‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 137 sur 169 · UI · texte numérisé non relu

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OiuTfA ( M. le marquisde), gouver* Deur des Paya Bas pour CMofesH^ roi d’Espagne. 1 , 1 ^ « 3i3.

Giia!YCÈ ou Crancfy ( Jtteques de Rouxtl <U Afrd/u'^,^comte dc)^ servit long* temps ; mais il dot à ses amis , plus qu’à S42S exploits , le grade de lua* r*‘chal de France , qui lui fut donné .eu i63i. 11 mourut en 1680, à 78 ans. ill , 1 70.

GRANB.FEJiRt « paysan valeureux, sous le rl'gne et durant la pi-ison du lui Jean, llf , 3oi.

GraND-PbÈ. Voyez JüYF.li.sE.

GRArtIUS , plaisant de Rome. 1 , 3o8.

Granius , romain , bcau*üU du grand , à U fortune duquel il s’al* tacha eu s’alliaut à cet homme célébré. II , 3i.

GRATlRIi (/-Yrti iu*). fils de IVmpcreur ViJtniinien / , fut déclaré Auguste par sou père en 367 , et lui succéda en 375. 11 avoit de l’espril, de l'éloqucncc , de U inodi^tie , une chasteté sévère , et un grand zèle contre les hérétiques cl les payens. Il associa Thèodose à l’cmpiie , et lui donna rOrieot en partage. La fin du règne de ce prince ne fut point heureuse , car il fut défait par Muxinte , commandant de la Grande-Bretagne, et qui s’ètoit fait proclaiDfi' empereur.

Le légitime souverain prit fa fuite

devant le rebelle , et fut assassiné à Lyon par Andm^athius , en 383 , à 24 ans. 11 , 204. 111 , 16.

GrIgoIRK I s. ) , surnommé le 'rhmf mntuvge^ à cause du don des miracle9^ que llàeu accorda à «sa foi et à ses vertiu I ctudU sous Origine , se montra digne d'uu tel maître , et fut élevé sur )o siège de Néocésaréc sa patrie , vers l'an 240 , quoiqu’il fut absent de cotte ville. Il muurat en a55 avec 1a consolation de ne plus laisser que f? idoUU'Cs dans son diocèse , uü il n’avoit trouvé qile 17 cliiélieus lors de son ordina* lion. U , 33t.

GREGUtHL DK NaZIAMZB (S.), l’UQ des plus célèbres cl des plus savana docteurs de l’Rglise grecque , fut d’abord ordonné évéque de Sazimes, par S. Basile , évéque de Césarée « compagnon de scs études , et son ami. Ensuite il devint coadjuteur de Orègoire son père , dans l'evéchè de Naziaiize , et ne voulut accepter cette cdiarge , qu’à cOnditioiX qu’il ne lui suc«:édei'oit point. Enfin , il fut reconnu patriarciie de Constantinople par une assemblée d’évèques et par l’empereur iltèodose eu 280. Mais , en butte aux traits des Ariens (|ui reduutoient sa doctriue , et des catboliquea jaloux de aes vertus , U renonça au siège de la capitale d’Orieiit , ae confina dans la soh|ude après laquelle il avoit toujours soupiré , et mourut en 391. La meilleure édittou des ouvrages de ce père, est celle de Paris, 1609 et 1811^ a vol. inJoJ. Il , 9a.

GREGOIRE OB Tutas ( S. ) , ainsi surnommé parce qu’il fut évéque de cette ville eu 573 , sc distingua par ses «WiU et par ses vertus. Ou lu legaixle comme le père de noire histoire , mais non cmnuic le modèle des historiens. Simple et crédule , il n’a mis du choix ni dans les faits , ni dans le style : le sien est aussi rude et aussi giossîcr que le siècle' où il vivoit. Cependaul, malgré ses défauts , son ouvrage est important pour acquérir la counoiosance des premiers temps de notre monarchie.

