‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 91 sur 138 · Un ministre de Hollande , envoyé vers un roi du · texte numérisé non relu

Un ministre de Hollande , envoyé vers un roi du

ÎNord , prin*^*? haljile, mais violent, put «ne audicnt^i secrèt-c de ce nionarfpie , dans laquelle il avoit à jusbficr quelques démarches de k république , qni nM poiivoient, que déplaire au roi. Le discours s'aninW vivement ; el , dans la ohalcnr des contestations , 1» ministre répéta plusieurs fois le nom de ses maîtrehi « Ah ! s'écria le monarque en colère , vos maîtres sonR « des fourbes ! — Sire, interrompit le sage négocia?*" « leur , votre majesté voudroit-elle que je leur fisse c part de cette déclaration dans mon rapport ? San* « doute , répliqua le roi : vous n'avez qu'à le leur « marquer de ma part-» Le ministre se garda bien d'o-j] béir ; et , quelques jours après , voyant le prince dans ■une assiette d'esprit plus ealme , il lui fit valoir adroitement sa discrétion , et en obtint tout ce qu'il voulut. .

5- Le maréchal de Biron ctoit violent et emporté» mais sa colère passée , il devenoil doux et trailable. Un jour , dit Brantôme , venant au logis de M. notre général, ainsi qu'il s'approchoit, et qu'il y avoit force chevauï de seigneurs et gentilshommes attendanCleurS maîtres qui éloient dans le logis du général , comme cela se fait aux cours et aux armées , il y eut un fort beau courtaud d'un gentilhomme , qui valoit Lien deux cents écus , qui fit semblant de se mer. il mit aussitôt la main à l'épée , et coupa tellement , d'un revers , le nazau au cheval , qu'on ne lui voyoit que les dénis , dont il paroissoit si laid , qu'il fil rire tout le monde. Le gentilhomme s'en vint à lui se plaindre, après que sa colère fut passée , connoissant son humeur ; car autrement il eût bien trouvé à qui parler, que son cheval étoit gâté pour jamais; qu'il en avoit refusé deux cents écus. — Quand vous en auriez refusé mille, lui dit B/>oH,ieluren eusse fâîtdeméme; car je n'ai qu'une bonne jambe , je ne la veux pa» pei-dre. Mais venez-vous-en à mon écurie , je voui en donnerai un qui le vaudra. »

4' Le duc de Lauzun, favori de LoawA"/^, manqua un jour de respect à ce prince , à un point qui n'étoit pas excusable-Le monarque, qui sentoitrenirsa colère, jeta brusquement par la fenêtre une canne qu'il tenoil

: la main , et dît , en se tournait vers M. le Tellier , fui étoit présent : ^ Je sieroi» au désespoir , si j'avois [ frappé un gentilhomme ! >> Dans une autre occasion , e même Lauzun ayant abusé de Tamitié que le roi voit pour lui , ce prince se contenta de dire : « Ah ! f si je n^étois pas roi , ]e me mettroi^ en colère. » ^oyez Modération , Retenu?.

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