RAC
RABOULER : Revenir. V. A-
RACCORDER : Remémorer, provenir, — Forme de recorder.
— « Tu m'as bonni avant de décarrer que je te raccorde par une lazjgne. I (Ra basse.)
RACCOURCIR : Guillotiner.
— La perte de la tête raccourcit.
— Mot de création révolutionnaire ainsi que les synonymes ci-ioints, tous recueillis dans le Père Diushêne, 1793 : i i' La louv&Mf^hienne va enfin être
3" Pour faire mettre prompiement la tête à la fenêtre à la touve autrichienne... 4° Ses bons avis 6 la Convention pour qu'elle fasse promptement jouer le gênéral Moustache à la main-chaude... 5° Qu'il fasse promptement passer sous le rasoir national le traître Baîlly. *
Le Rasoir national est le fatal couperet. — Cracher dans le sac montre ta tête coupée sautant avec un jet de sang dans le sac de son, — Mettre la tête à ta fenêtre, jouer à ta main-chaude font allusion à l'altitudedu supplicié, mettant la tête à la lunette, à genouz, mains liées derrière le dos, attendant le coup comme à la main-chaude.
RACLÉE : Rossée. — Elle racle la peau. — « Ça lui procura de leur part quelques bonnes raclées, s (L. Deanoyers.)
RACLETTE : Ronde de poli-
■ Elle ri
: les
gens
n passage. (V. Bâtai.
RACONTAR : Racoàtage. - Anglicanisme. — < La bonhomie de se>^ racontars honnêtes et modéré». ï (P. Véron.) - 0 Dans une loge d'bimmes, l« racontars de cluba vont leur ain- 1 {Vie parUienTM, 67.J RADE, RADEAU : Comptoir, roir- — Genre incertain. Viem : radis. —a La rade est ïe compmarchand de vin. •(A.
Mor
Faire le rade ; Voler au complir, — « Dii-huit ans, je faisais : rade el la couditioD. 1 (Bea^-
villier.)
RADICRER : Remoudre. (Halbert.) — Onomatopée.
RADICREUR : Rémouleur.
RADIN : Gousset. (Colombey.) RADIN, RADIS : Argent monnayé. — a Le radin, c'est l'argent du comptoir, on dit n'avoir pas un radis pour n'avoir pas un sou. > (A. Monnier.) — Voler au radin, c'est voler le tiroir d'un comptoir en l'absence du patron. Quand on se sert d'un enfant, cela s'appelle voler au radin, aupégriot. Il y a toujours un compère, faux acheteur, qui fait le guet.
Faire un radin ; Voler l'argent du comptoir.
RAFFALE : Misère. (Vidocq.)
vaise fortune. — Etre dans tj raffale : Élre dans la misèrf.
(Rabasse.) Nous vient sans douu delà marine.
RAFFALÉ ! Misfrable. -
' * RAI — 3o5 — RAL
«Tous lés hommes sont des raf- dit le proverbe, un peu de raide
falés, des pingres, n (Lynol.) fait grand bien. » (Bardas.)
RAFFURER : Régagner. V. ^ RAIDE COMME LA JUSTICF: :
Ajourer. Être ivre sans vouloir le paraître,
RAFIAÙ : Bâtiment léger. - ^"^ se redressant avec affectation.
« J' vas joliment gréer notre ra- -« H est assez raide comme cela,
fiau, tu verras. y> (Phys. du ma- ^ ^^} l*/?",^^ ^^ petit bleu. « {Vie
^ . I % pans., 66.) — a Dis donc, Jules,
'' ^. tu as bien dîné?... Il est raide
RAFILER : Donner. V. Man- comme la justice. » (Mo.nselet.) Quesse, — Forme de refiler.
\>* r.r * XT u- • RAIDE COMME BALLE : Ra
RA-FLA: Notes rudimentaires pj^e comme un projectile. -«Il
de la batterie du tambour. - ^ ^^^ ^^^ ^^emin, raide comme
€ Le tambour-major bat la me- ^^^ ^alle. r> (Vidal, 33.VU.
sure des ra et des ^ï^. i (M. Saint- , ^W*"
Hilaire.) RAIGUISÉ : Perdu.. •;•• «Le
RAFRAICHm D'UN COUP rZf'll\t!\^^^
¥\T7 cADoc / ^\ o u ** encore, et ses amis lui dirent
DE SABRE (se) : Se battre. - ,g„' ^^^g . ^es couteaux
Alusionàla sensation du frojd sont raiguisés, mon vieux. , (Fi-
qu'on éprouve en sentant la °6.) - Se dit pour un
lame pénétrer dans es chairs.- l^^'^^^ ^ort comme ^ur une
« Tu caponnes D un coup de ^ di^p^uc.
