BER
— f II dit que c'est vexant de conduire une bécane. » (Le Sublime,)
BECQUANT : Poulet. Jargon de voleur. (Rigaud.)
BECQUETANCE : Nourriture. — « Quand il y en a pour le marchand de béquetance, il y en a pour le marchand de sommeil. » (A. de Lafaille.)
BÉDOUIN : Grec, voleur au jeu. 9 Les sept mille Grecs de France se divisent en cinq catégories dont les noms font tous moins allusion à la Grèce (ou graisse). Voici ces néologismes de l'équivoque. /. suiffards; 2, graisseurs; 3, bédouins; 4.
grecs; 5. philosophes, » (Figaro, 70.)
BÈGUE : Bezîgue. (Rigaud.)
— Abréviation.
BEIGNE ? coup.— Vieux mot.
« Oui, ma chère, plus de beignes et des pépètes. » (Huysmans, 79.)
BELANT : Mouton. (Delvau.)
BELGE : Pipe en terre de Belgique. (Rigaud.)
BELLE PETITE. Mot à mot :
c belle petite dame. » Cest la lorette de 1878- 1879. — a II y a peut-être une ou deux belles petites qui se sont glissées en fraude. » (Vie paris, 79.).
BENI-MOUFFETARD : Parisien du quartier MoufFetard, spirituellement canaille. — « Le nez est franchement beni-mouffetard, camard, aux narines ouvertes, point bridé mais spirituel. » (C. des Perrières, 73.) — Le
néologisme date du temps où les guerres d'Afrique ramenaient continuellement dans les journaux des noms de tribus arabes commençant par Béni,
BÉNIR BAS : Donner un coup de pied quelque part. — Ce mot me semble rentrer dans la classe des mots faux que j'ai signalée page 14. Delvau Ta donné le premier pour faire plaisir à Babou qui l'avait inventé, et depuis ce temps les glossaires le répètent.
BÉNIR DES PIEDS : Être pendu. (Delvau.) — Allusion aux derniers gigottements du suicidé.
BENOIT : Souteneur. — a Les Benoits toujours lichent et s' graissent les balots. » (Richepin, 77.)
BEd : Portion de bois à graver. Argot d'artiste. (Delvau.) — Abréviation de béquet.
BÉQUILLARDE : Guillotine.
(Rigaud.) — Augmentatif de béquille (V. p. 36) qui signifiait potence.
BERDOUILLE : Ventre. (A.
Pierre). — Allusion aux murmures intestinaux ou bredouillements de ventre. — Un roman de M. Huysmans (Les sœurs Fafarif) décrit la berdoui 1 1 e d'une femme géante en exhibition à la foire de Saint-Cloud.
, BERGE : Année. (Delvau.)
BERGÈRE : « Dans la langue typographique comme dans les autres argots, ce mot désigne une femme. » (Boutmy, 78.) —
Allusion ironique aux ariette' pastorales du dernier siècle, oi l'amante est toujours la bergèri de Tircisou de Colin.
BERLU : AveuRle. (Delva
' Mot à
a berltii
BERNARD : Postérieur. (Del- Tau.) — ALLER VOIR BER- NAKD : Aller aui lieui d'aisances. Allusion à saint Bernard, représenté d'ordinaire ayant en main des tablettes qui pBSseni pour le papier de rigueur. {Rigaud.)
BERTELO : Pi&e d'un franc.
Argot de voLeur. (Delvau.)
BERZÉLIUS : Montre. Jargon de collège. (Rtgaud.)
BÊTE A BON DIEU : Personne répucée aussi inolfensive que l'insecte appelé b£te à bon Dieu. — f Cette enfant-là lui était venue si bonne, si malléable, une vraie bête à bon Dieu! n (Hennique.)
BÊTE A PAIN : Entreteneur.
11 apporte le pain quotidien. — I On en trouve à gogo, des bètea à pain, quand on sait s'y prendre, s (Huysmans, 79.)
BETTANDER : Mendier. (Del- Tau.) — Sans doute pour battander. Les Battandiers formaient une tribu de la cour des miracles.
BEURLOQUIN : Patron d'une maison de chaussures de dernier ordre. (Rigaud.)
BEURLOT : Petit maître cordonnier. (Id.)