II, 489. III
VOISIN ( Daniel-François ) , après avoir rempli . avec distinction plusieurs charges d^ la magistrature , devint ministre d'état e.ïv \ltt^ ^ ^wx^kNa^cx de France cû \i\'^ .,^\.\svw3ccv>x%>35wi\^-
SaX TABLE HISTORIÇtJ-E
-q ftiM «pi^f « à 6a ans. 1 , 447* il embrMM tau lei genres de IHti-
^I ■ 'u;- ( yinarml) , né en 1 598 , dut le iou4 a ua marchund de vin d'Amiens ; et comme, « la netitesse de rongir de ■a nfeisfanoe « u pignit celle d'être eensible mJa plaiMnteriet qœ «a Tanité occafionoit, on le badinoit sou- ▼ettt. Madame Desloges lui dit on jour , en jouant aux proverbes :
• Celni-ei ne vaut rieu ; pci'cea&*nouc« w en d'un autre. • Les agrémens sin* folien de l'esprit de Voilmre lui pro« cirèrent de nombreux protecteurs , et des amis sélés. Les bienfaits qu'il reçnt et du roLet des grands de sa cour, l'auroient mis dans l'opulence ; auria ils ne servirent qu'à alimenter •a passion pour le jeu et pour les fomnes. Il fut reçu de l'académie française en i634, et mourut en 1648. On a réuni toutes ses œuvres en a volumes tn-i a , dont ses lettres oompoaent la meilleure partie. Elles peignent l'esprit de leur anteur , ordinairement fin et enjoué ^ uai# plus souvent affecté et froid dans ses
, plaisanteries. I, 97. II, ^Sa, 489.
T<»i4)Mins, fcnune du céll'bre Corio*
. iun. I, 14S.
JOLTAIIB ( aftwie-François Jrpuei de) ,
. tké k Paris eu 1694 , annonça dès l'enlanee les agrémens et la facilité de son esprit. Dans l'âge ah l'on peut à peine soupçonner les chefs-d'œuvre ou génie , il développoit déjà toutes
- les ricjtesÂes du sien. Dès-Ion il jeta les fondemens durables de cette vaste réputation qui porta son nom et ses ouvrages chez tous les peuples de l'Europe. Se sentant propre ta tout ,
Vr AlPOLB ( Robert ) , m iii istrc d'éta t •Ou* (ifoi'^es l eif^orges II , rois d'Angleterre , se maintint dui'ant 20 ans danS4ïe poste glissant et difficile , et lut créé pair sous le nom de Comte ^Oxford , en ) 741 . U crut qu'il étoit temps aloi-s de céder à l'orage qui Tavoit menacé vainement depuis tant d'années ; et après s'être démis de tous ses emplois « il mourut tranquillement dans sa retraite en 1744. II, 225.
Waldi (Jean ) , milicien de la communauté de Casparch. I, i65.
Wn«LIAM , jeune anglais , qui recouvra la vue en 1764 , par l'opération de ia cataracte. III, 186.
WlSANT ( Jacques et Pierre ) , frères ,
citoyens de Calais , qui se livrèrent à
Edouard IH , roi cT Anglcteri*e, -en
r346, pour sauver leur patrie, l, a»^.
yffOLSTÙ^ ( Thonuis ) , ûls d*uxi bou^ev ,
ratui-e.- L'épopée , la tragédie, la comédie, l'opéra, la poésie lyrique et fugitive , exercèrent tour-a-tour sa plume féoonde , riante et légère. Mon content des lauriers qu'il méritait comme fiivori des Muaet , il vonlat être encore historien , romancier , philosophe , a-itique , tofUt enfin , et riep ne parut an-deasus de «es forces.
