T A BL K
corrige ou réprime ouelquefoit» et
Snelques-ons des talent qu'elle^ ne onne pat toujonrt.Sa première jeanette, il la pasta dans des tavernes ; •t les iouenrt de profession, les vagaboads , les fainéans , forent se»
premiers maîtres. N'ayant pas assez de fortune ponr suivre constamment leurs leçonsjil cherchoitpat adresse ou par force,dans la bourse d* autrui de qnoi remplir la sienne., et plus d*nne fois il fut sur le pointd'étreliyté à la justicepar ceux dont il avoit contraint la libéralité. Ce fut en to-
. lant ses concitoyens , qn'il apprit k dérober le sceptre. Son industrie le rendit nécessaire à AprieSyToi d'Egypte, son sou verain.Une armée que ce prince avoit fait marcher contre les Cyrénéens , ayant été défaite .
t'étoit révoltée. Amasis fut envoyé pour rappeler les rebelles à leur devoir. Il veut parler; on le proclame •ouverain : loin de s*en défendre , il se met à la tête de ses nouveaux sujets, marche contre Apries^ le combat,le fait prisonnier,le livre à la fureur de ceux qui lui a voient donnéle titrederoi,etle réalise en ta rendant naUredetoute l'Egypte vers l'an Ô70 avant J.C.Sans perdre ses anciennes habitudes , il se montra digne du Irène par les soins qu'il donna à l'ad*' ministration de la justice,et par son
', application à rendre ses penplesbeureuK et dorissans. Dés le lever de l'aurore jusqu'au milieu du jour^ il expédioitles affaires avec l'attention la plus scrupuleuse ; ensuite, pour se délasser, il se livroit à la boisson avec un certain nombre d'amis capables de le seconder ; et on l'eût pris pour leur boutfbn plutôt que pour leur maitre.par les espiègleries qu'il faisoitaiin deles exciter à rire.
/' Quelques graves courtisans osèrent luireprésenterqu'en se familiarisant ain8i,il dégradoit la majesté royale.
« Son, bon , dit-il, un arc ne peut » pas touioursêtre tendu ;il faut que l> la récréation succède au travail , » si on veut le reprendreavecfroit.»
Il entreprit plusieurs guerres, et fit quelques conquètes.Sur le point d'en venir aux mains avec les Arabes, il s'aperçut que ses troupescraignoient d'engager le combat : il fit placer derrière les bataillons les statues det divinités les plus respectées de l'Egypte , puis parcourant tous les ffaitfs:^ Camarades, s'écria-t-il, nos ià Dieux nous regardeat^ae les aban*
18 T ORI QVS
» donnons point au pouToir dePa»
» nemi. » Il remporta la Tid^re* Sachant, par sa propre expérienca • combien l'oisiveté est pemicieutea la république, ainsi qu'à ceux qui la compotent,il porta on décret contif quiconque ne pourroit , chaque aaiiée,pronver aux- magittratsparqueli moyens il snbsistoit. Cette loipant ai belle au tage S9lon^qu*ii l'intèn dant son code, et se fît honneur dt l'avoir copiée. Ce priace aimoità dire des bons mots , et ceux qai lid échappoient n'étoient pas tonfonn dépourvus de ce tel philosophique qui les tend piquant ou agréables* Un de stê courtisant étoit inconsolable de la mort de ton fila unique; Amasis fatigué de tes cris lugul>ret:
« Ami y lui dit-il , imagine-toi que » tu ne l'at jamais ei». » Ce roi , célèbre à quelques égardt.gouvema dqrant 44. us , et laissa le trône à J'5ainfii^nite,quif utivaincu par Camhyst 5a5 ans avant J. C. 1 , 20,
Amboisx (George if) fat premier ndnlstre sous Louis Xll ^ et partagea avec ce prince le glorieux titre de Père du Peuple. Il ne fut pas grand politique,mais excellent citoyen, et ses vertus suppléèrent à seslumières.
Il montra autant de zèle pour le bonheur de la France , que pour le maintien delà religion etdesmœurs.
Il ne posséda jamais qu'un seul bénéfice , doot il consacroit les deux tiers i ia nourriture des pauvret et à l'entretien des églises.Il se contenta de l'archevêché de Rouen et du chapeau de cardinal , sans vouloir y ajouter d* abbayes , suivant l'usage.
Il eût pu devenir pape, et il le désiroit pour le bien de la chrétienté ; mais le cardinal de la Rovère^ plus
• intrigant que lui,lui enleva la tiare, et prit le nom de Jules //.LaFrance perdit ce sage ministre en i5io. Il mourut à Lyon dans le couvent des Célestins, à l'âge de 5| ans. Il répétoit souvent au frère infirmier qui le servoit dans sa maladie : ce Frère » Jean, que n*ai-je été toute ma vie » frère Jean!» paroles qui prouvent que ce n'est pas dans la grandeur, que l'on trouve la véritable félicité. Sa vie a été publiée par le Gendre , en 1721, et l'on a imprimé ses lettres à ■Louis XII , à Bruxelles en 1712»
AiMBROisE (S.) , l'un des 4 docteurs de l'Eglise Latine,et archevêque de fAiiuki siguaU son zèle^ sa religioa
N N âges; . 875"
ndve en 1451, kftê de 69 ant. II,3a8« Ami M , fils du calife Haroun^^al-Ras»
child , succéda à ce prince en 8op , à condition que ilfamouit son frère auroit le califat aprds lui , et qu'en attendant il possëderoit tous les meubles de la maison impériale, tfi
?u*il commanderoit au Khorasan , une des prorinces de l'empire.
Amin , devenu maître , ne voulut remplir aucune de cet conditiona imposées solennellement par son pire* Mamoun fut obligé d'armer contre lui , et de le combattre. Le calife fut vainf u , et te réfugia dans Ba^ad oii son frSre vint l'assiéger.
Le danger dont il étoit menacén'interrompit point ses plaisirs- Au lien de songer à défendre sa^ capitale , il se reposoit sur tes officiers, poor se livrer tout entier à la bonne chère et au }en,J^amoun alloit donner l'asaant ; on vient l'apprendre au calife "^tti jouoit alors aux échecs : (c Paix! » paixldit'il à l'importun messager, » )e Tais faire un bean coup , et » donner échec et mat. i> Mamoun cependant entra dans la ville,arrèta •on hèie,\e fit déposer, et lui donna la mort en 81 3 , la cinquième année de son règne. 1 , 3a3.
quel il donna le nomd'frmita^tf.Là, Ammouivs, pieux et saint solitaire^ ce prince, avec ses compagnons , qui vivoit dans le quatrième siècle, menoit une vie délicieuse, et cher- et qui refusa l'épiscopat. H , p4. choit à prodiguer les roses sur les Ampriaraus , fils d*Otclès , inventa