‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 9 sur 66 · RU PET · texte numérisé non relu

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Cabal (J. "I.) chimiste distingué de l'Amérique Méridionale, prit part à l’insurrection de sa patrie contre l'Espagne, et fut fasillé en 1816, à Santa Fe de Bogota, pas ordre «da général Murillo, qui n’épargnait pas plus les satans que les autres.

Cabot (Sébastien) surnommé le Grand Marin, né à Bristol d’un pilote vénitien, découvrit, sous les auspices de Henri VIIT, de continent de l'Amérique, et reconnut, en particulier, le Labrador. Ayant servi quelque temps l'Espagne, il fonda San Salvador sur la rivière Plata, Il fut fait Pilote Major et eut le même titre en Angleterre sous Edouard VI. 11 fut aussi gouverneur de la Compagnie des Marchands Aventuriers et de la Compagnie de Russie. Ses actes se retrouvent dans Hawkluyt.

Cadet (le sieur) Munitionnaire-Général sous les Français, était fils d’un boucher, cet garda dans sa jeunesse les animaux d’un habitant de Charlebourg. Il devint boucher lui-même. L’intendant Hocq'iart le chargea de ses levées, et il devint Munitionnaire-Général le 1er janvier 1757. On:fut surpris de le voir tout-à-coup passer du couteau à l'épée. IL conserva toujours la rudesse de ses manières. Cependant , l’auteur des Mémoires dit qu’il allait de pair avec le chevalier de Lévis, menant un train de général.

Caën (Guillaume et Emery de) oncle et neveu, gentilshommes huguenots et négocians, aux quels le due de Montmorency, Vice- Roi de la Nouvelle-France, confia ie Canada en 1622, mandant à Champlain de leur prêter main forte. Mais ils ne s’occupèrent guères que de leur monopole commercial. Guillaume est appelé Général des Vaisseaux du Roi, et le Cap Tourmente fut érigé en baronnie en sa faveur. Il la perdit par suite de l’organisation de la Compagnie des Cent Associés, Pan 1627; mais l’an 1640, le Roi l'indemnisa en érigeant en baronnie en sa faveur plusieurs îles dans les Indes Occidentales , “ en conséquence de ce qu’il avait été dépossédé de la baronie du Cap Tourmente, située en notre pays de la Nouvelle- France, laquelle lui avait été donnée et érigée par des titres illustres d'honneur , et en considération des grands périls, hasards et aventrires qu’il a courus, tant pour prendre entrée et habitude en notre dit pays de la Nou-

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velle-France, que pour la conservation et défense d’icelui.”

Calderon (le général Calleja, comte de) Vice-Roi du Mexique après av ir supprimé la révolte d’Hidalgo (1811) dompta aussi Morelos en 1815, puis Mina, qui, venu des Etats-Unis , avait pénétré jusque à six cents milles dans Pintérieur.

Caldwell (Sir John) baronet, fils de l’honorable Henry Caldwell, Receveur-Général de la province de Québec et membre du Conseil Législatif, fat membre du Parlement Provincial pour le comté de Dorchester en 1801, et fut réélu en 1805 et en 1809. Il devint aussi Receveur- Général et fut accusé de péculat par la Chambre d’Assemblée: la Province étuit en perte de cent mille louis et lord Dalhousie voulut en vain soutenir l'officier ou fonctionnaire infidèle, qu'il fallut destituer à la fin. La seigneurie de Lauzon, qui lui appartenait, ne couvrit qu’une petite partie de la perte. Il alla mourir à Boston au mois d'octobre 1842.

Calhoun (J. C.) célèbre orateur américain, mort en

Callières (Hector chevalier de) militaire d’un grand mérite, membre de la Compagnie de Montreal et gouverneur de cette ville après M. Perrot, l’an 1684 ; enfin, Gouverneur et Lieutenant-Général de la colonie, montra beaucoup de sagesse dans ses guerres et ses relations avec les Iroquois et conclut la paix mémorable de 1701 à Montréal. Il avait servi 29 ans en Europe, et Charlevoix n’hésite pas à le proclamer le meilleur général qu’eût possédé le Canada.

