ce sont des hommes qui n'ayant pas le courage de suivre une carrière tracée, toujours longue et pénible, se disent : Je vais faire comme à la roulette... Si ma couleur sort, je serai tout d'un coup ministre, préfet, receveur... » (Saint-Genest, 75.) — a Les politiciens, l'engeance dangereuse et vermineuse qui vit
de la politique. » {JoumcU de Paris, 75.) — Ce terme vient d'Amérique, où la politique est, comme on sait, un métier lucratif.
POLKA : a Disons quelques mots de cette gigue anglaise croisée de valse allemande, qui fait sautiller aujourd'hui les Parisiens comme autant de coqt dinde sur une plaque brûlantea (E. Arago, 44.)
C'est en ce temps de vogue qu'on a dit un moment à la polka, pour dire très-bien,
POLKA : Photographie où figurent des groupes obscènes. — ce Ces photographies obscènes que leur argot appelle des polkas. » (Du Camp.)
POLKA (Petit) : On appelle ainsi dans le monde un petit jeune homme niais, tiré à quatre épingles, et danseur infatigable.
— « Les jolies femmes dédaignent les petits polka. » (Figaro.)
POLKER : Danser la polka :
« En attendant que la polka décline, on la conjugue... On dit polquer à l'infinitif. Polque, dit une femme à son mari. » {Çha* rivari, 44.)
POLKEUR: Danseur de polka.
POLKISTE : Partisan de la polka, «c Les polkistes ont essayé de se diviser en deux camps :
les partisans de Cellarius et ceux de Laborde, autre proÉBiseur de polka. La Revue de Paris est cellariste enragée, et le Feuil' leton des Théâtres est labordiste furieux. Dans le journal le Siècle une guerre civile s'est déclarée. » {Charivari, 44.)
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POLOCHON : Traversin. (Hal bert.)
POMAQUER :
Greffier,
ï>OM
Perdre. V.
POMMADER : Flatter, dénoncer. (Rabasse.)
POMMADEUR : t Brocanteur achetant les meubles brisés ou vermoulus et mastiquant leurs défauts avec de la gomme laque et de la cire. » (Pélin.) On Tapr pelle pommadeur, parce que sa marchandise trop vernie semble pommadée.
POMMADEUR : Flatteur. (Rabasse.)
POMMADIER : Perruquier, coiffeur. (Rabasse.)
POMMADIN : Élégant ridicule et par trop pommadé. — a Jetez ces anges sur le bitume à la merci des pommadins.»(Michu.)
POMMARD : Bière. (Halbert.)
— Est-ce parce qu'elle a la couleur du cidre qui a bien plus de titres à s'appeler pommard?
POMMÉ : Réussi en n'importe quel genre. — a Ah çà!
c'est gentil, c'est pommé.» (Zola.)
— // nous en a dit une pommée :
il nous a conté une chose drôle.
POMME DE CANNE : Tête ridicule comme celle qu'on sculpte sur les pommeaux de certaines cannes.
POMMES (Aux) : Très-bien.
V. Ognom, — Ce superlatif fut sans doute causé par la passion qu'avait jadis le gamin parisien pour le chausson aux pommes.
Après avoir lu l'exemple suivant,
on. pourrait y voir une locution plus âgée. — tt Le feu duc de Brissac (mort en iGSi) aimoit tant les pommes de reinette que, pour bien louer quelque chose, il ajoutait toujours de reinette au bout, tellement qu'on lui ouït dire quelquefois : C'étoit un hon« néte homme de reinette. » (Tallemantdes Réaux.) — « J'ai mijoté pour ce numéro un petit éreintement aux pommes. » (J« Rousseau.)
POMPADOUR : Coquet, galant, digne de l'époque où M">« de Pompadour était en faveur. — a C'est régence, justaucorps bleu, Pompadour, xviii» siècle, tout ce qu'il y a de plus maréchal de Richelieu, rocaille. » (Balzac.)
POMPADOUR : Suranné, vieillot. Acception ironique du sens précédent. V, Perruque^ Poncif,
POMPE : Atelier de tailleurs.