ON NAGES
. ■ né à Fontainebleau en 126 8, couronné en 1 283 ) fit la guerre heureusement , eut de grands démêlés avec le pape, détruisit les Templiers, chassa les Juifs, ruina ses sujets, et mourut en i3i4,à 46 ans. l, 433. lU, 24.
Philippe y , dit le Long, fils puiné
du précédent , succéda à Louis Hutirtf son frère , en 1 3 1 6 , à l'exclusion de Jeanne , fille de ce prince. Il fit 1* guerre aux Flamands , renouvela Tal- * liance faite avec les Ëcossois , chassa les Juifs de son royaume , dissipa une troupe de brigands qui , sons le nom de Pastoureaux ^ faisoient de grands ravages, et mourut en i32i, à 28 ans. 1 , 434.
Philippe VI de Valois , fils de C/iories y comte de Valois , qui ctoit frère de Philippe-le-Bel , et qui fut chef de la branche des Valois , monta sur le trône de France en 1 326 , à la mort de son cousin Charles- le-Bel.
Il régna sagement dans un temps ^ orageux , soutint ses malheurs avec constance, et mourut en i35o, âgé de 57 ans. 1 , 222 , 435 , 5o2,
Philippe II , né à Valladolid en i Sa 7 , de Charles-Quint et d'Isabelle de Portugal; devint roi de Napies et de Sicile par l'abdication de son pcre , en 1554 , et roi d'Angleten-e le même jour, par son mariage avec la relue Marie. Il monta sur le troue d'Es- BKne en i555, après la' retraite de ukarles-Quint. Le dédale de sa politique , par les sombres dctoui^ de JaquiHp il i-cmuoit du fond de Mfn cabiànTCoutes les puissances de l^Bv* rope , le fit appeler Démon du w2.
Il régna et finit comnys Tihhre , 4ont il fut peut-être le plus parfait imitateur. Sa mort arriva le 1 3 Septembi-e 1598, il étoit âgé de 72 veoM. Quarante mille hommes pcrii*entsous son r^ne sur l'échafaud , ou de poison : il croyoit faii'e ces sacrifices à la religion catholique : il hft^fcisoit à son ambition et a sou despotisme. Son fils même fut une de ses victimes.
II, 401. III, 64, 159, 167, 38a.
Philippe III , roi d'Espagne , fils du précédent , monta sur le trône en 1598, se rendit maître d'Ostende, fut fore-é de reconnoitre la liberté des Provinces-Unies , dépeupla son royaume en chassant les Maures et les Juifs, et mourut en 1621, à 4S ans. Il no montra durant tout son règne que de la foiblosse et de la superstition. I. i4- U, 388.
Hh3
VaiLim IV, sis dii^réeédent , né eu i6o5 , lui tnccéda en i6ai. Son règne fut malheureux, pan-e qu'il t'abandonna aux plaisirs et à ses Biinistres. 11 mourut en i665 , à 60 ans. I « li. Il «388.
PHILIPPX V » dud d'Anjou, second 6U de Low's dauphin de France, et de Mariê*Annede Bannière y né à Versailles en i683, Ait appeiéàla couronne d'Espagne en 1 700 , par le testament de Charles II ^ son grand^oncle, et en Tertu des droits qu'il tenoit de* Mari«-Thèrèse à* Autriche , son aïeule, épouse de Louii XI F. Il se soutint •ur le trône par les efforts de la France, et mourut en 1746) À 63 ans , après en avoir régné près de 45, laissant le trône à Ferdinaud Vly son Gis. 1 , 3oi. II. 21 j , aig.
Philippe , fils & Antoine , ifrand bâUrd de Boux^ogne eu 1^77.11,219.
PHILIPPIOE , Athénien , poète comique : florissoit vers l'an 186 avant J. C. III, 276.
Philoclés , général athénien , Ters l'an 405 avant J. C. II , 356.
PflILOPiMSir, général des Achéens , •e distingua par sa bravoure et par sa prudence , et monrut empoisonné par Dinocratey général des Messe' niens , l'an i83 avant J. C. II , 84 , 119, ia6, 195. III, 127 , 2i3.
PhiloPHANE , sophiste grec , qui vivait vers l'an 645 avant J. C. 11 , 109.
Philotas , médecin de la ville d'Amphise , gouverneur du fils de Jlfo/'o Antoine le triumvir. Il , 3oa.
Philoxène , de Cyihère , poète et musicien célèbre, plut à DenMe-Tyran far les saillies de son espi-it , mais offensa par la sévérité de sa critique. Il mourut l'an 3 80 avant J. C.
II, 22. III , 3o.
Phinees , fils à'Eiéazar et petit-fils à'Aaron , fut le ti'oisième grand-prètre , et est célèbre dans l'Ecriture par son zèle pour la gloire de Dieu.
II, i5o.
Phocion , capitaine athénien, disciple de Platon et de Xénocntfe , s'immoi*talisa par ses exploits , sa sage politi'que et ses vertus , et mourut comme Socrate , victime de la jalousie de ses concitoyens, Pan 3i8 avant J. G.
I,ii3, 199. II, 13,90, i38, 200, aa5, 396 , 4o3. III, 91 , 104 , 166.
PhrINÉE, fameuse courtisane gi*ecque , fut attachée au célèbre sculpteur Praxitèle , qui fit sa statue. Elle offrit de rebâtir à ses dépens les murs de Thèbes , vers l'an 328 avant
tÔKIQrS
J. c. , pourvu qu'on y ntl cette fflfcription ; " Alexandre a détruit Thé- •• bes , et Phn'née l'a rétablie. » 1 1 5o.
PiCABO ( Jean ) capitaine français , qui serroit dans l'ai-mée de l'empe« reui- Cheurles^uini , devant Mézièi-es, en iSao. I, 4S.
