PRO
au bonheur ou au malheur...
Nous donnons à ce terme une signification fatale à nos élus. »
(Balzac.)
PRÉFECTANCHE : Préfecture de police. — Changement de finale.
PREMIER, PREMIÈRE : Chef de rayon dans un magasin de nouveautés. — a Ces premières qui dans les magasins de nouveautés regardent d'un air imposant les petites gens qui se permettent de marchander.» (Alph.
Daudet.)
PREMIER NUMÉRO : Incomparable. — tt Sac à vin, pochard premier numéro, il est dans rivresse du picton à quatre sous, sans lance, qu'il vient de passer en contrebande à la barrière. 1 {Catéchisme poissard, 44.)
PRKMIER-PARIS : « Un grand article, appelé Premier- Paris, c'est une série de longues phrases, de grands mots qui, semblables aux corps matériels, sont sonores à proportion qu'ils sont cerux. » (A. Karr.)
PREMIÈRE : Première lettre.
— Réminiscence des épîtres des apôtres- — Ne se dit qu'en fait de polémique. — a Aurore écrivit à son frère sa première aux Parisiens, d (Michu.)
PREMIÈRE : Première représentation. — « Parbleu î est-ce que je manquerais une première du Palais-Royal! » (Villemot.)
PRENDS GARDE DE LE PERDRE : Locution ironique adressée au propriétaire d*une|
personne ou d*une chose considérée comme perdue ou sans valeur. « Il ordonne de le faire empoigner, mais prends garde de le perdre. » (Commentaires de Loriot,)
PRESSE (Il n'y a pas de) :
Il n'y a pas besoin de se presser, pour dire : je n'irai pas. — « Tu viendras, dis ? — Plus souvent !
Y a pas de presse. 3» (A Tantôt.)
PRESSE (Mettre sous) : Mettre en gage. — Les objets engagés sont empilés au mont-de-piété.
— En 1808, on disait Mettre en presse.
Dans le monde galant, être sous presse signifie : a Être en conférence intime. »
PREU : Premier. — Abréviation ancienne qu'on trouve déjà dans la Farce de Pathelin, — a Tiens! v'ià le bijoutier du n« 10 qui vous a loué tout son preu (i" étage). » (H. Monnier.)
PRISE DE BEC : Dispute. — a Entendez-vous son organe!
Elle a une prise de bec avec Angelina. » {les Étudiants, 60.)
PRISTI : Juron. — Abrévia-.
tion de Sapristi, V. ce mot.
PROFONDE : Poche. Elle est profonde, par opposition au gousset. — « Ils se désignent entre eux sous le nom de tbuilleurs de profondes. » (Paillet.)
PROFONDE : Cave. Elle est au plus profond de la maison.
— <( Je vais à la profonde vous chercher du frais, j» (Vidocq.)
PROIE : Derrière. (Halbert.)
PRU —299— PUE
PROMONCERIE : Procédure. PRUNE DE MONSIEUR ;
(Vidocq.) Évoque. ( Vidocq.)— Il est habillé
PROMONT : Procès. (Vidocq.) ^^ ^i°l«* c^"^"^« ^"^^ P™°«-
— Changement de finale. PRUSSE (Pour le roi de) : Gra-
PRONIER, PRONIÈRE : Père, ^'^' " Vient de ce que cetÉtat ne
mère. (Halbert.) P^^*/* P°»"^ ^^ |/., ^'^. °^^»* ^ »^»
^ ' employés. — « S'ils viennent, ce
PROTECTEUR: Entreteneur, ggra pour le roi de Prusse.»
—On a publié en 1841 une Phy- (Cogniard, 3i.)
siologie du protecteur* ^
„„°^^^/l,^ X7 . PRUSSIEN : Derrière. — Allu-
PROTÉGER : Entretemr.- sion aux dyssenteries qui décimé-
€ Votre monstre d homme pro- ^^^^ l'armée prussienne, pendant
tége Jenny. » (Balzac.) l'invasion de 1792. On a pris le
PROUTE : Pet, plainte. — tout pour la partie. — « Et puis
Onomatopée. V. Pet. après, la Prusse est entrée en
PROUTER : Se plaindre, se f <•»»<» /'<>«» |a gourmandise l'a
fâcher torcée de sortir, car elle tachait
toutes ses chemises. i(Reys, i5.)
