‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 158 sur 169 · IX · texte numérisé non relu

IX

Potier de Novion de Bi.anc-mfnil

( Nicolas) ^ président à moi-lier an parlement de Paria , du temps de la Ligue. Il , ai 1.

POTRON DE SaINTHAULES ( Jean ) , gentilhomme gascon , sénéchal du Limousin , æ signala par sa valeur et ses setvices , suus les règnes de

4qo .table h I s

Cluvies Vt et de Charirt y II, mérita le bâton de raaiéciial de Fiance eu nn , et oioui-ut tept ans après.

PoiTGET ( François- /!m4) . prêtre de l'Oiatoii^e , fui vicaire de S. Koch ; à Pari» » en 1693 ; et ce fut en oette qualité qu'il eut part a la convention du célèbre T^n Fonlainr, U eu donna une relation curicuae et détaillée , dans une lettre qui fait partie des mémoires du père ûtsmoUis. Le père Pauget mourut dans la maison de S. Ma^ioire eu 17.23 , à 5? ans.

Cesi lui qui a coUiposé le livre connu sr>us le nom de Catèchistne de Monlpeliier. I » >99.

PoYtT ( <MtùUaumc ) , de simple avocat au parlement de Paris ^ devint chan* celitM' de France eu i538 ; dignité qu’il dut autant a son mérite qtPà la faveur de Louise de àituutie^ mère de Fruiicois l. Dans la suite 9 ayant dép'u a la reine de Naplc*s et à la du* chesae d’F.timpes, il fut privé de toutes ses cbarges par arrêt du parlement. et condamné à cent mille livres u'ameude , somme excessive pour ce tcmna-la, et qu’il paya pour obtenir sa liberté. Il mourut dans la pauvreté et dans Pignominie , en iSfS , à 74 ans. II , i<3.

PRAXITELE , célèbt*e sculpteur grec , vivoit vers Tan 364 avant J. C. Tous les anciens écrivains oat parlé avec éloge de ses statues ^ et sur-tout de la Vénus qu’il fit pour la ville de Guide. 1 , So.

PreodOTE , souverain magistrat de MégarCi du temps de Dion de Syracuse. JI , 45i-

PRIMt^S , général romain , sous le règne à.*/iu^tiste. 1 , 3a6.

PrIMVS , lieutenant de l’empereur Fespasiên. I » S?®-

Probe , préfet d'Ualie du temps de S. Antbt'oise. Il , 7**

Probus ( yiurats-yiureiiuK^ , originaire de Sirmick eu Pannonie, s’éleva par scs vertus sur le trône des Césars. H succéda à ïociVa eu 275 , dompta les Gaulois » les Francs , les Bourguignons , les Vandales, les Sat-tnates et toutes les nations vagabondes qui tinubloicnt depuis long-temps la paix de l’empire. U se préparoit à faire la gticri*e aux Perses , éternels ennemis du nom romain , lorsque SC» soldats , Uwé» des ti-avnux qu’il leur faisoit entrepnmdre , l’assassinèrent dans la sixième année de son règne , à l’Age de 5o ans. I , a53 , 398.

TOHIQUE

PaocULUS 9 affranchi à*j4u%uste, quoique chei* à ce prince , fut mis a mort par sou oi*dre pour crime d’adultère.

PaOPEaCE ( Sextus-j4ureiitfs) ^ brilla parmi les beaux cspiits du siècle & Augure y et mourut à Rome l’an 19 avant J. C. U nous reste de ce poète quatre livres d'élégies , dont le style est très-pur et tri‘S-r.hâtié , mats trop licencieux» Il , 184.

PeotaGore , philosophe grec , disciple de Dimon'ite , se rendit C4^lèbre par son atliéisme, qui le fit chasser d’Athènes. 11 flori&soit vei'S l’an 400 avant J. C. lU , 64.

Proteas , courtisan à* Atexandt'e-ie- « Grand. II , SgS.

PaOTOGÉNE , fameux peintre rhodicn , contemporain , rival et ami du célèbi'c Apelh. 1 , 106 , 348. 11 , 44^*

PHUSi.tS , roi de Biihynie., à la cour duquel SC rt'tira le gi'uid AunibsU.

Ps.sMtîHTE , roi d'Egypte, fut mis k mort par l’ordre de Cambyse, roi de Penc , qui l’avoit vaincu deux fois^ et contre lequel il s’étoit révolté.

I ^ Si , lia.

Ptolémée II , nommé ironiquement Philadeiphe y C’est-à-dire , amateur dm ses Jrères , qu’il fit mourir, régna en Eg^'pte l’an a85 avant J. C. , après Ptofèmèe^Lagus son père , et tint le scepU*e durant 38 ans. 1 , 4e. 11 , 6 , i3, 107 , i38. 111 « 53 , i63.

