DSS SERS OU NAGE
PlLLA^SIEB (ifarin) , vertueux prêtre du diod'K dfi Péril) , mort en i;33 , i SS eue. I , agS.
FlltMUS , êvèque de Tagatte en A& ique. 111 , 337.
Fit>-\Vili.IaMS , protégé du cardinal M'oircy favori et premier ministre de Hotri yuU, roi d’AugIctcne. III,
FlaCCILLE, épouse de l'emperenr Tlirodosf-lé-tJrand . 111 , 3.
Flahabens ( madame la marquise de) , l'oiiv des admiratrices du célébré Fomtnttlt. 111 , 11$.
FLAMlNtUS NEPOS ( Caïus ) , consul lemain , géroit sou second consulat l'an 117 avant J. C. , lorsqu’il fut tué a la bataille de TraSiméue , qu'il engagea téméiaii^ent. Annibatretnporta la victoire , aprvs avoir laissé iS,ooe Romains sur 1a place. I, 3).
Flattes ( le seigneur de ) , commandant de Uuicu , au duché de Cléves, sous l'empeirurCAar/f'x^f^'a<.Ul,3i4.
Flaviex , évéque d'Autiochc en 38i.
chassa de sou église les hérétiques Mcssaliciis , apaisa le courroux de ’J htodostd^ürand , et mourut eu gog.
FlICHE ( le comte de la ) , qui assiégea la ville du Maus, du tempa de CuiHaume-lt-Koux , roi d’Angleterre, I . i58.
FLEUBAHeES , ancien chevalier français. I , ii5.
FtEtiBI l Aitdri-HtrcuU dt) né S Lodève en. i$33 , fil scs éludes à Paris avec quelques succès . et entra dans l'état ecclesiastique. Introduit à la cour , une figure agiéable , un esprit délicat et souple , une conversation assaisonnée d’anecdotes , une pUisantene fine , lui gagnèrent le coeur des hommes , et sur- tout celui des femmes. Un sollicita vivement pour lui. Enfin Jjokîs Xll' lu nomma , en > 1698 , a l'évêché de Fréjus. > Je voiu >■ ai fait attendre thng-temps , • lui dit ce prince; > mais vous avex tant ■■ d’amis , que j’ai voulu avoir seul >■ ce mérite auprès de vans. • A ta mort , Q le nomma piéceptrur de Zoiiis Xr. Il n'avoit pas les talent des BnssHet , ni des t'initon ; mais il se distingua par un attachement sans bornes peur tou auguste élève. Il fut fait cardinal , et bientôt après Loutt Xy le mit à la tête du ministère. Il avoil alors plut de 70 ans. I.e fardeau du gouvernement ne l’efi'nya point , et il montia jusqu'à ta mort , eu 1 7g3 , à 8g ans , une tète libre et
saine , toujours capable d’affaires.
Il négligea la marine , parce qu’elle lui parut trop coutcuac ; et ce fut une des sources des humiliatiouaque la France éprouva durant et après son ministre. L’économie sévère
Î[U’il mettoit dans sa maison , il vou- 01 1 l'introduire dsns Padmiiiiitration publique ; et la crainte d’etre prodigue , le rendit souvent mesquin.
Fontaine ( Jm de ta ) , ne connut qu’à 3S ans son talent pour 1a poésie , que la lector e d’une ode de Ha- IhtHhf fit éclore. U puisa dans les auteurs , qui furent alors l’objet de ses études , le style analogue a la aimplicité qui le caractérisoit. Ansai naïf que les béret de scs fablet , ce fut un enlânt véritable , mais un enfsnt ssns malice. L’espèce de stupidité que cet homme de génie avoit dans son air , dans son maintien et dans sa conversation , fit dire à madame de la SaUiirt , un jour qu’elle avoit congédié loua sca domestiques ;
• Je n’ai gardé que mes trois betes :
• mon chien , mon chat et mon ta • Fontaine, • Indifférent pour la religion tant qu’il suivit les muses , une maladie le rendit chrétien ; et ta dévotion fut si vive , qu’il prit un cili||. Cet homme immortel , le dMapoir de ceux qui voudront réussir après lui dans l'spologue, termina ta caiTière en 1693 , à 7g ans. II , 3gg , g8$ , 5og.
