‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 1 sur 67 · A. ALEXANDRE, IMPORTER · texte numérisé non relu

A. ALEXANDRE, IMPORTER

or PSEhCH MEDICAL SC1EKTIF1C AND LUBRAET WOEES ,

37 , Grcat Rus*cll street, Blooraibury.

BON

BOÎlPPl'. (Charles), naturaliste et philosophe célèbre, naquit à Génère Je i3 mars 1720. Sa famille, originaire de France, était venue, après l'horrible journée de la Saint-Barthélémy, s'établir dans cette ville , où elle exerça les premières charges de la république. Son père prit un soin particulier pour le diriger dans ses premières études; mais l'éducation de Bonnet ne fut point celle d'un homme ordinaire. Là nature, en lui donnant d'heureuses dispositions, l'avait destiné à développer lui-même ses talens. Il devait être son propre maître. Ce n'était pas des leçons dont il avait besoin, il lui fallait des occasions d'exercer ces facultés, qui devaient acquérir chez lui une si grande énergie , et que les méthodes ordinaires laissaient sans action. H n'eut donc aucun des succès qu'on admire dans les écoles, et qui ne prouvent qu'une mémoire flexible. Un principe de surdité, qui se manifesta dès son enfance, et dont rien ne put arrêter les progrès , augmentait encore lès difficultés de ses études. Son père, frappé de cet inconvénient, sentit la nécessité de une éducation domestique à l'éducation publique. Il fut

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assez heureux pour trouver un précepteur qui comprit parfaitement le rôle qu'il avait à remplir, et, dès-lors j les progrès du jeune Bonnet annoncèrent un homme d'un esprit supérieur. Ses dispositions pour l'histoire naturelle se montrèrent de bonne he urè. Elles furent éveillées. par la lecture du Spcctaclede la Nature , de l'abbé Pluche, et par celle des ouvrages bien autrement recommandables de Réaumur, qui lui tombèrent par hasard sous les yeux. Dès l'âge de seize ans, il se livra avec une véritable passion à l'étude qui le séduisait au-delà de toutes les autres , et parvint plus tard à se délivrer des occupations qui y étaient étrangères. Il n'avait pas plus de vingt ans lorsqu'il fit ses premières découvertes, qui lui valurent des éloges les plus flatteurs de la part de Réaumur, et des marques de bienveillance de ce grand naturaliste. En 1744» >1 publia, dans son Traité d'insectologie t les recherches et observations qu'il avait faites sur les pucerons et sur les vers. Déjà dans cet ouvrage il indiquait les idées générales qu'il développa plus tard sur les êtres organisés. Mais la continuité du travail altéra sa santé. Il fut obligé de renoncer à l'usage du microscope, qui avait fatigué excessivement sa vue. Ainsi, dès les plus belles années de sa jeunesse, il se voyait privé d'une source de ses plus vifs plaisirs et de' déco uver tes importantes. Cette circonstance le jeta dans une mélancflÉËB|flue ses principes religieux et philosophiques lui aidèrent enfl nontcr. Bonnet se livra alors à de nouvelles expériences suPnPphysio logie végétale; mais bientôt entraîné par les méditatioinl que lui avait inspirées l'observation de la nature, il résolut de traiter de la philosophie générale, comprenant, dans le vaste plan qu'il s'était formé, depuis l'auteur de toutes les choses Créées jusqu'aux Corps bruts et aux êtres organisés , dont il suivait les gradations enremontant à l'homme. Il suivit ce plan pendant cinq ans avec plus ou moins d'assiduité; il en résulta un volume in-folio d'environ neuf cents pages, dont il tira les ouvrages qu'il a publiés dans la suite. Ce fut là l'occupation de sa vie. Quelques expériences d'histoire naturelle l'en détournèrent seulement. Les correspondances étendues qu'il avait avec les naturalistes les plus célèbres de l'époque, prenaient également une grande partie de son temps. Ces occupa- . tions, et le soin qu'il était forcé de donner à sa santé, l'empêchèrent de songer jamais à voyager. Il passa à la campagne ses • dernières comme ses premières années ; les services qu'il devait à sa patrie l'en tirèrent cependant durant quelque temps. Nommé mem-

BON • ,'

bre du grand conseil, en 175-2, il assista régulièrement à ses délibérations jusqu'en 1768, et y déploya l'éloquence la plus vraie, unie à la fermeté et à la modération du citoyen éclairé. Après diverses atteintes profondes à sa santé, Bonnet mourut le 20 mai 1793, à l'âge de 73 ans, au milieu des regrets et de l'estime de ses concitoyens. Il était marié, mais il ne laissa pas de postérité. Malgré ses principes, qui semblent toucher au matérialisme, Bonnet avait montré, pendant toute sa vie, la piété la plus grande; et tous ses ouvrages manifestent un philosophe éminemment religieux. La plupart des Académies de l'Europe se l'étaient associé.

Considéré comme naturaliste, Bonnet montra une telle sagacité dans l'art d'observer et dans celui de déterminer les expériences , que l'on doit vivement regretter que l'état de sa santé l'ait forcé de si bonne heure d'abandonner une carrière où son début faisait espérer de si grands résultats. Comme philosophe, Bonnet appartient à l'école empirique ; toutefois , ce qui le dislingue des philosophes de la même école, c'est qu'il chercha, par la voie de l'induction, à se frayer l'accès du monde transe endantal ; mais ses inductions ne sont que spécieuses ; il est sans oesse entraîné au-dela des bornes par la vivacité de son imagination ; il fausse à chaque pas les règles de la méthode logique qu'il a posées avec une justesse remarquable, et, au lieu d'arriver à des faits- principes, il ne crée que des hypothèses brillantes, mais peu solides. Malgré ceJa. on doit admirer l'enchaînement et la clarté que Bonnet sut mettre dans ses idées , qui embrassaient toute la nature. Ces qua lités , jointes à l'élégance avec'laquelle sont écrits ses ouvrages, don nèrent à sa philosophie une vogue immense, si elle ne fut pas dura ble. Il contribua plus qu'aucun autre à répandre le goût de l'histoire naturelle et de la philosophie , parce qu'il n'était personne qui ne put comprendre des idées toujours présentées sous des images physiques et connues , et qui ne dût être séduit par une. théorie où tous les êtres de l'univers se trouvaient liés par des rapports de gradation.

Bonnet est surtout célèbre par le développement qu'il f i 1 du système de la préexistence ou emboîtement indéfini des germes , qu'il avait pris dans Mallebranche , et par l'extension qu'il donna à la proposition de Leibnitz, que tout est lié dans l'univers, et que la nature ne fait point de saut. Au lieu de l'admettre dans le sens du philosophe allemand, qui ne l'appliquait qu'à la succession des phénomènes, aux rapports de causalité, 1. *<j

4 Ho • BON

Bonnet IV tend aux formes des êtres et aux gradations de leur nature physique et morale; il établit ainsi une vaste échelle qui, commençant aux substances les plus simples et les plus brutes, monte par des degrés infinis jusqu'à l'homme et à des intelligences célestes, et se perd dans le sein de la Divinité. Dans le développement de., ces deux systèmes, l'imagination eut plus de part qu'une logique rigoureuse. Bonnet n'est pas moins hypothétique dans son système de psychologie. Il a, sur le développement des facultés intellectuelles et morales, à peu près les mêmes idées que Condillac, avec lequel il s'est rencontré dans la supposition d'une statue que l'on animerait par degrés, en lui donnant successivement les divers sens. Mais il s'éloigne de l'idéologiste français sur divers points, et surtout sur le mécanisme de la pensée qu'il cherche à expliquer. Suivant lui, toutes les idées, depuis les plus simples jusqu'aux plus abstraites , dérivent bien des sensations ; mais il admet dans l'âme une activité capable de mettre en jeu les diverses facultés qui correspondent à autant de modifications organiques. Suivant lui, chaque fibre sensible a ses fonctions propres; et il pense, comme l'a/iglâis Hartley, que les sensations et les idées, ayant leur représentant dans chacune des fibres du cerveau, qui se lient entre elles, et aboutissent à un point central, sont produites par un mouvement communiqué à ces fibres, de la même manière qu'un choc physique, par les molécules des corps extérieurs, ou par l'impulsion de l'âme. Ainsi, l'organisation primitive du cerveau forme une aptitude, une capacité à recevoir telle ou telle impression à l'aide des sens. De leur répétition, surtout dans un ordre déterminé , dérivent les différences observées dans l'être moral et intellectuel* L'éducation consiste donc à faire prendre, par l'habitude, une direction convenable aux dispositions organiques qui portent au bien. Elle ne peut former le naturel ni le détruire, mais seulement le diriger. L'étude de l'homme doit donc se baser sur son économie, puisque l'âme n'a aucune prise sur elle-même, et qu'elle n'a d'idées que par l'intervention du corps. Enfin, Bonnet montre que la liberté morale de l'homme n'est que la faculté d'être déterminé ou de se déterminer sur des motifs. La nécessité de ces motifs , qui résulte de son système , et d'ailleurs de la nature, de l'homme , n'exclut donc pas la liberté , et se concilie avec la prescience de Dieu. Nous ne pouvons pas entrer davantage dan* le détail des opinions de Bonnet; elles sont consignées, ainsi que se» travaux sur l'histoire naturelle, dans les ouvrages suivans:

r«wte rf-m««o/off,V. Par.», t ,4S , tout « qu. Ili,»!» naturtUe offrait

vrage que Bonnet . pubhe « belle de- , ar l'origine , b développement et h

couvert, que ... p ncm> „ s ,ont * «p^nc,,» des cot p. Iganiaé, ; »

«, n d M p,^,ué.»l accouplement pour y combat 1„ àWet , fon '. s

pln..e» re génetattou. j «. expéri.nc, aur répigéuéaie ; enfin il y développa

-t la «generafon de beaucoup de ,on ayatème de. germea, iien rnooL

vers et d'insectes , qui loi forent sug gérées par celles de son compatriote Tremblay, sur le polype; Ses recherches sur les stigmates des insectes, qu'il reconnut être les orifices de leurs organes respiratoires; enfin , l'histoire du taenia , dont U donna one anatomie plus parfaite.

