MAITRE DES SUEURS — MAITRESSES DE PENSION
preposito sive viario, neque pro aliosejusticiabunl nisi pro corpore re^is...
Actum Parisiiis, aiiiiu Doinini m" c" lx", regiii nosiri xx!!!!". . . Data per manum Hut^onis cancellarii * ».
En 1287, les cinq métiers concédés à Thecf La Cohe appartenaient à la famille Marceau Li' Maistre *.
Au quatorzième siècle, ils avaient passé dans celle des Cliauffecire, qui les conserva assez lony:lemps pour que ce nom ser\-ît encore à les désigner deux cents ans plus tard. M. Fagniez ^ a. en etret, trouvé la note suivante dans un manuscrit du seizième siècle : « Nota que le mestier de cliauffecire contient cinq parties, c'est assavoir laneurs, Lauldroyeurs, bourciers, mégissiers el sueurs ». Depuis bien des années, d'ailleurs, l'autorité des Cliaufîecire avait cessé ; car dans les statuts accordés aux mégissiers en mai 1407. je lis que la maîtrise s'achète 6 livres parisis. dont 3 reviennent au roi et 3 à la confrérie de la corporation *.
Voy. Concessions de métiers el Sueurs.
Maître des tisserands. Voy. Drapiers.
Maître-valet. « Dans les propriétés de campagne , il y a souvent un maître-valet pour commander aux autres, veiller à ce qu'ils s'acquittent tous bien de leur devoir, et que les charretiers aient bien soin de panser leurs chevaux. C'est à lui à les employer aux champs, au bois, au labourage ; à faire faire et recueillir les moissons dans le temps ; faire faire les foins. et avoir soin des prairies ; bien faire fumer les terres qui se peuvent fumer avant que de les labourer, leur donner après toutes les façons nécessaires ; bien faire semer les blés, et que chacun ne manque de rien suivant son e.spèce.
Il faut aussi, qu'au lieu ou en l'absence du concierge, il ait soin du colombier, qu'il prenne garde qu'il n'y entre ni rats, ni belettes, ni autres bêtes puantes qui mangent les œufs et les pigeonneaux, et épouvantent les pigeons, car c'est souvent ce qui ruine le colombier ^ ».
Maître de la volerie du cabinet
Chai-ge que Louis XIII créa pour Albert de Luynes. Ce favori, fils naturel d'un clianoine li'.ivignon nommé Aubert *. dut sa fortune ù l'habileté qu'il montra dans l'art de dresser les
' Cette charte a été publiée pour la première fois par hrusscly dans son engage général des fiefa (t. I, p. 536). M. .\. Luchaire en a donné un autre texte, d'après le manuscrit 24,069 de la Bibliothèque nationale. (Voy. .son Histon'f des institutions monarchiques^ t. II, p. 326.) Un texte reproduit par M. R. de Lospinasse, dans ses Corporations de Paris (t. III, p. 307) ne dilïèro guère de ce di'rnier.
* L. Delisle, Restitution d'un rolume des 0/iui, n» 637 \vy. aussi G. -B. Depping. Ordonn. re/atices aux métiers, p. 426.
■1 Eludes sur l'industrie, p. 143.
* Ordonn. royales^ t. IX, p. 212.
5 Audiger, J.a maison rey/cV (1692), liv. II, cliap. 4.
6 Tallemant des Réaux, Historiettes, t. I, p. 398.
pies-grièches, volatiles méchants et hargneux, moitié passereaux, moitié oiseaux de proie, que les Valois, François \" et Charles IX entre autres, avaient en haute estime. Luynes fut fait ensuite grand fauconnier, et un jour vint où l'on put voir ce dompteur de pies-grièches ceindre i'épée de connétaide, la plus haute dignité militaire qui existât en France.
Maîtresses de pension. Qualification relativement récente, .\vant la Révolution, les filles étaient instruites, soit dans les écoles conventuelles, où elles apprenaient la lecture, l'écriture et les travaux à l'aiguille ; soit dans les couvents. Ces derniers les recevaient dès l'âge de huit à dix ans, et on leur enseignait la lecture, l'écriture, le calcul, la musique, clavecin ou liarpe, le chant, quelques travaux à l'aiguille, un peu d'histoire et de géographie. En général, elles ne quittaient le couvent qu'à l'âge où elles devaient faire leur entrée dans le monde. Depuis ce moment jusqu'à celui de leur mariage, elles apprenaient à la maison paternelle la danse, un peu de dessin, la tapisserie, la broderie , parfois l'art de fabricjuer les fleurs artificielles, etc.
