TOR IQUE
ques heniTs le matin , quVn lui promeUant de le laisser monter • cheval toute PapHs-midi. Dès l’ége de 12 ans U se tixiuva au siège de Lille , et monta plusieurs fois à le tranchée. 11 manqua de périr an siège de Tournai en 17**9 , et le danger ne ralentit pas sou intn’pidilé. Bientôt apri'S il se ttpuva a le sanglante bataille de Malplaquet :
et loin d’ètre rebute par l’hoiriblc cai'nage de ce combat , il dit le soir : M Je suis content do ma journée. • La campagne de 1710 acquit ace hcins enfant uu nouveau surcroil de gloire. Le prince Kugène et le duc de Malborough Urout publiquement son éloge. Sa valeur n’éclata pas moins en 1712 à la journée de Gadelbusii , oii il eut un cheval tué sous lui , après avoir ramené trois fois e le charge uu régiment de cavalerie qulil commaudoit alors. A la ün de celte cam|>agne , sa mère le marie avec la jeune comtesse de Lohen 1 demoiselle riche et fort aimable , qui porloil le nom de Fictoire. Le comte de Saxe a dit depuis que ce nom avoit autant contribué à le décider pour cette damc^ que sa beauté et ses grands revenus. Il en eut uu fils qui mourut jeune. Dans 1a suite , s’élaut brouillé avec elle, il fit soudreson mariage. Eu 171$, s’étant rendu au siège de Stralsuud , U plus forte place de la Poméianie , et dans W(\\xv\ic Çharlet Xll s’étoit renfermé , il eut la salisfacUou de voir ce monarque , redoutable encore après scs défaites, au milieu de scs grenadiers , et vêtu comme eux. Il conçut pour ce prince nue vénération qu’il a toujours couscr\ée depuis. Le calme ayant été rendu à l'Euiopc , le comte de Sojte passa CD France en 1720 , pot^ y jouir des douccuis de la société. Lé duc d’Orlcaus , récent , le fixa dans le loyaume , par un bi'evct de m«iéchaMe^amp. En 1726, les Fiançais furent monarés de perdre ce héros , que les Etats de Courlande veuoieiit de choisir pour leur aou^eraiu. La diète de Pologne U-avcisa cette élection ; et l’année suivante , il fut conti-aiut par les Busses de sortir de ce duené. Le comte , déchargé du faideau de gouvciues' les hommes, revint cnFi*ancc; el eutièiximent livré aux mathématiques , il y composa eu treize nuits , et pendant les accès d’uuc fièvre, scs
DES FER S ON rr AGES.
iî/wrVj , ouvrage digne de Ctxar et de Cottdè. 11 n^fuM en 1733 le coinmandement de l’armée polonaiae , que le roi ton fi'éK , qui veuoit de succéder à Augustê , lui otfrit ; et eimanl mieux combattre contre ce prince , que de quitter le service de la France , il ce aignala cur le Hhin souc les ordiea du duc de Btrwick.
Quaud ce général le vit arriver :
«Comte, lui dit -il, j’atlois faire • venir trois mille hommes, mais voua me valez seul ce renfort - Scs Mivices toujours heureux lui merilt*rent le béton de mai-échal de France en 1744 , et il commanda en ehef un corps d'aron^: en Flandre.
Cette campagne , le chef-d’oeuvre de Fart miliuii*c , lit placer le nouveau maréchal a coté de Tm'enne. L’année 1745 fut encore plus glorieuse. Il alla prendre, quoique très-malade , le commaudemeut de l’armée fran* raiu; dans les Pays-Bas. Quelqu’un le voyaut dans cct état de foiblesse avant son départ de Paria , lui demanda oorament il ponvoit se charger d’une si grande eutreprise. - Il •• ne s’agit pas de vivre, rcpoudit-il,
■> mais de partir. » La victoire de Fouteiioy , due principalement à se ▼igilancc et à M capacité , fut suivie de 1e prise de Tournay , de Bruges, d*Oetende , .de Gaud , d'Oudena^e , d’Ath et de Biuxclles. Le roi lui donna des luttres de uaturalisation conçues dans lea tenues les plus Batteurs et après U victofro de Rauroux , il lut fit présent de six pièces de canon , et le créa maiéchal* général de toutes scs armées eu 1747.
f/aunce suivante fut marquée par dea succès britlaus , et sur-tout par la prise de Mastricht. La Hollande épouvantée trembla pour ses Etals , et demanda la paix apH‘s l’avoir refusée. Elle fui conclue la même année , et on peut dire que l’Kui'opc dut son repos à la valeur du matéchai de iiuxé. La patrie le perdit eu 1750 , à 54 ans. il avoit été élevé et il moorul dans U religion luthérienne. •• Il est bien ficheux , - dit une gi*ande princesse en apprenant ta mort, « qu’on ne puisse pas dire » un Z)r* projiotdis pour un homme » qui a fait chanter tant de Te - •« lll , 143.