Pierre (S.), piince des apôtres, vicaire de J. C. , le premier des pasteurs et le chef visible de l'Eglise, etoit de Bethzaïde en Galilée , et s'apeloit Simon ; mais Jesus-Christ l'ayant appelé à l'apostolat , changea son nom en celui de Cêphas , qui signifie Pierre. L'empereur Néron le fit mettre en prison avec S. Paul , l'an 66 de l'ère chrétienne , et l'on croit qu'il fut crucifié par l'ordre de ce prince le 29 Juin de la même année. II , 262.
Pierre I , dit le Grand , né en 1673 , ne fut pas plutôt sur le trône de Russie qu'il résolut de civiliser sa nation. 11 alla diercher des connoissanccs et des talens chex tous les peuples de l'Europe , et les naturalisa dans son vaste empire. Devenu guerrier par ses défaites mêmes 1 il vainquit enfin Charles XII , roi de Suède. Il épousa la célèbre Cathe^ rine , qui seconda ses vues , et les perfectionna. Ge grand législateur mourut en 1725, à 53 ans. I, 366 , 488. it , ^3, 296. m, i5i , 248, 2.'i7.
PIERRE II , petit-fils du piéccdent , légua sur la Russie en 1737, et tint le scoptie pendant près de trois ans.
PWDARE , le prince des poètes lyriques , naquit à Thèbes , vcis l'an 5oo avant J. C. D'Un ti-ès-grand nombre de poésies qu'il a voit composées, il ne nous reste que des odes à la louange de ceux qui , de son temps , avoient remf «orté le prix aux jeux olympiques , isllimiqucs ,
Î>ythiques et ucmécns , les plus soenncls de la Grèce. On sent , en k>s lisant, cette impétuosité de génie, ces violens transports , cet enthousiasme divin que produit la foi-ce des pensées. La variété des figures , la hardiesse des images , la vivacité des expressions , l'audace des métaphores , la douce mélodie de ses nombreuses périodes, la majestueuse précipitation du style , tout concourt à le mettre à la tête des poètes lyriques. La mcilleui-e édition de ses ou* vroges est celle d'Oxford , 1697 , infol. II , 192.
DES PERSONNAGES
PlBOir ( Alexis ) , né en 1 689 , se livr» à la poésie d2ïs sa première jeanetse.
Ses ouvrages lui Grent on nom célèbre , et l'élevl*rent au rang de nos meilleurs écrivains. Il mourut en 1773 , à 83 ans. Le recueil de tes ceuvivs foi-me 7 vol. in-So. On admire sur- tout ses pièces de théâtre « {»armi lesquelles la Mèli'omanie tient c premier rang. I » 94.
PlSISTRATS , descendant de Codnu , s'empara de la souveraine autorité à Athènes. On lui donna le nom de * tyran , et cependant son i-ègne fut celui d'un përe. H momut après 33 ans d'une administration sage , l'an 5a8 avant J. C. I, 69 » 100 , 319. II « 359 , 441.
PiSON ( LucitwCa/fmmius ) , surnommé Frugi , fut tribun du peuple l'an 149 avant J. C. et devint ensuite préteur d'Espagne. II ^ 347.
PiSON iLucius-Calffurnius) f illustre senateur romain , fut consul avec l'empereur Né/'on^ l'an 57 de J, C. Quelque temps après , avant conspiré contre ce prince , il mt mis à mort avec ses complices. UI , 33a.
PiSON fut adopté par l'empei-eur Galba.
PiTHAGORAS , pantomime romain, avec lequel l'empereur Néron se maria en premières noces. I , 373.
P1.ACITE , compagnon d'étude' de 7%À»dos^Il f empereur d'Orient. 1 , 606.
Plate L , domestique de confiance du connétable de Lesdiguières. III , 289.
PLATON , né à Athènes ver» l'an 429 avant J. C. , fut disciple de Smrate , et doit être regardé comme l'oigne de ce grand homme , puisque c'est lui qui nous a transmis sa doctrine.
Il fonda cette classe de philosophes que les anciens appeloient Acadimi' tiens , parce qu'ils s'instruisoient dans le jardin d'un citoyen d'Ath^ nés , nommé Académus. Platon leur appi'enoit à bien dii'c et à bien penser. Il mourut à l'âge de 81 ans, vers l'an 348 avant J. C. La plus belle édition de ses ouvrages est celle de Serrantts, 1^78 , grec et latin , 3 vol. in-Jol. 1 , 168, 283,391,416. II , 40, ii3, 161 ,290,433,434, 457, 466, 476. III , 118 , 159 , 373.
PLAUTS ( Marcus - Actius) , poète comique latin , mourut 184 ans avant J. G. Il nous reste de lui ao comédies généralement applaudies de son temps , et dont le dialogue pur , énergique et élégant faisoit dire à Farron que si les Muses vouloient parler
latin , elles empmntei^oient le style de cet auteur. Mais , lorsque- 4e goût se fut épuré sous Angtisie , on aperçut dans ce poète une versification négligée , des plaisanteries basses , et quelquefois trop libres y on lui reprocha aloi's de mauvaises nointes , des jeux de mots ridicules , des tnrlupinades grossières. Malgré ces défauts, Piaute entend bien la raillerie, ses saillies sont heureuses, il a moins d'ail , mais plus d'esprit que Tirenee; ses inti'igues sont mieux ménagées , les incideus de ses pièces plus vai'iés , et leur action plus vive. Les meil* leures éditions de ce comique célèbre sont celles de Venise , 147a , in-jol. ; de Cruler et de Tauhman ,621, rn-40,; de Gronoviw , Amsterdam , 1684 ; 2 vol. in-^o. ; et celle de M. Cnfntronnier , 1759 , 3 vol. in-ia. II , 184.
