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dt*s hahits magnifiques, et devant sa porte un clieval ri. hement enliarnaché, tel qiie renx qii^on donnoit aux amis du prince, II onit que c'éloit un jeu , et que 1 on vo»'loit se moquer de lui ; il scmpressa de sortir de sa maison , et de prendre la fuite 5 mais les domestiques se mettant au devant, Pen empêchèrent , et lui dirent que o eloit la maison d'im homme fort riche , qui venoit de mourir, que le roi lui avoit donne'e , et que ce qu'il voyoit là , n'ëtoit qu^un' l^ger échantillon des grands Liens que lui apportoit cette succession- A ces mots , se laissant persuader, quoique avec peine , il se revêtit de la rohe de pourpre y monta à cheval, et traversa la ville en criant : « Tous ces biens sont à moi ! « tous ces biens sont h moi ! » Il disoit à ceux qui rioient et se moquoient de lui , qu'il ne^blloit pas être siu-pris des extravagances qu'il faisoit ; qu'on devoit plutôt s'étonner que , dans l'excès de sa joie qui le rendoit fbu , il ne jetât pas des pierres à tous les passans.
3. Les Romains, qui assiégeoient la ville de Véïcs , ayant reçu un échec considérable , tous les ordres de l'état, par un généreux zèle, s'empressèrent de réparer llionneur dos armes de la république. Jusqu'alors les armées romaines n'avoTcnt eu dans leur cavalerie que les chevaliers romains à qui le public foumissoit des cihcVaux. Dans cette occasion , dos citoyens qui avoient fe revenu nécessaire pour être admis dans cet ordre , etauxquels les censeurs n'avoientpoint assigné de cheval enlreteiui aux dépens du public, s étant concertés enjemble, vont ti-ouver le sénat, et ayant obtenu audience, déclarent qu'ils sont prêts à se fournir euxmêlnes de chevaux , pour être en état de servir la république. Le sénat reçut une offre si généreuse avec de raudes marques de reconnoissajice. liC bruit s'en réand aussitôt par toute la ville. Les plébéiens piqués *nne noble jalousie, se présentent à leur tour devant le sénat, etdisent que , pour soutenir 1 honneur de l'in- Ê\nteri^, il viennent offrir leurs services hors de rang, prcis à marcher par-tout 011 on les conduira; et que si ^ les mène ht Véïes , ils s'engagent dès ce moment à ll*ç» pou* r^veiiir que la ville ne soit prise. II ne fut pas
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possible alors au sénat de retenir la joie dont il se sentit pénëtré. Il ne se contenta pas , comme il en avoit usé à l'égard des cavaliers , décharger quelques-ans d- ;^ ni; gîstrats de leur foire des remercîméns ,ou défaire entrer <jnelqu'un des plébéiens pour entendre sa réponse. Les sénateurs , sortant en foule du sénat , et se tournant vers le peuple quiétoitassemblédaus laplacepublique, lui marquent, de la hauteur du Capi tôle où ils étoient, par le geste et par la voix , tout ce qu'ib pensoient et I tout ce qu'ils sentoiént. Ils s^écrient que Rome , par une concorde si unanime, sera heureuse, invincible, éterlïelle. Ils comblient de louanges et les cavaliers et les gens de pied. Ils regardent ce jour comuie le phis beau ef le plus fortuné de la république ; ib avouent que le sénat a été vaincu en générosité. Dès àevtt côtés, on voit couler des larmes de joie, et l'on n'eiïtendqae àe% cris de congratulations et d'actions de grâces. Les sénateurs ayant été rappelés au sénat, on y donne un décret par lequel les premiers magistrats sont chargés de côhvoqner rassemblée du peuple, de foire depublics remercîméns aux cavaliers et aux fantassins , et de les assurer que le sénat n'oubliera jamais leto* bonne volonté et leur zèle pour la patrie. On ordonne dtj plus , par ce môme décret , que les ariiîées de service seront comptées à ces soldats volontaires, comme s'ils avoient été enrôlés dans les formes. On distribua aussi, pour la première fois, uile certaine paye à la cavalerie, comme on Pavoil fait auparavant à l'infeiùterié.
4. Côulanges , petite ville de Bottrgogné , à troia^ fiéues d'Auxén^e, est trës-rrche en vins, ce qtir l'afeit stïmommer la vineuse ^ épithète qui loi converioit d'autant mieux autrefois, qu'elle n'avoitqueduvirietpoiiit d'eau. On avoit fait une foule de tentatives pour y conduire cette liqueur plus nécessaire que le vin : elles avoient été toutes infructueuses. Enfin, M. ^Agues^ nseau ayant acquis le domaine dé cette ville, chargea lé célèbre M. Couplet^ enr/oS, de tenter urï dernier effort, M. Couplet^ arrivé à quelque distance de CôûliEtages, xhais sans la voir encore , ets^tarit seulement fait montrer vers quel endroit elle étqit, m't loutes sescoilttois-