SCAUr*bR t >/o,<epA-yu.f/<t > , né à Agen en iS«o , lilléraleur aussi érudit que vain cl présomptueux, il mourut eu
1609 , 3gé de 69 ans. 1 , 679 , 6$o.
SCARRüN ( Pau/ ) , né à Paris en 1610, se livra a 1a poésie burlesque. Devenu infirme , et ne pouvant plus marcher , il lie perdit rien de sa gaieté , il demanda a la icine la permission d’etre son malade en tili'e d'utfice ; cette princesse sourit , et SM'roif regardant ce souris comme un brevet , prit le titre de : Scarron , f»ar tn grdee de Dieu , maluAe indigne de ia Rfine. Il obtint de Mnttu'in une peusioii de 5oo écus , que ses satires tirent bieutôt supprimer.Sun mariage en i65i avec madcmoisutle d'Aubi gnê t depuis matlame de AJa/n/enon ) augmenta ses plaisirs sans accroître sa fortune. Le peu d’économie qu'il ctxervoil dans sa maison , le l'éduisit eu peu de tempü a quelques rentes viagères , et aux revenus du son marnuisat de Quinet. C’est ainsi qu’il appeluit le mo<li<|ue produit de set livies , du nom du libraiix qui les vetidoil. Dans l’aboudauce, il dédioit ses livi'os a /a /evrette de sa somr ; cl dans le bosoin , à quelque AJonsei^ gnaivr, qu’il louuit davantage et <|u'îl estimoit moins. Il paide ainsi luroi^ dans la dédicace de D. Japhet d'Ar* ntènie : «• Je técherai de pci'suadcr à
• Voli*e Majesté quMle ne se feroit
• pas grand tort si elle me faisoit
• un peu de bien : je scrois pUu gai
- que je ne suis. Si j’étois plus gai
• que je ne suis , je feruis des comé-
• aies enjouées. Si je fsisois des co- •• tnédies enjouées , Yoti*e Majesté " en seroit divertie : si elle en étoit
- divertie , sou argimt ne seroit pas
- p«*rdu. Tout cela conclut si néces-
- sait-cmcn^qu’il me semble que j’en
- seitiis persuadé si j'etois uu grand
- i-oi comme je u« suis qu’uu pauvre *• malliuurcux.-ll porta renjouemeut jusqu'au bord du tomlicau. Surpris d’uti bo({uct violent , on craiguit qu’il u’expirét; cet accident diminua 1
- Si j’eii reviens , dit-il , je ferai une •• belle satire contre le hoquet. - Scs pareils , scs domestiques foudoient en larmes au chevet de sou lit :
• Mes enfant , leur dit-il , je ne vous
- ferai jamais autant pleurer que je
- vous ai fait rire. - Et uu moment avant que d’expirer, U s’écria : - Je
- n’aurois jamais cru qu’il futsiaùé
- de se moquer de la mort. - U rendit le dernier soupir en i86a. Tous scs ouvrages ont été recueillis par
TABLE HISTORIQUE
dt /a Marti ni ère y en iv vol.
Excepté le Roman Comique ^ et fpielques morceaux du V irrite iraveHi , on trouve dans tout le i*este ti-ois bonnes plaisanteries pour vingt platitudes. 1 , 204. Il , 432.
Sc^vAt Romain , centurinu de Tarmce de Jules~Cèsar. 111 , 3oo.
SCÉVOLA « sénateur i*omain » du temps de Sjlla. 11 , 129.
SCÉVüLA ( Qiiinius > , sénateur romain , beau-père du consul LttciuS’-Licinus Crassus. 11 , 4 i 8.
SCHACABAC , musulman. I , 494.
SCHaFELAAR K Jean) y capitaine hollandais en 1482, célèbre par son patriotisme. Il , 3 12.
SCHAH - CuLI , musicien musulman , sous le règne d^AmuraJ IV y eo^ereur des Turcs. 111 , 238.
SCHAHROCH , un des üls de Tomerlan , III . 1 19.
SCHILEK (ie comte de), capitaine des Trabans de la garde de Léopold J , empereur d’Allemagne. Il , 134.
SCHOMBERG ( Thêodoric ) , dit le COlouel Tisc/tey chef des Rellres , sous Henri IV y et tué à la bataille dTvry.
