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Ccouteura, l'ai^t se borne à ajouter indistîn clément à tous les mois de la langue une sorte de queue, une terminaison en aille.
en orgue, en iergue ou en ucke:
exemple : «Vouiiergue irouvaill:; bonorgue ce gigotmuche. [Trouvez vous bon ce gigot?) Phras-j adressée par Cartouche à un guichetier, afin de savoirs! la somme (ifferte pour l'évasion lui conve-
aujourd'huî fort usitée, a (Moreau Christophe, 64.)
AIMER COMME SES PETITS BOYAUX ; Aimer comme soi< m£me : n Elle m'aimait! Autant que ses petits boyaux. » {Pari die de Zaïre, ij3^.)
AIR (se donner de 1', sepous ser de 1', jouer la fille de 1') Fuir. — Les deux premiers lei mes font image; le troisièm date de la Fille de fair, une ai cienne piîce du boulevard du Temple. — icLa particulière voulait se donner de l'air. » (Vidal, 33.)— « Dép&hei-vous et jouezmoi la Fille de l'air avec accompagnement de guibolles. > (Mon tfpin.l V. Ballon.— t C'est donc gentil de Taire des pouft ai monde et de se pousser de l'air
garde. (VidtKq.).— HdoDoel'a-
ALEA JACTA EST. —Le sort en est jeté. — Phrase prononcée par César lorsqu'il passa le Rubicon jxiur marcher sur Rome, — « Le fameux aléa jacla est qu'on a répété tant de fois depuis César. ■ (Rozan.)
ALENTOIR. — Alentour, Changemeot arbitraire de la fi-
ALIGNER (s'). — Tomber ea garde pour se battre. Mol à mot :
la même ligne
nadve
■ Ils n
Ah!
AIRS (£tre i plusieurs). — Être hypocrite, jouer plusieurs râles i la fois.
ALARMISTE, — Chien de
teni parfois le sabre à la n et s'alignent.» (R. de la Barre.) — « A la suite d'une bisbille, ils sont descendtiE pour s'aligoer.* (J. Arago, 38.) V. Aplomb.
ALLER DE (y). —Fournir.— 1 On y va de ses cinq Irancs, ou de sa larme. > (Monselet.) — < Hlle a tourné de l'oul sans
ALLER (y). — Se laisser trom- :r. — Fallait pas qu'il y eàllel ic-on d'un homme malheureux faute. V. Faire aller.
ALLER A NIORT. — Nier. — Jeudemots. — v Je vois bien qu'il
'y a pas moyen d'aller à Niort j (Canler.) V. Flacul.
ALLER AU DIABLE AU VERT. — Faire u
M. Rozan explique ainsi ce ot : aAuvert est une corrup- )n de Vauvert ; on disait autreis : Aller au diable Vauvert.
Le V a été mangé dans la rapiilité du discours, et il a fini par
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disparaître s> jbien, qu'on a été amené à couper en deux, pour lui donner une sorte de sens, le reste du mot : auvert. — Le château de Vauvert ou Val-Vert, situé près àt Paris, du câté de la barrière d'Enfer , avait été habité par Philippe Auguste après son excommunication; il passait depuis celte époque pour être hanté par des revenanls etdesdémons. SaintLouis, pour désensorceler ce château, le donna aux chartreux en 1257. »
Rabelais parle encore de ce diable fameux : — u Je vous chiquaneray en diable de Vauvert, n dit le chiquanous Rouge-Mu zeau, dan s le chapitre lâdu livre IV de Pantagruel.
On dit maintenant au diable vert, ce qui s'éloigne encore plus de la forme primitive. « J'ai déjà parlé de celui d'Alexandre Dumas, qu'on veut reléguer à Charonne, au diable verl. » {Liberté, 16 juillet i«72.)
ALLER GAIMENT (y).- Agir sans se faire prier, sans que la gaîté soit précisément de la partie. Allom-x gaiment ne signifie * I de plus que allons-y.
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Us
maginé de varier endisant
allons-y gaimar. V. Mar.
ALLER OU LE ROI NE VA QU'A PIED.— Faire ses besoins. — Ce rappel à l'égalilé est de tous les temps. Se disait au diï-septième siècle : — « Aller où le roi
verts le lieu où l'on va se déchargerdu superflu de la mangeaille... » (Scarron.)V. Numéro 100.
aller'se faire fiche.