FohtenelLE ( Bernard de Bovier de ) , nevendngtand CornaiV/cparsamèro, naquit à Rouen , en 16S7. Destinés vivre plus d’un siècle , il pensa moarir de foiblesae le jour même de sa naissance. Dès son enfance , il aa distingua par les saillies faciles et légères de son esprit. Il n’avoit pas fini ses éludes , qu’il étoit déjà auteur. Après sa physique , il fit son droit , fut reçu avocat , plaida une seule cause , la perdit , et promit de ne plus se montrer au barreau. Il partagea ta vie entre la philosophie et les belles-lettres , te familiarisa avec toutes les sciences , et prouva qu’il les connoissoit bien. Ses Dialogues des Morts , puliliéi en i$33 , commencèrent ta grande réputation.
La morale y est pai-tout gracieuse , et, pour ainsi dire , nn peu coquette:
lebel-csprilt’y montre beaucoup plut encore que le philosophe. Ses Entretiens snr la Pluralité des Mondes , soutinrent sa gloire et l’accrurent. Il
TABtE HISTORIQUE
y fit eonnottre , potir la première foU , l’art diffîniu de i*épaudre des grarcs jusque sur les matières les plus abstraiu*s : il y est tout a la fois clair, profond, Ün , enjoué , galant. Ses Pastorales sont de mau- Taises églogues mais des poésies très-délicates. Ses bci^ers n'en ont que Thabit , jamais lu style ; il faut |x>urtaut avouer qu’ils disent de trèsjolies choses ; et peut-être Fonlcnelte a-t-il voulu créer un nouveau genre.
Toutes les compagnies savantes se firent une glo re de le compter au nombre de leurs mcmbi*cs : il éloit fait pour les illustrer. 11 fut, durant 43 ans , secrétaire de l’acadcmic des sciences , dont il fit rhistoit*e. Les Eloges des Academi^cus font partie de ect ouvrage , qui seul eût suffi pour immortaliser un auteur. Peu de sBvans ont eu plus de gloire , et en ont joui plus long-temps. Avec un tempérament délicat en apparence , il fut cepeudant préservé de toutes CCS maladies qui attristent , par intervalles , noire frclc existence. Les facultés de son ame sc soutinrent encore mieux que celles de son corps. 11 mourut le 9 janvier 1757 , avec celte séiénité d'ame qu’il avoit montrée durant tout le cours de sa vie. Peu de tcmpi|^vant de rendre le dernier soupir: • Voilà, ï* dit-il , la première mort que je * vois. - Son médecin lui ayauL demandé s’il soull'roit : •• Je ne sens, » répondit-il , qu’une difficulté d’è- •• tre. - Ou a imprimé le recocil de ses oeuvi*es en 1757 , en 10 vol. //ila. 1 , 94 , 3i5 , 319. H, aaS, 56o.
lU , aaa , 345.
FORCE ( Jacques-Nompar de Caunwnl , duc de la ) d'une famille noble et ancienne , échappa comme par miracle an massacre de la Saint-Bavthélemi , et servit utilemeut Henri IV et Louis Y///. Ce dernier prince le fit raaiéchal de France , et érigea aa terre en duché-pairie. Il prauva sa recounoissancc par de nouveaux exploits , et mourut plein de joui*s et de gloire , en 1 65a , à 97 ans. 1 , 33o. in, 95.
FOEHUS , sénateur mmaiu sous 3'Aéodoric t roi des Goths. 11 , 385.