Traité de l'usage des feuilles dans les plantes et sur quelques autres sujets relatifs à l'histoire des végétaux. Gœttiogoe et Leyde, i 7 54, in- 4. — Cet ouvrage , Ton des pins importans qui aient été publiés sur la physiologie végétale, fofmele plus beau titre de gloire de Bonnet. Il se distingue parla solidité des résultats auxquels il est arrivé, et par les vues qu'il renferme; par la lo-

les fondetueus, et eu recherche les conséquences.

Contemplation de là nàturè. Aihsïer* «km , 1 764 , in*8, a vol. ; Berne ,1768, in-ra;. Genève, 1770, in-8, a vol., trad. en italien, et enrichi de notes et d'observations curieuses, jtor Spallanfcani;Modèûe,i76o- I 77o,in^8, avol., etc. — C'est dans cet ouvrage , aussi remarquable par l'agrément du style que par le nombre de faits qui y sont rassemblés, que Bonnet présente en raccourci lés principales idées de son grand ouvrage sur la coordination dé tous les é'tres de l'univers , en un mot Sur la philosophie générale delà nature.

Palingénésie philosophique. Genève, «769 et 1770* in-8, a vol. — Cet

gigue severe et la sagacité quiy brillent; ,, rtPÎt *

»i 1 , , ' écrit roule sur letat passé et sur

par le soin qu il apporte de séparer les rétat fntnr de8 étfes f ivang ^

conjectures des résultats de l'observai nct appliqûe aux animaux VhjpQ

l ° n »> • ^ thèse qu'il avait exposée dans r£« rtt -

«Mai dé psychologiè. Loùdres, analytique sur la résurrection de

«754, uw*. — Cet ouvrage né porté Hiommé. Chaque être doit monter

pas h» nom de l'auteur, qui ne s'est dans l'échelle de l'intelligence et lé

fait connaître que beaucoup plus tard, bonhéur dans la Vie future consistera

én l insérant dans la collection de ses à connaître. Cet ouvrage renferme , eu

oeuvres "

outre, des détails intéressans sur dif-

Essai analytique sur les facultés de férens points de physique et d'histoire

/ ame. Copenhague, x 760 , in-4 ; ibid., naturelle , en particulier sur la repro- «769, in-8. — Cet onvrage n'est qu'un développement de la première partie de Y Essai de psychologie.

Considérations iur les torps Organisés. Amsterdam , 1 76a , in-8 , et toi. ; «M* , 1768 f in* 8 , a vol. v— Bonnet a ,é, dans cet ouvrage,

duction animale, sur l'impuissance absolue où noUs sommes dè pénétrer la nature des productions dè ce gldbé, éur léé animalcule* des infusions.

Rèchërchès philosophiques sur le* preuves du christianisme. Genève , - 1770 et 177 1, Uh8.

k-j± BON

Bonnet a composé plusieurs nié- lui est aussi naturel que celui de ses

moires sur divers points d'histoire na- pieds et de ses mains,

ta relie, qui ont été insérés dans divers Les œuvres de Bonnet ont été réu-

journaux , et dans la collection de ses nies sous ce titre: OEuvres d'histoire

œuvres. Il est auteur de la lettre en- naturelle et de philosophie. Nenktete],

voyée, eu 1755, au Mercure de France, 1 779-1 783, in-4, 8 vol, et in-8, 18

au sujet du discours de Rousseau sur n vol.

l'origine et le fondement de l'inégalité (Jean Tremblay , Mémoire pour ser-

parmi les hommes. Bonnet y démontre vir à l'histoire de la vie et des ouvrages

que l'établissement des sociétés est de M. Ch. Bonnet. Berne, 1794, in-8.

une suite nécessaire des facultés de — Cuvier, Éloges. — Bnhle, Histoire

l'homme , et que l'usage de la réflexion de la philosophie moderne.)

BONTEKOE ( Corweille ), fils de Gérard Decker , dit Bontekoë , naquit à Alkmaar, ville de la Hollande septentrionale, perdit sa mère dès la cinquième année de son âge, fit son apprentissage en chirurgie dans le lieu de sa naissance, et, peu satisfait de cé qu'il y avait appris, passa à Leyde, pour se perfectionner dans cet art • sous de meilleurs maîtres. Après avoir suivi les leçons de De Le Boë et de Th. Craanen, il reçut avec applaudisse mens le bonnet doctoral. Il revint alors s'établir à Alkmaar , où il eut bientôt une pratique fort étendue. De cruels chagrins domestiques, et les tracasseries que lui suscitaient ses confrères, jaloux de ses succès , et les apothicaires , furieux de ce qu'il préparait lui-même ses médicamens , l'obligèrent à transporter son domicile d'abord à La Haye , ensuite à Amsterdam , et enfin à sortir de sa patrie. Après avoir passé quelque temps à Hambourg, il fut appelé à Berlin par Frédéric- Guillaume, électeur de Brandebourg, qui le créa son conseillermédecin , et le nomma professeur ordinaire de médecine à Francfor t-sur-l'Oder. Il y jouissait de la plus grande estime, lorsqu'il fut appelé à Berlin, le i3 février i685, pour donner des soins à deux personnes élevées en dignités. Il fit une chute sur un escalier, se fractura le crâne et ne survécut que six à sept heures. L'électeur témoigna combien il était sensible à la perte de son médecin, par la pompe de son convoi funèbre. Bontekoë n'était âgé que de trentehuit ans* ou seulement de trente-un, suivant J. Leclerc. M. Boisseau a eu tort de prétendre que Bontekoë ne fut point professeur à Francfort-sur-l'Oder il suffit de voir le titre de quelqu'un de ses derniers ouvrages pour en acquérir la certitude. Partisan enthou- • siaste de la philosophie Cartésienne, Bontekoë adopta, en médecine, les principes de l'école chimique dont Descartes fut l'un des prin-

•ogle

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cipaux chefs. Presque tous les ouvrages qu'il publia sont écrits en hollandais; ils ont été réunis dans la collection suivante, qui nous dispensera de les indiquer séparément :

Aile de philosophischc , médicinale en chjrmische VPorken. Amsterdam, 1689, in-4, a vol. — Une partie de cette collection a été traduite en français son* le titre suivant :

Nouveaux été mens de médecine, on Réflexions physiques sur les divers états de l'homme, divisées en trois parties.

La première traite du corps humain et de ses opérations ; la seconde des maladies , de la mort et de leurs causes ; et la troisième, des moyens de proton' ger la vie et de conserver la santé ; par Corneille Bontekoë , D. M., conseiller, premier médecin de S. A. E. de Brandebourg, et professeur à Francfort-surl'Oder ; nouvellement trad. en français par un maître chirurgien (Devaux). Paris, i6g8,in-x*, a yol. — La première partie contient des réflexions sur les divers états de l'homme, sa vie et sa santé ; une description de la structure dn corps, de ses parties, de leurs fonctions et de leurs usages. Des réflexions sur la maladie et la mort forment la seconde section , dont la plus grande partie est employée à rapporter toutes les maladies au scorbut. L essence de toute main die consiste , an jugement de l'auteur, dans la glutinosité et dans 1 acreté des sucs, dans l'obstruction et le déchirement des vaisseaux, dans l'épanchemcnt des liquides et dans le ralentissement de la circulation : or, l'essence du scorbut consiste dans les racines choses. La troisième partie des élémens se compose de réflexions sur le» moyens de conserver la santé et de prolonger la vie. Il n'en est point qu'on puisse comparer à la tempé-

rance et à l'usage continuel du tabac , du café et du chocolat , mais surtout du thé, dont l'auteur usait nuit et jour, et dont il recommande de prendre de ioo à aoo tasses dans les 24 heures.

Ces deux volumes contiennent , outre les Elémens que nous venons d'analyser, des dissertations sur les préjugés relatifs au danger de l'année climatérique, sur la nature, sur l'expérience, sur la certitude de la médecine, qui ne sont pas sans intérêt.

Litterat familiares ad Joami. Abr. a Gehema. Berlin, 1686, in-8.

Verscheide tractaatjes, handelende van de voornaamste grondstuÀAen , om tôt een ware hennisse der philosophie en medeepte te geraken , etc. Divers traités concernant les principes de la philosophie et de la médecine , qui peuvent servir d'introduction à la philosophie, à la métaphysique, à la logique et à la physique, avec de nouveaux principes de physiologie et un traité des ulcères. La Haye, 1687, in-8 de 28a pages. — Ceux qui n'entendent pas le hollandais peuvent lire un assez long extrait de cet ouvrage dans la Bibliothèque universelle de J. Leclerc, tome IV: pag. 363-76.

