‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 44 sur 67 · CLA · texte numérisé non relu

CLA

dent. t. II, 1800. — Sur uu cas lion humaine. Pkii. transact., Abr.

d'étranglement mortel de hernie de XVII, 1793. — Description d'une tu»

quelques-nns des viscères abdominanx meur développée dans le placenta,

dan» la poitrine. Ibid.— Réflexions Ibid. f XVIII.

sur la conduite à tenir dans lés cas où jOommentaries on some of the mûst

la fece du foetus ae présente en avant, important diseases of children. Part. 1,

Ibid. — Description d'one production 1 8 1 5 , in-8 .

extraordinaire résultat d'une généra- (R. Watt.)

CLARKE (Joseph), médecin <ie Dublin, qui, vers la fin du dernier siècle, a écrit particulièrement sur la maladie des femm.es et des enfans, et dont les mémoires ont été insérés dans plusieurs recueils. Ce sont :

Observations sur la fièvre puerpé- 1786. — ■ Réflexions sur les effets raie, et particulièrement sur celle qui communément attribués par les auteurs s'est montrée récemment à l 'hôpital des au latt de femme , sur les change mens femmes en couche de Dublin. Méd.. qu'il subit pendant la digestion, et sur comm., t. XV, 1 7 90. — Description les maladies des enfans qu'on prétend d'une maladie qui jusqu'à présent a provenir de cette cause. Trans. irish été funeste à un grand nombre tt en- Acad., t. II, 1788. — «Sur les coliques fans à l'hôpital des femmes en couche; bilieuses et les convulsions , dam la avec des réflexions sur les causes de première enfance. Ibid. — » Remarques cette maladie, et sur les manières île la sur les causes et le traitement de quelprévenir. — Réflexions sur quelques ques maladies de l'enfance , ibid., et causes qui déterminent une plus grande trad. en franc, dans les Annales de mortalité des enfans mâles que des en- Httér. méd. étrang. , t. II, fans femelles. Phil. trans., Abr. XVI, (R. Watt.)

CLAÛDER (Gabriel), né à Altenbourg le 18 octobre i633, étudia à léna et à Leipsick. Il reçut le grade de docteur en médecine dans la dernière de ces Universités; voyagea en Hollande, en Angleterre et en Italie; revint pratiquer dans son pays; fut médecin particulier de divers princes de Saxe, et membre de l'Académie des Curieux de la nature. Clauder mourut le" 10 octobre 1691 , suivant Gotter, ou le 19 janvier, suivant l'éloge inséré dans la Bibliothèque de Manget. Il avait publié quelques .dissertations , dont on trouve les titres dans les catalogues de Schweickard, des observation* dans les actes de l'Académie des Curieux de la nature, dont il suffit de lire les titres pour juger que l'auteur était un homme Crédule et superstitieux (par exemple : De coitu diaboli per %&*annos frequenti eu m muliere, nu Un venefiei opéra exercente)\ en outre, on a de lui les ouvrages suivans:

De observatione practico-anatomicâ 1661, iu- j — Heruic diapliragiuatique mirabili ad Marcum Rnjsch. Padoue , de l'estomac, du duodénum et du

8a4 CIA

pancréas, trouvée sur le cadavre d'an tione et sectione hue usque sqlitd; ubi

homme mort de la maladie noire. non modo de condituris veterum jEgjp-

Ampelographia , seu vitis viniferas ùorutti , Afnbum Ebreorum , ac in spe-

consideratio kistorico-chjmico-medica cie corporis Chris ti, ut et modemonim

ad normam Collcgii naturce Curioso- diversa proponuntur, sic etiam modus

rum. Leipsick , 1 66 1 , in-4. subjungitur quo cadastra intégra sine

Diss. de tincturâ universali, -vuigo exenteratione possint condiri. Allen-

lapis philosôphorum dicta, in quâquid bourg, 1679, in-4. — Compilation

hase sit % quod detur in rerum n attira, utile, dans laquelle on trouve rassem-

an christiano consujtum sit immédiate blé avec soin et exactitude tout ce qui

in hanc inquirere, i quâ materiâ et avait été dit jusqu'alors sur ce sujet.

qttomodb prœparetur , per raiiones et Inventum cinnabariniun, hoc est dis-

imriorum experientiam perspicuè pro- sertatio de cinnabari nativâ hungaricâ

ponitur. AhenBourg, 1678, in-4; Nu- longé circulatione in majorum effica-

remberg, 1736,10-4. eiam fixaiâ et exaltatâ. léua , 1684,

Methodus balsamandi çorpora hu- in-4. *

rnana aliaque majora , sine eviscera- •' (Mangct.— Joecher. — H aller.)