FORTUS.4T ( Venantius~Honorius~ Cle^ rtientianus') , prêtre , et , selon quelques-uns , évêque de Poitiers , naquit eu Italie , s'attacha à Gi'êgoiro’ de^Tours , et composa quelques {>oëmes latins , utiles pour l'histoiie an-
cienne de France , et qtic le père Brawer a publiés ei» 1616 , /n-4*®
Foulques II , comte d’Anjou , dit U Bon , fit cultiver et défricher avec soin les terres de son comté, il s'appliqua à faire lleurir les sciences et la piété parmi son peuple. Lui-méme alloit chanter au choeur ; ce qui lui attira les )*aiUcries de Jjouis d'Outremer , qui pensoit qu’un prince ne devoit ni chanter, ni étudier : » Sa- » chez , sii'e , lui répondit le comte,
» qu’un prince non lettré , est uu •• aue couronné. •• 11 mourut en 958.
FouQüET < Jeanne) , une des htWiucs qui defeudireut la ville de Beauvais , dans l'assaut que Chtudesdf Hardi , duc de Bourgogne , donna à cette place en 1473. U , 5so.
FoüQüET ou Foucquet (Aû-oZ/m), marquis de Bclle-Islc , sur-intendant des finances , en i653 , fut disgracié eu 1661 , condamné à uu bannissement perpétuel, et renfermé dans la citadelle dePigncrol.il moui'ttten 1686, à 65 ans. 111 , 3o5.
FOÜQUET ou Foucifuet ( Charles^ Ar~ maud) , fils du piécédent , naquit en 1657 , enti*a dans l'Omtoire en 1681 , mérita la conüancc du caidinal de JS'oaUles , cl mourut à Paris , dans la maison de S. Magloire , dont il ctoit supérieur, en 1734. 111, 379*
Fourcroy ( M. ) , avocat célèbie au paidcmcut de Paris, lil , a65.
François I , surnommé le Grand et U Père des leUres , qu’il rappela dans ses Buts , et qu’il dota rRhemcnt, naquit à Cognac en 1494 » de Char~ les d’Orléans y comte d'Aligoulcme , et de Louise de Savoie. U succéda à Louis XII son beau-j>ère , en i5iS ; ^ joignit au titre de roi de France celui de duc de Milan , et sc mit a la tète de ses troupes pour faire valoir ses prétentions sur ce duché. Les Suis* scs furent vaincus à Mai-tgnau , et le Milanez rc<;ut 1a loi du vainqueur.
Fntnçois voulut devenir empereur ,
' mai.s Chai'!es-{fuini fut élu en i5i9 ; et telle fut l’origine de cette rivalité . funeste , qui arma ces deux puis- ?** san.s monarques, et qui Ait fatale à ' toute l’Euixipe. La fortune se rangea tout-à-tour sous 1rs étendards des deux princes; mais enfin elle se fixa pour toujours du coté de Char-^ tes~Quini. A la bataille de Pavic , en 15x5 , malgié toute sa valeur et
CES FEnSONNAGES.
tclk de sei troDpni , Françnis fut fait prinouiiicr , rt conUaint d’accordrr a $on riTal lo prix exrcaiif qu’il mcttoil à sa liberté. Le traité qu’il fit alors fut la souixe d’uuc uouvclle guerre. Enlin , le calme fut rendu à l’empire et it la France , par la paix de Cnapy en i544 : mais Frmçoit n’en jouit nas long-temps ; il mourut à Raniliouillet , le dernier de Mars 1S47 , à 53 ans. 1 , 44 , 146 , aSg , 2(0, tog , 443 , 479. II , S4 , i63 , 164 , 377 . 391 , 407 , 4J4 , 441. ni , 8; , 99 , aïo , ai3 , s8i.
Fraüçois II , fils de limri II et de Gatherine fU Mrdicis ^ naquit en 1544 , et devint loi de France en 1559. Il mourut le 5 Di'ecmbre 1 56o , à pris de 17 ans. C’est sous son régne que les protestans furent appelés Hnitiunots. 1 , 444.
