Un insigne bri^and^ appelé Jonathas^ sCt voxaxvt
4 CONCORDC. .
{)oursuivi à ciuse de ses crimes, vint embrasser la coonne de S. Siméon Stylite\ et pënétré d'une vériU- Lle douleur h. la vue des forfaits qu'il avoit commis, il pleura amèrement. Siméon étonné lui demanda qui il étoit ? « Hélas ! mon père, lui répondit-il, je suis « le voleur Jonathas , qui n'ai jamais fait que du « mal , et qui viens pour faire pénitence sous vos « auspices. — C'est à ceux-là, dit le saint , que le « royaume des Cieux sera ouvert; mais, prenez gar- « de , ajouta-l-il , de ne me pas tromper, et de retom- « ber jamais dans vos crimes. » Les officiers de la justice d'Antioche arrivèrent aussitôt , et commandèrent à Siméon de leur rendi-e le scélérat Jonathas y ennemi public. « Mes enfans , leur dit le saint , ce « n'est pas moi qui l*ai fait venir ici : celui qui l'y a « amené est plus puissant que nous , et assiste ceux « qui , comme nous, sont touchés de repentir. Si vous « pouvez , entrez , enlevez-le ; mais pour moi , je ne « saurois le faire , car je crains celui qui me l'a en- « voyé. » Ce discours épouvanta ces archers, qui s'en retournèrent à Antioche sans oser toucher au voleur Jonathas. Après donc qu'il eut demeuré sept jours, embrassant toujours la colonne de «Sîm^o/i, répandant sans cesse desjarmcs abondantes, ildit au saint: « Mon « père 5 si vous le trouvez bon, je vais m'en aller. — « Vous êtes bien pressé, lui répondit Siméon ^ de re- « tourner dans vos crimes. — Non, mon père, repartit Jonathas ; mais mon temps est accompli. » En achevant cette parole, il renditPesprit. ^oyez Conscience , Pénitence, Remords, Repentir. ^