Heureux ! si en réprimant les écart« d'une imagination vagabonde , et ouelquefoia cynique , u eùC connu le n-ein salutaire que la raison doit mettre aux productiona de l'esprit :
et si , moins jaloux de se rendre cé^ lèbre par un oi^ueilleux scepticisme, il se fut humilié , avec tous les viais sages , devant l'étendard aacré de la religion ! Cet homme^ fameux par l'incroyable variété de'aes talena, et per ^abus qu'il en a nreaqoe toujours fait , mourut à Paru en 1778 , à 84 ans. Il étoit de l'académie française , et presque toutes les sociétés littéraires de l'Europe ae firent une gloire 4e le compter au nombre de leurs membres. II, 5o4.
If OSaïUS t /«Erac ) , né à I^de en 1618, . se rendit habile dans l'histoire ancienne, et dans ia oennoissance de U langue grecque et de la latine. Il donna de savantes éditions d'anciens auteurs, enridiit la littérature d'une multitude d'observations pleines de profondeur et de sagacité , et mou* rut ei» 1689 , à 71 ans. 1 , 349.
You-Tl , empereur de la Chine , vers l'an 907 de J. C. lU , i63.
devint ministre et (kvori de Henri Vrîl , it>i d'Angleterre , qui le fit archeVièque d'Torck , et grand chan' celier du r<^aume. Le pape Léon X l'honora de fa pourpie , et il devint , en quelque manière , l'arbitre de l'Enrope , par la dextérité de sa politique, l^nnede Bou/en^dcycnue femme de ffeni'i FUI , le lit disgracier ; il fut dépouillé de tous ses bénéfices , excepté l'archevêché d'Torck ; et le monarque alloit le faire enfermer dans la tour de Londres , lorsque la mort sauva à l'infortuné cardinal cette dernière disgrâce. Il cessa de ▼ivre en i533 , à 60 ans. Avant d'expirer , il s'écria : « Hélas ! si J'a- - vois servi le Roi du ciel comme -M celui de la terre , je ne scrois pas « dclaisaé comme je le jsuit en ee
«DES FEnsonitAGES.
' ^XaiTTIPPE , athénien , përe du fameux Périclts , Tau 480 ayant J. C.
III, ia8.
XarTIFPE , impitoyable épouse du plus «âge des liommes , et qu'on pouiToit * appeler le mauvais génie de Socrate,
11,89, ^o>* in»a5.
X£noclss , Iiacédémonien wa^Agésilaê" le-Grand , i^oi de Sparte, députa vers' les habitans de Larissa en Thessalie.
XAHOÇLÈS f ^tojen de Sicyone , qui se joignit à jératus , pour chasser le tjrran Micoclès de cette capitale de la république achéenne. I, 187.
XÂNOCiLATK , l'un des plus célèbres disciples de Platon , l'accompagna dans son voyage de Sicile, et devint, après Sptusivpe , le çbef de l'école platonique , l^n 339 avant J. C. La nature lui «voit tout refusé ; mais il obtint tout
Ï>ar son travail , et ses taleus furent le ruit de l'application la plus opiniâtre. Grave, austèi'e, sauvage même, et «vaut besoin , comme ledisoit Platon, de sacrifier aux grâces , il se montra paiement. ennemi des plaisirs, des i4ches^es et deséloges. Sa sobriété étoit telle „ qu'il fut plus d'une fois obligé de jeter ses provisions , parce (qu'elles ' étoient molsies ou trop vieilles. Il exd^oit de s(hi école ceux qui préalablement ne s'étoicnt pas formés dans les mathématiques , qu'il regardoit comme la clef des esprits. Sa probité étoit si connue, que de touè les Athéniens il fut seul dispensé par les magistrats de confirmer son témoignage par serment. Aleximdre-le- Grand lui prouva son estime , et tous ses contemporains honorèi*ent ses vertus : le généreux philosophe eût mieux aimé qu'ils les imitassent. Il mourut vers l'an 3 14 avant J. C. , âgé de 90 ans. 1 , 49^> H , 91 , 4o3. m, 44, 45. 159, ao7.
XÉNODûQUS , Cai-dien , officier et o/mr" ^Uid*jéhxantli'e--l4^rand. îïl , \39.