FbaKçois de Lorraine , né en 1 708 , devint grand-duc de Toscane en 1737 , par l’échange qn’il lit de la Lonaine pour cette souveiaineté.
L’année précédente , il avoit épousé l’illustre Marie~Thèrrst d’Autriche , fille aînée de l’cmpcieur Churlrs VI, et ix-iuc de Hongrie. Cette princesse le fit élire empereur en 1745 , et il mourut en 1769 , laissant une nombreuse famille , qui semble n’ètre appelée au gouvernement des plus belles monarchies de l’Europe , que pouf faire le bonheur des peuples ,
. et être l’exemple des aouvciains. Ce prince est le pire de Marie-Antoi~ Htiu , archiduchesse d'Autriche , digne é|M)Use de Xoiu’s XVI, et la mèia des E'iauçais. II , 209.
François < Saint ) , né à Auise en Ombric, l’an 1181 , ivnonça au négoce poursuivie la pauvreté évangélique, institua l'ordre des fivres mineurs , fonda un grand nombre de monastérus , mourut eu laaC , et fut canonisé deux ans après sa mort par le pape Crtgoire IX. II , 164.
François ( Saint ) , né à Paule, ville de Calabre , en 1416, fondaécur de ronlie des bliuimcs , donna à ses disciples l’exemple des veiiiis qui l’ont mis au uombie des saints. H mourut eu i5o7, à 91 ans -, ut fut canonisé par le pape léon A." en i $19.
François DI Sales ( Saint) , naquit au château de Sales au diocèse de Genève , eu 1567. Il sc livra avec un » lc plein de douceur et de persévérance a la oonvcision des hérétiques; et ses prédiuatious fuient si hcuieu-
set 9 qn*ii en fit l'entrer dan» l’Eglise plus de 70,000 dans l’espace de lo ans. Le rat^iual du Penon disoit qu’il n’y avoit pus diiMtiques qu'il UC pi\t cunvainoïc ; mais qu’il fallo t s’adresser à François de oafes pour 1rs convertir. L’èvéque de Gcuèvc le choisit pour son culbuteur , titre qu’il accepta malgré mi. 11 succéda à ce prélat en i6oa , et eotreprit la l'éfoi'me de son diocëse. 11 visitoit les maliües , dontioit tout aux pauvres, iustruisoit son peuple, établissoit dos mooaslèros ; et il vint à bout de rétablir l’antique vigueur de la discipline ecclésiastique. 11 moui'Ut d’apoplexie 9b i (sa , et fut cauonisé en i665. I , a , a8a. 111 , aSi.
FntDECONDS, d’sbord maîtresse, puis épouse de ChUpèric 1 , roi de France , déshouora son sexe et le trône par mille horreurs, et mourut en 596 , couverte de gloire par set succès , et d'opprobre par ses crimet« 1 4*5.
FllLOEAlC I , dit Barherousse , ûls de Frédéric^ duc de Souabc, sucera à sou père eu 1147 , et obtint Is cou* ronne impériale en 11 Sa. Il eut de grands démêlés avec les papes , se croisa pour la Terre-Sainte , suivant la manie du siècle , en 11 89, et se noya l’année suivante , en se bai* gnant dans le Cydne qui passe par la ville de Tarse en Cilicic. Il avoit régné 38 ans. C’éluit un prince courageux , libéral , constant dans l'adversité , protecteur des sciences , et doué de la plus grande mémoire. II , aia.
FRr.D£MC , roi de Naples , monta sur le liône en 1496 , et cessa de régner en i5o6. 1 , 3o8.
FnfDEHIC-GuaLAUME , dit U Grand ^ électeur de Brandebourg , né en 1620, prince magnanime, débonnaire , généreux , humain , qui de lui-mème , sans ministres ni généraux , donna naissance à la puissance de Brandeboui*g , et rendit florissant un état qu’il avoit trouvé enseveli sous ses ruines. II mourut en i683. 111 , 229.