Fundamenta medica, sive de alcali et acidi effectibus per modum ferme ntationis et effcrvesceHtia;. Accedit item anonjrmi cujusdam authoris pharmacopeca ad mentem ncotericoi~um ador~ nata. {Edidit Steph, Blancard.) Amsterdam ; 1688, in-8.

C. Bontekoe metaphjsica et liber singularis de motu; neenon ejusdem feconomia animalis opéra posthuma :

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rjuibus accedit Arnqldi Geuîinx phj- thumus cttm Geulinkii ethicâ éditas, uca vera. Leyde, i688,in-8 de 481 p. Amsterdam, 1695, in-i». — Métaphysique , physique générale ( Préface de la trad. franç. des Éléet physiologie cartésieunes. mens de médecine de Bontekoë. — Jour-

De passionibus animée, liber pos- naldcs Savons. — J. Leclerc , Biblioth.

univers. )

BONTIUS (Jacques) naquit à Leyde, vers la fin du seizième siècle, de Gérard Bontius, savant professeur de médecine. Ses deux frères, Jean et Régnier, suivirent avec distinction la même^ carrière que leur père. Jacques, médecin comme eux, voyagea dans la Perse et les Indes, habita pendant un grand nombre d'années l'île de Java, en qualité de premier médecin du gouvernement dç Batavia, et de la compagnie hollandaise des Indes, et mourut en 1 63 1. Bontius recueillit avec grand soin» non-seulement tout ce qui concernait les maladies des habitans des contrées qu'il parcourut, et les moyens de les guérir, mais encore tout ce qui était relatif à l'histoire naturelle de ces pays. On publia, sur les manuscrits qu'il avait laissés :

De medicina Indorum, libri IV, de Guillaume Pison, qui, en les réu- Leyde, 164», in- 12. Réimprimé à la nissant à ce qui était déjà imprimé, en suite de Prosper Mpino, de medicina fit un ouvrage important pour l'hife sEgyptorum. Paris , 1 645 , in-4î Leyd*, taire naturelle et la médecine des pays 17x9, in-4. — Ouvrage intéressaut et situés entre les tropiques, sous ce titre: bien lait. C'est encore la source lapins f>e Indite iifriusouc re naturqli et riche pour les maladies de ce pays. On medicina, Hk. XIV* Amsterdam , EU avait omis, dans ces éditions, les ou- sévir, i65£, in«.foL, 6g. Les ouvrages vrage* de Bontius, qui n'étaient pas d* Soutins réunis forment les six der* terminés; ils tombèrent dans les mains mers livres.

BOOT (Arnold ) naquit en Hollande, et probablement à Gorcura , vers l'an 1606. H fit de bonnes études, et il apprit les langues latine, grecque, hébraïque, syriaque et chaldaïque, Ensuite U s'attacha à la médecine , et se fit recevoir docteur en cette Faculté ; mais il ne discontinua pas pour cela de s'appliquer 4 l'étnde des langues savantes et de la critique sacrée. En i63o, il passa en Angleterre , pratiqua quelque temps la médecine à Londres , et devint médeein du comte de Leieester, vice- roi d'Irlande, ainsi que des états et des armées du pays. Cet emploi l'obligea de se fixer à Dublin, où il se maria. Les troubles et les guerres qui survinrent dans cette île, et qui lui causèrent à lui-même des pertes considérables, le forcèrent d'en sortir en 1644. Il se retira à Paris, où il

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renonça presque entièrement à la pratique de la médecine , pour n'être pas détourné de ses travaux littéraires , et il y mourut en x653. Nous passons sous silence les otivrages assez nombreux de Boot sur la critique sacrée, et nous n'indiquerons que l'opuscule suivant, qui contient plusieurs observations curieuses :

Obsep>ationes medicte de affecti- 1664 , iu-4, et à la suite des obserra-

bus omis sis ; videlicet : de abcessu lions de Pierre Bore). hjrppocraneo ; De vomica hyppocra- Arnold Boot a eu part à la coni-

neâcerebri; de suturarum discessione ; position de l'ouvrage publié par son

de capitis distortione; de epilepsiâ frère, Gérard Boot , également méde-

procursiva^ de oris hemorrkagiâ pe- cin, sous ce titre: riodicâ; de linguœ ardore et siccitate Pkilosophia naturalis reformata,

extrà febres\ de lippitudine muca- id est philosophiat aristotelieœ acett'

ginosâf de labrosulcio, seuchcilocace; rata examinatio , ac soiida confuta-

de sterni dolore ; de tabe pectoreâ. tio , et nova et varions introduetio.

Londres, 1649, in -1-2, avec une pré* Dublin, 164.1, in-4. bce de Henri Meibora, Helmstadt, (Paqnot , Hist. litt. </<m Pays-Bas.)

BORCH(Olaus), qu'on nomme en latin JBorrichius, naquit le a6 avril 1626 à Borch, village du diocèse de Ripen, en Danemarck, d'Olaùs Borrichius, ministre de ce lieu. Après avoir fait ses premières études et ses humanités à Coldcngen et 4 Ripen, il se rendit à Copenhague en 1644 > e * y étudia la médecine pendant six ans sous Olaùs Worm, Simon Pauli, et Thomas Bartholin. En i65o, il fut nommé professeur de sixième dans l'école de Copenhague , et remplit ce poste, pendant quatre ans, avec un zèle que le roi Frédéric III crut devoir récompenser en donnant à Borch un canonicat de Liraden. On lui offrit ensuite la place de recteur de l'école d'Herlow; mais le désir qu'il avait de continuer ses études médicales, et de visiter les pays étrangers, la lui fit refuser. Il se disposait k commencer ses voyages, lorsque Joachim Gersdorff, premier ministre du roi de Danemarck, le retint pour lui confier l'éducation de ses enfans. Il y employa cinq années, au bout desquelles (en 1660) le roi lui conféra le titre de professeur en philosophie, en. chimie et en botanique, avec permission de voyager avant d'entrer en exercice. Borch parcourut alors la Hollande, l'Angleterre, la France, l'Italie et l'Allemagne. Il séjourna deux ans à Leyde, autant à Paris, parcourut les bords de la Loire, s'arrêta quelque temps à Angers, et y prit le titre de docteur en médecine, gagna l'Italie, passa *six mois & ' Rome, et revint enfin à Copenhague, au> mois de novembre 1666. Il entra aussitôt dans l'exercice de sa

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charge de professeur, qu'il remplit avec beaucoup de succès. 11 fut pendant douze ans doyen de la faculté de philosophie , et on l'élut deux fois recteur de l'Université, dont il fut bibliothécaire en 1680. En 1686, il fut fait assesseur du conseil souverain de justice, et, trois ans après, conseiller de la chancellerie royale. Les douleurs de la pierre tourmentèrent beaucoup les dernières années de sa vie, et le déterminèrent enfin à se faire tailler. L'opération fut faite le i3 septembre 1690; mais le calcul se trouva si volumineux, qu'on ne put le retirer, et qu'on ne crut point devoir le briser. Borch mourut vingt jours après, étant âgé de 64 ans. Il laissa cinquante mille écus à sa famille, et vingt-six mille destinés à l'établissement d'une espèce de collège, où seize personnes sans fortune trouveraient les moyens de se livrer à la culture des sciences. Ce nombreuse composerait de deux théologiens, deux philosophes, deux mathématiciens, deux astronomes, deux jurisconsultes, deux médecins, deux orateurs et deux humanistes , sans autre charge pour eux que de faire chacun, une fois par an, un discours sur la science qu'il aurait choisie. Borch joignait à la somme indiquée une maison appropriée à cette destination, un jardin, un laboratoire chimique et une trèsbelle bibliothèque. Borch fut un des hommes les plus érudits de son siècle. La "chimie lui a des obligations ; mais la médecine 'lui est moins redevable que la philologie et la critique. Ses ouvrages sont :

Cabota caracteralis. Copenhague, Groningensis, scriptis larvam strictùn, 1G49, in-ia* — Le bat de l'auteur est sed sincère detrahunt , et clarùsimi de combattre le ridicule préjugé qui nominis viros Guaherum Charletofaisait attribuer de grandes vertus aux nem, Thom. Bartholinum, Franc. Jos. amulettes. Burrunu Joannenx Pecquetum t Gasp.

Disp, de artis poeticœ natttra, prœ* Scottum, à superciUo et censura ej'usr side Vito Berîngio.Copenhagae, i65o # dein non minus ineptâ quant improbu i«-4. luculenter vindicant, ex autographis,

Parnassus in nu ce, nel compen- edentt Benedicto lilottesandaso. Hamdiosa sed absolu ta prosodia. Copen- bourg, i66t,in-4. ■hague, i654, in-4. Oratio jubilœa evangeîica. Copen-

Diss. de lexicorum latinommjeju- hague, 1667, in-4, et à 1« «"te du nilace et pendentibus indè nobilium recueil de ses Dissertations, crùicornm hassitationibns. Copeoha- Dissertatio de ortu et progressa chegue, 1660, in-4. miœ. Copenhague, 1668 , in-4- — Il y

Deusingius heautontimorumenos, si- a dans cet ouvrage beaucoup t r epistolte sclcctœ eruditonan quœ tiou, mais peu de critique. L'auteur immaturis .inionii Dcusingii, medici cherche à défendre l'alchimie et sou

antiquité contre les attaques que lui Dw.dcscorbuto.Coptahasue, 167 1,

avait portées Conring , clans son traité de Medicinâ hermeticâ. Celui-ci se défendit, dans nn supplément à son ouvrage. Borch répliqua par le suivant , où il se montra l'égal de son adversaire en savoir, mais non en critique.