Ptoi.^^MÉE VÎ , monta sur le trône d’Egypte l'an 280 avant J. C.^, après la mort de Pto/êmêe - Epiphanes aou pîu’c. Il fut surnommé Philomêtor ^ ou nmi de sa mbre y par ironie , parce qu’il détestnit la reine Cléopâtre , à qui il devoit le jour. Il mourut l’an 1 48 avant l’èj*c chrétienne , après un règne de 34 an». Il, 201, 427.111,241;

Publie, sainte veuve sons l’emphe de Julien VAfMtstat. II , 199.

Pujade t M.dcla), chevalier de St Louis , ancien aide-major des gardea-'^ du-coi'ps. I y 84.

PULCHERIE (Sainte) , fille de l’empei*eur Arcadius , et sœur de Thèodose-le-Jeune , fut créée Augussa en 414 , partagea avec son IVère la puissance impériale, régna avec gloire , et après la mort de Théodmse , plaça B^rrien sur le trône. Elle mou* rut en 454 , à S6 ans. 1 , 404. II, 1 10.

PULFtO , officier romain de l’armée de Jules-César. 11, i54-

PUTIPHAR , ministre de Pharaon , foi

SES ESnS

d'E|rypl« , et muitre de Joseph , fiU do |MU'iarctw yart7/>. 1 , 461.

Put - SK^Ofl ( de ChastmH

«ei{;D4'ui‘ de ), coloncJ du régiment de Piémont , et liviileuanf*génér»l cie« «rméee du roi , sout let ri'gnes de l40ui$ XJli et de Loftit X/K, «igiiala M Talcur dans un grand uom* bi» de «iêgrs et de combats, où il ne re<;ui repeiidant aucune blessure.

Il nous a laisse des mcmoiresçurimix sur cc qui s'est passé en France dc^* puis 1617 jusqu'en i€S8. lU ont clé imprimés en 1690 , en a vol. lo-ia. , par les soins de M. Ihtckesnf. Il , 4)1.

P^ RIIHUS , rm d'Kpim , cêlcbre |>ar ses guerres avec les I\oinaius , Hit un dus plus grands capitaines de son siècle. Il mourut l'an 372 avant J. C.

1 , 3ai , 496. il , 6,31, ;9 , i37 , 38a. III , 139, 395.

Pyth.sgohe , l'un dt^ plus grands philosophes de l'antiquité , n iiit à Samoa , suivant ropinion h- ^ us coiit« luuuc , vei-s l'an $40 avant J. C. H quitta la proHesaion d’athli ie , pour étudier la philosophie sf>us /’Arrêrrda, et après a'èUc /umié par de longs

QoADKTfOTON ( miloid ) , mort viceroi de U JamaK(ue , au commencement de ce siècle. III , iSS. *

Q0ET ( M. du ) , aavaut machiniste de notre siècle. III, iSi.

Quin (M.1 , acteur anglais. Il , n6,

QuINTK -CUHCE ( QuifUttS’ CnrtiftX’Jiu“ Jms ) , historien latiu , auteurdel'//#V toirt d’AUxandre'tMirnnd. Son ouvrage est très-connu , et sa vie fort ignorée. On ertnt qu'il fiorisAoit sous Pempire do t 'espasim , ou tous celui de trnjun. On a fait plusieurs éditions de cet excellent auteur : on estime pailiculièi*vment celle d'iT/sei^irr ^ iit-ia. , i633. 1^ a5i. 11 , lS8.

I^ABELAIS < Fratupd» ) , fils d'an aubergiste ou d'un apothicaii'c , se lit coidcUer > et fat élevé aux oidres sacrés. Sa réputation oooMneni,oit à se former , lorsqu'une aveotnic scandaleuse le fit l'enfermer dans la prison de son monastère. U vint à bout de briser scs liens , et par le crédit de SOS protecteurs , il obtint du pape la permission de passer dans l'oHre de S. Benoit | mats bientôt, ennemi de tonte, espèce de règle , iX dépouilin

INNAGE5. 4f)I

vo^rages , U fut maître à son tour.

H exigeoit de div iples un silence de deux ans pour les uns , et de cinq ans pour les auti'cs : il t:nsi*ignoit la mélenipsyeose , c*c«l<i dire , U trafic migration des amrs d’un cqrjia dans un atiU'o. Il ü«Teudit l'iiKagc de la viaude et le meiilirc dos animaux. Il forma de fanu'ux légialuicurs , et s'acqiiil une autorité si grande, que scs cli ves , |yKir appuyer leurs raisons , se oontentoiciu. d's nuter : • Le » maître l'a dit. • Il mourut dans un âge fort avancé. Sa maison fut convi'i'lte en un temple , «'t ou l'honora comme un qit*n. !, 64, $3, 114.

11 g a86, 4ti, 476. 111,49g 239, 3S6.

PtthiaS , tille d'Xri/ro/e, et digne de ce grand philoM>phe. 111 , ii3.

Pythiax , citoyen de hyracuNC et diaciple de Pytiut^err , sou* le règne de Jtenye^Antien. i , 93.

PYTHltiS, gouverneur et aouverain de Céhnc , ville de Phrygie , sous le règne de A'er..'rWe-t»raifd , l'ai de Perse, qu'il ret^utavec maguiticence.