FA£IND ( Jean ) , né en 1875, et mort en 1728 , premier médecin de la rincesse de Gilles , depuis reine 'AnglcteiTe , se montra digne de sa réputation et des places qu'il occupa , par ses cures nombieuses , et plus encore par les savaus et utilea écrits qu’il a laissés sur' son srt. Ils ont été rccucUUs a liondres en *733,
43o table hi
in-fol. , el réimpviméi à Pari» en 1715 , in-*.o l, 98.
PaoSTIM {SexiHS- Julius) , braee guerrier et savant jurisconsulte, fut préteur , Pan 70 de J. C. Ou dit même qu’il fut élevé au consulat sous l’empire de yespasien ; mais son nom ne se trouve pas daus les fastes consulaires. Quoi qu’il en soit , il fut utile à ses contemporains , par ses snccés militaires , et d l'est aujourd’hui à tou» les gneiTiers , par se» quatre livres de Stratagèmes , plusieurs fois réimprimés , et qui ont .lé traduits eu français avec Poljen , en 1770 , 3 vol. in-t^ II , *58.
PllONTo ( ilarau-Jalim ) fut élevé au consulat l’au 100 de J. C. et eut 3Vo- Jéut pour collègue. I, 388.
STORIQUK
FBUCTtTEUX (Saint) cvéqne de Tartagoiie en Espagne ,suu&i'it lemarlj'rc par ordre ù’/KmiUrn , gouverneur ila cette vilic, durant la huitième persécutiou excitée contre les chrétiens , en vertu d’un édit donné par l’empereur yaUrirn , en a56 ou i57, 1 > 5 . i3.
FULVIUS-FLACCÜJ ( Qiiittlas ) , fut un des plu» grands généraux de la république muraine , et fut quati-e ibi»
cousul : la première *ki , ut la dernière aog ans avait» J. C. II , rS).
FulviUS , noble Humain du temps de Cicéron cl de Catilina. 1 , 21 3.
FuhNIU» , partisan d'/lnioinc , obtint sa grâce a* .Auguste, Ic'servit , et soumit les Cautabres l'an ai de J. C.
III, ii3.
Gabblos , de la tribu de Nephtali , arni de 7’obie et son débiteur , durant sa captivité a Niuive. 1 , 170.
GaWTASÜS , admirateur de Tite-làve , VHit des extrémités du monde pourvoir i Rome ce célèbre historicu.
CAïXAS , chef de quelque» hordes de Guths , mérita par s» valeur d’ètre mi» à la tète de» arnrées de l’empereur Arcadius. A peitre »e vit-il nécessaire , qu’il vorrlut proflter de la foiblesse du souverain , pour exercer , aous 8on nom , le plu» odieux despotisme. 11 eut l'ambition d’être le seul favori d* Arcadius , et bientôt il ae crut digue de l’empire. Son audace réveilla enfin le léthargique monar-que. Excité jrar les entremis aecrets de Gainas , il le déclara rebelle i çt le Golh , déchu de ses espérances , s’en vengea eu ravageant fa Thr.-rce. IJldnin , roi des Huns , fut chargé de marcher contre lui en ^oo. Li-a di-nx armées en viirrent aux mains, le combat fut rude, et Gaînas y perdit la vie. II , 40.
Galba , jurisconsulte romain , contemporain de Jules-César. II , 224.
Galba (Serrius-Sulfiilius) , de l'illustre famille des Sulfiiiitts , féconde en granils homme» , exer-ça avec honneur le» charge» les plus éminentes de l’empire romain , et fut proclamé enipereur après l’infame Néron. 11 en lit oublier le» excès par quelque* vertus : mois il sc laissa gouverner par des hommes vils et sanguiuai- Ses troupes , que son avarice
avoit trompées , l'assa-ssinî-rent l’an 69 de J. C. . a l’àge de 73 an» , le septième mois de sou règne. I, 375.