Plazenelle ( les frères ) , fila d'un marchand drapier de Yillelofn , dans la généralité de Tours. I , i65.
FLESSIS-Mornay {Philippe du) , seigneur du Plessis>Marly , né en 1 549 , fVit un des plus vei*tueux et des plus grands hommes que le calvinisme ait produiU. Il s'atUcha à Henri |F, et le servit de sa plume et de son ëpée. Sa science , sa valeur et sa
Srobité le rendirent le chef et l'i^e u parti protestant , et le firent appeler le pape des Huguenots. Il défendit les dogmes de sa secte de vive voix et par écrit. II mourut en 1623., à 74 ans. I , iio.
Pline-L'Ancien ( Caùis-Plinins^ecun-
dits ) , né à Vérone d'une famille illustre , porta les armes avec distinction , devint intendant de l'Es- (Migne , mérita la confiance et Pestinie dés empereurs Feepasien et 77/e, composa une foule d'écrits ti-ès-sàvans , et mourut l'an 79 de J. C. , dans une éruption du m<mt Vésuve , à laipielle il s'étoit trop exposé pour en découviir la cause. l)es nombreux ouvrages de cet (K;rivain laborieux , il ne nous reste que son histoire nktuixille en 37 livres , dont la meilleure édition est celle du père Har^ douin » Paris , 1723 , 3 vol. in-/ol. I , a42. Il , a55.
PLINE-LE-JEUNE , ( Cécilius - Plinius^ Secundus ) , neveu et fils adoptif du précédent , né à Côme , étudia sous Qiuntilien , et profita des le<;ons d'un tel maiti-e. Il s'éleva par son mérite jusqu'aux premièi*es charges de l'em* pire sous Trajan. Ce prince le nomma consul honoraire l'an 100 de
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J. C. ; et quelque tempe après il le fit pi-oconsul de Bithynie. Nous o^ons de cet écrivain un cloquent panégyrique de Trujan , et dix livi-es de lettres l'emplies d'esprit et d'urbanité. , mais dont le style n'est point aussi naturel que celui des auteurs du sibcle à* Auguste. On en a donné plusieui's bonnes éditions , parmi lesquelles on distingue celle d'E/zevier ^ 1640, in-12. Il, i8a.
PJUSSON (mademoiselle) , née à Char* très , a fait un petit ouvrage pour inviter les riches a jouer au proiit des pauvres. II , 328.
PUSTABQUE , roi de Lacédémone , monta sur le trône l'an 469 avant J. G. et mourut trois ans api^s. Il , 114.
pLUTARQUE , célfebre philosophe, historien et orateur grec , floi'issoit sous le règne de l'empereur Trajan , et mourut vers Tan 140 de J. G. Nous avons de cet excellent écrivain les vies des hommes illusti*es grecs , romains , et des traités de morale , remplis de faits très-curieux. Amyot^ du temps de Henri /// . en donna une traduction , ^ui malgré son st^le
Sulois , a un air de fraicheui' qui la it rajeunir , ce semble , de jour en jour. 1,147, 342. III, Il 3, 128) 206.
POEMEN , pieux solitaire de la Thébaïde , abbé de l'un des monastères de ce désert célèbre. II , 5.
POIGNAV , ancien capitaine de dragons , ami de La Fontaine. Il . 487.
Poisson ( Raimond ) , fameux comédien, mort en 1690. Il a laissé i>lusieiirs pièces de théâtre , dont 'édition la plus complète est celle de Paris , 1743 , 2 vol. in-12. Elles sont fort réjouissantes , et quelquesunes sont encore applaudies. 1 , 92.
POLÉMON t jeune Athénien fort débauché , disciple du philosophe Xéno' crafe. III , 44.
POLÉMOir , sophiste de Smyrnc , du temps de l'empereur Antonin-ie- Pieitx. II, 47.
Pou ( MfU'tin ) , chimiste lomain , né en i562 , vint eu 1702 offrir à Louis XIV une composition plus terrible que celle de la poudre. Il fut reçu à racadémie des sciences , et mourut en 17 14. On a de lui un grand ouvrage italien , où il fait Tapologic des acides. II , 321.
POUCLETE , célèbre sculpteur de Sicione , porta son art à la perfection. II vivoit l'an 43o avant J. C. 1 , 19.
?OUGNAC ( Melchior de ), né en 1661 , fit ses études à Paris , s'attacha en-
TORIQUE
suite au caixiinal de Botdllon , qui Is mena à Rome en 1689 , et tsmiployâ endivei'ses négociations importantes.
De retour à Paris , Louis XI F lui accoitia une longue audieuce , et difde lui , lorsqu'il fut sorti : •• Je viens M d'entretenir un homme , et un •• jeune homme , qui m'a toujoiu^ » conti'cdit , et qui m'a toujours * plu. » Ce pi'ince le chargea de plu* sieurs ambassades , et ^ services lui mcritèi'entle chapeau de cardinal.
Il fut nommé archevêque d'Auch en 1 726 , et mourut eu 1 741 , à 8u ans. Ou a de ce prélat uu poi>me latin intitulé Anti^Lucrèce , dans lequel il réfute le système et la doctrine d'£piaire , en suivant les principes de la philosophie de Descarie^. I, 723.