<$CHOMBERG ( Frédéric -Armand de ) , Tun des plus habiles généi'aux du dix-septième siècle , mérita par sa valeur le bdton de maréchal de France, quoiqu’il fut pi'Otestant. La religion qu’il pi*ofcssoit ayant été abolie en Fi*ance , il passa en Angleterre avec Henri-Guillaume , prince d’Orsuge, qui l’envoya commander en Irlande. 11 y fut tue en 1 690, dans un combat livré à l’armée du roi Jacques ily qui a voit été détiôné. III, 141.
SetPION { Pnblins-Cornelins) y célèbre général romain , étoit à peine âgé de 18 ans lorsqu’il sauva la vie à son père a la bataille du Tesin ; et après celle de Cannes , il empêcha la jeune noblesse romaine d'abandonner Rome. A l'dge de 24 ans , il fut envo3C en Espagne , io soumit , prit Carthagèuc , vainquit Annihaf ^ força Carthage à demander la poix , et mérita le glorieux surnom d'Ajricain.
11 momut l’an 180 avant J. C. 1, 14 , 166 . 243 , 347 , 496- II, 6 , 137 , 241 , 344 , 348 , 384 , 415 , 4.S9.
III , 106 , i58 , 214 , 220.
SclPiüN t Lucins-Cornelius ) , fi^ère du
précédent, fut sur nommé ï'Aùafiquey pour avoirvaincu Aniiochitsde-Grand, roi de Syrie. Il fui fait consul l’an 189 avant J. C. I , 166. Il , 241 ,
SC1P105 { Publiiu-Æmtliaims) y appelé VAjcicain-fe-JetinCy Üls de et adopté par Scipion Üls uu premier AJricain , détiniisit Carthage et ^umance ; et apH*s avoir été deux fois consul , il mounit dans son lit , assassiné par les Gracques , selon les uns , et suivant d’antres , empoisonné par leur mère Comélie , et par sa propre femme. 1 , 99. 11 , 242 , III. 194-
SCIPION-I^ASICA ( Ptiblius-CornAius ) , célèbis) scuateo^ romain , cousin du premier Scipion Ajricain , fut censeur 4vec Marais-Papirius , et devint consul avec -Caïus-Lelius , l'an 1 9«> avant J. £, Il , 241 , 287. UI , 194.
SciPioN ( général des troupes républicaines y du temps de Pompée et de César. I, 342, 35 1. Ill, 3uo.
SCUDERI ( Map,dehine de ) , demoiselle célèbi'c par son esprit et ses volumineuses pioductioiu , naquit en 1607, et fut auteur par nécessité.
Tout concourut 4 faire pai tcr d’elle : les agrémtns de son imagination , son extrême laideur, et sur-tout les romans dont elle inonda le public.
C'est elle qui remporta le premier prix d’éloquence que l’académie française ait donné. Elle fut honorée du titi'e de Sapho de son siècle , et mourut en 1701, âgée de 94 ans. 11 , 39S.
ScTLüRE , roi des Scythes , donna à scs enfans une excellente leçon pour les porter à la concorde. Il , 468.
Scythes , Lacédémonien c^*A^t^las- U-(jranà députa vers ie\nabiUns de Larisse. II, 455.
SiBASTlEN ( S. ) , martyrisé en 28$ , le io Janvier. II , 494.
Sébastien ( Jean Truehn y dit le Père ) , né à Lyon eu i657 > entra dans l’oi*di*e des Carmes , s’adonna tout entier a la mécanique , s’y lit un grand nom , lut membre honoraire de t’aendémie des sciences de Paris, et mourut en 1729. Sa candeur sa modestie , et son extrême douceur , firent dire de lui par un grand prince , qu'/7 éioii aussi simple que ses machines. 1 , 269. U1 , i5o.
Second ( JeamHtfrard ) , poète latin , né à la Haye en 1 5 1 > , et mort a Utrecht en i536 , si aS ans. il , i83.
SeïFEDDGLAT , sultan de Syrie. Ü1 , 239 > 453.
SÉJAN ( Ælius ) , favori et ministre de l’empereur Tibère , n’usa de son pouvoir que pour faii*c périr par scs artifices les premières peisonnes de l'empiix:. 11 porta l’audacc jusqu’à
DES PEHSi Ain rtdScolisfr nir le théâtre les vices de son souverain meme. AIoi’s Tiher« ouvrit les yeux ; fut arrêté ; le sénat reçut l'ororc de lui faire son proe>s , et il fut étranglé Van il de J. C. Li 363.