GaLEBE ( Galerius-Fdlrrius-Xaximianus), naquit de pareu» si pauvre» , qu’il commença sa fortune par garder les troupeaux. La» de celte vie précaire , il se üt soldat , montra de la bravoure , mérita le» premier»
grades militaire» , et bientôt le commandement des armées. L'empereur Dioclétien son souverain , bomme de fortune comme lui , charmé de son mérite , le créa César , en agi , et lui donna Paleria sa fille. Le nouveau prince voulut pi-ouver sa recomioissance par de nouveaux exploits. 'Vàincu d’sbord psr le» Perses , il les vainquit à ion tour , et les obligea d’abandonner cinq grandes provinces an delà du Tigre. Dé— clsré Auguste apiès l’abdication de JJiorlétien et de ilaximien-Heratle , Galère devint le boni-rcau de l’empire , el gouverug comme Néron.
Cet homme , dont l’ame étoit aus*i basse que sa naiasancc , ne ic ci-oyoit maitre du tant de vastes contrées , que ponr les inonder du ssug des nations. Il versa celui des chrétiens, perscenta tou peuple , et fiuit par le révolter. II uioui-ut d'un uleèrâ affreux en 3ii 1 , 24.
GA7..ESU3 , aU'ranchi de Camille , sénateur romain , qui couspira contre la vie de l’empereur Claude.
GalETES , favori de Pttdomie , roi d'Egypte IH , i83.
r- -’ed b.
DES EEnSOMNAGES.
CAI^E-GaLUÊI , au ntliuel de Vicennt6n/(7«, noble Floi-cntin .eut dit M>n eufencc une peuion si forte TCur les mathématit^ui’s , qu’on peut dire qu’il naquit gcombtre. Il lit, dans l'btude ae U pliilosophic , des progrès qui ëtapnbrent l'Europe i mais ayant avancé que c’est la terre qui circule autour du soleil , et que cet astre est Exé an ceutre du système planétaire , sonmis seulement k uue simple circonvolution sur luimême , il fut mis ii l’inqnisitiou , et obligé de rétracrer cette hypothèse comme une erreur. Quelque temps après , il défendit de nouveau ces principes : il fut arrêté une seconde fois , et condamné par une aentence , signée de sept cardinaux, à être emprisonné , et à réciter les sept psaumes pénitentiaux une fois chaque semaine, pendant trois ans, comme relaps , et coupable d’avoir enseigné un système absurde ef faux en bonne phiiosoyhie , et erroné dans la Joi , eit liMt qtdîl est expreseèment contraire à la ÿaitUe-Ect'iture. A l’âge de ;o ans , GalUie demanda pardon l genoux d’avoir soutenu une vérité.
Cependant en te relevant , agité par le remords d’avoir fait un faux serment , les yeux baissés vert la terre , U dit, en la frappant du pied ■ • Elle remue pourtant. - Ce grand homme , qui éclaira son siècle et la postérité , mourut huit tnt après Cette seconde persécution , en iCsa.
Le recueil de tes oeuvres , en italien , a été donné i Bologne en i65t , a vol 10-4°. III , IS4, a3o.
BAUüT t Jacquet de (iota-don de Genou! llac , dit ) , officier d’artillerie , sous le r^ue de Vrtsnçois 1 , qui récosnpeusa gcuéreusement scs services.
GaLLIEN ( PiJtliut- Ucimius ) , fils de yaièrirn , fut associé à l’empire par son père en aS3. Heureux au commenccmeut de sou règne , il paya CCS premiers instant de félicité par une longue suite de disgrâces , qu'il n’eut ni la prudence de prévoir , ni le coiu'age d’écarter. Il fut toujours en guerre contre les usurpateurs qui proUtoient de ta faiblesse , et de ton amour pour les plaisirs. Enfin il snecomba tous leurs coups , et fut assassiné par Cècropiut , à la sollicitation A’ Auréole qui veuoit de prendre le titre d’empereur , eu a68. Gailien éloit alors dfns sa $o‘ ausée, Ul, i»é.