11 , Si , 59).

QulIfTlLlEM {MartMS’FnhtHs') ^ célèbre orateur latiu , fut dièeiple de Domi^ tiHX'Ajer , et moonit l'an 69 de J. C. après avoir enseigné l'éloquence à Rome pendant 30 ana , avec le plus grand applaudissement. 11 nous reste de ect écrivain judicieux un excellent traité de Rhétorique , rempli de goût et d'admirables pn'crples.

On en a donné pUiKienra éditions , dont le«’plus estimées sont celles d*Ohreichl , Strasbourg , 1698 , et de Ciipervnnier ^ *7*5 , in-Jot. M. l’abbé Gèdojn l'a traduit en français , 11 ,

tont-à-fait l'habit religieux , et alla étudier en médecine à Montpellier, où il prit le bonnet de docteur. Son mérite lui pitteura une chaire dans cette faculté en i53i , et il en devint le restaurateur q^uand le chancelier Duprat en eut fait abolir les privilèges par ari'èt du parlement.

Jüahetais eut l'adresse de faii'o révoquer cct ai'rèt , et J'uoiveraité , rétablie dans tousses droits , le regarda moins comme un confrère que comme

an protet*tenr. Encore aujourd'hui , «a mémoire y est en si grande véné* ration, c^ue tous les jeunes médecins qui reçoivent le doctorat sont revè* tus de sa robe. Lu mérite de Hattelnis le tit appeler a Paris , et le cardinal Jean du Bellay ,* évoque de cette capitale , le choisit pour son médecin ordinaire. Ce prélat le conduisit à Rome , où ses saillies et scs bouf' fonneries amusèrent le pape et les cardinaux , et lui méritèrent une * bulle d’absolution , qui le tiansféroit dans une abbaye dont on alloit faire un chapitre. De cordeüer devenu bcnédicliii , de bcncdiclin chanoine , de chanoine il devint curé. Le car* dînai son protecteur lui donna U cure de Meudnn en iS4S , et il fut à la fois le paüteur et le médecin de sa paroisse. Ce fut alors qu'il composa son Pantagruel , salirr souvent ingénieuse , quelquefois plate , de temps en temps oidurirre et licencicuae , où l'érudition est cachée sous le manteau de 1a folie , et qui a

flacé l'auteur à côté de Lucien. On a souvent réimprime ; mais l'édition lu plus complète est celle d’Amsterdam , 1711 ) en 5 vol. Cet

ouvrage , malgré ses nombreux défauts , lit recheicher Rabelais de son temps , et le fait encore admii*cr du nôtre. Ce pasteur bonlfon mourut en plaisantant, en i553,à 70 ans. 11,488.

Rabutis ( Ro^ , comte de Bussi ) , servit dès Page de dous<^ ans , et fit éclater sa valeur dans plusieurs sièges et dans plusieurs batailles. 11 obtint par ses exploita , plus encore que par sa naissance , le grade de lieuieuantgéiiéral des armées du i*oi , et celui de mestre- de-camp de la CAvalerie légère. Les lauriers de Mars ne l'empêchèrent pas de cultiver ceux d'Apollon. Reçu à l'académie française en 166S , il y prononça une harangue pleine d'aspritet de fanfaronnades. 11 eût pu pai*venir à tous lus honneurs que l’on accorde an cou* rage et aux talens litterairea , ai la manie de la satire ne l'ciit anélé au milieu de sa course. Il courut sous son nom un ouvrage manu.'^cnt intitulé Histoire amotu'euse des Gaules , où il décrioit pluaicuia personnes slors en faveur à U cour. Le ixii eu fut instruit. Irrité de l’indisciétion du fron* deur • il le ht cnfci'mci'é la Bastille. Quelques mois après , une maladie oocasionéc par sa prison lui pt^DCUra la liberté ; mais il ne sortit de U

STORIQÜE

Bastille que pour aller pisser dix-sept ans en exil dans un de ses châteaux.

Durant tout ce temps, iMfatigua Louis XI P" par ses lettres , et à force d’importunité, il obtint la permisatoa de revenir à la cour; mais le roi évi* tant de le regarder , il te retira de nouveau dans ses terrea, partageant son temps cnti*e les plaisirs de U campagne et ceux de la littérature.

llmQprutâ Autun, en i€g3,à'7$*tts, laissant plusieurs enfans , dont l’un fut eveque de Luron. Parmi les ouvi-ages que nous a\xms de ce seigucui*,on distingue scs mémoires , a vol.

•es lettres , 7 vol. m-ia. î et quelquesunes de ses' poésies , répandues dans différent reiueils. 1, lao. 11 , 504.

RaCIHE t Jean ) , né à U Fcrtc- Milon en 163g , fut placé de bonne heure parmi les élèves de la célèbre maison de Port-hoyal-des-Champs.

