SEIGNEUR A MUSIQUE
Assassin. (Halbert.) Jeu de mots.
— Il saigne ses victimes.
SEMAINE DES QUATRE JEUDIS (la) : La semaine qui n'arrivera jamais, puisqu'elle n'existe pas. — a C'est comme la robe que vous m'avez promise... Tu l'auras... La semaine des quatre jeudis.» (H. Monnier.)
— c Ça, c'est pour la semaine des quatre jeudis, puisque nous n'avons pas bougé du camp. »
{Commentaires de Loriot, 69.)
SENAQUI: Pièce d'or. (Colombey.) Anagramme de sequin.
SENT MAUVAIS (ça) : Cela va mal tourner.
SENTIMENTALISME, SENSI- BLERIE : Sensibilité inopportune. — c C'est la guerre, la guerre pour tuer, pour vaincre, comme doit être la guerre, sans sentimentalisme ! » (L. Detroj^at.)
SENTINELLE : Excrément isolé. V. Factionnaire,
SENTIR: Aimer. (Vidocq.)
SENTIR (ne pas) : Détester.
— On dit de même : Je l'ai dans le nej;, en parlant de quelqu'un qu'on ne peut sentir.
SENTIR LES COUDES A GAUCHE : Marcher avec ensemble, comme, les hommes d'un peloton, en sentant les coudes du voisin afin de se maintenir sur la ligne du guide.
Dans une caricature de juillet i83o, Levasseur fait dire à deux
combattants : « Que sentiez-vous en voyant tomber vos camarades à côté de vous ? — G que j' sentais !... les coudes à gauche.» — Se dit au figuré de plusieurs personnes qui marchent bien d'accord à leur but.
SÉQUENCE. V. Postillon.
SER : Signal. (Vidocq.) V.
Sert.
SER (faire le) : Faire le guet.
Mot à mot : Signaler. (Halbert.)
SERGE, SERGO : Sergent de ville. -^ Changement de finale et abréviation. ^- <c Son caban de sergo ne l'empêchait pas de grelotter. » (Alph. Daudet.)
SERGOLLE : Ceinture. (Halbert). Mot à mot : serregole. — Du vieux mot gole^ ouverture de tunique.
SÉRIEUX : Pour les lorettes, un homme sérieux est un homme riche. — Pour les gastronomes, un repas sérieux est un repas bien compris. — Pour les artistes et les lettrés, un homme sérieux est celui qui s'est acquis une valeur personnelle, — Pour ' les bourgeois, être sérieux, c'est avoirune position dans le monde.
SERIN : Niais. Mot à mot :
naïf comme un serin. — t Tu ne* sais pas ce que c^est que d'être l'amant d'une femme...
Es-tu serin à ton âge! » (E.
Sue.) — € Élodie Charnu, qui ne regarde plus les camarades depuis quelle a trouvé un serin de monsieur pour se marier. » (Gavarni.)
SERINER : Divulguer. V. 5erinette.
SERINETTE : Enfant ayant
SER
plus de mémoire que d'intelligence.
SERINETTE : a On appelle serinette, les infâmes qui font contribuer un passant en le menaçant de divulguer (seriner) au publii: ou même à l'autorité de coupablesdépravations./)(Paillet.)
SERINGUE (chanter comme une) : Avoir la voix fausse et discordante. (08, Dhautel.)
SERRANTE : Serrure. (Vidocq.)
SERRÉ: Avare, peu fortuné.
— - c II paraît même qu'il est trèsserré, tt (H. Monnier.)
SERRER : Mettre en prison.
— On n*y est pas au large. — c La plus cruelle injure qu'une fille puisse jeter à une autre fille^ c'est de l'accuser d'infidélité envers un amant serré. » (Balzac.)
SERRER LA VIS : Étrangler.
— « La victime avait été volée, et enfin Moreux était obligé de reconnaître qu'il lui avait a serré la vis un peu trop fort. » [Moniteur, mai 1872.)
SERT : Signe d'entente à l'usage des grecs.
SERVIETTE : Portefeuille.
(Halbert.) Il se plie comme une serviette.
SERVIETTE : Canne. (Colombey.)
SERVIR : Prendre, arrêter, — « Frangin et frangine, je pesigue le pivot pour vous bonnir que mezigue viens d'être servi maron à la légre de Canelle (Caen). »
(Vidocq.)
SERVIR DE BELLE: Dénonçer à faux.
— 33o - SIF
SERVIR LE TRÈPE : Faire ranger la foule. V. Curieux.
SÉVÈRE: Digne de réflexions sévères. ^- « Ah ! je vous raconterai ma vie. Je vous en dirai des sévères, mon bon ami. > (Ricard.)
SÈVRES (passer à) : Ne rien recevoir. (Rabasse.) Jeu de mots sur Sèvres, nom de Ueu, et sur le verbe sevrer,
SEZIÈRE, SEZIGUE, SEZIN- GO, SEZINGUARD : Lui. (Halbert, Colombey.)
SIC ITUR AD ASTRA : C'est ainsi qu'on] passe à l'immortalité, mot à mot aux astres. Ironie, a Après la séance, l'huissier ramasse les croquis et les met de côté. Sic itur ad astra. » (A.
Marx, latinisme.)
SIFFLE : Gosier. V. Sifflet.
SIFFLER : Boire. — a II a sifflé, pour dire : il a bu, parce que les lèvres ont à peu près le même mouvement. » (Le Duchat, i ySS.) — c Tiens, vieux chéri, sifflemoi ça, ça va te remettre. 1 (E.
Sue.)
SIFFLET : Gosier. — Comparaison facile à deviner. Vidocq donne aussi sifflet pour voix. — « Qu'en te coupant le sifflet, quelqu'un délivre le royaume.»
{La Nouvelle Ma^arinade, lôbi,)
SIFFLKT D'ÉBÈNE : Habit noir. Allusion de forme et de couleur. — « Tous font leur entrée revêtus du classique sifflet d'ébène, lisez habit noir. » {Figaro, 77.)
SIFFLET (se rincer, s'affûter le) : Boire. — a Là, plus d'un