GaLLUS , 61s de Julee^Constanœ , et neveu du grand Constantin , étoit frère de Julim-t Apostat ^ avec lequel il entra dans l'état ecclésiastique.
L’empereur Constance le Dt mettre à mort eu 35*. 1 , 399.
GasOOIOKK ( Sir Villiam ), chef de la justice k Loudirs , août le règne de Henri IV , toi d’Angleterre. II , 38(.
Ga5SE?SDI ( Pierre ) , né en 169s, embrassa l’état ecclésiastique , et devint chanoine et prévôt de l’égliae cathêdiale de Digne. Il joignit k l’étude de la philosuphic et des mathématiques , la connoissanoe dea langues et une érudictiou profaude , il la prouva , en adoptant le système A'Epicure , qu’il réforma et rendit respectable. Il devint professeur au collège royal , et tons les protecteur»
des lettres ac Ürent un honneur d’être de ses amis. Il osa lutter contie le grand Detcortet , se montra digne d'un tel adversaùo , et comme lui eut des disciples xélés , qui prenoient le nom de Gattendistet. U mourut en 16&6 ,A 64 ans. Tous ses éaits ont été recueillis à Lyon a 9^ après sa mort , et forment 6 vol. in-Jol. On peut y puiser bien des htmii'res. Jiernier a donné en frangaia un abrégé de la philosophie de Goa-, sendi. III , S07.
GassIOIV ( Jean de), né en tSo-J , signala sa valeur et apprit le métier des héros soiu le grand Gustave , roi de Sni'de. Après la mort de cet illustre conquérant , il revint en Francs avec son régiment , et partages avec le grand Condi l’bonneur de la victoire de Rocroi. La roi récompensa ses services du béton de msréclial de France en 1S43 , et l'aunér suivante il fut déclaré licnteuaut-général de l’armée de Flandres, cnmmandéc par Gaston , duc d’Orléans. Il mourst à Arras en 1647 , d’une blessure qu’il avoit reçue au siège de Lena. 111 , s8i.
Gaston b* Foix , duc de Kemnnrs , 61s de Jean , comte d'Etanrpes , et de Marie d’Orléans , sonir de llouit Xll , fut fait , par le roi son oncle , gouverneur de Milan , et général de son armée en Italir. Il y tit briller tous les taicns d'un grand capitaine, cl gagna la bauille de Ravenue , le II Avril , jour de Pâques iSui mais en poursuivant un gitjs de 4,00e Eapagnols qui faisoient retraite , il fut enveloppé et tué , à l’àgo de
ans. Tonte la France fut sensible à la pei te de ce jeune héros , dont les vertus , l’intelligence et la valeur dunnoient les plus grandes espci'an* ces. 111 , 3io.
Gaucher de Chatillox fut connétable de Fi-ance sous le roi Philippe* le-Bel la principale dii*ection des affaires sous son successeur Louis Hiüin , et mourut comblé d'honneurs et de gloire , en i3s9 , à 8o ans , au commencement du li'gne de Phi* lippe de Palois. Il , 5o3.
GauCELHE , valct-dc>chambre de $.
le suivit à la Terre-Sainte, et y mourut de la peste. 1 , 70.
GaUTIers de Nemours, l'un des principaux seigneurs français qui suivirent S. Louis dans sa première croisade. II , 329.
Gautier de Mauni , gentilhomme anglais , Tun des ofBcieia à! Edoiuird lll , au siège de Calais. 1 , 222.
GauviLLE , capitaine des gardes (|u maréchal de Quèbriant , au siège de Kotwil , en 1643. lll , 291.
OaoZLIX , évêque de Paris au neuvième siècle, ni , 3o8.
Gave , un des chanteurs de la musique de Louis Xiy , estimé ce prince pour la beauté de sa voix, m , 342.
GaZAU , savaut docteur muzulman.
lU, 171.
OÉFROl , fils de Foulques TI , succéda à son père dans le iximté d’Anjou , au milieu du dixième siècle. 1^
Géla , fille de Homilde et duchesse de Frioul avec Appa sa sceur. 1 , 478.