POUTIEN {Ange), né en 1454 1 ^ rendit célèbre par son savoir , fut protégé des MédÀcis , et mourut en 1494 , laissant un gitiud nombre d'ouvrages, dont l'édition la plus estimée est celle de Yeigse , 1 498, in-Jol.; mais celle de Basie , i553 , aussi in-Jol. est plus ample. On y trouve des pièces de veiv , des histoires et des ti'aductions. II , 182.
POLUON ( CaXus - Asinius ) , orateur célèbre , et poète latin » fut consul l'an 4u avant J. C. Ce fut lui qui le premier ouvrit à Rome une bibliothèque à l'usage du public. Il s'attacha au parti de Marc-Antoinm^ et ne reconnut que malgi*é lui l'autorité d'Auguste, Ce prince le traita cependant avec honneur, et parut oublier qu'^1 a voit été son ennemi. I , 328 , II , 166, 401.
POLLION ( Aledius ) , homme riche , sous le i-ègne d'Auguste. 1 , 3^8.
POLYSE , fameux historien grec ^ né à AJégalopolis , environ l'an 204 avant J. C. Il fut ti*è«>cstimé à Bume, et s'attacha à Scipion , fils de i'auljË'm/7<;. Il mourut l'an 121 avantJ.C, à 82 ans. De tous ses ouvi-ages , nous ne possédons qu'uue partie de sou histoire , qui s'rtciiduit dr])uis le commencement des guerres puniques jusqu'à la tin de celle de Alacédoine. Elle étoit rcnfci-mcc en 40 livi-es , mais il ne nous en reste que cinq dont les meilleures éditions ^unt celles de Paris, 1609 , in-Jol. , et d'Amsterdam , 1670 , 3 vol. iw-8o.
Dont Vincent Thuilier en a donné une traduction française avec les savaus commentaires du chevalier Folard. I , 99. II , 86. III , 127.
Police A TE , tyran de Samos , "vers
DES PEKSONNAGES.
l'an 53a ttant J. C.s régna d'abord avec un bonheur extraordinaire, puis fut le plus malheureux des hommes , et mourut sur une croix , Pan 5a4 -avant Père chrétienne. II , 90. m , 49 , lao , 335.
POLICRETE , sculpteur célèbre , et graveur en pierres fines , sous l'empire d* Auguste. Il , 67.
POLIDAMAS , fameux athlbte grec , du temps de Darius-^othus, roi de Perse.
POLYENUS , sophiste grec , contempo-
devint l'épouse de cet empereur après qu'il eut répudié Oct,wie. Ce monsti'e la iit mourir comme tant d'autres , et la plaça au nombre dea déesses. I , 373.
PORSENNA , roi d'Etrurie , assiégea Rome l'an 507 avant J. C. pour y rétablir Taî-qtûn-léSuperbe. Ses e^ forts furent inutiles. I , 332. II ,
. 54 , 5oa.
Porte ( Baptiste de la) ^ gentilhomme italien , de la ville de Padoue. I ,
rain du philosophe Jrisfippe. II , 439. PORTE ( de la ). V, MEILLEB AIE.
Pompée ( Cnèïus ) , surnommé le PORTIA , fille de Caton d'Utique , et
Grand , né l'an 106 avant J. C. , eut femme du célèbre BriUus , chef des
l'éclat des hcix)s dès sa plus tendis républicains. I, ia8.
jeunesse , et ses exploita le rendirent Porto-CarrERO ( Hermmdez Tetllo ) ,
en quelcjue sorte maître de la repu- officier espagnol , qui sui-prit Amiena
blique romaine ; mais il fut sup-
{tiaiité par César , qui le vainquit à a bataille de Phai'sale. Il s'enfuit en Egypte , où le roi Plolèmée lui fit couper la te te , l'an 49 avant l'ère chrétienne. 1,4, 233 , 354 , 3o7 , 35o , 38i. II , 26 , 40 , 142 , 234 , 3i8, 358. m , 265 , 390.
PoMPONlus , soldat romain , dans le temps de la guerre contre Mithri" date. I , 21 5.
Poniatowski, général suédois , com-
en 1597. I , 48.
PORUS , roi d'une partie des Indes , fut vaincu par Alexandre , l'an 338 avant J. C. Conduit devant ce prince , son inli*cpidité lui lit obtenir tout ce qu'il dcsiroit. Rétabli dans son royaume , il suivit son vainqueur, et accéléra ses conquêtes.
PossiDONius , philosophe stoïcien , ré«* sidant à Rhodes , du temps du grand Pompée. II , 40.
pagnon de la retraite de Charles XII POSTEL iGuillivime) . né de parens pan-
à Bender. I , 10
PontaC ( Pierre de ) , premier président au pai'Iement'de Bordeaux. III ,
PONTCHARTRAIN ( Louis - Phélippeaux de ), contrôleur - général en 1689 1 ministre et secrétaii'e d'état en 1690 , et chancelier de France en 1699 * mourut en 1725 , à 85 ans. I , 90.
PoFEDius-SiLON , adversaire du grand Marius. III , 167.
PoPEDius , chef des députés latins ^ du temps de Colon d'Utique. 1 , 696.
POPILIUS , noble Romain , envoyé vers Antiochus - le - Grand , roi de Syrie , pour le conti'aindx'e ù la paix. II , 201.
PopiLius ( Marais ) , censeur romain , collègue de Scipion-Nasica dans cette magistrature. III , 194.
