INGÉNUITÉ
i. KJv Êiisoit au célèbre docteur Abou-Joseph, l'un
ét^s plus savans musulmans de son siècle y une question
extraordinaire et difficile. Il avoua ingénument son
igiîorance ; et , sur cet aveu y on lui reprocha de rece -
viMr de fort grosses pensions du trésor royal , sans ce-
mndfint être capable de décider les points de droit sur
lesquels on leconsultoit. «Ce n'est point une merveille,
« répondit-il 5 je reçois du trésor, à proportion de ce
« que je sais : mais si je recevois à proportion de ce que
« je ne sais pas, toutes les richesses du califat ne suf-
< firoient pas pour me payer. »
a. Un jeune homme indiscret demanda à M. de Turenne comment il avoit perdu les batailles delVIariendal 6t de Rhetel } « Par ma propre faute , » répondit ce grand général. Quelques officiers prétendoient qu'il n'avoit jamais mieux agi que dans ces deiwE combats. « Je fus, leur dit-il , dans ces deux occasions trop facile « et trop crédule ; mais quand un homme n'a point fait « de faute à la guerre, il ne l'a pas faite long-temps. » 5. Le duc de la Feuillade ayant rencontré Des-^