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bacb et ses complices, ils furent toasexétés à mort. (Histoire particulière ).
GUILLAUME de Normandie, surnommé le conquérant. — mosts au noirs d'akgletbbrk ( i4 octobre 1066. ) — Guillaume , duc de Normandie , qui conquit l'Angleterre, loin d'avoir aucun droit sur ce royaume , n'en avait pas même sur la Normandie, si la naissance donnait les droits. Son père , le duc Robert, qui ne s'était jamais marié, l'avait eu de la fille d'un pelletier de Falaise, que l'histoire appelle Harlot, terme qui signifiait et signifie encore aujourd'hui en anglais concubine ou femme publique. L'usage des concubines , permis dans tout l'Orient et dans la loi des Juifs , ne l'était pas dans la nouvelle loi : il était autorisé par la coutume. On rougissait si peu d'être né d'une pareille union , que souvent Guillaume, en écrivant, signait le bâtard Guillaume. Il est resté une lettre de lui au comte Alain de Krctagnc, dans laquelle il signe ainsi. Les bâtards héritaient souvent; car dans tous les pays où les hommes n'étaient pas gouvernés par des lois fixes, publiques et reconnues, il est clair que la volonté d'un prince puissant était le seul code. Guillaume fut déclaré par son pére et par les états, héritier du duché ; et il se maintint ensuite par son habileté et f>ar sa valeur contre tous ceux qui lui disputèrent son domaine. 11 régnait paisiblement en Normandie , et la Bretagne lui rendait hommage : lorsqu'Edouard-le-Confesseur étant mort, il prétendit au royaume d'Angleterre.
Les barons de Normandie , assemblés en forme d'états, refusèrent de l'argent à leur duc pour cette expédition , parce que , s'il ne réussissait pas , la Normandie en resterait appauvrie , et qu'un heureux succès la rendrait province d'Angleterre; mais plusieurs Normands hasardèrent leur fortune avec leur duc. Un seul seigneur , nommé Fiz-Othbern , équipa quarante vaisseaux à ses dépens. Le comte de Flandre, beau père du duc Guillaume, le secourut de quelque argent. Le pape Alexandre 11 entra dans ses intérêts. Il excommunia tous ceux qui s'opposeraient aux desseins de Guillaume. C'était se jouer de la religion; mais les peuples étaient accoutumés à ces profanations, et les princes en profitaient, [^octobre 1066] Guillaume partit de Saint- Valeri avec une flotte nombreuse ; on ne sait combien il avait de vaisseaux ni de
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soldats. 11 aborda sur les côtes de 8ussex; et bientôt après se donna dans cette province la fameuse bataille de Uastings , qui décida seule du sort de l'Angleterre. Les anciennes chroniques nous apprennent qu'au premier rang de l'armée normande, un écuyer nommé Taillcfer, monté sur un cheval armé , chanta la chanson de Holand , qui fut si long-temps dans la bouche des Français, sans qu'il . en soit resté le moindre fragment. Ce Taillefcr , après avoir entonné la chanson que les soldats répétaient, se jeta le premier parmi les Anglais , et fut tué. Le roi Harold et le duc de Normandie quittèrent leurs chevaux, et combattirent à pied : la bataille dura six heures. La gendarmerie à cheval, qui commençait à faire ailleurs toute la force des armées , ne parait pas avoir été employée dans cette journée. Les troupes, de part et d'autre, étaient composées des fantassins. Harold et deux de ses frères y furent tués. Le vainqueur s'approcha de Londres, portant devant lui une bannière bénite que le pape lui avait envoyée. Cette bannière fut l'étendard auquel tous les évêques se rallièrent en sa faveur. Ils vinrent aux portes», avec le magistrat de Londres, lui offrir la couronne qu'on ne pouvait refuser au vainqueur.
Quelques auteurs appellent ce couronnement une élection libre , un acte d'autorité du parlement d'Angleterre. C'est précisément l'autorité des esclaves faits a la guerre, oui accordaient à leurs maîtres le droit de les fustiger.
Guillaume, ayant reçu une bannière du pape pour cette expédition , lui envoya en récompense l'étendard du roi Harold , tué dans la bataille, et une petite partie du petit trésor que pouvait avoir alors un roi anglais. C'était un présent considérable pour ce pape Alexandre 11 , qui disputait encore son siège à. Honorius 11 , et qui, sur la fin d'une longue guerre civile dans Rome, était réduit à l'indigence.
Ainsi un barbare , fils d'une prostituée , meurtrier d'un roi légitime , partage les dépouilles de ce roi avec un autre barbare; car ôtez les noms de duc de Normandie , de roi d'Angleterre et de pape , tout se réduit à l'action d'un voleur normand , et d'un receleur lombard; et c'est au fond à quoi toute usurpation se réduit.
(Histoire particulière. )
GUILLON (Claude), gentilhomme Bourguignon. — sot^ sltplice ( 28 juillet
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1639). — Les archives d'un peth coin de pays appelé Saint- Claude, dans les plus affreux rochers de la comté de Bourgogne, conservent la sentence et le procèsverbal d'exécution d'un pauvre gentilhomme, nommé Claude Guillon, auquel on trancha la tête le 28 juillet 1629. Il était réduit à la misère et pressé d'une faim dévorante. Il mangea , un jour maigre , un morceau d'un cheval qu'on avait tué dans un pré voisin. Yoilà son crime. II fut condamné comme un sacrilège.
S'il eût élé riche, et qu'il se fût fait servir à souper pour deux cents écus de marée , en laissant mourir de faim les pauvres, il aurait été regardé comme un homme qui remplissait tous ses devoirs.
Voici le prononcé de la sentence du juge :
« Nous , après avoir vu toutes les pièces du procès et ouï l'avis des docteurs en droit , déclarons ledit Claude Guillon dûment atteint et convaincu d'avoir emporté de la viande d'un cheval tué dans le pré de cette ville ; d'avoir fait cuire ladite viande , le 3 1 mars, jour de samedi, et d'en avoir mangé, etc. •
Quels docteurs , que ces docteurs en droit qui donnèrent leur avis 1 Est-ce chez les Topinambous et chez les Hottentots., que ces aventures sont arrivées? La cour vémique était bien plus horrible ; elle déléguait secrètement des commissaires qui allaient, sans être connus, dans toutes les villes d'Allemagne, prenaient des informations sans les dénoncer aux accusés , les jugeaient sans les entendre ; et souvent, quand ils manquaient de bourreaux , le plus jeune des juges en fesait l'office , et pendait lui-même le condamné. Il fallut, pour se soustraire aux assassinats de cette chambre , obtenir des lettres d'exemption , des sauvegardes des empereurs ; encore furent-elles souvent inutiles. Cette cour de meurtriers ne fut pleinement dissoute que par Maximilien i«r; elle aurait dû l'être dans le sang des juges : le tribunal des dix à Venise était, en comparaison , un institut de miséricorde.
Que penser de ces horreurs et de tant d'autres? est-ce assez de gémij sur la nature humaine ? Il y eut des cas où il fallut la venger. (Mélanges de philosoph ic. )
GUISE (le duc de). — sa moht ( a3 décembre i588. ) — Le duc de Guise fut tue le vendredi , »3 décembre de l'an i588, à huit heures du matin. Les historiens disent qu/il lui prit une faiblesse