JUkNOPHAV£ , poète et philosophe gi*ec , luiquit vers l'an 620 avant J. C. , et vécut plus d'un siècle. Il réfuta .les fictions théologiques à'Homèi'e et la th^onie d'Hésiode. £n se riant des dogmes obscui'S du paganisme , il n'en substitua pas de plus solides.
On le regarda comme un impie , qui n'est intu'édule que pour le plaisir de l'ètA'e. tl fut chassé de Golophon , sa paii'ie , s^ ifptirfi.en Sicile , et y mourut après avoii* formé des disciples qui propagèrent ses 9piai<iOf| ctdoiif*
nèreut naissance à la secte des philosophes appelés Ethiques. II , Sa^.
XÉNOPHILE , capitaine de Ijandits , aida le célèbx'C Aratua dans son expédition conti-e IHicodès, tyran de Sicyone, I, 188.
XÉNOPHON , athénien , né l'an 45o avant J. C. , eut SocTitle pour maître , et devint sage et citoyen à l'école de cet il* lustre philosophe. Il ne quitta ses leçons que pour les mettre en pratique en servant la pati-ie, et fut un des chefs de l'armée grecque qui alla seconder U révolte dt Cjrfus-ie- Jeune contre son fi'ère Arliixerxès - Mnémon , roi d« Perse. Cjnis fut va in eu à Cunaxa l'an 401 avant J. C. ; et les Grecs auxiliaires , obligés de fuir devant le vainqueur qui les poursuivoit, firent, sous la conduite d*iXénophon, cette marche célèbre à laquelle ou a donné le nom de Retraite des dix mille. Après s'être comblé de gloire eu ramenant ses compatriotes dans leuis fo} ers , le brave capitaine accompagna Jgésilas II, voi de Sparte, dans sou expédition d'Asie.
A son retour , les intrigues du roi dp Perse le fii-eut exiler d'Athènes ; il cltcit^ha un asile dans quelques villes de la Gi'èce ; etapi-ès s'être fixé à Coriuthe , il y passa le reste de ^^» jours dans un doux repos , qu'il consacra aux lettres , et momut l'an 359 avant J. C. Il nous l'esté de Xénophon plusieurs ouvrages historiques et philosophiques , admii-és de ses contemporains , et qui le seront dans tous les âges. On en a donné plusieun éditions estimables, parmi lesquelles se distinguent celles de Paris , i6a8 , in-Jol.^ et d'Oxford, i7o3 , 5 vol. i»t-8.o U , a6 , 433.
XeEÙS I , fils de Darius / « roi de Pei-se , succéda à son père l'an 486 avant J. C. , et mérita le nom de Gr/md « moins par le succès que par la hardiesse de ses enta-eprises. Il fit aux Grecs nue gueri'e malheureuse , ' et fut assassiné par Artabaae , capitaine de ses gardes , l'an 465 avant J. G. , dans la vingt-unième année de son règne. 1,7*191,195,197»
198^ ao3, 333. II, i5, 55, 173, aaS.
XlMENfiS ( François ), né en 1437, entra dans l'ordre des cordelici-s , et devint confesseur d'Isabelle , reine de . CastiUe , qui le nomma archevêque de Tolède, et le fit décorer de la pour* pi'«3 romaine. Api4'.s la mort de cette princesse , Ferdinand son époux ^ roi
526 TABLB HISTO
Caitille , parUgM les soins du gon.vemement av«c le caixlinal , et par ton testament le déclara régent de toute l'Espagne , pendant la minorité de Charles - Qutnf. Son despotisme alors devint extrême ; mais peut-être étoit-il nécessaire , puis(|ueloin d'en abuser , il ne s'en servit que poui* faire du bien. Il se vantoit de ranger «vec son cordon de coixlelier tous les crands dans leur devoir, et d'écraser leur fierté sous ses sandales monastiques. Les premiers seigneurs d'Espagne , révoltés d'une conduite qui ne leui' laissoit que l'obéissance , se liguèrent contre. lui ; et demandant avec hauteur de quel droit il gou-
RiQUE, etc.
vemoit le royaume ? « En verto di • ' pouvoir qui m'a été confié par k » feu roi , » répondit le cardinal » Ce prince, lui répliqua- 1- on, » u'avoit pas ce droit , puisqu'il n'é- >• toit lui-même qiz'administrateur.