POPILIUS ( Caïiis ) , Romain ignorant
vres , orphelin à l'âge de 8 ans , éti^ dia seul , et fit de tels progrès dans la lecture , qu'il fut reçu maître d'école près Pontoise , à l'âge de 1 4 ans. Peu de temps après il se rendit à Paris , se mit au service de quelques régens , et profita de leui-s leçons. Il devint bientôt un savant universel , et fut compté parmi le* plus habiles maîtres de la capitale.
Charles IX prenoit plaisir à l'entendre , et l'appcloit son philosophe.
On assure qu'enseignant au coUége des Lombards , il avoit tant d'auditeurs f que la gi-ande salle de ce collège ne' pouvant les contenir , il les faisoit descendre dans la cour , et leurparloit d'une fcnétx*e. II mourut en i58o , à 71 ans , laissant un grand nombl:e d'écrits remplis d'idées bizarres et de projets extra vagans.
et stupide , qui se donnoit pour un POTIER DE NOVION DE BlANC'MÊNIL
habile jurisconsulte du temps de Ci' céron. III , 70.
POPOLI (duchesse de), dame espagnole ,
2ui se trouva dans Barcelone , lors e la prise de cette ville par les Anglais en 1705. 1 , 3oi.
JPOPPÉE , d'aboixl maîtresse de Néron ,
( Nicttlas), président à portier au
Parlement de Paris , du temps de i Ligue. II , 211.
POTRON DE SaINTRAILLES ( Jean ) , gentilhomme gascon , sénéchal du Limousin , se signala par sa valeur . et ses services , sous les i-ègnes de
4qo T4BLS KIS
Ckarlét VI et do Chartes VU, mériU le bâUm de maréchal de Frauœ en i«54 , et mourut sept ans après.
POUGET C Françoît-'Àmè) , prêtre de rOratoire , fut vicaire de S. Roch ; à Paris , en 1692 ; et ce fut «n cette qualité qu'il ent part à la conversion du célèbre Zm Fontaine. Il en donna une relalion curieuse et détaillée , dans ane lettre qui fait partie des tnémoires du père Desmohis. Le père Pouget mourut dans la maison de S. Magloire en lyaS , à 57 ans.
C'est lui qui a composé l6 livre connu sous le nom de Catéchisme da Montpellier- I , 199.
POTET ( Guillaume ) , de simple avocat au parlement de Paris , devint chanoelter de France en i538 : dignité qu'il dut autant à son mérite qu'à la faveur de Louise de Savoie , mère de François I. Dans la suite , ayant déplu à la reine de Maples et à la duchesse d'Etampes , il fut privé de toutes ses chai'ges par arrêt du parlement, et condamné à cent mille livres d'amende ,. somme excessive pour ce temps-là, et qu'il paya pour obtenir sa liberté. Il mourut dans la pauvreté et dans l'ignominie , en
1548 1 ^ 74 ans- H» i63.
PraxITAls , célèbre sculpteur grec , vivoit vers l'an 364 avant J. C. Tous les anciens écrivains ont parlé avec éloge de ses statues , et sur-tout de la Vénus qu'il tit pour la ville de Gnidc. I , 5o.
Paeodote , souverain magistrat de Jlégarc , du temps de Dion de Syracuse. II, 45 1.
PRIMI'S , général romain , sous le règne d'Augiute. I , 326.
Phimus , lieutenant de l'empereur Vespasien. 1 , 378.
Probe , préfet d'Italie du temps de S. Ambroise. II , 71.
Probus ( MarcuS'Aureliut ) , originaire de .Sirmick en Pannonie, s'éleva par ses vertus sur le trône des Césars. Il succéda à Tacite en 27$ , dompta les Gaulois , les Francs , les Bour^ guignons , les Vandales , les Sarmatcs et toutes les nations vagabondes qui tronbloient depuis long-temps la paix de rempii-e. Il se préparoit à faire la gueri'e aux Peraes , étemels ennemis du nom romain , lorsque •es soldats , lassés des travaux qu'il leur faisoit entreprendre , l'assassinèrent dans la sixième année de son règne , à l'âge de So ans. I , »53 , 398.
TORIQUE
ProcULUS , affranchi à*AuptaU, clique cher à ce prtnoe , fàt mis à mort rir son ordre pour crime d'adultère.
PropbrCX ( Sextnt-Auretiiu ) , brilla parmi les beaux esprits du siècle d'Auguste f et mouiTit à Rome l'an 1 9 avant J. C. Il noua reste de ce poète quatre livres d'élégies , dont le s^le est très- pur et trè«-châtié , mais trop lirencieux. II , 184.
ProtaGORE , philosophe grec , disciple de Démocritê , le rendit célèbre Sar son athéisme , qui le fit chasser 'Athènes. Il florissoit vert l'an 40e avant J. C. III , 64.
Proteas , courtisan ^Altxemàre4e^ Grand, VL , 395.
ProTOGËITE , fameux peintre riiodien , contemporain ^ rival et ami du célèbre Apelle. 1 , 106 , 245. II , 44a.
Prusias , roi de Bithynie , à la cour duquel se retire le grand Atmihal, I» 38, 3o6.
PSAMÉifiTE , roi d'Egypte , fut mît à moit par l'ordre de Cambyse^ roi de Perse , qui l'avoit vaincn deux fois , et contre lequel il s'étoit révolté.
I , Si , lia.
PtolémÉE II , nommé ironiquement Philadelphe , c'est-à-dire , amataur de ses frères , qu'il fit mourir, régna en Egypte l'an a 85 avant J. C. , après Ptolémèe-Lagus son père , et tint le sceptre durant 38 ans. I , ko, II ' 6 ^ i3, 107 , i38. III, 53, i63.
