‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 114 sur 169 · DES P E R S · texte numérisé non relu

DES P E R S

mati det auteurs , qui ont écrit d'apirs tes historiens arabes, regardent toutes ces particularités comme des fables , et veulent que Tamerlan ait comblé d’honneuis son illusti-e captif. Leur opinion est plus cüu-> forme aux lois de l'humanité, mais elle l'est moins au cametére de Tn~ merlan , qui , selon ces mêmes historiens , faisoil réparer les murs des Villes conquises avec les crânes des vaincus , et lit même construire plusieurs foilei*esses avee les seules tètes des peuples qui ne vouloicnt point se soûioettre à su puissance. Quoi qu’il eu soit, Bnja%et mourut dans sa prison y déplorable jouet de la fortuue ,

Î|ui, du faîte de la grandeur, l’avoit ait passer en un instant au comble de l’ignuiniiiie. I, i^o.

CaLaaM , pi'ophcte de la ville de Péthor , sur l’Euphrate. Au lieu de maudire le peuple de Dieu , comme le vouloit Htihu: , roi des Moabites , Ü le bénit, suivant l’ordre de l'auge ,

?ui avoit fait parler son Âuesse , II, 1^2.

BaLazzo ( 3f^/f/</or ) proprietaire de 1a ville de Zalhmur eu Hongrie , qui ae laissa surprciidi'e , eu i56^ , par Üi^ismond-Auvii^te , roi de Pologne.

B.\L2AC ( Jean-Louis-Gurz ) , seigneur de ) , passa pour l’homme de France le plus éloquent , et fut r< f,aivlé comme le perc de la langue fran- * çaisc. Le canltnal de HUhdieu l'estima et le pixjtcgca , et cette proteciioii ne fut poiiitstérilo pour Buliac , puisque le loul-jmLssatit nùutstrc lui donna une pension de 2,ouo livivi , le brevet de conseiller d'état , le titre ii’histuriographc du roi , et plu* sieurs autres , que cet écrivain , ami de l’antitW-sc , a]>peioit de mugniji^ a$êa ht^aulles. Il mourut en i65^, à AnfOuiéme ou il étoit ué, après avoir j fondé, par sou tcsUineut , un prix à l’académie fiançatsc , dont il étoit membi'c. Ses écrits forment a vol.

in-JoL , à la tète desquels l'abbé Cus“ sa^ne a mis une savante préface. U ,

itii ,

Baxksax , palutin de Hongrie , et . ri-geut du inyaume en l'absence ^à\indt'é îl , qui s'étoit croisé pour la XcrW-Saiute. I , *75.

Éar ( le Aaixlin^ de ) , célèbre prélat , né à Napb^s. 1, 53.

BaBATIER {Jeitn-PiiilipiK) . savant précoce , mort eu iT+o. M. Furmcj- a écrit sa vie. II , i88.

ONNAOES. 387

BaBBaRo ( Htrmolaüs ) , uolde Vénitien , fut un des plus sa\aiiS éciivainsdu quinzième siè< le. 11 unit les talt'iis de l’hotiiiiie d'état aux i tudes de l'homme de lotties ; et les négociations iinpoitanlcà dont il iiit chargé par sa république dans scs ilivei%es ambassades , ne ralentirent point les profondes recbuchcs qu’il lit sur Plme le Aotfrnlts/r et sm pUisieui-s autres auteurs de l’antiquité.

Le pape InnocetU / lil l’u^aut nouimé patriarche d’Aquilée , ses compaU-io' tes l'empêchèrent de prendie possession , et il mourut a Home , dans une cspi'ce d'exil, en 1*93. II, 162.

BaRBEROUSSE II ( Cheredin) , succéda à /fruch-BtirOrrousse /, sou fi« re , qui s’étoit emparé du myaume d'Alger , et , comme lui , se l'endit redoutable par ses pirateries et par sa valeur. Il mourut de débauche , ea i5«7 , âgé de 80 ans. 1 , 262.

BaRBEZIEUX ( Le TeUicr , marquis de), üls du fameux Louvois , auquel il succéda dans la charge de ininUti'e de la gueiTe , mais qu'il ne remplaça pas. 11 , *5.

Barbot , vaillant soldat huguenot , eu iS]S , qui SC distingua lorsque le duc d’Anjou ( depuis /fcmi JII ) faisoit le siège de la Rochelle , à la tète des catholiques. Ill , 201.

BaRDI ( Jèrôtne ) . savant médccixt de Ripai io , dans l'état de Gènes , eù 1577. Il , i85.

Baron ( Michel ) , né à Issoudun , se lit comédien , et entra dans la Inmpe de Molih'e. Il quitta le tbéatio eu 1691 , cl y remonta en 1720, £gé de 68 ans. U fut aussi opplaudi , malgré son grand âge , que dans .s.i pi’eUiière jeunesse , et on jugea qu'il étoit pour .son siècle ce que le fameux comédien Bo^cins avoit été pour Rome , l’homme le plu.s parfait eu sou genre. Ses talons pour la oé* clamalion étoient autant les fruits de sou travail , que de la libéralité de la nature. Il fut à-la-foU auteur et acteur ; mais toutes les pièces douuées tous son nom ne sont pas dé lui. Il regardoit let applaudissemens que le public lui prodiguoit , coinma un tribut ijui lui étoit dù ; et pieiii de sou mérite , il s'cci-ioit , daus ses enthousiasmes d'amour-propre ;

- Il faut cent ans pour pruduiro uu

- César ; il en faut deux mille pr.ur ■ pit>duir<î uu Burun. • Vu joui , fu.n cocher cl son bu^uaîs fuivut battus par ceux du marquis de Bi^vn ,

bb a

388 TABLE HIl

dont il étoil «ioté : il vint tout coui*' roucé tj'ouver cc seigneur : » M. le » marquis , lui dit>il , je vous de- •• mande justice : vos gens ont battu •• les mieus. •• Le marquis se mit à rire pour toute ré[Kmsc. Baron insista , SC sei*^'anl toujours des termes de t*os gen.s et les miens. M. de Siron , choqué du parallèle , lui dit enfin : " Mon pauvre Baron , que » diable veux - tu que je te dise ?

» Poui-quoi as-tu des gens? >• 11 mourut en 1729 , Âge de 77 ans. 1 , 61.

II, 171. III , 207 , a37.

Bahm-DE-Sa1NT-Aunez (du), gonver-

neui* de Lcucate , pour Hernd en

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