Calonne (Jacques Ladislas Joseph de) habile prédicateur, frère du ministre de Louis XVI, vint en Canada au mois d’août 1799, fut curé de la ville des Trois-Rivières et grand-vicaire, et mourut le 16 octobre 1822.

Campbell (lord William) gouverneur de la Nouvelle- Ecosse en 1766.—On connait le major Campbell, officier et agronome,distingué. Voyez Jochmus.

Caonabo , naturel d'Haïti, Roi de la province de Maguana comprenant les mines de Cibao, leva le premier la guerre contre Colomb et les Espagnols, et forma une ligue dans laquelle entrèrent tous les caciques excepté Guacanagari. S’il assiégea en vain Ojeda dans le fort de St, Thomas, ii détruisit La Navidad. Saisi dans

son palais même par Ojeda, il supporta sa captivité avec la plus grande force d'âme.

Caramuru ou l’homme de feu, Portugais, d’abord captif ct esclave des Sauvages du Brésil. Incapable de résister aux armes à feu des Européens, ils l’élurent chef. Caramuru les mena à la guerre et devint la souche des plus considérables familles.

Carheil (le R. P. Etienne de) de la Compagnie de Jésus, exerça le ministère dans la Nouvelle-Fronce depuis l’an 1665 jusque a l’an 1724 et fut un des apôtres des [roquois et de plusieurs autres peuples. Kondiaronk n’hésitait pas à dire qu’il ne connaissait que deux hommes d’esprit parmi les Français, ce religieux et le comte de Frontenac.

Carignan (Klavien de St. Pons abbé de) missionnaire en Canada l’an 1665.

Carion (Jeanne Dufresnoy de) une des premières élèves de la congrégation de Notre-Dame de Montréal.

Carli (le comte Carlo) auteur des Lettres sur l’Amérique,

Carlota, sœur de Fernand VII, Roi d'Espagne, princesse du Brésil puis Reine de Portugal, émigra avec les Bragance et le prince-royal son mari à Rio Janeiro en 1808. Elle s’y signala par ses intrigues, donna beaucoup de tablature à Wellington dans la régence du Portugal, et réussit presque à se faire reconnaître régente d’Espagne. Elle excita aussi des troubles en Amérique. Cette femme démentait le dicton que les Bourbons n’étaient plus propres aux affaires: 11 duchesse d’Angoulème l’imita.

Carneron, chef Brézilien, idole de son peuple et allié des Portugais contre les Hollandais au XVII siècle. Il était, brave, actif et prudent, et il ne lui manqua pour être grand capitaine, que la connaissance de notre système de guerre.

Carreras (les frères).—Jose Miguel, Juan Jose ;et Louis Carreras étaient les fils de don Ignacio Carreras, riche planteur de Santiago au Chili. L’un d’eux servit en Europe jusqu’en 1811 sous Wellington, et commanda un régiment de hussars. Les trois frères prirent une part active dans la révolte du Chili, et en 1811, ils servirent à la tête du gouvernement révolutionnaire, don Miguel étant membre de la junte et ses frères colonels. Ils restèrent au pouvoir jusqu’en 1813, qu’ils furent pris par les troupes royales et confinés à Taloa. Durant leur capti-