Après s’être formé dans l’étndc des anciens auteurs , il voulut devenir leur rival, et faire avec eux l’admiration de ses contemporsins et les délices de U postérité. En 1660 , il débuta dans le monde littéraire par deux odes sur le mariage de Louis XIV. Elles lui valurent une gratification de oent louis , et une pension de six cenU livres. Charte* tain , pour encourager ce poète naia- * tant , sollicita l’une et l'autre , et Colbert les accorda au nom do roi.

Ce succès détermina Racine à U poésie 4 et il se jeta dans la carrière du théâtre, d’autant plus difficile à parcourir , que le grand Corneille depuis long-temps étoit seul en poaaession de tous les suffrages. En 2664 , 1a Jhêbaïde parut , et reçut des applaudisscmens. On ne l'accueillit , ü est vrai , qne comme un coup d’essai ; mais ce coup d'essai annonçoit un gixind maître. Deux ans apris VAlesandt e fut joué. Avant de doDuer cette tragédie aux acteurs , Racine voulut la lire à Comeiltè.

N Voua avez un g^gnd talent pour « la poésie , lui dit ce poète célèbre • après l'avoir entendue : vous n'en » avez pas pour la tragédie. • Ccpeudant cette pièce charma tout Paris ; mais les connotsseurs la jugèrent plus sévèrement. Ce fut alors que Racine se brouilla avec les pùux solitaires de Port-Royal, et qu'il écrivit contre ses anciena maîtres une lettre piquante , qui fut réfutée par Dubois , et par Barbier d'Aucour. Le jeune poète fit une

DBS PERSONIVAGES.

irpUcpie non moîn i ingénieuse. Avant de la rendre publique , il la montra à Boileau , qui lui dit , en ami sage : •• Cette lettre fera honneur à votre •• esprit , mais n'en fera pat à votre » coeur. Voua attaquez des hommt*s f d'uii tti*a**giand mérite , a qui voua » devez une partie de ce que voua <• êtes. » Touché de cette remou* trance , lUcine aupprima sa accoude lettre, et retira tous les exemplaires de la première, jindrommque parut en 1667 , et cette tragédie eut le plus grand succès, malgré ses défauts ; on en admira sur*tout le style , noble sans entlure , simple sans ^ssease.

La comédie des Plaideurs ^ jouée 1a même année , tempéra par sa gaieté les pleurs que la tendre AndronuufM avoit fait répandre. Jiarins se sur* passa dans sou Bêùtamniats , douné en 1670. Nourri delà lecture de 2aci/r, il sut commuuitpicr de la force à sa versilication et a scs caracttu'cs.

rtnice , représentée l'année d’après, soutint 1a gloire du poète aux ^eux du public ; mais les gens de goût ne la l'^ai'dèrent que comme une pas* tcfrale héroïque. Racine prit un essor plus élevé en 167a , dans Bofasel ; et dans MiihridMte ^ en 167$, il se plaça tout à coté de Corneille : on y trouve, avec plus de correction , toute l'énergie de ce grand maître.

Iphigénie^ représentée deux ans après , laisse dans le cceur cette majestueuse tristesse , l'a me de la tragédie : aussi tit*tdle verser des Urines plus qu'au* cuue pièce de Racine Ëntin il donna aa Rhèdre en 1677 \ et U cabale lui prefera celle du plat rimailleur Pvadon , i*eprésentée deux jours api'ès.

L'injustice du public le d^oûta du théâtre ; et les seuUmens de l'cligion dont il avoit été rempli dans sa pre* mièru jeunesse , se reveilUnt alors , il voulut se faire chaitreux ; mais sou directeur lui couseilU de tester dans le monde , et de l'édilier par un mariage chrétien. A peine fut*il marié • qu'il voulut se léconcilier avec messieurs de Port -Royal. Il alla d’aboitl ti'ouvcr M. liioole ^ qui le reçut a bi*as ouverts; et peu après Boileau la conduisit chez M. Arnaud.

Ce célèbre docteur étoit en nom* breust* compsgiiic lorsque Racine, humble et confus , vint te jeter à tes pieds ; Arnaud se jeta aux sieus , et tous deux s'eUnt embrassés , se uièrcut une amitié éternelle. La re* igiou avoit enlevé Racine à 1a poé*

sic , la religion l'y ramena en quel* que manière. Madame de àlaimenon le pria de faite une tragédie sainte , ui pùtéti'c jouée par les demoiselles e6. Cyr. 11 lit A's/Aer, sujet qu’il eut l’art de rendre allégorique , en con* s<‘rvant dans leur intégrité les faiU tirés de l’histoire sactée. Elle fut représentée en 1689 ; et les allusions auxquelles elle donnoit lieu oonU*ibuèiTiit , plus que tout le teste , à la faire applaudir mais dénuée del'ii* lusion du spectacle , elle parut froide et foihlc , et l'auteur lui*meme n'en dissimula poiut les défauts. Il entieprit doue de traiter un autre sujet tiré de l'Ecritut'e-Sainte , et de fai|c une Uogédic plus parfaite. Il trouw dans le quaUième livre des rois une action intéressante , et sssez de matière pour se passer d'amour, d’épi* iodes et de couüdegg. Il suppléa à la aiiuplicité de l’intrigue par l'élé* gauce de la poésie, par la noblesse des caiactères , par la vérité des sen* tiincns , par de grandes leçons don* nées aux rois , aux ministres et aux courtis#iis , par l’hcurcux emploi des ti*a ils sublimes de l’Ecriture. Athniie, c'est le nom de cette pièce , fut )ouée en 1691 t et cette tragédie , le chef><i'oeuvre de la acène fiaiiçaise , fut reçue avec froideur à la représentation et à la lecture. Racine lui* même crut avoir manqué son b%it ; il s'en plaigTiit à Boileau , qui lui sou* tint au coiilraii'e qu'.«Y/A«/i> étoit son chef-d'œuvre. Je m'y connois , lui - disoièii, et le public y revicndi*a.»

