SOCIÉTÉ
anx petites filles des jeux d’enfans et des liracelets 5 aux jeunes garçons , des couteaux et de petites dpées. Un vainqueur qui s’abaisse jusqu’à ces petits soins f n’en devient que plus grand.
5. Jamais prince ne fut plus propre que Théodose-le- Grand à régner sur les esprits , à la faveur de ce doux empire que la vertu sait s’établir dans les cœurs. La douceur de ses regards , celle de sa voix , la sérénité qui brilloit sur son visage , tempéroicnt en lui l’autorité souveraine. Grand observateur des lois , il savoit cependant en adoucir la rigueur. Dans les trois premières années de son règne, il ne condamna personne à la mort. Il ne fit usage de son pouvoir que pour rappeler les exilés , faire grâce aux coupables dont l’iin- ' puni^é ne tiroit pas à conséquence ; relever , par ses libéralités , les familles ruinées ; remettre ce qui restoit à payer des anciennes impositions. 11 ne punissoit pas les enfans des fautes de leur père par la confiscation de leurs biens; mais il ne paruonnoil pas les fautes qui tendoient à frustrer le prince des contributions légitimes ; également attentif à arrêter deux excès , d’enrichii- son trésor par des exactions odieuses , et de le laisser appauvrir par négligence. Ses sujets le regardoientconirae leur père : ils entroient avec confiance dans son palais, comme dans un asile sacré. Ses ennemis même , qui auparavant , ne se fiant pas aux traités,* ne se croyoient point en sûreté à la table des empereurs, venoientsans défiance se jeter entre scs bras : et ceux qu’on n’avoit pu vaincre par les armc% , se rendoient volontairement à sa bonne foi. , ,