PtoléméE VI , monU sur le trône d'Egypte l'an 2B0 avant J. C. , apr^ la mort de Ptolinùe - Epiphanes aon père. Il fut surnommé Philomèlor , ou ami de sa mhre , par ironie , parce qu'il détestoit la reine Cléopdtre , à qui il devoit le jour. Il mourut l'an 146 avant l'ère chrétienne , après un règne de 34 ans. II, 201, 427.111,241.
Publie , sainte veuve sous l'empire de Julien l'Apostat. Il , 199.
PuJADE ( M. de la ) , chevalier de St. Louis , ancien aide-major des gardesdu-corps. I , 84.
PULCHÉRIE ( Sainte > , fille de l'empei-eur A^xadius , et sœur de Théodose-le' Jeune , fut créée Augusia en 414 , partagea avec son fi'ère la puissance impériale, régna avec gloire , et après la mort de Thêodose , plaça Marcien sur le trône. Elle mourut en 454 , à 56 ans. 1 , 404.11,110. III , 20 , 335. \
PULFIO , officier romain de l'armée de Juhs'César. II, i54.
PUTIPHAR I ministre de Pharmtm , roi
d'Kgypte , et maitre de Joseph , fils du ptitiwrche Jacob. I , 461.
Poy-Segur ( Jacques de ChastmH seigneur de ) , colonel da régiment de Piémont , et lieutenant-génénl des armées du roi , sous les rl'gnes de Louis XII T et dé Lmtis XMf^, signala sa valeur dans un grand nombre de sièges et de combats , où il ne reçut cependant aucune blessure.
Il nous a laiMc des mémoires curieux sur ce qui s'est passé en France depuis 161 7 jusqu'en i658. Ils ont été imprimés en 1690 , en a vol. imia. , par les soins de M. Duchesne. II , 43i.
Pybrhus , roi d'Epire , célèbre par ses guerres avec les Romains , fût un des plus grands capitaines de son Hiëclc. II mourut l'an 272 avant J. C. I , 321 , 496. II, 6, ai , 79, i37 , 28a. m, 129 , 19S.
Ptthagohe , l'un des plus grands philosophes de l'antiquité , naquit à Samos , suivant l'opinion la pi as commune , vers l'an 540 avant J. C. Il 2uitta la profession d'athlète , pour tudier la philosophie sous PhéréâtU^ et après s'èti'e romié par de longi
voyages , il fttt mattre à son tour.
Il exigeoit de ses disciples un silence de deux ans pour les uns , et de cinq aus pour les autres : il enseignoii la métempsycose , c'est-à-dire , la trautmigitition des âmes d'an corps dans un autre. Il défendit l'usage de U viande et le meurtre des animaux. Il foima de fameux légîiletenrs , et s'acauit une autorité si grande , que ses élèves , pour appuyei* leurs raisous , se contentoient d'a,ottter : « Le >* maître l'a dit. » Il mourut dans vn Age fort avancé. S.» maison fat oou« verlie en un temple , et on l'honora comme un dieu. I, 64, ^h , til^m II , 286, 4i3, 476. 111,49, 229, a56.
PtthiaS , fille é.*Jristole, et digne de ce grand philosophe. III ,112.
Pythias , citoyen de Syracuse et dit« ciple de Pj-thagore , sous le règne de Denjs-t' Ancien, I , çS.
PtthiUS , gouverneur et souverain de Céline , ville de Phiygie , sons le règne de Xerxks-le^rand , roi de Perse , qu'il reçut avec magnificence.
JUADRiîfGTON ( milord ) , mort viceroi de la Jamaïque , au commencement de ce siècle. III , aSS.
QUET ( M. du ) , savant machiniste de notre siècle. IIÏ, i5i.
QtriN (M.) , acteur anglais. II , a4€.
Quinte - Curce ( Quimus - Curtius »Bu^ Jus ) , historien latin , auteur de l'J5f/> toire d'Jlexandre^e-Grand. Son ouvrage est très-connu , et sa vie fort ignorée. On croit qu'il florissoit sous l'empire de f^espasien , ou >ous celui de Trajan. On a fait plusieurs éditions de cet excellent auteur : on estime particulièi-ement celle d'Jff/zefiet'j ffi-12. , i633>.I, a5i. II , i58.
QUIITTILIEN (Mareus-Fabius), oOUbn orateur latin , fut disciple de Ihmilius-Afer , et mourut l'an Sg de J. C. après avoir enseigné l'éloquence à Rome pendant 20 ans , avec le plot grand applaudissement. Il nous reste de cet écrivain judicieux un excellent traité de Rhétorique , rempli de goût et d'admiitibles préceptes.
On en a donné plusieurs éditions , dont \eê plus estimées sont celles d*Obreichl , Strasboui-g , 1698 , et de Caperonnier y I7a5 , in-J'ol. M. l'abbé Gédoyn l'a traduit en français , II , 3a8.
Ra
BELAIS ( François ) , fils d'un aubergiste ou d'un apothicaire , se fit cordclier , et fut élevé aux d'ères sacrés. Sa réputation commençoit à se former , lorsqu'une aventure scandaleuse le fit renfermer dans la prison de son monastère. Il vint à bout de briser ses liens , et par le crédit de ses protecteurs , il obtint du pape la permission de passer dans l'ordre de S. Benoît ; mais bientôt , -ennemi de toute e^ce de fègle , il dépouilla
tout-à-fait l'habit religieux , et alla étudier en médecine à Montpellier , où il prit le bonnet de docteur. Son mérite lui procura une chaire dans cette faculté en i53i , et il en devint le restaurateur quand le chancelier Jhtprmt en eut fait abolir leg privilèges par arrêt du parlement.
