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BAN

« Le balochard représente surtout la gaieté du peuple; c'est l'ouvrier spirituel, insouciant, tapageur, qui trône à la barrière. » (T. Delord.) V. Balocher.

Pardon ! pardon ! Louise la Balocheuse, De t'oublier, toi, tes trente printemps, Ton ne2 hardi, ta bouche aventureuse.

Et tes amants plus nombreux que tes dents. (Nadaud.)

BALOCHARD : Personnage de carnaval. — C*était une variété du chicard, avec un feutre défoncé pour casque. A la mode comme lui de 1840 à i85o.

BALOCHER : a C'est quelque chose de plus que flâner. C*est l'activité de la paresse, l'insouciance avec un petit verre dans la tête. » (T. Delord.) —Augmentatif du vieux mot baler : se divertir.

BALOCHER : S'occuper d'affaires véreuses. (Vidocq.)

BALOCHEUR, BALO- CHEUSE. W. Balochard.

BALOUF : Très-fort. — a La satonnade roule à balouf. » (Rabasse.)

BALTHAZAR : Repas plantureux. — Allusion au fameux repas biblique. — « Je vais me donner une bosse et faire un baltha^ar intime. 3> (Murger).

c Maria. Ah! voilà le bal" thœçar qui arrive.

— Eole. Comment appelezvous ça ?

— Maria. Un balthazar... et vous?

— Eole. Moi, j'appelle ça un déjeuner, tout bonnement. t> (Barrière.)

3ALUCH0N : Pacjuet. (Vi-

docq.) Mot à mot : petit ballot V. Paqueçin.

BANBAN : Personne de petite taille, aux membres noués. — Abréviation redoublée de ban^ croche : rachitique. — « J'entrai chez Dinah, jolie petite brune un peu banban. » (Céleste Mo* gador.)

BANCAL : Sabre courbe. — Allusion aux jambes arquées du bancal. — a Voilà M. Oranger qui apporte le bancal. » (Gavarni.)

BANCO, BANCOT, BANQUO (faire) : Tenir tout l'argent placé par le banquier devant lui. — Terme de lansquenet. — « Certains joueurs arrivent avec dix louis; ils font des banco de cent, deux cents, trois cents louis. »

(A. Karr.) — « Il se trouvait sans argent, et dit à M. de Maucroix qu'il faisait bancot sur parole. »

(Dumas fils, le Demi-Monde.)

Un coup trop incertain fait soupirer le

ponte.

Mais un hardi banquo tout à coup le

remonte. (Alyge, 1854.)

BANDE (coller sous) : Acculer dans une situation difficile. — Terme dé billard. — «c Oui, nous voilà collés sous bande. Ah !

nous nous sommes bien blousés. 3) (L. de Neuville.)

BANDE NOIRE : Association occulte de spéculateurs réunis dans le but de morceler et vendre en détail de grandes propriétés.

— « Alors la bande noire achetait vos palais pour les revendre au détail. » {Rien^i, 1825.)

BANNIÈRE (être en) : N'avoir qu'une chemise flottante pour vç-?

BAQ

BAR

tement. — Le mot date du temps où notre bannière était blanche.

BANQUE : Réunion de saltimbanques

BANQUE : Opération dont la valeur réelle est déguisée dans le but d'exploiter le public. — De ^anc : tréteau de charlatan. — a Ah ! c'est une bonne banque. »

(I^abiche.)

BANQUE : Payement des ouvriers imprimeurs. V. Salé,

BANQUE (être de la) : Etre d'accord pour escroquer. (Rabasse.)

BANQUE (foire la) : Allécher le client. Terme employé par les camelots vendant sur la voie publique.

BANQUE (faire une) : Imaginer une ruse pour duper. (Colombey.)

BANQUETTE : Menton.

(Vidocq.) — La saillie du menton forme en effet banquette au bas du visage.

BANQUISTE : Faiseur de banques, saltimbanque. — « Adieu, z'agréables banquistes, je n' peux plus frayer avec vous. «(Festeau.)

BANQUO. V. Banco.

BAPTÊME (se mettre sur les fonts du) : Se mettre dans rembarras. — « Nous ne voulons enquiller chez aucun tapissier, c'est se mettre sur les fonts du baptême. » (Vidocq.) — En argot, parrain veut dire témoin à charge. On s'expose donc au parrain en se mettant sur les fonts du baptême. V. Parrain,

BAQUET DE SCIENCE : Baquet de cordonnier. — a Elle a été débarbouillée dans le baquet

de science, où trempent le cuîr et la poix. > (H. Lierre.)

BAQUET INSOLENT : Blanchisseuse. (Halbert.) Allusion au baquet professionnel. Les blanchisseuses passent pour avoir le verbe haut. Colombey donne baquet insolpéy (c'est insolent avec changement de finale).

BARANT : Ruisseau. (Colombey.) 11 barre.

BARAQUE : Mauvaise maison, établissement mal administré. — c J' suis dans une mauvaise baraque, chez des avaricieux qui me coupent le pain pour mon dîner. » (Marco- Saint -Hilaire, 1841.) — <K II y a longtemps que vous êtes au service de Madame ?

— Un mois. — Est-ce une bonne maison? — C'est z'une vraie baraque. » (M. Perrin, 1847.)

BARBAUDIER : Guichetier.

(Vidocq.)— Pour barbotier, V. ce mot.

BARBE (avoir de la barbe) Vieillir. V. Pipe (casser sa), — On dit d'une histoire déjà connue : elle a de la barbe,

BARBE (prendre la), AVOIR SON EXTRAIT DE BARBE :

S*enivrer. — « La Saint- Jean d'hiver, la Saint-Jean d'été^ la Saint-Jean-Porte-Latine, le moment qui commence les veillées, celui qui les voit finir, sont autant d'époques où (pour les compositeurs d'imprimerie) il est indispensable de prendre la barbe, n (Ladimir.) — t L'un d'entre eux, qui avait déjà son extrait de barbe, chancelle. » (Moisand, 1841.)

BARBEROT : Barbier. (Vidocq.) — Dimin. de barbier.

BAR

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