GELOX , fils à! iiivparque , roi de Géla , s'empara de l'autorité à Syracuse Pau 492 avant J. C. 11 avoit les ualilés d’un héros cl les vertus 'un roi. il en mérita le titre, que les Syracusaiiis lui conférèrent , et il mourut l'égrené comme un père , Pan 478, ou meme 472 avant J. C.
I, 3oo. U, 417.
GEMlXius, Romain, partisan du triumvir hhwc^Auloine. I , 5i5.
Gf.NÉsius , second lils du sophiste JAoucey et IK-rc d'Afhénais ou Eudo* CfV , épouxe de Pcmpei'cur Tltcotlose JT. Cette princesse le fit créer préfet du pi'éloire d’Illyvie. III , 20.
GENEVIEVE (Sainte), née à Nanterre, près de Paris , ver» Pan 4^2 , mourut dans celte capitale le 3 Janvier S12 , et fut inhumée dans Pcglisc qui porte aujomxlhui sou nom. 1 t
ïTORIQUË
GEXCfis-KHAN , né en 11S4 . régtm sur les Mogols à Page de i3 ans 1 mais délréné pi'csquc anssitôt , il mérita l'asile que lui ouvrit uii prince voisin , qu'il protégea par sa valeur. Ayaut repris son sceptre Ica âmes à 1a moin^ il devint conqnél’snt , et soumit à son empire plus do 1 8 cents lieues d'Orient en Occident , et plus de mille du Septentrion au Midi. t*no maladie l'enleva au milieu de ses trioniplies , en 1226, à 7^ ans. Cofdai^Kan , sou petit-fUs , fut reconnu empcieur de la Chine , en 1280 ; et c’est de lui que descendent les empcrom*s qui ivgnenteiicore anjourd’hui sui* cc vaste pays. 1 , 2S9.
GÉXUClÜS-ClPPUS , ou Genicius , préteur i*omaiii dont Pexistcncc n'est pas parfaitement certaine. Falère* Maxinte eu ^laile au chapitre é de son cinquième iivi*c. I, 21E.
GuERCtES , marmiton de AI. de Turenne»
Georges ( Louis de Brunswick ) , düc et électeur d’Ifanovcr , étoit fils d'Ernest- Auguste de Brunsvrieb. Il fut pi'oclamé roi d'AnglcteiTe le la Août 1714, après la mort de la reine Anne. 11 mourut le 22 Juin 1727. II «
Gf.R.tDF. , Lacédémonien , sévère observateur des lois de J^gttrgue. X ,
Gerasime (S.), né en Ljcie , se livra dès sa première jeunesse à là vie solitaire. Après avoir quitté son pays , il vint en Palestine , et y bétit un vaste monastère, oh il i*a$scmbla un grand nombre d’anachoi^tes , qu’il éclaira par ses avis , et qiUil édifia par tes vertus. 11 mourut le 5 Mars 4:5. III, 260.
Gerbaut , guerriet* plein de courage , qui défendit Paris conti'c les Normands, en 885. III , 3o8.
GermaIX (S.) , évêque d'Auxerre . né dans cette ville en 38o , se livra d'abord à la jurisprudence , et eut le gouvernement de la ville d'Auxertx* , avec le commandement dt*s lioufcs du paya. Son intégrité et sa sagoasc le tii'cnt oimer du peuple , qui vou* lut l'avoir pour éveque après la mort de S. Amateur. Il eut peine à se rendre aux instances de tes compatriotei , et dès qu'il eut reçu l’onclimi épiscopale , il donna tous ses biens aux pauvres , se consacra tout entier à Pinstruction de son trou))cau , ot ii la pratique des vertus les plus austères
DES PERSONNAGES* 433
lèrct. Ce sftml prélat moniut le 3t expeditioni , et qu'il éclaira de tel fuitlet 44$, à^é de 68 au». 111 , conseil». If, ai , 420.