Rabelais eut l'adresse de faire révoquer cet airèt , et l'université , rétablie dans tous ses droits , le regarda moins comme un confi'ère que comme
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un protecteur. Encore aujourd'hui , M mémoire y ett en si grande vénération ,* que tout les jeunes médecins qui rei^ivent le docloi-at sont i*eYétus de sa robe. Le mérite de Babelnis le tit appeler a Paris , et le cardinal Jean du Bellay , évèque de cette capitale , le choisit pour son médecin ordinaire. Ce prélat le conduisit à Rome , oh ses saillies et ses bouffonneries amasèi*ent le pape et les cardinaux , et lui méritèrent une bulle d'absolution , qui le transféroit dans une abbH.3'c dont on alloit fkire un chapitre. De cordeiier devenu bénédictin , de bénédictin chanoine , de chanoine il devint cui'é. Le cardinal son protecteur lui donna la cure de Meudon en 1 5^5 , et il fat à la fois le pasteur et le médecin de sa
. pai-oisse. Ce fut alors qu'il composa son Pantagruel , satire souvent ingénieuse , quelquefois plate , de
< temps en temps ol■dun^re et licencieuse , où l'éruditiou est cachée sous le manteau de la folie , et qui a J^oé l'auteur à côté de Lucien. On ra souvent réimprimé ; mais l'édition la plus complète est celle d'Amaterdam , 171 1 , en 5 vol. in'%.° Cet ouvrage , malgré ses nombreux défiiatt , fit rechercher Rabelais de son temps , et le fait encoi-e admirer du nôtre. Ce pasteur bouâbn mourut en plaisantant, en i553, à 70 ans. 11,488^
BaBUTIN ( Roger , comte de Bussi ) , servit dbs l'âge de douze ans , et fit éclater sa valeur dans plusieurs sièges et dans plusieurs batailles. Il obtint par &es exploits , plus eucoi*e que par sa naissance , le grade de lieutenantgénéral des armées du roi , et celui de mestre - de -camp de la cavalerie légëre. Les lauriei's de Mars ne l'cmpèchërent pas de cultiver ceu3( d'Apollon. Reçu à l'acadcmic française en i665 , il y prononça une harangue pleine d'esprit et de fanfaronnades. Il eut pu pai-venir à tous les honneurs que l'on accorde au cou* rage et aux talens littéraires , si la manie de la satire ne l'eût arrêté au milieu de sa course. Il courut sous son nom un ouvrage manuscrit intitulé Jffisfoire antoureuse des Gattles , où il décrioit plusieurs personnes alors en faveur à la cour. Le roi en fut instruit. Irrité de l'indiscrétion du frondeur , il le fit enfermer à la Bastille. Quelques mois apHfs , une maladie occasionée par sa prison lui procu-
.• ra la liberté ; mais il ne sortit de la
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Bastille que pour sUer passer dix-sept ans en exil dans un de ses châteaux.
Durant tout ce teçips , il fiiligui Louis XIV par ses lettres , et à fOTce d'importunité, il obtint la permissioa de revenir à la cour ; mais le roi évi* tant de le regarder , il se retira de nouveau dans ses terres , partageant son temps entre les plaisira de la campagne et ceux de la littérature.
Ilmourutà Autun, en 1 693,8 7 5 ans, laissant plusieurs eufans , dont l'un fut é véque de Luçon . Parm i les ouvia* ges que nous avons de ce seigneui'.on distingue ses mémoires ^ a vol. in-40; ses lettres , 7 vol. in-ia. ; et quelquesunes de &es poésies , répandues dans différens recueils. I, 120. II , 504.
Racine ( Jean ) , né à la Ferté- Milon en 1689 1 ^^^ placé de bonne heure pai-mi les élèves de la célèbre maison de Port-Royal-des-Champs.
Après 9'étre formé dans l'étude des anciens auteun , il voulut devenir leur rival , et faire avec eux l'admiration de ses contemporains et les délices de la postérité. En 1660, il débuta dans le monde littéraire par deux odes sur le mariage de Louis XIV. Elles lui valurent une gratification de cent louis , et une pension de six cents livres. Chape' loin j pour encourager ce poète naissant , sollicita l'une et l'autre , et CoibeiH les accorda au nom du roi.
Ce succès détermina Racine à Isl poésie , et il se jeta dans la carrière du théâtre , d'autant plus difficile à parcourir , que le grand Corneille depuis long-temps ètoit seul en possession de tous les suffrages. En 1664 » la Thébaïde parut , et reçut des applaudissemcns. On ne l'accueillit , il est vrai , que comme un coup d'essai ; mais ce coup d'essai aiinouçoit un grand maiti'e. Deux ans après V Alexandre fut joué. Avant de donner cette tragédie aux acteurs , Racine voulut la lire à Corneille, •< Vous avez un grand talent pour » la poésie , lui dit ce poète célèbre H après l'avoir entendue ; vous n'en » avez pas pour la tragédie. » Cependant cette pièce charma tout Paris ; mais les connoisseurs la jugèrent plus sévèrement. Ce fut alors que Racine se bi-ouilla avec les pieux solitaires de Port-Royal , et qu'il écrivit contre ses anciens maîtres une lettre piquante , qui fut réfutée par Dubois , et par Barbier d'Aucour. Le jeune poète fit une
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l^lique non moins ingénieuse. Ayant de la rendre publique , il la montra à Boileau , qui lui dit , en ami sage : « Cette lettre fera honneur à TOtre •• esprit , mais n'en fera pas à votre » cœur. Vous attaquez des hofnmes *• d'un trës-grand mérite , à qui vous » devez une partie de ce que vous *• êtes. H Touché de cette remontrance f Racine supprima sa seconde lettre , et retira tous les exemplaires de la première, jindronuufue parut en 1667 , et cette tragédie eut le plus gi'and succës, malgré ses défauts; on en admira sur-tout le style , noble •ans enflure , simple sans bassesse.