» — Eh bien ! reprit Ximenès , vend u voir mon titre. » Alors les faisant approcher d'un balcon d'où l'on appercevoit une batterie de canons , il fit faire une furieuse décharge , et dit d'un ton sévère : « Voilà les titres M de mon pouvoir , et la dernière » raison des rois. » Céi^adnistre célèbre moulut empoisonné en i5i7,i 8 1 ans, après avoir gouverné l'Espagne pendant aa ans. U, 219.
ONG - TCHENG , empereur de la et mourut en i735 , api-às i3 ans de Chine y monta sur le û^ne en 1722 , règne. U , 327.
£jkCaAJi\X. , disciple de l'abbé •$i7ca/n , supérieur des solitaires de la montagne de Sinaï. U, 507.
ZaLEUCUS, législateur des Loci-iens, environ 5oo ans avant J. C. II , 125.
ZebeidaH , l'une des femmes du calife Haroun-ai-Basckild. I, 323.
Zeiei , prince musulman d'Afrique , en 935 j s'est rendu célèbre entre les souverains de son temps par ses victoires. II , 525.
ZÉNIS , Dardanien , gouverneur de l'Eolie pour le roi de Perse, et sous l'autorité du satrape /'^ornoAa^ff. 11,325.
ZENON est le fondateur de la secte des Stoïciens. Ce nom fut donné à cette classe de philosophes , parce que leur maîti'c a voit choisi un portique pour y donner ses leçons. Il naquit àCitium dans i'ile de Chypre. Un naufrage l'ayant jeté à Athènes , il y étudia la sagesse , se fit une doctrine et des diisciples , et son école fut long-temps célèbre. Zenon ayant fait une chute , se donna lui-même la mort, vers l'an 264 avant J. C. Ceux qui suivirentses principes imitèrentsouventce suicide, surtout lorsqu'ils étoient malheureux :
comme si le véritable héroïsme consistoi t plus a se débarrasser de ses misères, qu'a en supporter courageusement le douloureux fardeau ! Zenon admettoit en tout une destinée' inévitable : son valet voulant profiter de cette opinion , s'écria , tandis qu'on le battoit pour un larcin : •• J'étois des-
•• tiné à dérober. — Oui, lui répondit le philosophe , et à être battu. » I , 4. II, 176, 406, 434. III, 27, 119, 207.
ZCUXIS , peintre grec , né à Héracléc , florissoit vei*8 l'an 400 avant J. C. et s'illustra par ses nombreux cheâd'œuvre. Ayant représenté une vieille avec un air exti-émement ridicule, ce tableau le fit tant rire , qu'il en mourut. III , 160, 211.
ZlAD, musulman, gouverneur de Basra.
ZOBAIR , chef d'une famille arabe , dont chaque individu devenoit fou , dit-on , un jour de l'année. II , 193.
ZOPIRE , seigneur persan , ami de Do' rius /, fils d' Hysltispes , roi de Pei-se. 1 , 112. /
ZOROASTRE , nom de deux législateurs persans. Le premier étoit , dit-on , un philosophe profond. Ne se croyant sage que pour rendre ses semblables heureux, il leur persuada de se soumettre à un code de lois qui , les unissant par les liens d'une fratei-nité mutuelle , ne fît plus qu'une seule famille de plusieurs pi-ovinces étendues et peuplées.On ignore quand il vivoit , mais il est probable qu'il florissoit environ 2000 ans avant Cêre chrétienne. Le second Zoroasire parut sous Darius / , fils &Hj-staspes , vers l'an 492 avant J. C. On l'appelle encoi'e Zerduslh , et c'est lui qui a composé le Zende'jé%>esta , publié par M.
Anquelil'du-Perron J eu 1771 , Paris.
Fin, de la Tabla das Paraornin^M^i