Ainsi il admet comme authentiques les ouvrages publiés sous le nom d'Hermès Trismégiste et sous celui de Démocrite.

Hennctis JEgyptiorum, ac chcmicorum sapientia ab Hermanni Conringii animadversionibus vindicata. Copenhague, 1674, in-4.

Lingua pharmaeopœorum , sive tractatus de accurata vocabulorum, in phannacopoîiis msitatorum, pronunciatione. Copenhague, 1670, in-4.

Arctos pullata, tumulo Friderici III, régis Danorum illacrimans; poema heroicum. Copenhague, 1670, in-fol.

Arctos respirans auspiciis Christiani F, Daniœ régis ; poema heroicum.

Copenhague, 1671, in-fpl.

De causis diversitatis linguarum dissertado. Copenhague, 1675, ju-4.

It. curante. Joan. Georg. Joch. Iéna, Ï704, in- 12.

Cogitationes de variïs latinœ lùtguœ œtatibus, et scripto Gerhardi Joannis V ossii de mitiis sertnonis; accedit defensio Vossii et Stradœ adversits Cas p.

Scioppium. Copenhague, 1675, in-4, et dans les Concilia et methodi studiorum optimè instituendorum de Th. Crenius*.

Rotterdam, 1692, in-4.

Analecta ad cogitationes de linguâ latinâ; accedit append'ix de lexicis latinis et grœcis, cum indice addendorum ad fori Romani litteram C. Copenhague, 1682 , in-4. — Cette addition a pour objet de répondre à des objections de Christophe Cellarins.

Disp. de morbis sopo rosis. Copenhague , in-4, sans date.

Disp. de malo hjrpochondriaco. Resp.

PauloBrand. Copenhague, 1676,1^1-4.

Disp. de ictero. Resp. Christw.no.

Copenhague, 1677, in-4.

Docimastice metaUica , clarè et compendiosè tradita. Copenhague ,

1677, in-4.

Dissertationes academicœ de poetis, Copenhague, 1677 et années suivantes , in-4. — Ces cinq dissertations , dont les deux premières roulent sur les poètes grecs et les autres sor les poètes latins, on{ été réimprimées ensemble à Francfort, i683 , in-4. C'est un des meilleurs ouvrages de Borch;

Brevis conspectus scriptorum linguee latinœ prœstantiorum. Copenhague,

1678, 1682, 1698, in-4. — Ce sont des fragmens d'un grand ouvrage que l'auteur avait entrepris.

De somno et somniferis, maxime papavereis Dissertatio. Copenhague, x68o, in-4; ioid., 168 3, in-4.

Diss. philologica de quantitate penultimœ denominativoium in iirus, et verbalium micis, exceptionibusGeorg.

liens. Ursini opposita. Copenhague, 1682, in-4.

Disp. de hœmorrhagiâ. Resp. H.

Ettmuller. Copenhague, 1682, in-4.

Oratio panegyrica in memoriam Oligeri' Vindii. Copenhague , 1 68 3 , in-fol.

Disp. de menshtm defectu. Copenhague, 1684, in-4.

Diss. de Romœ urbis primordiis.

Copenhague, 1687, in-4.

De antiquâ urbis Romœ fade dissertatio compendiaria. Copenhague , 1687, in-4 , et dans le Thésaurus an-

ii5S BOR

ùquitatum Romunarum de Gramus , conscripta. Copenbagoe, 1697 , in- 4.

(orne IV, p. i5i7-i6a5. — C'est une histoire chronologique

Diss. de lapidum generatione in ma- des alchimistes.

crocosmo et mksrecosmo , dans le cin- Olai Borrichii disscrtation.es, seu

quième vol. des Acta Hafniensia, et orationes academicat ( 18 ), in duos

réimprimée avec les additions de Lan- tomos tributœ; cum praefatione sua

zoni, à Ferrare, 1687, in-ia , et dans edidit Severinus Lintrupius. Copenha-

les Opéra omnia de ce dernier. g tte » I 7 I ^> in-8.

Tractatus de usu plantarum indi- Le recueil de lettres publié par Th.

genarwn in inedicinâ, et sub finem de Bartholin en contient treise de Borch.

cljrsso plantarum et thee specifico. Co- On trouve, dans les Éphémérides des

penhague, 1 688, in-8. — Borch prouve, Curieux de la nature et dans les Actes

dans ce traité, qu'on médecin trouve de Copenhague, un grand nombre

dans les plantes de son pays tous les d'observations du même auteur, dont

secours dont il a besoin, et que Ton on P eot voil ' 1* liste dans le Liude-

pent se passer de plantes étrangères. m ' ls renovatus.

Poemata omnia , dans le recueil in- Da«« «a arlicle extrêmement éten-

titulé : Delioias quorumdam poetamm du que J. Moller a cbnsacré à Borch ,

danorum collecta? à Friderico Rost- dans sa Cimbria liter&ta, tome HI,le

gaard. Leyde, x6 9 3, in-ia,avec la laborieux biographe fait connaître

vie de Borch écrite par lui-même; quelques ouvrages inédits de notre

* tome II, p. 369-594. auteur.

Conspectus scriptorum chemiconim ( Mémoires du P. Niceron. — Joan.

iUustriorum ; libellus posthumus. Cui Mollerus , in BibUoth. septentrionû

préfixa historia vitœ ipsius ab ipso eruditi. — Halter. )

BORDENAVE (Toussaint) naquif à Paris le 10 avril. 17*8. Son père, Pierre Bordcnave, qui était chirurgien, le destina à embrasser sa profession. Loin de partager l'idée assez communément répandue alors, qu'un chirurgien n'avait pas besoin des connaissances étendues exigées pour être médecin, il fit, au contraire, donner à son fils une éducation brillante, et la facilité que le jeune Bordenave acquit à parler la langue latine, ne contribua pas peu aux succès qu'il obtint plus tard dans l'enseignement et autres actes publics. Ses progrès dans l'étude de la chirurgie lui ouvrirent l'entrée du Collège des Chirurgiens , où il reçut la maîtrise en 1750. Quelque temps après, il fut nommé à la place de v professeur de physiologie aux écoles de Saint-Côme, et il ne tarda pas à publier son traité sur cette matière. Bordenave était membre de l'Académie royale de Chirurgie , depuis longtemps des travaux recommandantes assuraient sa réputation, et, comme praticien, il ne jouissait pas d'une moindre considération,

BOR 45y

lorsqu'il fut nommé, en 177^, à l' Académie des Sciences, comme associé-vétéran. Ce titre annonce que Bordenave ne put l'obtenir sans faire violence aux réglemens, et que l'Académie n'avait pas été libre en le choisissant. Mais il parait que cette irrégularité, loin d'être son ouvrage, était contraire à son vœu. C'était malgré lui qu'on lui avait rendu ce triste service ; l'Académie ne l'ignorait pas , et les qualités estimables de Bordenave lui firent regagner bientôt l'amitié de ses confrères. Bordenave était échevin de Paris, et aucun chirurgien avant lui n'avait été élevé à cette place. Il se montra digne, jusqu'à la .fin, de fonctions aussi honorables, en apportant toute la sollicitude et la vigilance d'un magistrat vraiment populaire dans tout ce qui pouvait intéresser la santé publique. Depuis peu de temps, le roi l'avait décoré du cordon de l'ordre ' de Saint-Michel , lorsqu'il fut frappé d'apoplexie ; il ne survécut que huit jours à cette attaque, et succomba le 12 mars 178a. On a de lui :

Estai sur la physiologie au physique dans les Mémoires sur les os , etc. par du corps humain. Pari», 1 756 et 1 764, Fougeroux, Paris , 1 760 , in-8. in-xa; ihid., 1778,111-8, a vol. — LW Dissertations sur les antiseptiques , tenr prenant particulièrement Hal- qui ont concouru pour le prix pro- 1er pour guide, a moins cherché k posé par l'Académie des Sciences, présenter les hypothèses émises jusque Jrts et Belles - Lettres de Dijon, en là, qu'à établir sur des faits les prin- 1767. Dijon et Paris , 1769, in-8. cipes généraux de la physiologie. Ce Ce recueil renferme la dissertation de livre renferme un abrégé de physiolo- Boîssieu, qui remporta le prix, et gie, écrit avec beaucoup d'ordre et de celles de Bordenave et de Godart , qui clarté , et qu'on peut consulter encore partagèrent l'accessit. Bordenave ne aujourd'hui avec avantage sons plu- partagea pas le prix avec Boîssieu, sienrs rapports. parce qu'il s'attacha moins à étudier

Remarques sur l'insensibilité de l'application des anli-septiques dans les quelques parties. — Ce mémoire est maladies internes , que dans les malainséré dans le Mercure de France , dies externes ou chirurgicales, année 1757; et dans • le recueil de Mémoire sur le danger des caus~ Haller, publié à Lausanne en 1758. tiques pour la cure radicale des her- L'auteur soutient l'opinion de Haller, nies. Paris, 1774. in- ia, 46 pp. — et apporte un nouvel exemple en fà- Ce Mémoire , qui est inséré parmi venr de l'insensibilité des tendons ceux de ("Académie royale de Chiches l'homme. rurgie, tom. V, est suivi d'un sup-

Estai sur le mécanisme de la na- plément pour répondre à une disserture dans la formation, des os, et re- tatioo de M. Gauthier sur le même cherches sur la façon dont se fait la sujet.

réunion des os fracturés Réimprimé Bordenave a encore inséré des ar-

A6o BOR ticles assez nombreux dans les Mém.

de'l'Ac. roy. de Chirurg. ; nous allons les indiquer successivement : Observation sur une vessie double, — Examen des Réflexions critiques de M. Molinetti contre le Mémoire de M. Petit, sur la fistule lacrymale. — I¥écis de plusieurs observations sur Us plaies d'armes à feu en différentes parties.

