‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 394 sur 606 · TOR · texte numérisé non relu

TOR

TÔR

patois provinciaux. ^ On dit de même : il a reçu un coup de marteau. Cest-à-dire : son cerveau est bien près de se fêler. — f Ma chère, les hommes, c'est farce ! toujours la même chanson : une femme à soi seul ! Toqués ! Toqués ! ! p (Gavarni.) — a Les collectionneurs sont toqués, disent leurs voisins, j»

(Balzac.)

TOQUER : Sonner. (Colom-

bey.)

TOQUER (se), ÊTRE TO- QUÉ : S'éprencire. — « Par exemple, il n'est pas toujours toqué de Lanrose. d (About.) — a Un homme si respectable qui se toquait d'une petite coureuse.»

(Zola.)

TOQUET (en avoir dans le) î Être ivre. V. Casquette, qui a la même étymologie. — a Chez Dénoyer j'entre, un peu dans le toquet. » (Decourcelle, 3g.)

TORCHÉ (bien) : Vigoureusement peint, bien fait. — a A ce couplet bien torché on crie dans la salle : Bis! bis! > (Marquet.)

TORCHER (se) : Se battre.

Pour se donner un coup de torchon.

TORCHER LE NEZ (se) : Se passer. On dit de même qu'une chose passe devant le «ef. — « Tout cela vient de Pitt envoyé par les alliés, mais ils s'en sont torchez le nez. » (Mauricault, Ch,, 1793.)

Se torcher le cul : Faire peu de cas.

Torcher la gueule : Frapper

au visage. — t Si j* prends mon sabot, je vous en torcherai la gueule. > (1744, Vadé.)

TORCHETTE (net comme) :

Aussi net que si la torcheite (torchon) y avait passé.

TORCHON : Fille aussi sale qu'un torchon de cuisine.

TORCHON (se donner un coup de) : Se battre. — « Allons jusqu'aux chouans leur donner un coup de torchon. » (Henry.

TORCHON BRULE A LA MAISON (le) : Se dit pour annoncer une querelle domestique.

Je ne suis plas son Japule, Son chou, son rat, son trognon) L* torchon brûle i la maison.

(Dalès.)

TORD- BOYAUX : Mauvaise eau-de-vie. — Elle donne la colique. — a Avaler un verre de tord-boyaux, comme l'appelait notre amphitryon. » (Vidal, 33.)

TORNIQUET : MouUn. (Vidocq.) — Allusion au tournoiement de sa roue.

TORSE : Estomac. ^ « Un verre de fil en quatre... Histoire

de se velouter le torse.» (Th.

Gautier.) — t II s'était, outre mesure, bourré le torse; langage d'atelier. » (P. Borel, 33.)

TORSE (avoir du) : Avoir un beau corps.

TORSE (poser pour le) : Exhiber avec complaisance ses avantages physiques.

TORSEUR : Poseur, a Le torseur emprunte tous ses effets à son torse, toujours bardé d'une

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