vité, don Bernardo O’Higgins se mit à la tête des affaires ; mais les trois frères Carreras s’étant échappé, le renversérent au moyen de leur popularité dans l’armée insurgée. Ils s’unirent néanmoims avec lni pour marcher contre l'ennemi commun, et livrèrent aux Espagnols la bataille de Rancagua en octobre 1814, Les rebelles ayant été défuits, les Carreras prirent la fuite et traversérent les Andes, Don Miguel passa aux Etat -Unis pour chercher des secours en argent et en hommes: les deux autres se réfugiérent à Buénos-Ayres, où Puyrrhedon les retint sur parole et ne voulut point leur permettre de rejoindre l’armée révolut'onnaire commandée par O’fHigeæins, leur antagoniste, et San Martin, son ami. Don Micuel les trouva dans cette situation en 1817. Il fut pris en voulant les délivrer ; mais il s’échappa: ses frères en firent autant. Arrêtés cependant près de Mendoza le 17 août 1817, ils furent les victimes de San Martin. Ce capitaine, qui ne se souciait pas de les avoir pour rivaux, les aceusa d’un assassinat, les fit juger par Monteagudo, son secrétaire, et exécuter le 8 mars 1818, après un vain complot avec les soldats pour s'échapper. Ils reçurent leur sentence à trois heures, et furent fusillés à six. San Martin, par un indigne raffinement de barbarie, envoya à leur père un état des frais du procès, avec lordre de payer immédiatement. Ce malheureux père paya et expira de doulenr deux jours après. Don Miguel périt en voulant venger son père et ses frères. Ayant réuni un petit corps de troupes du pays, et des étrangers, il marcha à travers les pampas, quand tout-à-coup il se vit environné de toutes parts et fut pris et exécuté après une brave résistance.

Carter (Edward) habile avocat de Montréal, publie un excellent ouvrage pour servir de guide aux magistrats, et en p'usieurs choses aux avocats.

Cartier (Jacques) fameux navigateur de St Mâlo.—On lui attribue à tort la découvert: du Canada ; mais dans trois voyages consécutifs vers ce pays sous les auspices de François ler, de 1534 à 1542, il parcourut une bonne partie du Canada et fit connaissance avec les nature's, dont Stadaconé, pré@de Québec, et Hochelaga, dans l’île où est maintenant bâti Montréal, étaient les chefs-lieux, Il construisit le château fort de Charlebourg-Royal, au Cap Rouge, conduisit en France Donnacona, le plus marquant des chefs du pays, et revint à son fort, ou il fut

teliement harcelé par le scorbut et par les naturels, vis-àvis desquels il ne s’était pas très bien comporté, qu’il labandonna pour retourner en Erunce, et rencontra le Vice-Roi Roberval, qui lui donna orire de revenir ; mais 1 ils ne tardèrent pas à se perdre de vue, et Cartier se hâta de cingler vers St, Mâlo, Cet acte n’est certainement pas tout à l’honneur de ce marin ; mais il conserve la gloire d’être le premier navigateur qu ait assez exploré le Canada pour qu'on puisse dire qu’ila frayé le chemin à ses successeurs. ‘% Cartier, dit le Dictionnaire Histo-

’ rique de lLiége, fit plus que découvrir, il visita tout le pays avec beaucoup de soin, et laissa une description exacte des îles, côtes, détroits, ports, golfes, rivières et

caps qu'ilreconnut. No+ marins se servent encore aujJour- | d’hui de la plupart des noms qu’il donna à ces endroits.”

; Sa mémoire, toujours en respect en Canada, s’est tout-àcoup réveillée plus vivace, ces années dernières, à l’occasion d’un tableau représentant ce marin, présenté à la Société Littéraire et Historique de Québec par le maire de St Mälo, et l’enseignement normal vient d’être inauguré à Montréal sous son patronage : une des écoles porte son nom. Les armemens de François Ier. étaient insuffisans à établir le Canada malgré tout ce qui se trouve d’imposant «ans les Patent:s. Dans son second voyage Cartier était Capitaine-Général de Pexpédition et Pilote-Major, avec bon nombre de navires et de toutes qualités, arts et industries, pour plus avant entrer ès dits pays, converser avec les peuples d’iceux,et avec eux

t habiter si besoin est.” Les rois de France eontinuèrent

à s’attribuer la propriété du Canada, et Henri III octreya à Jacques Noël et au sieur Chaton, petits neveux de Curtier, le commerce exclusif du golfe et du fleuve St. Laurent ; un sieur Ravillon leur succèda et visita le

Saguenay Par 1591.