( tome II , in*4. ) — Obs. sur Vétat de Vos de la jambe, après la guérison d'une blessure par arme à feu, examiné sur le cadavre. — Précis d'observations sur les maladies du sinus maxillaire, (tome IV.) — Mémoire dans lequel on propose un nouveau procédé pour traiter le renversement des paupières. — Suite d'observations sur les maladies du sinus maxillaire.

— Observation sur un corps étranger dans ce sinus. — Mémoires sur quelques exostoses de la mâchoire inférieure. — Mémoire sur le danger des caustiques pour la cure radicale des hernies, (tome V, in-4.)

Les Mémoires de l'Académie des Sciences renferment aussi différens travaux de Bordenave. On y trouve :

Description d'un fœtus mal conformé, dont les os avaient une mollesse contre nature. (Mémoires des Sav.

étrang. t. IV, pp. 545-5 5a, avec pl. )

— Analyse de la bile , avec des réflexions sur les changemens qu'elle peut subir dans le corps humain.

(Ibid., t. VII, pp. 610-618. — Faits

anatomiques concernant des ossifications trouvées dans le cœur. ( Hist. de VAcad.des Sciences, pour l'an 1768, p. 5o. )

Discours prononcé à la première séance de V Académie royale de Chirurgie, dans le nouvel édifice qui lui avait été destiné par S. M. , le 16 novembre 1775. — Inséré dans le Mercure de France , décembre 1775.

Bordenave a publié une traduction de la troisième édit. des Primœ lineœ physiologice de Haller. Paris, 1769, in- ia , deux parties en un vol.

Les Thèses suivantes ont été soutenues sous sa présidence : De corporibus extraneis intrà œsophagum hcerentibus. Resp. ont. Destremeau. Paris, 1763, in-4. — De intumescentiâ partium, inprimis vulnerum sclopetariorum instantibus. Resp. Dufouart.

Paris, 1 763, in-4. — V>e luxationibns.

Resp. Gnyeuot. Paris, 1764» în-4- — De vesicœ paracentesi. Resp. Lambert.

Paris, 1765, in-4. — & e œdemate.

Resp. Lemonnier. Paris, 1765, in-4*

— De anthrace. Resp. Robin.. Paris , 1765, in-4. — De fractura colli femoris. fîesp.JOaSîn. Paris, 177 1 , in-4-

— De hydrocele per injectionem curandâ. Resp. Jusseaume, Paris ,1771, in-4.

( Hist. de VAcad. des Sciences , an 1 7 7,2. — Rozier , Tab. de VAcad. des Se — Eloy.-r- Haller.)

BORDEU (Théophile de), l'un des plus brillans précurseurs de là réforme que le génie de Bichat a fait subir de nos jours à la médecine, naquit, le 22 février 1722, à Iseste, village de la vallée d'Ossau, en Béarn. Après avoir fait ses premières études au collège des Jésuites à Pau, et chez les Barnabites de Lescar, il alla à MontpfeUjer pour y apprendre la médecine, se destinant à suivre une carrière dans laquelle sa famille se distinguait depuis plusieurs

siècles. Déjà, dans les premiers actes pour obtenir ses degrés, il étonna ses maîtres par les saillies de son génie original, qui ont , formé, du reste, le caractère constant de toutes ses productions; et les thèses qu'il soutint alors prennent un rang honorable parmi les écrits de ce célèbre médecin : ce sont ses dissertations sur le Sentiment et sur la Formation du chyle. Bordeu, après avoir reçu le bonnet de docteur en 1744» retourna à Pau, au milieu de ses compatriotes. Le désir de perfectionner ses connaissances le ramena bientôt à Montpellier, et le conduisit, deux ans après, dans la capitale. Il fut d'abord entraîné par les leçons de l'illustre Rouelle à l'étude attrayante de la chimie. Mais il sacrifia ce goût à la médecine , et il se livra à l'observation assidue des maladies , à l'hôpital de la Charité, et à l'Infirmerie royale de Versailles. A, cette époque, il fut rappelé dans son pays par ses parens. Il y retourna avec le titre d'intendant des eaux minérales d'Aquitaine; et bientôt après il reçut celui de surintendant. Il fit connaître ces eaux, en i74$> par des essais en forme de lettres, et indiqua leurs usages et leur administration. En même temps, il faisait des leçons d'anatomiè et d'art des accouchemens aux chirurgiens et aux sagesfemmes. Il se montrait par-là doublement utile à ses concitoyens. Bordeu semblait devoir être fixé pour toujours en Béarn; mais des arrangemens de famille le déterminèrent à venir, en 1752, s'établir à Paris. 11 s'y annonça par ses Recherches sur les glandes et sur leur action. Cette production originale commença à fonder sa réputation parmi ceux qui exerçaient avec le plus de supériorité l'art de guérir dans la capitale. Mais, pour avoir le droit d'exercer la médecine, il fallait être admis dans la Faculté de Paris : il y soutint plusieurs thèses, et fut reçu docteur de cette Faculté. A peine était-il décoré de ce titre, qu'il fut nommé médecin expectant à la Charité. Son assiduité et ses connaissances avaient frappé les religieux de cette maison, qui voulurent s'assurer de lui en le faisant nommer» substitut du médecin de l'hôpital. C'est sur ce théâtre d'observations qu'il appliqua les principes qu'il s'était faits en médecine, et qu'il les étendit par de nouvelles études. Bientôt Bordeu parvint au comble des succès que peut ambitionner un médecin. Son mérite supérieur était reconnu de. ses confrères, et il était recherché comme praticien par ce qu'il y avait de plus élevé dans toutes les classes de la société. Ces succès devaient lui attirer des rivaux, ou plutôt des ennemis. Le fameux Bouvard fut un des plus acharnés. Des calomnies atroces furent les moyens dont ils se scr-

virent pour le pérdre. Ils eurent assez de crédit pour faire rayer le nom dé Bordeu dé la liste des membres de la Faculté; et il fallut un arr«H des cours souveraines pour lui rendre le droit d'exercér la médecine. Ces persécutions , qui troublèrent son repos, né l'empêchèrent cependant pas dé continuer ses travaux. Il repoussa d'ailleurs lés traits de ses ennemis avec toute la vigueur dont il était capable; et, dans quelques-uns dé ses ouvragés, mais particulièrement dans ses recherches sur lliistoire de la médecine, il sut, par des allusions piquantes, les couvrir de ridicure. Cette lutté Continuelle, en même temps que lés travaux nombreux auxquels se livrait chaque jour Bordeu, altérèrent sa santé. Il pensa à là retraite, et mit en Viager le' fruit de ses épargnes, qui ne montaient qu'à 80,000 livres, malgré la longue et brillante pratique qu'il avait cûé. Un voyage aux eaux de son pays ne le guérit pas dé l'affection qu'il portait, et que l'on caractérise très-vaguement de goutte vague. Une attaque d'apoplexie l'enleva inopinément le a 3 novembre 1776. îl était resté célibataire.

Disciple d'Hippocrate et de Stahl, Bordeu reconnaît jpoùr premier principe de la philosophie médicale, la nécessité d'étudier lés lois de la vie par l'observation des êtres qui les possèdent, atl lieu d'Imiter les médecins à systèmes pour qui la physiologie n'est qu'une série de déduction hypothétiques tirées des principes dé la physiqué générale. Il étudie donc les corps organisés, ét la première chose qui le frappe en eux, c'est l'ordre admirable, la dépéndaridé réciproque de leurs fonctions; la force qu'ils ont de résister à l'influence des causés qui tendent à lés détruire, la propriété qu'ils possèdent de se restituer à l'état normal dont ils otrt été dérangée, été. Il désigne par le nom de nature ces facultés merveilleuses, dont la plupart des dogmatistés, lés chémiâtrés et lés mécaniciens n'avaient tenu aucun compte. Quelquefois , il faut l'avouer, emporté par une imagination ardente, il oublie que ces propriétés, essentiellement distinctes de toute autre, ne sauraiént êfré expliquées par des propriétés plus générales, qu'elléS sont inexplicables en elles-mêmes, qu'elles sont des faits primitifs, et la nàtufe devient pour lui Un principe substantiel , agissant selon des déterminations, Une âme rntionnèUe ,-mais BordéU fl'ést spiritualiste que par distraction, et bientôt la philosophie expérimentale le ramené dans le monde des réalités. Il analyse lés phénomènes de l'organisme, et croit pouvoir les réduire à la sensation ét au mouvement; la sensibilité et'Ia motilhé, considérées, d'après l'obser-

BOR / t 61

vation, comme propriétés inhérentes aux organes, suffisent donc pour en expliquer les actes. Si tous ces actes ne sont pas identiques , c'est que les propriétés vitales sont inégalement distribuées datis nos parties; l'analyse anatomique doit nous apprendre la manière d'être de chacune d'elles.

