V. Remonter
PELOTON DE CHASSE : Peloton de punition. — Les soldats punis qui le composent manœuvrent quatre heures par jour.
(D. Lacroix.)
• PENTE : La poire est ainsi nommée parce qu'elle pend à la branche.
•PÉPETTE : t Plus de beignes et des pépettes î » (Huysmans, 79.)
PERCHE : Personne longue et mince.
PERCHE (être à la) : Crever
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de faim. (Rigaud.) — Allusion à la maigreur de Thomme qui ne mange pas.
PÈRE LA TUILE : Dieu.
(Delvau.)
PÈRE NOIR (petit): Litre.
(Michel.)
PÉRLOT : Tabac. (Rigaud.)— Dérivé abrégé de semper»
PERLOTTE : Boutonnière.
(Delvau.)
PERMISSION DE DIX HEU- RES : Gourdin, canne à épée.
(Rigaud.) — Elle donnait la permission de rentrer chez soi sans crainte d'attaque, au temps où on attaquait à dix heures dans la rue.
♦PERRUQUE (faireen) : Faire en fraude. — Le patron croit qu'il ne paye pas nos outils^ mais les trois quarts sont faits en perruque. » (Le Sublime,)
PERRUQUEMAR : Perruquier. (Michel.) — Tous les noms de métiers pourraient y passer.
PERSIENNES : Lunettes.
(Delvau.) — C'est Pœil qui est la fenêtre.
• PERSIL, PERSILLER : Dans le sens de raccrocher^ ce mot me paraît trop près de pesciller (prendre, mot à mot : pêcher ^ hameçonner, p. 274,) pour ne pas en être une déformation possible. Le sens des deux est en effet le même. A lier au persil et persil en fleur serait alors des altérations postérieures en date, comme dos et barbillon, qu'on a donnés pour s^ivonymes à ma-
quereau, parce que celui-ci semblait un poisson, tandis que son étymologie nous donne plus logiquement le sens de maquignon^ courtier de femmes.
* PESSIGNER : Recevoir, etc., page 274. — Il doit y avoir ici une leçon défectueuse. Pessigner n'est évidemment que le verbe Pessig^iier.L'exemple prouve aussi qu'il doit avoir le sens de mettre en pièces, et non celui de recevoir,
PESSIGUER : Mettre en pièces, maltraiter. Du vieux verbe provençal pessigar : mettre en pièces.
PESSILLER : Prendre. (Halbert.) — Forme de pesciller.