RUE
de police. Du vieux mot rouchin :
rosse, mauvais cheval. — «C'était l'agent de change que suivaient les roussins. • (Vidocq.) — « A quoi penses-tu ? tu bois avec des rousses. » (Chenu.)
ROUSSE : Police. — a Ils croient voir partout la tousse. 3> (Paillet.)
ROUSSI : Mouchard de prison.
(Colombey.)
ROUSSIN : V. Rousse.
ROUSSINER ; Faire arrêter par la police.
On vous roussine, Et puis la tine Vient remoucher la butte en rigolant.
' (Lacenaire.)
ROUSTI (Être) : être arrêté.
(Rabasse.)
ROUSTIR : Escroquer. — <c La plupart des banquistes ont un truc pour roustir les gonzes, c'est-à-dire une supercherie pour attraper les bonnes gens. » {A ventures de Sharp y 1789.)
ROUSTISSEUR, EUSE :
Voleur, voleuse. — « On accuse donc c'te pauvre fille d'être une roustisseuse et d'avoir fait sauter l'argenterie. » (Voizo.)
ROUSTISSURE : Volerie, chose ne valant rien.
ROUSTURE : Homme en surveillance de la police. (Halbert.)
ROYALE : « Louis XIII rasait bien, et un jour il coupa la barbe à ses officiers et ne leur laissa qu'un petit toupet au menton. » (T. des Réaux.) De là sans doute ce mot, dit Monmerqué. La royale devint l'/w-
périate sous le t^niA napoléonien.
RUBAN DE QUEUE : Longue étendue de route tranchant à l'œil comme un ruban sur la terre où ses courbures lui donnent l'aspect d'une queue d'animal. — c Comme ces grandes ' routes, rubans de queue de quatre ou cinq lieues de long qui, rien qu'à les voir toujours toutes droites, vous cassent les jambes. » (E. Sue.)
RUDE : Remarquable. — «Mon vieux sabre, tu peux te vanter d'appartenir à un rude lapin. 9 (About.) V. Raide, Balle, Doux,
RUDEMENT: Remarquablement. — c Faut que je sois rudement malheureuse. » (Vie parisienne, 66.)
RUE AU PAIN : Gosier. C'est
par là que les aliments passent.
— € Commence, mon vieux, par arroser la rue au pain, dit la chififonnière en remplissant le verre du voisin, » (C. Rabou.)
RUE DE RIVOLI : Six de jeu de cartes. (Alyge.) — Allusion à son aspect aligné et régulier.
RUER A LA BOTTE : Être susceptible. — Allusion aux chevaux chatouilleux qui ne peuvent sentir l'approche de l'éperon. — Terme de cavalier.
RUETTE : Gosier. Même allusion que dans rue au pain. — Dans le Compliment de Jérôme, Fanchon et Cadet, Jérôme, qui a chanté mal, dit : « Vous sentez qu*un homme n'a pas le passage de la ruette fait pour la musique. 1 [Catéchisme poissard,^ 40.)
SAB
SAB
• RUP, RUPART, RUPIN, RU- PINE x Élégant, homme riche, — Du vieux mot drup^ drupe :
homme distingué. V. le Dict.
de Lacombe (1760). — a Madame, en v*Ià un rup ! il m'a dit de garder la monnaie pour moi. «> (Jaime.) — « Pour enfoncer un rupine je sers d'exemple. Malheur à qui contemple mon petit minois chiffonné. » (Mouret.) — Se prend adjectivement. — « Tu étais dans une société assez rup. j> (Montépin.) — a Faisons un bout de toilette ! que chacun soit rupin. » (Chenu.)
Commune donnaient ce nom aux membres de TAssemblée nationale à Versailles. — t Hier, 3o mars, les ruraux n'ont point tenu de séance. Sont-ils retournés à la messe, sont-ils allés à vêpres, nous l'ignorons. » (Le Vengeur t 3i mars 71.)
RUSTIQUE i Greffier. (Halbert.)
RUSTIQUE (n'être pas): N'fftre pas vigoureux. Du vieux mot ruste: fort.
RUSTU : GreflFe. (Halbert.)
RUTiÈRE : Raccrocheuse vo- RURAUX : Les agitateurs de la lant dans la rue. (Colombey.)
SABLE : Estomac. (Halbert.)
— Vieux mot, d'où notre verbe sabler: boire.
SABLER : Assommer avec une peau d'anguille bourrée de sable. (Vidocq.)
SABOCHE : Homme qui déplaît. (Halbert.)
SABOT : Voiture, navire. — Triple allusion de forme.
SABOT : Violon. — « Jeune homme! emparez-vous de ce sabot. x> (Dumersan.)
SA BOULER : Battre, cogner.
— Vieux mot. — c Vous me saboulez la tête avec vos mains pesantes. » (Molière, Comtesse d'Escarbagnas.) — a Je te tanne le casaquin , je te sa boule. »
(Paillet.)
SABOULER : Crier. (Halbert) Décrotter. (Vidocq.)
SABOULEUR: Décrotteur.
(Vidocq.)
SABOULEUX : Faux épileptique. (Vidocq.)
SABRE : Bâton. (Orandval.)
SABRENOT : Savetier. (Hal-
SABRER: Auner. (Id.) De sabre : bâton et par extension aune.
SABREUR, TRAINEUR Ï5Ë SABRE : Militaire bruyant €t fanfaron. — a Vous me faites pitié, tout sabreur que vous êtes. » (P. Borel, 33.)
SABRI : Forêt. (Halbert.) On s'abrite à son ombre. \, Rebâtir.