Des principes aussi positifs, et les recherches de rlaller sur le* propriétés différentes des principaux tissus de l'économie, devaient donner naissance à l'anatomie et à la physiologie générales de notre époque. Bichat devait nécessairement paraître au dix-neuvième siècle; et peut-être ne' fallait-il pas tout le génie de ce grand homme pour exécuter ce qu'il a fait. Bordeu ne se borna point à exposer des vues générales, il fit des recherches particulières sur quelques-uns des élémens organiques qui nous constituent. Il donne en cent endroits des preuves de l'aptitude la plus heureuse pour y l'observation; mais ici, comme dans tous ses ouvrages \ une sorte d'exubérance d'imagination le jette dans des écarts assez f roquons; et l'on trouve à côté des idées les plus ingénieuses et les plus justes , des bizarreries ou des vues surannées. Les opinions particulières de Bordeu sur chaque point de physiologie sont trop généralement connus pour que nous les exposions en détail. Nous ne dirons qu'un mot de lui comme praticien. Il avait une grande confiance dans la tendance naturelle de l'organisme vers la guérison, et le naturisme fut toujours sa doctrine de prédilection. Le style de Bordeu est souvent incorrect, mais il est plein d'esprit, de verve et d'originalité, et l'on relit toujours ses ouvrages avec plaisir. En vôici te titres :

Dissertàtio physiologica de sensu genericè considerato. Montpellier , 1742 , in-4; Paris, 175 r, in-12, avec les Recherches sur les glandes.— Celle dissertation contient le gertrie de plu-* sieurs des idées principales que Bordea a développées par la suite.

Chjlificationù ttistorid. Montpellier, 174a, În-A; Paris, î75r,'hi-ia, arec les Recherches sur les glandes.

Bordeu rejette les explications mécaniques et chimiques à l'aide desquelles les physiologistes sé rendaient compte de la formation du chyle. 11 «Outre que celte opération est tdaie à nitna le.

La sécrétion dé la salive fournit à Bordeu l'occasion d'émettre l'idée fondamentale dont le développement a fait Fobjet d'un de ses plus beaux ouvrages : les Recherches sur les glandes.

Lettres sur les eaux minérales dit Béarn et de quelques-unes des provinces Voisines. Amsterdam, 1746-1748, itf-ia.

Observations sur l'usage du qui** quina dans là gangrène, insérées dan* le Traité des plaies, de On isard, et dans lés Lettres sur les eaux minérales du Béarn.

Recherches anatomiqnes sur les <*/-

464 f BOR

ticulations des os de la face, dans les Mémoires desSavans étrangers de l'A' cadémie des sciences, a* vol. — Bordeu démontre que tons les os de la face sont disposés de la manière la pins avantageuse ponr résister aux efforts de la mâchoire inférieure. Ce Mémoire valut à son auteur le titre de correspondant.

Recherches anatomiques sur les différentes positions des glandes et sur leur action. Paris , 1752, in- 1 2 ; ibid. , an vin, in«i2, avec des notes deHallé.

— Dans ce beau travail , où Bordeu a semé le plus d'idées neuves , il combat les explications mécaniques de la sécrétion et de l'excrétion des humeurs glandulaires. Il démontre que cette excrétion n'est point due à la compression des glandes par les parties voisines ; que les fonctions de ces organes dépendent de leur action propre , d'nue sorte d'érection.

Dissertation sur les écroue\les, couronnée en 1753 par l'Académie royale de chirurgie , insérée dans le 3' vol.

des Prix, in-4, 17^7; dans l'ancien Journal de médecine ( sept. 1759 ); dans le Journal économique ( janvier 1760 ), et à la suite des Recherches sur le tissu muqueux, 1767, sous ce titre : Usage des eaux de Jiarèges et du mercure dans les écrouelles. — - C'est

An venatio Cetœris exercitationibus salubrior? Paris, 1753, in-4.

Utrum Aquitania minérales aquœ morbis chronicis ? Ces trois dissertations furent sontenucs par Borden pour obtenir le grade de docteur dans la Faculté de médecine de Paris. Elles sont insérées par extrait dans le Journal des Savans et le Journal économique, année 1704. Dans la première, considérant les modifications apportées par la digestion dans les fonctions de la plupart des organes, il en conclut que chaque organe prend plus on moins de part aux actions des autres, selon l'importance des fonctions qu'ils remplissent ou le degré d'empire qu'ils ont sur lui; il montre que l'estomac, soit par sa position, soit par l'étendue de ses liaisons avec les autres organes, soit par la nature de se3 opérations, semble donner l'impulsion à tonte la machine animale. Il semble, à cette occasion, consacrer l'idée favorite de Van Helmont, qui considérait le centre épigastrique comme la partie centrale, foudainentale de notre économie, comme le point de réunion de toutes les actions. La troisième dissertation se compose de 170 observations que Bordeu avait recueillies lors de son service aux eaux de Barèges; il y a exposé des vues profondes sur

une des moindres productions de Bor- Ja pathologie. Cette dissertation se deu. Il y établit, d'après des supposi- trouve fondue dans son Traité des mations gratuites, que les pays de mon- ladies chroniques, tagnes sont ceux où l'on trouve le Recherches sur les crises, dans Y Enplus grand nombre d ecrouelleux , et cyclopédie, 1753, et avec la deuxième l'attribue aux eaux trop crues dont édition des Recherches sur le pouls. — s'abreuvent les habitans,et à l'air trop Dans cet article, qui forme un traite vierge qu'ils respirent. complet rempli de la plus saine érudi- An omnes organicœ corporis par- tion, Bordeu admet bien, comme les tes digestioni opitulentur? Variai* 55, anciens, une sorte d'harmonie entre in-4. les diverses fonctions de l'économie ,

BOR 465 en verlti de laquelle le» phénomène» «on de l'inoculation , dont il était nn qui constituent la plupart des mal*- des partions les plus décidés, Borden die. , parafent le résultat d'efforts sa- passe en revue et caractérise les disèment combinés et tendant au réta- verses sectes de médecine. Les jnsebhssemeut de la santé ; mais il aie que meus qu'il porte sout la plupart fêles révolutions qui amènent la guéri, marquâmes par leur justesse et leur son, et qui sont, le plus souvent, profondeur, et sout exprimés avec marquées par des évacuations , que ces une piquante originalité.

rirV n ^ ennent à de î jou " ^ Recherches sur * et

chement pour la doctrine d'H.ppo- maladies de îa w V J *

Ttu' * ! 8 ClrC , lr ° P PrCS8é " ' aVCC la *-rtation •» V «L£ a efcblir des règles générales. des eaux deBafè ^ ^

Recherches sur le pouls par rapport l eS ; ibid. t i 79 r, iu-ra^Cest à Bor

^crises. Paris, x : 56 iu-xa; ibid., deu qu'on doTt i^'J^^Z

x>68 et i 772 ,„i-i a . 3 tom.en 4 voi. lièrement l'attention sur cette trame

-Borden, outrant les vues de Soïano, première, sur ce moyen d'union et

de Lucques et de Nihel, son traduc- d'isolement de nos organe,. Au mi-

te„r angla.s, sur les caractères diag- lieu d'idées spécieuses et hasardées se

nosuques et pronostiques du pouls, trouvent des vues profondes que Bi-

etablot dans ce traite des distinctions chat a su exploiter avec génie. Suivant

nombreu a esàl'aidedesquelleslepouls Bordeu , ce tis 5 u est l'organeTs

pouvait indiquer, par des différences fluxions et des métastases.

S: *: rattdii:

lequel doit s'opérer le tfavail critique, **? ^ mala dUs

etc., etc. • at 8 ues > k«rs périodes , leur nature ,

, , ef jur /a manière dont on les traite

Recherches sur le traitement de la aux etrurniinAml** J~ n *

, « eaux miner a le 's de Bai eue y. et doi

CKar, U , poilrKrvlr à rhutoire de uK t J ^

cohgue ■v.dga.re.ncnt »o mm ée col^e sur les écrottclles ib;d

* Pmtou fo™. n „ r oi„ li5M ,, a uo n , dM notM et u , e d ;ZJ™ ZI

nueree» dan, l'ancien Journal de me- RonM .i r . t -„„„„. " .' P .

àecine, ,,6 a - I7 63. Ce. recherche, Z^T^T ■ S » T

, ; , renfermer tout ce que Bordeu avait

oa. remarquable, par de, voe. pra- obse „ é dans le CQ ^ de ,„ ™

tiques excellentes. • , fc . , f-uqne,

c , f nt compose de concert avec son père

^cherches shr quelques points et son frère, qui lui fournirent un

a /.^«re rfe me^iVie y„/ grand nombre d'observations sur les

avoir rapport à l'arrêt de là grand'- effets des eaux minérales des" Pvré-

chambre du parlement de Paris, con- nées dans le cas de maladies ebronï-

cernant l inoculation, et qui parais- ques. Bordeu cherche à y démontrer

«nt favorables à la tolérance de cette que ces maladies ont des périodes aussi

opération. Liège (Paris), i 7 64,in-ia, régulières que le. aiguës, et que le but >

a vol. — Dans cet ouvrage, à l'occ-i- principal de leur traitement doit être

de leur donner le caractère des mala- mage à la valtio d'Ossaii, in-8, eu

dics aiguës. A l'occasion de ces mala- patois basque, et tiré seulement à a 5

dies, Bordea entremêle des considé- exemplaires. On lui attribue une coo-

rations physiologiques et pathologi- pération dans les oovrages de La Cate,

qnes des plus intéressantes , y repro- qui a en effet développé plusieurs

duil ses opinions sur l'action propre points de sa doctrine. V. Ljl Caze. Il

des organes et sur le tissu cellulaire; institua le Journal de Barèges, con-

il y répand à profusion les idées les tinué par son frère. Minvielle a réuni

plus hypothétiques, les plus para- les principales idées de Bordeu, et en

doxales, ainsi que des vérités que per- a formé un ouvrage intitulé : Traité

sonne n'avait aussi bien saisies et fait de médecine théorique et pratique, ex-

ressortir. trait des ouvrages de M. Bordeu, avec

Les divers ouvrages de Bordea, ex- des remarques critiques. Paris, 1774,

cepté les trois thèses qu'il soutint à in-12; Montpellier, i8a5,in-8, sons

Paris et les lettres sur les eaux miué- ce nouveau titre : Analyse raisonnée

raies du Béarn, ont été réunis par le des ouvrages de médecine de Th. Bor~

professeur Ricberand, sous ce titre : deu , avec l'éloge de Bordeu par

OEnvrts complètes de Bordeu , Paris , Roussel.