CLAUDINI (Jules-Césaa); médecin renommé de Bologne, fut professeur de logique , de philosophie et de médecine-pratique à l'Université. Il mourut le 1 février 161 8, laissant les ouvrages sui-

vans, dont la plupart justifient la réputation dont il jouissait de son temps :

Consilia de gonagrâ et podagrâ. De ingressu ad infirmos , lib. II.

Francfort, i6o5, in-4, dans le recueil In quibus medici mutins, siwper se

de Lantenbach. curet, sive cum aliis cons0teiaeKnea-

Paradoxa medica, sett tract, de na- tnin continetur. Acc. appendix de re-

turâ et usu thermarum , lutortim, s tuf- me dit s genèrosioribus et de sede prin-

farum, guaiaci, sassafras, sassapa- cipum facultatum. Bologne, 1612,

rillœ , chinât radicis, *vini medicati , in-4; ibid. , i6a8 et 1 663, in-4 ;BâIe,

chaljrbis , balnei aquœ dulcis , medica- 1616» 1617, 1 7 4 1 » in-8 ; Veni se .

mentorttm ex viperis. Francfort, 1 6o5, 1 690 , in-4- — Cet ouvrage , qui fonde

dans le recueil de Yenusti. la réputation de Claudiuî , renferme les

Responsionum et consultationum divers traités précédemment indiques.

rnedicinalium , tomus u niais in II sec- Les éditions postérieures à sa mort

tiones partitus.'Veuïae, 1606, in-fol. ; 'furent publiées par les 'soins de son

ibid., 1607, in-fol.; ibid., 1646 et fils, François Claudini.

1690, in-4; Francfort, 1607, in- 8 ; Empirica rationalis libris se&abso-

Tarin, 1628, in-4. luta, et in duo volumina divisa , in-

De crùibus et diebus criticis. Bolo- quorum primo universi corporis humani

gne, 1 6 1 % , in-fol. ; ibid. , 1 6a 8 , in-4 ; affectus , pênes totum , et- partes; in

Bâle, t6ao , in-4 ; Venise , 1690, in-4. altero vero pênes speciem y individuum,

De catarrho tractatus. Bologne, œtates , causas manifestas, recondi-

1 61 2, in-fol. ; Venise, 1690, in-4. tasque, sive practicis omnibus noti,

CLE 8a5

aux proiapsi, sive novi^ et peregrini crit par notre auteur, fut publié par

rationabiliter, -et absolutissimè curan- Jules - César Claudini le jeane } son

tur: Opus medicis, chirurgicis , et se- petit-fils. ✓ creta profitentibus apprime proficuum, (Ôrlandi , Notizie degîi scrittori Bo-

cum privilcgiis. Bologne, 1 653, in-fol, lognesi. — Haller, Method. stud.^—

a vol. — Cet ouvrage, .laissé manu s- IbicL, Biblioth. med. pract.)

CLEGHORN (Georges) naquit le iS décembre 1716 à Granton, près d'Édimbourg. En 1 728, il fut envoyé dans cette dernière ville pour y terminer son éducation. Après s'être livré pendant trois ans avec succès à l'étude des langues et des mathématiques, il résolut d'embrasser la profession de la médecine, et fut guidé par le célèbre Alexandre -Mon ro, dont il suivit les leçons et la pratique médicale pendant cinq années. Ce fut alors qu'il se lia intimement avec Fothergill. Cleghorn n'avait que vingt ans lorsqu'il fut nommé chirurgien d'un régiment en station à l'île de Minorque. Pendant treize ans qu'il séjourna dans cette lie, il se livra avec ardeur à l'étude. Un an après son retour en Irlande, en 1750, il vint à Londres, où il fit paraître son ouvrage sur les maladies de Minorque, aidé par Fothergill dans le travail matériel de cette publication. En 1 7.5 1 , il se rendit à Dublin , et y fit des cours d'anatoinie. Peu de temps après, il fut admis à l'Université de cette ville comme répétiteur d'anatomie. En 1784, le Collège des médecins de Dublin le reçut parmi ses membres honoraires, et il passa à la chaire d'anatomie. Dès la fondation de la société royale de Médecine de Paris, il en avait été nommé membre; il fut aussi un des premiers membres de l'Académie irlandaise dès Arts et des Sciences. Cleghorn, après une vie honorable, mourut en décembre 1789. Il a laissé :

