SAVOIR
i.« v^UELLE différence mettez-vous entre un savant € et un ignorant y demandoit-on au philosophe Arisf tippe ? — Ew voyez-les tous deux dans un pays in- « habité, répondit-il, et vous le verrez. »
S'étantembarqué avec quelqu'un deses concitoyens, il fit naufrage, eteutbiende lapeine àse sauver , i>arle moyen d'une planche, surlescôtes de l'île dcRhodes. Il aperçut des figures de mathématiques sur le sa])Î0 5 et s'écria : «Bon courage ! je vois ici des traces d'hommes ! » Quoiqu'il fut dépourvu de tout, son inérite rare le fit bientôt rechercher de tout le monde. Il ne manqua de rien, etchacun s'empressade lui marquer son estime par des bienfaits. Ses compagnons de voyage se préparant i^ s^CH retourner , demandèrent s'il n'avoit rien à faire &e à ses compatriote^ ? « Dites-leur , répondit ArUt tippe , qu'avant de se mettre en mer, ils fassent pro- « vision de ces biens qui échappent au naufrage , et « se sauvent à la nage , avec celui qui les possède. »
2. On demandoit ^n visir Burzugemihir comment il avoit fait pour acqpiérir tant de science ? « C'est , « répondit-il , avec la vigilance d'un corbeau, l'avi- « dite d'un pourceau , la patience d'un chien , et la jr finesse d'un chat. ^