AVA
c L'auxiliaire est Thomme de ménage du prisonnier politique. Il fait son lit, balaye la cellule et vide ce qu'il y a à vider. » (G.
Guillemot)
AVALE-TOUT-CRU : Voleur de diamants, v^. Détourne.
AVALÉ LE PÉPIN (avoir) :
Devenir enceinte. (Delvau.) — Allusion à la pomme qui causa la première faute d'Eve.
AVALER LE LURON : Communien (Colombey.) — Allusion à la forme ronde de Thostie.
AVALER SA CUILLER, SA FOURCHETTE, SA LANGUE, SA GAFFE: Mourir.— L'homme qui meurt ne mange, ne parle et ne navigue plus. — Le dernier terme a été trouvé, comme on s'en doute, par un marin.
AVALER SON POUSSIN : Être congédié. — Mot à mot : être repoussé,
AVALOIR : Gosier. (Vidocq.) — La fonction est prise ici pour la chose. — « Quand vous rincez votre avaloir, vous êtes prié de quitter le comptoir. » {La Maison du lapin blanc, 58.) Caillot, dans son Dictionnaire proverbial {2g), écrit avaloire (gorge, gosier), et donne cet exemple, sans préciser la source : «c Je le vois. Quelle avaloire \y> (Théâtre italien,)
AVANCÉ : Voulant le progrès quand même.— ce II se distinguait par des idées avancées. » (Villemot.)
On dit aussi : C'est un avancé.
AVANTAGES, AVANT- CŒUR, AVANT-MAIN, AVANT- SCÈNESkt Seins. — Quadruple
allusion à leur saillie, à leui^ avancement naturel. — « De l'avant-main, petite bouche et lèvres de carmin. » (A. Belot.) — ce N'étouffons-nous pas un petit brin? lui dit-îl en mettant la main sur le haut du buse ; les avant-cœur sont bien pressés, maman.» (Balzac.)— « C*est trop petit ici : la société y sera comme les avantages de madame dans son corset. » (Villemot.)
AVERGOT : Œuf. (Vidocq.)
AVOINE (donner de V) : Fouetter un cheval. (Delvau.) — Ironie.
AVOIR A LA BONNE, AVOIR CELUI, AVOIR DANS LE VEN- TRE, AVOIR DU BEURRE, DU CHIEN, etc., etc. V. Bonne, Celui, Ventre, Beurre, Chien, etc.
Le verbe Avoir nous a paru ici l'accessoire et non le principal.
AVOIR RIEN DU COTÉ GAU- CHE (n'), N'avoir rien sous le téton gauche : Manquer de cœur, n'avoir pas de cœur. — a Les femmes n'ont plus rien du côté gauche, du coton tout au plus. »
(L.-G. Jacques, 68.)
AZOR : Sac d'infanterie. — Son pelage lui a fait donner le nom de chien. — « Le mauvais drôle avait vendu son havre-sac, qu'il appelait son Azor. » (Vidal, 33.) — c Lorsqu'il s'est agi de mettre Azor sur les épaules, j'ai cru qu'on l'avait bourré de cailloux. »
(Commentaires de Loriot.)
A cheval sur A:j[or : Sac au dos. — Un fantassin en route du
qu'il part à cheval sur A:çor,
AZOR : Chien.— On dit : Madame et son A^or, quand même il s'appellerait de toutautre nom.