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MAI

MAN

MACARONNER (se) : Se sauver, filer. Allusion au macaroni qui file à sa manière, [là,)

MACÉDOINE : Combustible.

Argot des chemins de fer. (/i.)

MAÇON : Pain de quatre livres, (/i.) — Les maçons du Limousin vont toujours prendre leurs repas en apportant leur pain.

MACROTAGE : Maquerelage.

— MACROTER : Maquereler.

— MACROTER UNE AF- FAIRE : Servir d'intermédiaire dans une affaire louche. — MA- CROTIN : Apprenti souteneur.

MADELEINE (faire suer la) :

Tricher péniblement. Argot de grec, (/i.)

MAGASIN DE BLANC : Maison de prostitution. Même allusion que dans Mangeur de blanc. — « Désirant une maîtresse, il allait se galvauder dans les magasins de blanc du quartier Montrouge. » (Huysmans^

MAGNE : Manières. — Abrév.

(Rigaud.)

MAGNÉE : Même sens que Ponifle, (Halbert.)

MAGNEUSE : Synonyme de Magnasse, (Michel.) V. p. 228.

MAIGRE (du) : Silence! — Formuft impérative pouvant se traduire par il h* y a pas gras pour toi. — a Oh ! du maigre !

va t'asseoir sur le bouchon ! Tu me gènes! » (Huysmans, 7g.)

MAILLOCHER: Surveiller

une prostituée. Argot de souteneur. (Rigaud.)

* MAINS COURANTES : Souliers. (D. Lacroix.)

MALDINE : Collège. (Michel.)

— On y dîne mal.

MALSUCRÉ : Faux témoin.

(Rigaud.)

MALTÈS : Écu. (Id.) - Pour Maltaise, Voyez page 229.

MANCHEUR : Saltimbanque exerçant sur la voie publique, sans autre ressource que celle de faire la manche ou (quête).

MANDARIN (tuerie) : Commettre une mauvaise action par la pensée et avec la certitude de l'impunité. L'image date du xvin« siècle. (Delvau.)

MANDAT IMPÉRATIF : Engagement pris par un député de voter en toute occasion comme le lui prescrivent ses électeurs.

— Expression souvent et ironiquement employée dans la polémique des journaux conservateurs. Elle a été prise dans la déclaration de principes de candidats, il y a une dizaine d'années.

MANDOLE : Soufflet. (Delvau.) MANDOLET: Pistolet. (Rigaud.)

— On doit remarquer le double sens de ces deux mots qui paraissent n'en faire qu'un (mandole-mandolet), car mandolet a un pendant exact dans soufflant et bayafe (p. 33), qui signifient chacun souffleur et pistolet,

*MANESTRINGUE : Lisez mannstrinque. Puis à la 3* ligne, lisez les deux derniers mots nu

MAN

lieu de les trois mots. — Je ne cite pas d'exemple justificatif de mannstrinque, mais j*ai souvent entendu jadis prononcer ce mot, M^ comme notre langue tend toujours à se débarrasser des accumulations de consonnes, je crois que manne:çingue, puis miriTinguef sont des formes postérieures. Je persiste donc dans ma conjecture étymologique, bien qu'il en ait été donné deux autres diflérentes.

MANGEOIRE : Restaurant (Delvau.) — Animalisme.

MANGER A TOUS LES RA- TELIERS : Accepter de tous côtés. (Rigaud.) — Se prend au figuré pour être subventionné par des partis contraires, recevoir des deux mains.

MANGER DU LAPIN : Aller à

l'enterrement. (Boutmy.) — Même genre d'allusion que dans manger du fromage. V. p. 23o.

MANGER DU LARD : Dénoncer. (Rigaud.) Variante de manger le morceau, p. 23o.

MANGER DU SUCRE : Être applaudi. V. Sucre, p. 336.

MANGER LA BOUILLIE AVEC UN SABRE : Avoir une grande bouche. (Rigaud.) — Mot à mot : avoir une bouche aussi large que le sabre est long.

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