IT.—(L’honorable George Etienne, L. L. D.) contemporain, ci-devant Secrétaire où Garde des Sceaux Provincial, actuellement Procnreur-Général ou ministre de la justice, docteur honoraire de la Faculté des Droits de l'Université de St. Jean de New-York, membre du Conseil des patrons de l'Ecole de Droit. Il a entrepris de faire codifier les lois et la procédure civile du Bas-Canada.

; Casa Montalvo (le comte de) noble ('ubain, associé aux

Li entreprises humanitaires de Don Francisco d’Arango,

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voyagea avec lui, et siégea aux Cortez d’Espagne à Cadix en 1812.

Casas (Barthélemi de Las) évêque de Chiappa dans l’Amérique du Sud, Pun des plus grands bienfaiteurs humains, connu par ses efforts pour tirer les Indiens de l’esclavage et de la mort Gans les mines. Il obtint du cardinal Ximenes, qui lui donna le titre de Protecteur des Indiens, des règlemens sages, et travailla à leur entier affranchissement: Charles Quint n’accorda que des lois qui ne furent que trop peu observées. On a de Las Casas: Breuissima Relation de la Destruction das Indias et une histoire général: inédite qui a été fort utile à Antonio Herrera.

If.—(Don Luis de) Capitaine-Général de Cuba au commencement de ce siècle, sut apprécier le mérite de Don Francisco d’Arango, et profita de ses travaux pour le bien-être’ de l’île. Il fonda la Société Economique, une bibliothèque, et établit un journal.

Casault (Louis Jacques) docteur en théologie, ci-devant Principal du Collége de Québec, actuellement Recteur de l’Université Laval et Supérieur du Séminaire.

Cass (le général) contemporain, Secrétaire d'Etat du Président Buchanan,—guerrier, explorateur, écrivain et homme d'état estimable. Son fils est ministre des Etats- Unis à Rome.

Castilla (Ramon) Président du Pérou en 1845.

Castillon (honorable homme, Jacques) bourgeois de Paris, demeurant rue de Mouceau, paroisse de St. Ger-

vais, un dés Cent Associés de la Nouvelle-France et seigneur de l’île d’Orléans.

Cataldino et Maceta (les P. P.) de la Compagnie de Jésus, reparèrent les premiers les ravages des Espagnols en Amérique et fondèrent cette merveilleuse république du Paraguay , qui a scandalisé les philosophastes, mais mérité l'éloge de Montesquieu, de Chateaubriand et des géographes anglais Fepning et Collier ; Goodrich, dernier historien général de Amérique , rend également justice à ces bienfaiteurs de l’humanité.

Catari (Tupa) fameux chef Indien, ayant en vain demandé à Vertyz, Vice-Roi de Buénos-Ayres, justice pour sa race, se joignit à Tupac Amaru, tua le cacique comylaisant Lupa et exposa sa tête sur une des portes de Ghuquisaca. Il pilla ensuite Oruro. Devenu vice-roi

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| ce fut pour devenir tyran à son tour. Il affectait cepeny dant la dévotion et faisait célébrer les mystères avec pompe. Pourvu de six canons, il assiégea La Paz durant cent-neuf jours. Ce fut en vain que Flores le lui fit lever momentanément par laflaire de Chuquisaca. Mais enfin, battu dans une nouvelle rencontre, il dut se retirer à quatre lieues de la place. Malgré larrivée à son camp de Andres Tupac Atmaru, il ne put résister à Don Jose de Reseguin, se défendit encore ; mais bientôt il fut livré et exécuté, en 1784, Cathcurth (le comte de) commandant des forces et ; Administrateur de l'Amérique Septentrionale Britannique en 1845, après le départ de lord Metcalfe jusque à larrivée du comte d’EÉlgin, l’année suivante.