sabre avec moi t'as peur de te ra- '^
fraîchir. » (Riern^i, 26.) RAILLE : Police. — Du mot
oAr-i-i-r i- * u j érailler, arrêter. — a La raille
RAGOT : Conte absurde. — ^^^^ ' ««..„;.,« „^„.. .,., j
T T> .• 1» ^ maron te servira pour un deu-
«La Bourse particulièrement se .x^ „^..k-«,o„f \. /v;>4«^^ \
, . ^ . a j ^ xieme gerbement. » (Vidocq.)
laisse influencer par des ragots ° ^ ^ /
qui ne mériteraient pas cinq RAILLE : Inspecteur de policentimes de baisse. » (Le Temps, ce. — « Les inspecteurs de police 67.) sont des rails dans le langage R A GOUTER .-Éveiller les ^^" prostituées. » (Parent Dusoupçons. (Rabasse.) Cest-à- ^'^^^^^^^'f
dire : exciter le désir de la po- RAISINÉ : Sang. (Halbert.) —
lice. Allusion de couleur. — c Tu es
RAIDE : Difficile à croire ou à ^^"* ^^^^^f ^*"* ^®* ^®''°^^-
supporter. — « Des choses qu'on ^hels. 1 (Balzac.)
ne saurait répéter devant vous, RALEUR : Homme qui mar-
mademoiselle... — C'est donc chande sans acheter. — « Le râ-
bien raide, répliqua l'ingénue. » leur marchande, c'est son occu-
Figaro, juin 72.) — t Un gros pation. 11 admire plus d'une
volume, sept francs. C'est raide. ). chose, mais il faut qu'il réflé-
(Al. Dumas fils.) chisse. 11 repassera demain. »
RAIDE, RUDE : Eau-de-vie.- (Champfleury.)
Elle gratte le gosier. — t Comm^ RALEUSES ; n Racoleuses ou
courtières llchées par les chands (du Temple) surle^njc pour le forcer à acheter. » (Mor
RAMA : ( Le» riens constî.
tuent chez certaines classes pari' siennes un esprit drâlatiquè dan:
lequel la bêtise entre commi un élément principal et dont li mérite consiste particulièremen dans le geste el la proi Cette espèce d'argot vi nuellement. La récenli duDiorama, qui portait l'illusioi de i'optifiue à un plus haut degré que dans les panoramas, avai amené dans quelques ateliers di peinture la fantaisie de parler ei rama... a Eb bien! monsieui ( Poiret, dit l'employé, comment « va cette petite santé rama f (Balzaci PèreGoriot.)
RAMASSER : Arrêter, faire prisonnier, — t Les coqui étaient terribles. J'en ai ramassé trois mille sanscompier le) et les blessés, t (Général Christophe, Lettres, 1 1.) — s A ta clameur du quartier, la police ramassait une belle demoiselle, s (A.Arnault,34.)
RAMASSER (se) : Se relever après une chute. — «Se ramassant, le vieux cria : u Faussaire ! « (F. Desnoyers.)
• Ramasser det fourreaux de éalonticHeî.c'est (traduction libre pour les pékins) arriver après la bataille.» (F. Magnac.)
RAMASTIQUEUR : Filou ramassant à terre des bijouï faux perdus par un compère et les cédant à un passant moyennant une prime qui dépasse leur valeur réelle. — C'est le mot ramas-
se':
a6 — RAP
seur avec chaugemeut de finale.' — «Le ramastiquc (rie) possesseur d'un bipu AuE qu'il vend pour de l'or. ■ (Phil. Chastes.)
RAMBUTEAU : Guérite-Urinoir. Du nom du préfet qui en a doté la voie publique.
RAME : Plume. (Halbeit.):-»
Elle ressemble A u bateau.
RAMENER : Ramener se* cheveux sur les tempes pour déguiser un commencement de calvitie. — « Ce brave Dubreuil commence à arborer le genou,..
Ne blaguons pas Dubreuil, il j a déjà deux ans que je ramène.i (Vie parisienne, 66.)
RAMENEUR : Homme qui ramène ses cheveux, comme ci-
RAMOLU : imbécile. — Allusion aux effets du ramollissement cérébral. — a Pour ne pas tomber dans la classa des ramollis. 1 {Vie parisienne, 67.) V. Goitreux. — 1 Les ramollis de rOpÉra. > (Briollet.)