1 8 1 8 , in-8, 2 voL avec une notice sur ( Minvielle. — Biogr. univers, —

la vie et les ouvrages de l'auteur. Richerand, iVb&ce.— - Biogr. médic.-—

Bordeu avait encore publié : Hom- Bérard , Doctr. de l'école de Montp. )

BORDLNG (Jacques) naquit à Anvers le 11 juillet i5ii. Après avoir commencé ses études médicales à Paris, et les avoir terminées à Montpellier, il prit le bonnet de docteur à Bologne. Il avait été contraint d'abord, par le mauvais état de sa fortune, et depuis, volontairement, d'enseigner dans divers collèges les langues grecque, hébraïque et latine. La crainte d'être inquiété, à cause du luthéranisme qu'il avait embrassé, le fit plusieurs fois changer de résidence. Il exerça la médecine à Carpentras, à Hambourg, puis à Rostock, où il fut appelé par Henri, duc de Mcckelbourèt pour être son médecin aulique , et en même temps pour enseigner dans l'Université. U demeura sept ans dans cet emploi. Enfin , Christiern III , roi de Danemarck, l'appela à Copenhague. Bording y passa le reste de ses jours, partagé entre les exercices académiques et le service delà cour. Il avait amassé beaucoup d'argent, lorsqu'il y mourut, le 5 septembre i56o, dans la cinquantième année de son âge. On a de lui les ouvrages suivans , qui n'ont paru que longtemps après sa mort :

Jacobi Bordingi physiologia , hy- et Hafniensi publicè enarravit. Rosgieine , patkologia , pront has medi- tocB , 1 5g t , in-8. eûue partes in academiis Roxtochiensi Enarrationes in sex libros Oaleni

de tuenda sanitate. Accessere autoris ( Paquot, Hist. itt. des Pay s-Bas.

consiUa quatdam illttstrissimis princi- — Melchior Adain, Vitœ germano-

pibus prœtcriptQç Rostoch, i5q5, rum medicorum , etc.) ia-4; ibid, 1604, i«-4.

BOREL (Pierre), Borellus , naquit à Castres, en Languedoc, vers Tan 1620. Après le couA de ses études, il se donna à la médecine , et se fit recevoir docteur.. Il exerçait l'art de guérir dans sa ville natale depuis douze ans , quand il vint à Paris sur la fin de Tannée i653. 11 fut fait quelque temps après médecin ordinaire du roi. Sa mort arriva en iG8y ; il appartenait depuis 1674 à l'Académie de Sciences, en qualité de chimiste. On a de lui :

Catalogue des raretés de Pierre Bo- librorum pkilosophicorum herme tico-

rel de Castres. Castres, 1645, in-4. rum, in quo quatuor millia circiter

2* édition augmentée, à la suite des vfa- authorttm chimicontm, vel de trans-

tiquités de Castres. — C'est la descrip- mutatione metallorum, re minerait, et

tion du cabinet de 1 auteur, arcanis, tam manuscriptorum quant "

Les antiquités, raretés, plantes, mi- in )ncem editorum, cum eorum çditio-

néraux et autres choses considérables nibus, usque ad annum i653 conti-

de la ville et comté de Castres d'Al- nentur; cum ejusdem bibliùthecœ ap-

bigtois, et des lieux qui sont à ses en- pendice et corollario. Paris, i654,

virons, avec l'histoire de ses comtes , in- 12. Heidelberg, i65(i, in-ia.

évéques, etc., etc. Castres, 1649, in-8 ( Clément j)ense que çette édition est

de i5o pages. la môme que la précédente.) — Insérée

Historiarum et obsertutionum me- dans la Bibliotheca chemica de Roth-

dico-phjsicarum centuria prima et se- Scholze. Nuremberg, 1 725-29 , in-8,

cunda ; in quâ non solum multa uti- avec continuation. lia, sed et rara, stupenda, ac inau- De ttero telescopii inventore , cum

dita continentur. Castres , 1 65 3, in-8. brevi omnium conspiciliorum historia;

It. accesserunt Isacii Cattierii observa- ubi de eorum confectione ac usu , sêu

tûmes médicinales rara, Borello com- de effectibus agitur, novaque quœdam

municatee, et vita Benati'Cartesii per circà ca proponuntur. Accessit etiam

eumde/n Borelium. Varis, 1657, in-8. centuria obsen'ationum microscopica-

Fraocfort, 1670, in-8. Id. accesserunt rum. La Haye, iC55, iu-4, fîg. — II

J.Rhodit observationes; Arnoldi Bootii y a, dit Niceron, des choses singu-

de affectibus omissis tractatus; et Pe- lières et curieuses dans cet ouvrage. tri Matthœi Bonssii consulta tion es et Trésbr des recherches et antiquités

observationes setectee. Francfort, 1676, gauloises et françaises , réduites en

in-8. — Ce volume renferme quelques ordre alphabétique, et enrichies de

observations curieuses. La vie de Des- beaucoup d'origines , épitaptes et au-

cartes a été traduite en anglais, et im- très choses rares et curieuses, comme

primée à Londres en i66t>, in-8. aussi de beaucoup de mots de la*lan-

Bibliotheca chimica, seu catalogus gne thyoise ou theuth-franque. Paris ,

i655, ïn-4 de 61 1 pag. — Ouvrage de Hortus, seu armamentdrium sitnpli-

bcaacoop d érudition, dans lequel sont cium piantarum et animalium ad ar-

indiqués les snivans, dn même auteur : tem medicam spectfintium, cum brevi

Poème à la louange de l 'imprimerie, eorum etytnologiâ descriptions, loco,

Carmina in laudem régis, rcginœ, tempore etviribus. Castres, 1667, in-8.

et cardinàlis Mazarini, in-4» De curationibits sympatheticis. —

Anctarium ad vùam Peirescii. — tet écrit, qui est fort court, se trouve

( Dans l'édition de cette vie faite à La à la page 5a6 du Tkeatrum sympa-

Haye, en i655, in-4.) theticum. Nuremberg, 166a , in-4.

Commentum in antiquum philoso- ( Hèm. du P. Niceron — Chaufepié.

phumSyrtim. i655. — Clément, Biblioth. curieuse. )

* BORELLI (Jean-Alphonse) naquit à Naplcs le 28 janvier 1608. On manque de détails biographiques sur ses premières années. On sait seulement qu'il montra de bonne heure un goût décidé pour la philosophie et les sciences physiques, et qu'il étudia les mathématiques sous Benoît Castelli, célèbre professeur de Pise. La réputation brillante qu'il acquît bientôt dans cette dernière science , lui fit obtenir d'abord une chaire à Messine, dans laquelle 'il se montra avec éclat Jaloux d'acquérir de nouvelles connaissances , le jeune Borelli se rendit en Toscane dans le but d'entendre Galilée; mais il n'arriva que pour assister aux funérailles de l'illustre philosophe. Il revint en Sicile, après avoir séjourne quelque temps à Florence. Ce -fut à peu près à cette époque qu'il fut agrégé à la noblesse de Messine , titre que les Mcssinois lui conférèrent comme une marque de la haute estime qu'ils avaient de ses talens. La chaire de mathématiques étant devenue vacante à l'Université de Pise, le grand-duc Ferdinand II l'offrit à Borelli, qui l'accepta avec l'agrément du sénat ; il alla en prendre possession en 16 56. L'année suivante , il se forma dans la ville de Florence une société des disciples de Galilée, qui cherchaient à développer sa philosophie, à cultiver la physique expérimentale, et à en faire l'application à la nature entière. Cette société, favorisée par Léopold, prince de Toscane, fut organisée régulièrement en 1657, et prit le nom d'Académie del Cimento. Ce fut dans son sein que Borelli, l'un de sesmtmbres, exposa les premières tentatives faites pour unir les mathématiques et la physique expérimentale avec l'art de guérir, et qu'il jeta ainsi les fondemens de l'école iatro -mathématique. Cette Académie, qui ne dura que dix années, cessa d'exister lorsque Borelli, par l'idée d'un mécontentement particulier, quitta Pise pour se Tendre à Messine. Il ne resta pas long-temps dans sa pre-

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mière et nouvelle résidence ; les Messioois , las du gouvernement espagnol) levèrent l'étendard de la révolte en 10*74 , et se donnèrent à la France ; mais ce gouvernement les abandonna à leurs anciens maîtres au bout de quatre ans; et Boreili, accusé d'avoir secondé et appuyé la révolte par des discours séditieux , fut banni de tous les Etats soumis à l'Espagne. 11 se retira à Rome, près de la reine Christine; et ce Fut alors qu'il écrivit son immortel ouvrage sur le mouvement des animaux. Sur ces entrefaites, un domestique infidèle, lui ayant dérobé tout ce qu'il possédait, Boreili, plongé ainsi tout à coup dans une extrême indigence, accepta un asile chez les clercs réguliers des écoles pieuses; il y enseignait depuis quelque temps les mathématiques, quand il fut atteint d'une pleurésie, à laquelle il succomba le 3i décembre 1679.