11 y revint en cfl’ct, mais ce ne fut que sous (i régence du duc d'Orléans; et Racine n’eut pas le plaisir de voir accomplir 1a prédiction de son ami.

Eulièi'eraent dégoûté du théâtre , il ne s'occupa plus que de l'histoire de Louis XIV, que ce prince l'svoit chargé d'écrire avec Boileau. Il |ouiasoit de tous les agrcmens que peut avoir un bel esprit à la cour ; le monarque le Irsitoit en favori.

Heureux s'il eût été moins sensible 4 la misère du peuple ! U 6t un mé* moire solide sur les moyens de le soulager ; il le communiqua a madame de Maintenon , qui le lisoit lorsque Louis XIV entra chez elle, lè voulut en couuoiti'c l'auteur : Ro^ cine fut nommé. •« De quoi se méle- • t-il ? dit ce prince avec une aorte •• d'humeur. Parce qu'il est poète , » veut-il éti*e ministre ? • Des idées tristes , une lièvre violente , suie

494 TABLE Hi:

maladie moitelle , furent U suite de rea patvies. Jiaciru e\pim peu de temps api'csy en 169^ 1 a 60 ans.

Boilerm mit CCS vers au bas de son porU'ait :

Du Théâtre l'fionnetir et la

merveille’ ,

U sut i%ssusi;iter Sojfft^cfe en ses ■:écnU :

Et dans l'art d'enchanter les cœurs et les cspriU,

Sm ptiUtvEut ifn'de , et balancer CorrufiUe.

On a donne une magniüquc édition ^ des otivraj^es de ce poète inimilable W eu 1765 , 3 vol. 1M-4. 0 J'ai’is. i, 107, laa , i38 , 34.9. il, ^3 , iÿ3 , 486 . 489. lu, 75 , 333.

RaDMaü ( M. ) , premier pasteur de i'cgiisc suAmoisc Crimée en Pentylvanie , au coLomcnccmcul de ce siècle.

RaFI, uipilaitie sarrasin , eu 633 , du temps de rcmpeicnr JlSadtus. Ill ,

Raimond ( le lord ) , ju^ anglais.

Rangé dom j4rnuwtl-Jfan U Bouthillier de) , montra tant de dispositions pour tes bclics‘lctU‘cs , que dès l'àge de douze ans , aidé de son pt'écep- .

teur , il publia une nouvelle édition des poésies il^Anna'ton , en grec ^ avec des notes. 11 devint chauoiuc de Notre-Dame du Paris ^ obtint plusieurs abbayes , et fut doo teur^cu Uiéologic , avec des appUudtaseinuns méi'ités. Il se jeU oans le monde , et su livra a tofls les plaisirs, saus (aire allciitiou à la sainteté du sacerdoce dont il étoit revêtu. Enün 1a grâce toucha son coeur ; mais l'on 11001110 diversement l*histoii*e de sa conversion. Les uns disent que, flippé de la mort soudaine d'une dame qu'il aimuit y et qu'il vit dans le ccr* cucil , U résolut du quitter le siècle.

D'autics prclondentqu'ayaut été garanti par sa gibecière d’uu coup de fusil qui de\oU ualureUcmcnt le percer, il s'écria t - Que deviendrois-)e,

N si Dieu li'eût eu pitié de moi i *' Il est vraisumbUble que ces dül'éreus inotirscoucmu'ureut a le faire rcutrer en lui-tueme. U quitta la cour vendit une terre ccut mille écus, en donna le prix aux puuvi*es de l'hôtel* dieu de Paris, se démit de set béucfices , et ne An}userva que son abbaye de bi Trofiffe , qu'il réfoima avec l'a-

TORIQUE

grémeni du roi et la permission do pape. Les religieux de cette abbaye vivoieiit dans la dissipation la plus scandaleuse. Les prt'Uicatious énergiques de l'ab^é de Hunct y breut régner la itrgle la plus sevèi'C. Coutinuelkineiit consacrés au travail des iiiaius , à la prière et aux plus ctlra^ antes austérités, ces pieux cénobites retiicèrent l'image des anciens solitaires de 1a Thébaide. Hancm leur donna l'exemple ; et , apM s'etre l'imdu semblable au dernier da niouaslèrc , en te démettant de son abbaye, il mourut couché sur 1a cendre et sur la paille , en preaence de l'cvequc de Sêez , et de toute sa communauté , le 26 Octobi’o t/oo , à l’âge de '4 ans. Ce rélbrmaicur célèbre a laiasé plusieurs ouvrages de piété , et les relations de la vie et de la mort de qiiriques-uns de ses religieux. 1 , 468.

