DAR
(Delvau.) Dache est ici pour diachây vieux mot de nos patois du Centre. Dans le Nivernais, on dit : dache à toi! (le diable soit avec toi !)
DALZAR: Pantalon. (Rigaud.) — Abrév. de pantcU^ar.
DAMER : Séduire une fille, la rendre dame. (Delvau^ — Jeu de mots ironique.
DANAIDES (faire jouer les) :
Battre une femme. Argot de voleurs. (Rigaud.) — Allusion à la fameuse parodie des Petites DamaîdeSy de 1819, qui représentait les épouses coupables battues et tourmentées par les furies. '
* DANDILLON (taquiner, pincer le) : Tirer la sonnette.
DANDINETTE : Correction.
(Delvau.) — On se dandine pour échapper aux coups.
DANSE DEVANT LE BUF- FET : Jeûne forcé. Celui qui danse devant le butfet ne Touvre point. — c Arrivaient avec la pluie et le froid les danses devant le buffet, les dîners par cœur, dans la petite Sibérie de Içur cambuse. » (Zola.)
'DANSER : Payer. « On dit d'un homme entré dans une méchante affaire qu'il en dan-' sera, c'est-à-dire qu'il lui en coûtera bon. (Leroux, i8« s.)
DANSEUR 2 Dindon. (Dhautel.)
• DARON : Se trouve dans le dictionnaire comique de Leroux.
(i8« s.; — Est usité dans le Nord avec le sens de mari.
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DAVONE : Prune. (Delvau.)
— Pour Daronne, V. p. 134.
DÉ : Oui. — Ce doit être une
forme de da, oui^da,
DÉ, DÉ A BOIRE : Verre.
(Rigaud.) — Ironie. Les buveurs trouvent toujours les verres trop petits*
DÉBÂCLE : Accouchement. - DÉBACLER : Accoucher. -DÉ»
BACLEUSE : Sage-femme. [Id.)
— De débacler : ouvrir.
•DÉBALLAGE : Linge sale.
(Id.)
DÉBALLER : Déshabiller.
(Id.) — DÉBALLER" : Faire ses besoins. (Id.)
DÉBARBOUILLER (se) : Se sauver, se tirer d'affaire, (/i.)
DÉBARBOUILLER A LA PO- TASSE : Frapper au visage (Id.) — La potasse entame It peau.
DÉBARQUER (se) : Renoncer. (Id,)
DÉBAUCHER : Congédier.
(Boutmy.) — C'est le contraire de embaucher,
DÉBOULONNER : Vendit.
(Rigaud.) — Mot à mot : débouillonner. V. bouillon (de libraire), p. 54.
DÉBRIDER: Manger avec appétit. {Id.) — On débride lechfr val pour le faire manger.
DÉCADENER : Déchaîner, V. Cadenne, p. 69.
DÉCALITRE : Chapeau * haute forme. (Rigaud.) — Graoi schako d'ancien modèle. (D- ^ croix*)
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lARCASSÉ : Sans char- DÉCLAQUER : Dire ^ qu'oa
sans solidité, en parlant pièce dramatique. — c La e Koriki est de toutes les nés du théâtre moderne la sée,la plus décarcassée, i •0, 76.)
ARRADE : Sortie, fuite.
CARRER DE BELLE ; ^me de décarrer de la p. i36.
ARTONNER (se) : S'affaiîvenir poitrinaire. Terme Qtée aux relieurs. (Bout-
I^ATI : c Quelques co-
éculaires et décaties pren-
îur nourriture chez Clé-
» (il /m. des cocottes,
EMBRAILLARD : Particoup d'État de décembre lapartiste. (Rigaud.)
:HASSE : Yeux. (A.
I — Il feut lire je crois sses (des yeux).
H IRE R LA CARTOU- Manger. (Delvau.) — On irait jadis avec les dents.
1IRER LA TOILE : Péigaud.) — Il s*agit ici de de la chemise.
ilRER SON TABLIER :
. (Delvau.) — Mot à mot :
mer le travail, car c'est ierde travail qu'il s'agit
-ANCHER (se) : Se dérépaule. (Id.) — Anima-
a sur le cœur. (Rigaud.)
DÉCOGNOIR : Nez. — Comparaison du nez au décognoir ou morceau de bois à bout aminci qui sert à chasser les coins dans les imprimeries. (Boutmy.)
DÉCOLLER : S'en aller, quitter. (Delvau.)