Boreili fut , commenousl'avons dit plus haut, le fondateur de l'école Iatro-Mathématique {V. ce mot). Les services qu'il a rendus, en appliquant la statique et les. mathématiques à la théorie du mouvement musculaire, sont d'autant plus imp or tans , que personne avant lui n'avait conçu l'idée de cette heureuse application. Sans doute, il étendit trop ses explications mécaniques à toutes les fonctions du corps, et l'évaluation quHl fit de la force de divers organes repose sur des suppositions entièrement arbitraires; mais ses idées contribuèrent à rectifier des opinions plus hasardées* et à détruire des théories non moins gratuites et bien plus erronées. Nous reviendrons plus loin sur cet objet. Il eut le premier la pensée de soumettre le mouvement du sang aux lois de la statique et de l'hydraulique, et de le calculer sans avoir égard à la force vitale; il refusa de croire à l'existence, généralement adoptée jusqu'alors, de fibres dans le sang pendant la vie. Boreili est aussi le premier qui ait donné une explication satisfaisante du mécanisme de la respiration. 11 a laissé les ouvrages suivans :

Le Cagioni délie febbri maligne di Sicilia. Naples, X647, in-ia ; ibid., 1648, iii-12; Cosenza, 1649,1^-13 ; Pise , x658, 111-4.

Euclides restitutus , seu prisca geovietriœ elementa facilius contesta.

Pise, x658, ia-4. ; Rome, 1679, ."ii-; a.

Jp-'V viiï Pergari conicomm , libri

V, VI et VII. Paraphmste Abalphato asphahanensi nunc primum edtti. Additus in calce Arckimedis assuniptorum liber, ex codicibus arabicis manuscriptis Ser. D. Etruria». ABrahamus Ecckcllensis maronita latinos riddidit.

Joannes Alphonsus Borellus in Pisanu Academia Mathèseos projessor curam in georneiricis version i contulif; et

47<> l*OR

notas uberiores ùi universum opus ad' cussiotds. Editio prima Belgica, priori j ecit. Florence, 1 66 1 , in-fol.; Au vers, Italica multb correctior et auctior

1665 , in-fol. Leyde, 1686, in-4. — On trouve dam De renum usu judicium; réuni au le livre De motion ibus ,' etc. , p. U89 ,

traité De Structura renum de Bell i ni. la remarque , reproduite d'ailleurs Strasbourg, 1664, in-8. dans le traité De motu animalium ,

Lettera del movimenlo délia cometa que fait Borelli au sujet de l'absence de appersa il mesc di décembre del 1664. valvules daus certaines veines. 11 dit Plse, i665, in-4. — Cette lettre de que le sang, pour ne jamais subir d'al- Borelli fut publiée sous le nom de tération , est obligé d'être sans cesse en Piennaria Matoli. . mouvement, et que ce mouvement,

Théories medicorum Planetarum pour remplir le but auquel il est destiné ex cousis physicis deducuv. Florence , dans les veines du bas-ventre , doit

1666, in-4. avoir lieu continuellement eu baut et De vi percussionis liber. Bologne, en bas, et non pas seulement des

1667 , iu-4. • — Cet écrit fut l'objet de branches vers les troncs, diverses critiques auxquelles Borelli Meteorologia JEtrrcea , sive historia * répondit par trois brochures que nous et meteorologia incendii JEtnœi, anno indiquons plus bas. 1669. Pise, 1669; réimprimé avec

Osservazione intornb aile virtii ine- l'addition suivante : Accessit responsio gualidegli occhi. On trouve cette dis- ad censuras R. P. Honorati Fabri consertation dans le Giornale de' Lette- trà suum librum de vi percussionis. rati de Rome, ^669 , page 11; elle a Reggio, 1670, in-4. été traduite en français , et insérée Osservazione dell' Ecclisi Lunare dans les Me m. de tAcad. des Sciences , fatta in Roma la sera dei 1 1 gennaro tome X. — Borelli pense que l'œil 1675. — Cette note est insérée dans gauche voit habituellement les objets le Giornale de' Lettera{i de Rome , plus grands et plus distincts que l'œil 1675, p. 34.

droit' Elementa conica Apollonii Pergcei,

De motionibus naturalibus à gravi- et Archimedis opéra , nova et breviori tate pen^ntibus liber. Refcgio, 1670 , methodo demonstrata a Jo. Alph. Boin-4; Bologne, 1670 et rôja, in-4. rclli\ Rome , 1679 , ïn-12. — A cet ou- Cet écrit fut avec celui intitulé : De vrage se trouve réuni celui que nous vi percussionis , une sorte d'introduç- avons indiqué sous le titre à^Euclides tion au grand ouvrage de Borelli, De restitutus y etc.

motu animalium; ils ont été réim- 'De motu animalium , pars prima , primés ensemble , avec le titre suivant : i n quâ copiosè disce'ptatur de motioni- Tractatus duplex , de vi perçus- bus conspicuis animalium , nempè de sionis , et de motionibus naturalibus externarum partium et artitum flectioà grdvitate pendentibns; ad intclli- nibus , extensionibus , et tandem de gentiam operis de motu animalium gressu, vola tu , natatn , et ejus anapprimè necessarius ; cnm ejusdem nexis. Rome, 1 680, in-4. — Pars alrtsponsionibus ad Stephani de Angelis fera in quâ de causis motus musculoanimadversiones in librum dé vi per- mm , et motionibus ^internis atque

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hiuyorum qui per i>asa et viscera mettant (kns lu terre, ujum que dan* animalium fiunt. Rome, 1681 , in-4; 1 air et l'eau, nue force de réaction ou Leyde, 1 68 5, in-4; iàid. y 171 1, in-4; de répulsion capable de produire les Naples, 1734, 2 vol; La Haye, 174 3, inouvemens progressifs des animaux; in-4 ; réimprimé dans la Bibliot. anat, car rien ne prouve l'existence de cette de Manget, tome II , page 812. — force, ainsi qne Barthec, Ta fait voir. Dans cet ouvrage, qui seul a suffi pour Nous ne parlerons pas de l'étiologie assurer la gloire de Borelli, le monve- du mouvement musculaire, dont la ment musculaire est expliqué d'une cause prochaine était, suivant Borelli, manière tout-à-fait nouvelle, et avec le gonflement du muscle, résultant de nne clarté étonnante, d'après les lois l'effervescence du fluide nerveux avec de la statique. Il renferme des docu- le sang. Toute cette partie de son traraens précieux sur le mécanisme des *ail est purement hypothétique, différentes espèces de mouvement, le La seconde partie dn traité de Bovol des oiseaux, le nager des poissons, relli a pour objet l'étude des mou vêle ramper des vers , etc. Borelli fait une mens internes qui produisent les foncapplication très-heureuse de la théorie lions du cœur, de la respiration, etc. des leviers aux mouvemens des metn- Cette physiologie , dont les principes , bres. Considérait les os comme de vé- exclusivement puisés dans la mécaniritables leviers mis en jeu par des qae, sont aujourd'hui presque entiècordes qui sont les muscles, il com- rement oubliés, n'a jamais eu qu'une pare la force vitale de ces derniers très-faible part à la célébrité de cet ouorganes à la force appliquée au levier, vrage, au sujet duquel Boerhaave a dit le milieu de l'articulation au poiut qu'un médecin n'agit qu'avec. incertid'appui, et donne «lu mécanisme des tude et obscurité, s'il n'estpas dirigé par mouvemens et de la détermination des ' es connaissances qu'on peut y puiser. force» mouvantes, nne théorie entiè- Chirac, également pénétré de son imrement neuve. La découverte fonda- portance, légua , par son testament, à mentale de Borelli consiste en ce qu'il l'Université de Montpellier, une somme a fait voir, le premier, contre l'opiuion pour fonder deux chaires.: l'une relaalors généralement admise, que, lors- tive à lanatomic comparée, et l'autre que les animaux surmontent une résîs- entièrement destinée à l'explication du tance , même légère, leurs muscles em- traité de Motu animalium , et des raaplolent de très-grandes forces ; il l'a dé- tières qui y ont rapport. Il parait que montré en faisant remarquer que l'in- la volonté du testateur ne fol pas mise sertion de chaque muscle est toujours à exécution.

beaucoup pins rapprochée du centre du Relazione sopra lo stagna di Pisa e mouvement , que n'est la résistance on supplemento da aggiugnersi alla proie poids qu'il fait mouvoir autour de posizione II del lib. II del P. D. Bece centre. Toutefois , Borelli a commis nedetto Castelli intorno alla misura des erreurs par rapport aux principes delVacque correnti, e alla laguna di de mécanique qu'i] a employés, comme V'enezia ; inséré dans le Raccolta d au~ l'ont démontré Varignon, Parent, Pem- tort che trattano del moto dell 'aequo? berton et Hamberger. D'un autre côté , Tome I , pages 1 7 3 et 3i 1. Florence, il s'est essentiellement trompé , en ad- 1 7a 3 , in-/|.

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