RaFIN ( Mrnr ) , jésuite célèbre , s'eat immortalisé par ses pe«sics latines »

digues du siècle àlÂtt^uüe , poiu l'élégance et la pureté du langage »

pour l’esprit et les grâces qui y règucut. Son poème des JaHint est son chef-d œuvre , et peut être placé à coté des Géologiques. La metlfeurc édition de ces poésies cstjitiitnrr>% est celle de Paris , 1681 , 3 vol. /«i-ia. Le pèi*e Mapin a composé plusieurs auli'es écrits ; et tous les six mois U pubiioit alternativement un ouvrage de liuéralurc , et mi livre de pieté : ce qui lit dire a l’abbé de Letchumhre , que ce jésuite servoit Dieu et le monde par semestre ; msis ce ne sont point ces productions pienaes qui porteront son nom a la postérité. Il cessa <le vivie en 1687., à 66 ans I , lis.

HavIKCTON , célèbre anglais , et hti#* ratcui' habile, qui brûla ses manuscrils avant de mourir. Il, 1^9.

BÉGItb , épouse à.* Uèrode-le^SophiMe.

III, ii5.

REGIS ( Pien'e-Hylt*eùt > , pbîloaophe cartésien , né en 16 3s, re<;u de 1 at ademie des sciences en 1699 , et moii eu 1707^. Il a fait un court de philosophie , eu 3 vol» #/i-4.o, qui sente une compilstion judicieita#des diliiAenti^s idées de 2/escnrtet. Ui ,

REGNiERS DESMARAIS 4 I^tmeoi0‘3é' se distingua par son esprit, entra dans l'état ecclésiastique , eut une abl>ave , et inouriil secrétaire de l'atadéroio Uin^atse en 81

SES FEES ans. Nous avons de lui plusieurs ousitjjes, parmi lesquels on distingue ses poésies françaises , italiennes et espagnoles , et une giauimaire firançaise où l'on tiouvc le fond de ce qu'on a dit de mieux sur uoirc lan- Ruc. I , 3i5.

ii£nitLt)S ( , ci^lèbre

général lomain , fut consul l'an a6?

avant Jésus - Cbi ist , remporta de grandes victoires sur Cartilage t mais ayant été vaincu et fait prisonnier, et ajiaut empéclié la conclusion d’un traité avec les Csrthagiuois , ils le firent expirer dans les plus hoiTikl« supplices. I , ai3 , io3. III ,

R£tG£5E£RG { Marie de ) , épouse du fameux Grotius. I , a«.

Remi ( s. > , fut élevé sur le siège de Reims vers l'an 4Co de J. C. Il convertit et baptisa Clovis , et l'on croit qu'il mourut vers l'an S33. Il n'avoit que 24 ans quand il fut fait évéque malgré lui. 1 , 410. 111 , 57.

RENAU D’EUSAGAEAT ( Bernard) , né dans le Béarn eu i6Sa , se distingua par ses talens dans les mathématiques , qu'il appliqua à la marine. Il fut sur nier ce que yaitlain éloit sur , inérita la graiide-creix de Saiut-tonis, de grosses pensions, une lace à l'académie des sciences de sris , et mourut pieusement eu Il nous a laissé une excellente théorie sur la manceuvre des vaisseaiix , qui fut publiée en 168a m-8.0 II , 42 , 220.

RexaUD f comte de Boulogne , aous louis l'ill , l'ai de France. I , 43c.

Rexaud de 'fRiE , comte de Üammartin , sous le régne de S. Louis.

Rekadd de Beaume , savant doué d'une prodigieuse mémoire. II , 437.

RehnevIU.! , gentilhomme champeimis, aous la minorité de Xo«i>/a- Grand, II, a 10.

Retz ( Jean-Francois-Paul de Gomii , cardinal de) , uè en i6i3 , fut élevé per S. Finrent de Paul , se distingua dans scs études particulières et publtquea , fut reçu docteur de horbuunc , et nommé eoadiuteur de son oncle yemf-érmrcoisi/etùmdf, premier archevêque de Paris. Dhs que .Uasnrin eut été mis à la tête uu minist®re , il te déclara coqtre ce favori , et précipita le parlemcut dans les cabales, le peuple ds tu la sédition.