La meilleuie édition jesl celle qu’ea a donnée dom Jiuinarf eu 1699 • in^Jof. Grégoire liioumt eu 59$ , k 5a ans. 1 , 418 ,

Grégoire <S.) ,• surnommé le Grand , futd'aburd préfet de Rome. Il quitta cette dignité pour s'ciisuvcUr dans la reli*aitc. U eu fat tiré pour être

lie 2

^36 TABLE HII

mis au nombre des sept diacics de l’Eglise romaine , dont il devint le pasteur en Sgo' , apri’s la mort du pape W/aga. Sou 7.ùle alors s’étendit a tout : il soulagea les pauvres , i-éforma les mœu« , envoya des apôtres ches les infidèles et surtout en Angletcire , léprima les patentions fastueuses des prélats , institua le chant de l’office .divin , prit le titre modeste de serviteur des serviteurs de Diets , et quitta la vie, après l’avoir semée des plus sublimes vertus , en 604. Ce saint pape a inérité , par ses écrits solides et lumineux , d’éüe mis ou nombre des docteurs de l’Eglise latine. 11 n’a rien de bien élevé dans son style et dons m manièi*e , mais il est facile et suivi , et ce qu’il dit touche et persuade. Nous devons à dom de Sainle-Marllie la meilleiii-e édition des ouvi-ogcs de ce savant pasteur ; elle est eu 4 vol.

iu-fot. I, 4ié- 11 I 71 »

GRBVIS ( Jacques ) , né en t538 , s’adonna dd bonne heure 4 la poésie française et h la médecine f et Ivit ainsi tout à la fois chantre et sacrihcateur d’Apollon. On ne lit plus scs poésies , mais elles curent du succia dans son siècle ; et lUarguerile de Trance , duchesse de Savoie , le fit sou médecin et son conseiller. Il mourut à la cour de cette princes.se , en 1570. Scs poésies et sou théâtre ont été imprimés à Paris eu iâ6i , m-8.0 U , i83. . . ,

GltlLLUS , fils de l’historien Xenophon.

G&IMOALD , duc de Beuevent en 647 t usurpa le trône des Lombai-ds en 662 , et mourut cinq ans après. I ,

GROTHOSEN I trésorier et favori de Charles XII , roi de Suède , durant le séjour de ce prince à Bender.

GrotiOS ( Bugues t , fameux politique et littérateur hollandais, mourut en 1645 , à 62 ans , après avoir rendu sou nom à jamais célèbre par scs négociations et scs savans écrits. On en peut voir l’histoire dans celle de sa vie qu’a donnée M. de Burtgny , en 2 volumes m - la. I , 26. Il , i85 , 438. . „ .

GüKBRI.SST ( Jean - Baptiste Budes , comte del , un des pins grands guer- ■ riers de son siècle , naquit en 160a , incriU le bâton de maréchal de France eu 1642 , et mour ut l’année

itorique

suivante , d’nnc blessure qu’il reçut au siège de Rolwil. 111, ^9**

GUESCMX l Reaauld du ) , père du suivant , épousa Jeanne de mains , dame de Sacé. I , 338.

GUESr.tlX ( Bertrand àxi'\ , counelable de France , I un des plus grand* hommes dont parle notie histoire , donna dès sa plus tendre jeunesse des preuves du plu* intrépide courage. Sa vie ne fut qu’une chaîne de victoire* , d’action* de justice , de bienfaisance et de paüiotisme. U mourut eu i38o , en assiégeant Châteauneuf-dc-Randon , dans le Gcvaudan. Il futeutené à Saint-Denis, auprès du tombeau de Châties é , et à scs pied*. Sou coi-p* y fut porté avec les mêmes cérémonies que ^

ceux des souverains. 1 , lo, «

GCESCUN \ Julienne du ) , rcligicttse , tMiiW du précédent : elle rcsscnloit la l'ace dont elle étoil. H « 7***

Guet ( le chevalier du ) , qn> awiatn à l'exécution du roai-échail de Marillnc. Il , ao6.