Selei^CI'S I , surnomme A»r<»«or, c’està-dire , victorieux , l’un dea capitaines d* Alexandêx • fe - Gnind , eut en partage le royaume de Syrie , quand c«* conquérant eut cessé de vivre. Il 6t bâtir 34 villes , pour inimortaliser sa mémoire , et celle des pci-sonnaT qui lui étoient ebèns.
Un assassin lui 6ta la vie l’an 2S1 avant J. C. dans la trente - unième année de son i-ègne. ^ 1 so . 148.
Sem, l'un des ti-ois iils du patriarche I\oé , mourut igé de 600 ans , vers l’an 1 846 , avant J. C. 11 , 4q5.
SEMFAOMitS - LOXGUS ( Titus ) , consul romain , qui fut vaincu par le graud AnnibtU sur les l)ords de la
” Trébie , l'an aig avant J. C. ^
SENAC( Jean ) , premier médecin du roi lAMtis Xy , s’illuiitra par ses taleiis et par plusieurs ouvrages utiles, enti'e lesquoJsondistingueson Traité de fa structure du cantr , 2 Vol. J/1-40. Il mourut en 1770 , dans un âge fort avancé. III , ao3.
SENEQUE ( Lucius - Annœns ) , célèbre philosophe , fut pi'érepteur du cruel JS'éron , qui , pour prix de ses services , lui oïdonna de mourir en se faisant ouvrir les veines , Van 65 de J. C. Il nous a laissé un grand iiombj-e de trafu'^s de morale , dans lesquels on remarque beaucoup d’esprit et de génie ; mais Venvie oe donner le ton à son siècle l’a jeté dans des nouveautés qui corrompirent le goiit. 11 substitua à la simplicité noble des anciens , le fard et la parure de la cour de Aéron ; un style sentencieux , semé de pointes et d’antithèses , de peintuivs brillantes , mais trop chargées ; des tours ingénieux , mais peu naturels.
Eiiiin il ne se contenta pas de plaire, il voulut éblouir , et il y l'éusait. La meilleuiv édition de scs écrits est celle d’Amsteniam , 1672 , 1 vol. /n-8®.On attribue à cet auteur des tragédies latines , mais elles ne sont pas de lui. Gronwius en a donné une Ininne édition , Amsteixlam , 1672 , et Leyde , ] 702 , f«-8o £ ^ io5 ,127, 371. U ,
1 49. 111 , 3^ , 5.*tt ■
SENNALHKRIB , Iils dc Hafinanasar , auquel il succéda sur le tréiie d’As-
) NH A G ES. 5o5
syrie. Van 714 avant J. C. mourut après 4 ans de règne. 1, 37 1 .
SEFTIMIUS , muiiisan d’y^r/^s/s et ami d*Horace. 248.
SÉRAPHIN ( le pi rc ) , prédicateur de iMiis Xiy , roi de Finance. I i 496.
SÉRAPION , jeune homme dc U auile d' Atexandre^ie-Crund. II , 3q6 .
SÉRAPION ( Saint) , solitaire célèbre.
IL, iii
SERTOnius, fameux capitaine romain , prit les armes pour i-euverser la tyrannie de Aj ffa , gouverna l’Espagne avec sagesse , vainquit Metelfus et Pomyèe , lit lléchir SUthridaie ^ et fut assassiné dan» un fc»tin pei Perpettna, Vim de ses officier» , Vau 2i »vant • J. C. L 4* , 2t)9- 111 > ^8 , 97-
SÉSOSTRIS , le j>lus cclèbie des anciens rois d’Egypte , commença à régner vers l’an 1 723 avant J. C. U fil , diton , la cpmjUêlc de l’Arabie, des Indes , de la Verse , dc VAmc mineure, dc la Thrace et de la Colchidc , laissant par-tout des colonnes chargées d’inscriptmns, pour être les mo»
numens étn-nels de set victoires. U mourut api-ès un règne de ^ ans.
SÉVERE ( Lucius Septimins ) , f« fil déclarer empereur romain Van 19^ > tous prétexte dc vi nger la mort dé J^erfinnx. Il ti'iompha de tous sea compétiteurs , et mourut après dixsepl ans de règne. I , 3«i3. Il • i43.
SÉVERE ( yUvitis-yaiertus ) . fut déclaié César après l’abdication de Dioclétien , Van 3o5 de J. C. 1, lil-
Sévère , patriarche eutichien de la ville d’Antioche, auquel l’empereur Justin fil couper la langue en 5tS pour le punir des blasphèmes ^’il
firofëroit contre la divinité de J. C.