La comédie des Plaideurs , jouée la même année , tempéra par sa gaieté les pl.eurs que la tendre Andromtique avoit fait répandre. Racine se surpassa dans son Briumniats , donné en 1670. Nourri delà lecture de Ttteite^ il sut communiquer de la force à sa Tersification et à ses caractères. Bé^ renie» , réprésentée Panuée d'après , soutint la gloire du poète aux yeux du public ; mais les gens de goût ne la l'egaidèrent que comme une pastorale héroïque. Racine prit un essor plus élevé en 167a , dans Bajasei ; et dans Milhridate , en 1673, il se plaça tout à r^té de Corneille : on y trouve , avec plus de correction , toute l'énei^ie de ce grand maitre.
/^A#l^éii/tf, représentée deux ans après , laisse dans le ccenr cette majestueuse tristesse , l'ame de la tragédie : aussi fit-elle vei*8er des larmes plus qu'aucune pièce de Racine Entin il donna sa Phèdre en 1677 ; et la cabale lui préféra eelle du plat rimailleur Pradon , représentée deux jours après.
L'injustice du public le dégoûta du théâtre ; et les sentimens de i-eligion dont il avoit été rempli dans sa première jeunesse , se réveillant alors , il voulut se faire chai'trenx ; mais son directeur lui conseilla de rester dans le monde , et de l'édifier par un mariage chrétien. A peine fut-il marié , qu'il voulut se réconcilier avec messieurs de Port -Royal. Il alla d'aboid trouver M. Nicole , qui le reçut à bras ouverts; et peu après Boileau le conduisit chez M. Arnaitd.
Ce célèbre docteur étoit eu nombreuse compagnie lorsque Racine, humble et confus , vint se jeter à ses pieds ; Arnaud se jeta aux siens , et tous deux s'étaut embrassés , se
I'urèrcnt une amitié éternelle. La reigion avoit enlevé Racine k la poé-
aie , la religion l'y nmcna en quelque manière. Madame de MaimenaH le pria de faire un« titigédie sainte ,
2ui pût èti'e jouée par les demoiselles e S. Cyi*. Il lit Esther, sujet qu'il eut l'art de rendre allégorique , en conservant dans leur intégrité les faits tirés de l'histoire sacrée. Elle fut représentée en 1689 ; et 'la allusions auxqi^fUes elle dounoit lieu contribuèrent , plus que tout le reste , à la faire applaudir : mais dénuée de l'illusion du spectacle , elle parut froide et foible , et l'auteur lui-même n'en dissimula point les défauts. Il enti*eprit donc de traiter un autre sujet tiré de l'Ecriture-Sainte , et de faire une tiagédie plus parfaite. Il trouve dans le quatrième livre des rois une action intéressante , et assez de matière pour se pusirr d'ihnour, d'épisodes et de conBdens. Il suppléa à le simplicité de l'intrigue par l'élégance de la poésie, par la noblesse des caractèi'es , par la vérité des sentimens , par de grandes leçons données aux l'ois , aux ministres et aux courtisans , par l'heureux emploi des traits sublimes de l'Ecriture. Athatie, c'est le nom de cette pièce , fVit jouée en 1691 ; et cette tragédie , le chef4'œuvre de la scène française , fut reçue avec froideur à la représentation et h la lecture. Racine luimême crut avoir manqué son but ; il s'en plaignit à Boileau , qui lui soutint au contraire qn* Athalie étoit son chef-d'œuvre. « Je m'y connois , lui » disoitil , et le public y reviendra.» Il y revint en ellet, mais ce ne fut que sous la régence du duc d'Orléans; et Racine n'eut pas le plaisii* de voir accomplir la prédiction de son ami.
Entièrement dégoûté du théâtre , il ne s'occupa plus que de l'histoire de Louis XI y t que ce prince l'avoit chargé d'écrii'e avec Boileau. II jouissoit de tous les agrémcns que peut avoir un bel esprit à la cour :
le monarque le traitoit en favori.
Heui-eux s'il eût été moins sensible à la misère du peuple ! Il fit un mémoii-e solide sur les moyens de le soulager ; il le communi^a à madame de Mainfenon , qui le lisait lorsque Louis XIV entra chez elle.
Il voulut en coiinoiire l'auteur : Bar cine fut nommé. •• De quoi se mcle- >• t-il ? dit ce prince avec une sorte » d'humeur. Parce qu'il est poète »
» veut-il être ministre ? » Des idées tristes , une fièvre violente , uaa
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. maladie imn'tBlte , furent la suite de
cet paroles. Racine expira peu de
temps après, eA 1699 , à 60 ans.
Boileau mit ces veit au bas de son
portrait :
Du Théâtre français l'honneur et la
mci'veillc , Il sut ressu^iter So^thocie en ses
écrits ; Et dans l'art d'enchanter lesYrœurs et
les esprits, Sai'passer£«r«/M<^ > *-'t i>alanccr Cor-
neille.
On a donné une magnifique édition des ouvrages de ce poète inimitable en 1765 , 3 vol. in-4.0 Paris. I, 107 , laa, i38, 349. II, 43, 193 , 486 , 489. m, 75 , 333.
RaDBUN ( JMl ) • weniier pasteur de l'église suédoise érigée en Pensylva- ' nie , au commencement de ce siècle.