PRUDHOMME, MONSIEUR Eni825 on apubliéle Afan«W
PRUDHOMME : Bourgeois sen- du Prussien ou guide de Vartil-
tencieux et banal, comme le leur sournois.
type populaire créé par Henry py^^j. . Ho„,™e qu'on ne
Monnier. -^ c En race de ce pa- ^. . ^
radoxe en oeinture il semble peut sentir, qui vous pue au nez.
radoxe en peinture, il semoie ^ com^enç^ „ g^ dire des
qu'on ait peur de passer, si on ^j^ ^ ^^ »- parfumés. -
ne l'admet pas, pour un philis- » Y^ ^' »; ^„ ^^j.
t.n, un bourgeois, un Joseph ^^^J ^^^jj^^^ ^„, ^„^
Prudhomme, un goitreux. » „^' , {Parodie de ZaXre,
Tn. Gautier.)- € Les principes, ;j^,„. ^^:^^^\^ la religion, le pays, c'est pour
les naïfs, c'est pour les Pru- PUCES (Trouver des), Cher-
dhomme. > (S' Genest, 75.) cherdes puces :cbercherquerelle.
PRUDHOMMIE : Radotage ^"^ ^ "^T '' ■""*'" *"' !f "u' s
sentencieux. - « C'est là la vraie dre motif comme si on cherchait
politique. Tout le reste n'est que * P"*"**" ""* P"'** ^" ^'"^' "
prudhommie et banalité. » (S^Genest, 75.)
«Et pourtant la Giraudeau a trouvé moyen de me trouver des puces. » (La Correctionnelle.)
PRUNE PRUNEAU : Pro-: PUDIBARD : Faussement pujectile. — Allusion de forme. — dibond. a C'est tout de même vexant d'avoir échappé si souvent aux PUDIBARDERIE : « Leur puprunes pour être tué comme un ^®"'* «^t de la pudibonderie, je chien. » — a Quand j'ai reçu le ^^^^^ ^^^^ ^^ ^^ pudibarderie. » pruneau, j'ai dit : Bien, c'est le (^''* Rattazzi.) bon! » (L. Reybaud.) j PUER, PUER AU NEZ : Être
QUA
— 3oo —
QUA
intolérable. — t J'ai été pris huit jours de la nostalgie. La caserne me pue. » {Commentaires de Loriot.)
PUFF : Banqueroute. — « Il serait homme à décamper gratis.
Ce serait un pufF abominable. »
(Balzac.) V. Pouf.
PUFF : Réclame effrontée. — Mot anglais. — a Le Lafayette du pufF qui en matière de réclames est le héros des deux mondes. »
(Heine.)
PUFFISTE : Faiseur de puffs.
— c Ne laissant nulle trêve à Tessaim ..des puffistes. » (Commerson.)
PULLING : V, Robing.
PUNAISE : Fille publique. — Vieux mot signifiant infecte, — «La scène se passe faubourg Montmartre. Une fille arrête un coupé et s*y glisse en criant :
Cocher! au bois! — Au bois de lit, punaise! fait un gamin qui passe. » {Revue anecdotique, 62.)
PUR : Homme sacrifiant tout
à ses principes. On dit : c'est tin pur. — Souvent ironique. — «Les purs de la droite ont applaudi. »
(A. Millaud, jb.)
PUR-SANG : Cheval de race.
— < Célestine hochait la tête comme un pur-sang avant la course. » (Balzac.)
PURÉE : Cidre. (Vidocq.)
PURÉE DE POIS : Absinthe.
Allusion de couleur. V. Cogne.
PUREUSE : Détenue rendant des services à l'administration.