Les écoles conventuelles étaient au nombre de dix-sept, savoir :
Les (lames de la Croix, rue de Charonne.
Les filles de la Croix, au faubourg Saint- Marcel.
Les filles de la Croix, près Saint^Gervais.
Les religieuses de la Congrégation de Xotre- Dame, au faubourg Saint-Marcel.
Les filles de la Trinité, rue de Reuilly.
Les religieuses de F Enfant-Jésus, rue Sainl- Maur.
Les filles de Saint-Joseph, rue Saint-Dominique.
Les dames de Sainte-Agnès, près de Saint- Eustaclie.
Les fi/les de Sainte-Marguerite, au faubourg Saint-Antoine.
Les filles de P Union-Chrétienne, rue Saint- Denis.
Les filles de l' Instruction-Chrétienne, près de Saint-Sulpice.
Les filles de Sainte-Anne, près de Saint-Roch.
L'Hôpital de X.-D. de Miséricorde, au faubourg Saint-Marcel.
Les orphelines du Saint-Nom de Jésus, rue des Postes.
Les fdles pénitentes du Sauveur, rue de Vendôme, au Marais.
Les filles pénitentes de Sainte- Valère, près des Invalides.
Les filles du. Bon-Pasteur, rue du Cherche- Midi.
Ces écoles étaient gratuites, tandis que l'on exigeait dans les couvents une pension qui variait entre 200 et 1.100 livres. Voici la liste de ceux qui étaient le plus en vogue vers la fin du dixhuitième siècle :
Abbaye de Saint-Antoine, faubourg Saint- Antoine. Recevait seulement 21 pensionnaires.
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MAITKISK LKTTHKS DKI
Prix (le la ppiisiori : 4 à r)00 livres. l,f lilaiicliissiif^c (le lin ('tiiit à la cliarjj^e des parents.
Dames (le Bmi-Strours, nie de (^.liaroniie. "i ù 600 livres, et 40 livres une fois paytjes pour
le m.
Ahhai/e de Port-Royal, fauhourj; Saint-Jae(pies. iS il fiOO livres.
CarilelièreSy rue de l.oiirrine. 3 a 400 livres. La fanulle fournissait le lit, le trousseau, etc.
Alil'aye (le Pantemont, rue de (irenelle. (1 à 800 livres.
Ahhayeau Bois, rue de Sèvres. .') à (iOO livres.
Saint - Ma(ilnire , rue Saint-Denis. H.'K) ù 500 livres.
Dames de l'Assomption, rue Sainl-Honor(j. 5 a 600 livres.
Chanoinesses de Saint-Augustin, nie de Picpus. 3r>0 à 400 livres. La famille fournissait le lit, la commode et le couvert.
La Madeleine de Trainel, rue de (iharonne. 5 à 600 livres. Le hlanchissage de lin ii la charg'e des parents.
Dûmes anglaises, rue de Cliareiiton. 6 à 800 livres. Recevaient des catholiques et des protestantes.
Filles-Dieu, rue Saint-Denis. 4 à 500 livres.
Be'ne'dictines du Saint-Sacrement, rue Cassette. 4 « 800 livres, et 300 livres de plus pour les enfants qui voulaient avoir à leur service une « fille de chambre ».
Bénédictines de la rue du Cherche-Midi . 5 à 600 livres.
■ Bcne'diclines du Saint-Sacrement, rue Saint- Louis, an Marais. 4 à 500 livres.
Be'ne'dictines de la Pre'sentation, rue des Postes. 4 à 500 livres. Mais les parents payaient en outre le mobilier, l'éclairage, le chaufFage et le blanchis.sage.
Be'ne'dictines de La Ville-FEcéque, à l'entrée du faubourg Saint-Honoré. 4 à 500 livres.
Franciscaines de la Conception, rue Sainl- Honoré. 4 à 500 livres. La famille payait en outre l'éclairage et le chaufTage.
