ASSEYEZ- VOUS DESSUS
Imposez-lui silence.
Asseyez-vous d'ssus, Et que ça finisse.
Asseyez-vous d'ssus, Et n'en parlons plus.
(Dalès, Chansons.)
« Ici un enfant se met à pleurer. — Donnez-y donc à téter ?
— Asseyez - vous dessus ! Une grosse voix : N'y a donc plus d'Papavoines ? » (Marquet.)
ASTIC : Épée. — Le mot doit être ancien, car il nous a laissé
le verbe asticoter : faire de petites piqûres. V. Astiquer,
ASTIC : Tripoli, mélange servant à l'astiquage des pièces de cuivre.
Et tirant du bahut sa brosse et son astîc, Il se mit à brosser ses boutons dans le
[chic.
.Souvenirs de Saint-Cyr.)
ASTICOT : Vermicelle. (Vidocq.) — Allusion de forme.
ASTIQUAGE, ASTIQUE : Nettoyage. •— Le second terme est une abréviation du premier. « Au retour de la manœuvre, on endosse sa toilette d'astiqué, n {Vie parisienne, 66.)
ASTIQUÉ : Reluisant de propreté, bien tenu. — a Peste!
maître Margat, vous avez l'air d'un Don Juan... — Un peu, que je dis ! on a paré la coque... On s'a pavoisé dans le grand genre !
On est suifé et astiqué proprement. » (Capendu.)
ASTIQUER : Battre. Mot à mot : frapper à coups d'astic. V.
ce mot. — Au moyen âge, estiquer signifiait frapper de la pointe.
On dit encore d'estoc, — « Sinon je t'astique, je te tombe sur la bosse. » (Paillet.)
ASTIQUER : Nettoyer. — « Quand son fusil et sa giberne sont bien astiqués. » (33, Vidal.) — « Il n'a pas son pareil pour astiquer les cuivres. » {Éclair^ juillet 72.)
AS-TU FINÏ.^ A-ocution employée pour montrer à l'interlocuteur qu'il se met inutilement en frais pour convaincre.— C'est une abréviation de : As-tu fini tes manières? qui est employé
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