Il leva un régiment qu'on nommoit ^ BégimerU de Corinthe , parce qu'il

étoit archevêque titulaire de cette ville. Ou le vit prendre séance au parlement avec un poignard dans sa poche , et dont on spercevoit la poignée. Ce ftit alors qu'un plaisant du : - Toilà le bréviaire de uotie - archevêque. - L'ambition lui avoit fait soiilfier le feu de la guerre civile, l'ambition l'engagea à se raccommoder avec la cour, qui luipromettoit , pour prix de la paix , le chapeau de cardinal. Il l'obtint en effet eu 16S1 , et bientôt après il recommença scs cabales. On l'arrêta ; il fut mis à Vinccniics , et de ti dans le eliéteau de Nantes , d'où il eut l'adresse de te sauver. Après avoir erré long-temps en Italie , en Hollande , eu Flandre et en Angk terre, il revint en Fiance , lit ta paix avec la cour , en se démettant de ton archevêché , et eut en dédommagement l'abbaye de Saint-Denis. Il y vécut dans la rctiaite , trouva dans son économie de quoi payer plut d'onze ^nt dix mille A'us à tes créanciers, et te vit en éut, à la lin de ses jobrs , de faire des pensions i set amis. Il mourut en 1679, à l'3ge de 66 ans. Il nous a laissé d'agréables mémoires écrits avec l'impartialité d'un philosophe, maitd'un philomphe qui ne l'a pas toiijpurs été : il y régne un air de grandeur , une impétuosité de génie , et une inégalité, qui sont l’image de sa conduite. Ils ont été imprimés en 1731 , 4 vol. in- 12 ; et on y joignit en 1738 ceux de Joli et de Bemours,

3 vol. in-12. U , 332.

IlHIXSAULT ( Claude ) , Allemand, gouvcnieur de la capiuledela Gurldre pour Charles-le-Hardi , duc de Bourgogne. II, 370.

RtCltASD, ablié de S. Vannes , sous le ri-gne de Henri II, empereur d'Allemagne. 1 , 4g.

Richelieu ( Armand du Plessis ) , né en i58S , parut un graiid homme des ton enfance. Il fut sacré h Rome évéque de Luçon , des l'âge de aa ans , et de retour eu France , s’avança k la cour par la faveur de 1.1 marquise de Guerrhevitle. La reine Marie de Médicis , alors légente du aviytuine , le lit sou grand-auiuônier , pois secrétaire d'état en 1616.

Cette piTucesse ayant été exilée à. Blois, il l'y suivit. Lui-même fut relégué à Avignon ; et ce fut pen-

' dant cette retraite qu'il composa son cxcfUcnlf Tnéthod<9 de coïitrbvfr>e$

Dv -

TABLE HISTORIQUE

sur les principaux points de la foi , Le 1*01 le rappela en 1619 , et par sou moyen se raccommoda avec 1a l'cine sa mère. Cette réconciliation lui valut le chapeau de cardinal. Après la mort du connétable de Luynes , la reine , mise a la tète du conseil , y ht entrer Hicheiieu.

Elle comploit gouverner par lui »

et ne cessoit de presser sou his de i’a(lmctti*e dans le ministère. Louis XI II y dévot et scrupuleux , lui re> pi'ocliüit la dissolution de scs uiœui-s, et cc n’étoit pas sans raison. Les galanteries du cardinal étoient pu* hliques. 11 s’habilloit en cavalier; et api*ès avoir éci*it sur la théologie, il faisoit l'amour en plumeU On pi*étend même que Richeiieu eut l'audace de porter ses désirs jusqu'à 1a reine régnante , Anne d'Auiriche , et que les railleries qu'il eu essuya » furent le motif de son animosité contre elle; Le génie de Hicheiieu surmonta tous les obstacles , et les répugnances meme du^i. Bientôt il supplanta tous les ministres, et fut seul à 1a tète des ati'aii*es , avec les tities de chef des conseils , et de grand-maki'c, chef et surintendant de la navigation et du commerce de France. Résolu d'exlei’^ miner le parti des protestans , il crut devoir commencer par la Rochellç , devenue leur place forte , et qui for* moit comme un nouvel état dans l'état même. Le caidinal se mit à ia tète des troupes , et commanda durant le siège , en qualité de gené* ral. Api’ès un au dt résistance, la ville Alt prise , comme le disoit Richelieu y en dépit de trois rois ; du roi d'Espague , qui avoit l’étiré les ti*oupes qu'il avoit fournies d’abord ; du l’oi d'Angleteire , qui avoit secouru les assiégés ; et du roi de France , que les courtisans dégoûtoient de cette expédition ^ dans la crainte ^uc le succès ne l’cndit le cardinal ly>pabsoIu. Cequ'ilsavoicnt pi'cvu artiva. Api-ès avoir soumis lés réformes , la récompense do Richelien fut une patente de premier ministre , que Louis XIII écrivit de sa main , et qu'il surchargea d'éloges les plu.s llatteurs. Pai-venu à son but , le faste du fier ministre effa^ la dignité du trône. Il avoit dea gardes ; tout l'extérieur royal l’accompagnoit ; et s’arrogeant l’autorité U plus absolue et la plus entière . il UC laissa à son maître que

le privilège de guérir les écrouelles.

Toutes les cabales furent éciasécs sous le pouvoir de miuisU-e despotique , cl tous les inliigaus punis.