GciCHE { comtesae de ) , favorite de Heru’i I y, que ce prince vouloU epouacr. n , 19.

GUIDE (le > 9 peintre célèbre , qm a ert immortalisé par son pinceau léger et coulant , sa louche gracieuse et spirituelle « son dessin coircct « I»

fraîcheur de ses csrnstions , et •’trtout psr les perfoctions inimitable* de ses têtes. Il amassa de grands biens , les dépensa au jeu , et mourut pauvre en 1641 , a 67 au*. III ,

GoiLL.UIME I , dit le Bdinrd , parce qu’il l’étoit de Bolu-rt , duc de Norinaudie y auquel il succéda , et le ConquâanI , parce qu’il fit la conquête de l’Angleterre en 1066 , mourut en 1087 , à 61 ans. I , i34 , i87*

Guillaume II , dit le Baux , fiU du précédent , succéda à son père sur le trône anglais , en 1087. H régna eu despote , et frappé il la chasse par un de ses courtisans qui vouloit tuer un cerf , il mourut de sa blessure en 1100, à l’âge de 44 ans. I , i34 1 167 , 2.18. II , 9>-

GuU.LaCME III de Nassau , pnnee • d’Oniiigo, né à la Haye en i65o, élu stalhouder de Hollande en 167* .

lit 1* guerre k Louis XI y ! passa e»

DES EEES

Atiglpt^rr^ en , chassa Jae<fuês tl y son beau'p^, de son palais et de son trône , 4t s'y mit à sa place. Au reste , il sc montra foH digne de l’occuper par l'éclat de ses entreprises ; mais il ne gagna pas l'aâcction de ses peuples ; et peutêtre eussent-ils liui par le haïr , si son animosité coiiUe fa Fi*anre n'eût suppléé a ce qui lui maiiquoit dû côté des talens. 11 moumt m 170a, à 5a ans. i, aaS. 111, » 17$»

aS*.

Guise ( Frnnt^is dé Lorrniné , dac de ) , ne en 1519 , se signala par une lira- ▼ourc hcix>ique , et fat regardé comme le plus habile rapHaine de son temps. Favori de U<n» i II , il régna presque sous le nom de ce pfSncc. Il lût plus puissant encore sous le régne de Fvnncois 11. On le dcclam lieutenant-général du royaume , et le parlement lui donna le titre de ContfnHUtitr dé in jfniHé. Son autorité étoit telle , qu’il i*ecevnit assis et couvert jéntoine , roi de Navarre et prince du sang , qui ne lui parloit que debout et télé nue. Sous Chariés IX , celte autorité baissa , mais ne fut paa totalement anéantie.

11 l'avoit acquise par la foiblesac des monarques précèdent : pour la

maintenir contre les cabales €{ui sc furmërcnt alors , il lui fallut uaer d’une vigoureuse politique , et développer toute l’énergie des rcsftourccs u’il ponvoit trouver dans son génie, e prince de Condé , en te mettant k la tête des bugneiiotSf ne a'étoit proposé que de auppbulcr le duc de tSuiâé. AQn de résister à cette faction devenue redoutable , le duc feignit un aële ardent poai‘ l’antique religion du royaume; et se déclarant ch^des catholiques , il publia que soiAcssein unique étoit de défendre la foi de ses pères contre les eiitrepriaes des novateurs. 11 ne manqnoit qu'un prétexte aux deux {>artis pour en venir aux mains , et il no taida pas k sc présenter. Le hasard voulut que le duc passét près de Vassi , sur les frontiéixv de Cliampagiie , lors<|n’iinc troupe de calvinisu*s , stsemblésdans une grange, cbautoieiit les psaumea que âfurot avoit mis en vers fran<;ais pour lenr usage. Les gens du duc les insultèrent; ils sc dcfeiidirent : mais ils fiti'eiit les plus foibles : soixante d'cnlnt eux pci*dirciit la vie , et deux cents furent dangereuseniciit blessés* Cet acte

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