*• • ; il,- • '

; Observations on the epidendcal di- montrent* à Minorque , une conforseases qf Minorcafrom 1 744 to 1 749 ; mité qu'explique l'analogie des dite tvhich is prefixed a short account of mats où les unes e^ les a d très ont été the climate , productions , in habitants, observées. Parmi les affections épidéand cndemial distempers of Minorca. miques de l'île , il signale une fièvre Observations sur les maladies épidé- tierce qui y cause les plus grands ramiqueS de Minorque. Londres , 1 7 5 1 , vages au printemps et en été. Cette ma- 1768 et 1799, iu-$. — - Ouvrage es- ladie, que caractérisent des symptômes timé, et pour les détails d'histoire ua- variés et très-violens , est d'autant plus tnrelle et de météorologie qu'il con- dangereuse, qu'en la méconnaissant tient , et pour les observations roédi- dès le principe , les secours sont plus cales qui y sont consignées. L'auteur dit tard ordinairement inutiles. Toutefois, avoir remarqué, entre les maladies dé- en les observant avec soin , on remarcrites par les anciens et celles qui se quera dans leur marche une grande

8af> CLE

régularité. Malgré les accusatioas dont Cleghoru a inséré, en outre, quelques

on a chargé le quinquina, CleghoVn as- observations dans les Med. observ. and

sure que ce médicament, employé . inq uirie ^ t# IIL après le cinquième accès, guérissait

presque à coup sur les pins fonnida- (Lettsora , Mémoirs of medicine. -

bles de ces uèvres. Journ. britaun. de Maty, t VI.— R.

Index of an annuel course of lec- Watt.) tares. Dnblio, 1767, in-S.

CLERC (Nicolas-Gabriel) , philosophe, historien,. publiciste et médecin, naquit à Baume - les - Dames , petite ville de Franche- Comté, le 6 octobre 1726, d'une famille dans laquelle la profession de médecin semblait être héréditaire depuis près de deux siècles. Il fut nommé, en 1757, premier médecin des armées françaises en Allemagne. Deux ans après, sur la demande de l'impératrice Elisabeth, et avec l'agrément du roi, il se rendit en Russie. Il suivit, en qualité de médecin, le général Rasoumowski, hetman des cosaques, dans un voyage qui avait pour but de visiter les principales cours de l'Europe. A son retour, le général lui offrit la propriété de la ville de Batourin , à condition de ne la quitter jamais : il refusa pour revoir sa* patrie, où il était en 1762. ;I1 fut nommé médecin du duc d'Orléans. Il retourna en Russie en 1769, avec le titre de premier médecin cfu grand-duc, et de directeur scholaire du corps impérial des cadets; il devint plus tard inspecteur, de l'hôpital de Paul. Ce fut pendant ce second voyage qu'il rassembla, suivant les intentions de Louis XV, les matériaux d'une histoire de Russie. Rentré en France en 1777, il fut d'abord accueilli des ministres, puis oublié presque aussitôt. Des hauts services qu'il avait rendus, la seule récompense qu'il obtint, fut le cordon dé Saint -Michel, avec des lettres de noblesse, et une pension de 6,000 livres. Il pr> alors le nom de Leclerc. Eh 1778, il fut nommé inspecteur-général des hôpitaux du royaume , et président d'une commission chargée de mettre fin aux abus qui régnaient dans cette administration. Un changement de ministère lui fit perdre ses places. Il n 'échappa plus à l'oubli dans lequel l'avaient laissé les affaires politiques que pour être persécuté pendant la révolution. Il mourut le 3o décembre 1798, à Versailles , où il habitait depuis vingt ans. Les ouvrages de Leclerc sont fort nombreux. On reconnaît dans tous un homme fort éclairé, et un très-bon esprit.

Mémoire sur la goutte, l'jSo-i'jSi, Problème donné par i' Académie de in-ia. Besancon: Le seul amour du devoir

•ogle

Page 1