L'époque de sa grandeur fut celle des orages qi/î grondèrent sur sa tète; mais ti bi*ava les tempêtes, et soutint sa puissance an milieu des écueils. 11 eut a combalU'C a la fois la maison d'Autriche , les calvinistes, les grands du royaume , les favoris , la reiiie*mèi'e sa hieufaitrice , la reine régnante , le frère du roi , Je loi lui-mème, auquel il fut toiijouis nécessaire , et souvent odieux ; il Uioniplia de tout, ht luut plier sous sa main implacable ; et soutenu seulement par un capucin intiigaiit ( le pèie Joseph ) , il fut l'ame de la France , te mobile de toutes les cours de l’F.urope , et le seul qui , dans sou siècle , pût annoncer Louis-leA^rond. Au milieu des étemelies agitations de sou minislèio, il favorisa les arts et tes cultiva lui'Uicmo ; il travailloit a des pièèès de Uiéàlre , que l’on représentoit dans son juilais; et on doit le icgardcr comme le père de la tragédie et de la comédie eu France , par la passion qu’il témoigna pour ce goure de poésie , et par Ica mveurs dont U combloit les poètea qui s'y distiuguoieut. Il fonda l'académie fiauçaise et Timprimerie royale; il rebâtit la Sorbonne avec une magnificence digne des plus grands munaïques , et jeta les fondemens du jai-din des plauUa à Palis, appelé depuis le Jardin du Roi , devenu si utile à l’instx'ucliou des botanistes , des chimistes et . des médecins. Cet homme cédèbre par ses défauts et par scs qualités , ainsi que par les biens et les maux qu'ii ht à la France , mourut eu 164a , à 5tf ans. La teiTC de Richelieu fut érigée , en sa faveur , en duchepairic. 11 y joignit les titi'es du duc de Frousac , de gouverneur de En** tagne , d'amiral de France , d’abbé-général de Cluny , de Citeaux. de Piémoutré , etc. ; il ne lui manqua que celui de roi , mais i) eu avoit Is léalilé. U a laissé un grand uombie d'écrits , parmi lesquels on distingue son Testament politique , dont 1a meilleure édition est celle de l'abbe de Üaint-Pien'e , 1^37, a vol. iVia ; ton Journal , qui , avec sa Vie par Jean Leclerc , forme 5 vol. in-ia. , 1753 ; et scs LeUies ,

dont

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DES PERSOKKAGES;

dont U plus ample édition est celle de 1696 , en 2 vol. m-13. 1 , 1 to , III, ii3 , 368 , 4^8. 11 , 306. 111 , 7! , 99 , Ua , 33i.

Rispeenon ( le duc de ) , pci*sonnage distrait, et dont l'existence n'est peut-être pas réelle. Il , 478.

RiveroL£S (le marquis de), mort offîciei'^genéral des armées du roi.

ni , 161.

RIVIER.E ( te sire de la ) , chambellan et favori de Charles roi de France.

RoaNNES ( le duc ) , seigneur français sous le régne de Louis - le- Grand.

Robert» roi de France , surnommé le Dévot., le Droit et le Sa^e , parvint à la couronne en 997 , apr^ 1a mort

^ àe Httj^ues Capel hoti pèin:. 11 mourut en loii , à 60 ans. Nous avons de lui plusieurs hymnes que l'on chante encore dans l'Eglise. I , 423 , 424.

in . 22.

Robert d’Anjou, dit leSage<^\. UBon^ roi de Naples et de Sicile, monta sur le trône en i3o9, protégea les lettres , les cultiva lui-même , et mourut en i343 , a 64 ans. 1 , 247.

Robert , lils de GuUlaume-le~Con<^ui»

raiit , succéda à son père dans le duché de Normandie en 1087 , et se fit aimer de scs sujets. 1 , 184 » 167.

Robert D'Arbh15SEL , prêcha avec tant de succès a Angci*s , qu'en peu de temps il fut suivi ])nr une intiuité de persouiics dc*fuii et de l’autre sexe. U leur bétit des cellules dans les bois de FoiitcvrauU , et fut le fondateur de l’ordre de ce nom , vers l'an 1100. Ses disciples dévoient s’appeler pauvres de Jésus-Christ , et obéir aux femmes , qui en étoient les servantes. 11 mourut eu 1117, au prieuré rl’Orsau. I , 467.

Robert de RatET, citoyen de Rouen »

su livra pour sauver cette ville , en 1419 , à la vengeance de Henri K, roi d’Angleterre. 1 , 225.

Hubert , jeune marseillais, se distingua par sa piété filiale , et mérita les bienfaits de 1, 159.

RûCHE-DU-MaINE ( la ) , oâkier français , fait prisjuni^- à la bataille de Tavie. 1 , 261.

ROCHEFODCAULT ( le comte de la ) , beau-frëre du prince de Condé, chef dos protesUns , l'accompagna a U bataille de Jarnac. III , 289.

Rodolphe de Hap.sbourg , empereur d’Allemagne , surnommé leClement , fut placé sur le trône germanique ,

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