Bénédictines du Calcaire, rue de Vaugirard.
4 à 500 livres. La fiimille payait en outre l'éclairage et le chaufTage.
Bénédictines du Calvaire, rue Sainl-Loiiis, au Marais. 5 à 600 livres.
Dominicaines de la Croix, rue de Charonne. .300 livres sans vin, 4 à 500 livres avec le vin. Les parents foiirnis,saient en outre le lit et le trousseau.
Jacobines de la rue des Filles-Saint—Thomas .
5 à 600 livres.
Augustines anglaises, rue des Fossé.s-Siiint- Viclor. 5 à 600 livres.
Dames de Sainte-Marie, rue Saint-Antoine. 5 à 600 li\Tes.
Dominicaines de Saint- Michel, rue des Postes. 4 à 600 livTes.
Dames Sainte-Marie de la Visitation, rue du Bac. 5 à 600 li\Tes.
Dames de la Visitation, rue Saint-Jacques. 500 livres.
Franciscaines de Sainte-Flizaiet/i, nv du Temple. 4 à 500 livres.
Dames de Suinte-Aure, rue Neuve-Sainte- ( ieiieviève. 3 l'i 400 livres. Il fallait fournir en nuire deux paires df draps, six serviettes, et 10 livres pour le lit.
Filles de Sainte-Geneviève, près Saint-Etienne du Mont. 250 (I 300 livres, plus 12 livres pour le lit. La maison acceptait des demi-pensionnaires il 120 livres.
Filles de la Trinité, rue de Reuilly. 300 livres pour les tilles de 6 à 10 ans, 400 livres pour les tilles de 10 à 15 ans.
Religieuses de la (Congrégation de }\olre-Dame, rue Neiive-Saint-Klienne. 3 à 400 livTes.
Filles de F Instruction, rue du Pot de fer. 4 a 500 livres, plus 20 livres pour le lit.
Ursulines, rue Saint-Jacques. 4 à 500 livres, plus 100 li\Tes pour l'entretien.
Nouvelles catholiques, rue Sainte-Anne. 200 livres.
Récollettes de la rue du Bar. 3 à 400 livres.
Filles de la Proridence, rue de l'Arbalète. 3 à 400 livres.
Dames Annonciades de Popinconrt. 3 à 400 livres. La famille devait en outre fournir le mobilier.
Filles de F Union-Chrétienne, rue Saint-Denis. 4 à 500 livres.
Filles de Saint-Joseph, rue Sainl-Doniiiiique. 3 à 400 livres, plus 24 livres pour le lit.
Filles de la Croix, rue Saint-Antoine. 3 a 400 livres. Pour la demi-pension, 150 livres.
Filles de la Croix Saint-Gervais, rue des Barres. 4 à 500 livres.
Dames de Sainte-Agnès, rue Plàtrière. 3G0 livres sans vin, 4 à 500 livres avec le vin.
Maîtrise (Lettres de). Elles émanaient soit des corporations, qui les accordaient après accomplissement des formalités requises ' ; soit du roi, qui les vendait et parfois même les donnait ^. Voici la formule employée dans chacun de ces cas :
LETTRE DE MAITRISE
DÉLIVRÉE PAR UNE CORPOR.VTION ''.
.\ tous ceulx qui ces présentes lettres verront, Louis Séguier, Chevallier, Baron de Saint- Brisson, Seigneur des Ruaulx et de Saint-Firmin, Conseiller du Roy notre Sire, Gentilhomme ordinaire de sa chambre et Garde de la prévosté de Paris, Salut.
S(;,avoir faisons que ce jourd'huv, datte des présentes, au raporl de Maistre Louis Barbedor, procureur syndic de la communauté des maistres experts et jurez escrivains de ceste ville de Paris, et l'un des Anciens maistres d'icelle, assisté de Nicolas le Doyen, Estienne Crespet, Michel Rossignol, Nicolas Boult, Jacques le Mercier, .lean le Cocq, Claude Gaultier, Hubert François
' ^'oy. .\spirants à la maîtrise.
2 Voy. Maît.ri>os ^ Vente de).
•' 0[ij{iiial sur jiarcliemin. Bibliotticqui' natiniiali', iiiaiiiiseiits français, n» 21,747, P" 110.