‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 545 sur 606 · MOU — 87 — MOU · texte numérisé non relu

MOU — 87 — MOU

gaud.) — Cest Momifie (V. p.

247) avec changement de finale.

MORNE : Manuscrit à imprimer. Argot d'ancienne librairie. \ MOUCHOIR : Pistolet. (Mi-

(Michel.)

MORVIAU : Nez, morve (Delvau), petit morveux. (Rigaud.)

MOU ENFLÉ : Grossesse.

(Id,)

MOUCHARD : Portrait peint.

(Delvau.)

MOUCHARD A BECS : Réverbère. (Michel.) — V. Moucharde, p. 248.

MOUCHE : Espion de police.

— En 1455, les gueux ou coquillards de Dijon disaient déjà mouschier à la marine, pour dénoncer à la justice. On connaît rindiscrétion des mouches ; elles se fourrent partout. — Dans une brochure de circonstance qui parut en 1625 (le Marchand arrivé sur les affaires du temps), on enjoint aux cabaretiers de frauder les droits de perception en ayant du vin chez leur voisin et n'allant en chercher que la nuit ce pour n'estre pas veuz des mouches de ce pais icy qui valent pire que des gùespes d'Orléans. »

MOUCHE (la) : L'administration delà police. (Rigaud.)

MOUCHIQUE A LA SEC- TION : Mal noté dans son quartier. (Michel.) — Le mot de sec^ tion semble être ici contemporain de notre première révolution. En ce cas, mouchique serait mouchardé avec changement de finale. Plus tard, par extension, il

aurait signifié laid, mauvais.

Voyez mouchique et mouche ^ pages 248 et 249.

chel.) — On le cache dans la poche comme un mouchoir et on s'en sert pour moucher...

les autres, c'est-à-dire pour les tuer.

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