Cauckon (lhonnorable Joseph) ci devant rédacteur du Journal de Québec et membre du cabinet de Sir Edmund Head. On lui doit un traité de physique et un Rapport ; inportant sur son Département des Terres de la Couronne Caupolican, ulmene de Pilmayquen, proclamé toqui, après la déposition de Lincoyan, réprima lPardeur des Araucans pour müûrir ses préparatifs, puis attaqua les sept colonies que les Espagnols avaient établies snr le territoire de la République. Il réduisit Arauco par blocus, prit un autre fort, et aidé de Mariantu et de Tucapel, il défit Vaidivia et ses alliés, et le prit le 3 décembre 1553. Les Espagnols furent alors obligés d’évacuer Angol, Puren et Villarica, pour se renfermer dans La Gonception ; muis cette place fut détruite de fond en comble. Caupolican eut moins de succés plus tart ; il mit en fuite et dépouilla il est vrai la garnison de Carrela ; mais il perdit plusieurs batailles et fut obligé de se retirer dans les montagnes, où il fut trahi et pris. Il fut empalé par ordre de Don Garcia , qui avait déjà fait périr de la sorte le brave Galverino. Les ulmènes élurent Caupolican II, son fils, qui gagna d’abord une victoire complète avec Tue capel, et assiégea Don Garcia dans Impérial ; mais il fut forcé de lever le siége. Vaineu à Quipco, où périrent Lin-

; ÿ 7 1 < À % d’'Amaru dans la province de La Paz, il rétablit les Î # ‘ anciens usages, bloqua cetie ville et empêcha trois fois 1 d’en sortir Don Sebastien Seguola, militaire habille. 11 |,

; força Don Valle, vainqueur d’Amaru, d’évacuer Puno, j

battit un gros corps à Cicasica et se fit alors roi; mais | |

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coyan, Tucapel, Mariantu et Colocolo, il se donna la mort Van 1559. L’Espagnol Ercilla dit du père : “ Ainsi finit ce grand homme, l'honneur de sa patrie, et entre les rayens lun des plus grands qu’on eût encore vus. T!iut pendant sa vie ami de la justice, généreux, sobre, sévère sans cruauté, vaillant, agile et robuste de sa personne. La fortune prospère ne put l’aveugler, la fortune contraire ne put l’abattre. Il montra jusque dans sa mort, la magnanimité qu’il avait eue pendant sa vie.”

Cavalcante (Don Antonio) fameux capitaine Portugais, méprisant les conseils timides de Jean IV,acheva d’expulser les Hollandais du Brézil, et les força de capituler l’an 1654.

Cazeau (le sieur François) fit une fortune en Canada dans le commerce des pelleteries, demeura dans le pays après la conquête et se ruina pour soutenir l’entreprise du Congrès Américain sur la Province de Québec. KRecherché comme coupable du erime de haute trahison, il erra longtems dans les forêts qui séparent les deux pays, et eut peime à s'échapper. Les Américains le laissèrent dans Ja misère, et ses héritiers ont obtenu avec peine et à la longue quelque indemnité. Il écrivit des n emoires.

Cazot (Jean Joseph) dernier jésuite du Canada, n’était que frère coadjuteur quand il viut dans le pays. C'était après la conquête, et par conséquent il n’eût pas eu qualité pour succèder à lu jouissance des biens de Ia compagnie, ni par son rang ni comme Canadien,sans la bienveillance marquée de lPautorité temporelle. On sent que Carleton était à. Le frère Cazot avait des talens naturels ; l’évêque l’ordonna et le P. De Glapion lui donna la charge de Procureur. A sa mort, arrivée en 1800, le Roi se miten possession des biens des Jésuites, bien qu’ils fussent reclamés par les Canadiens.

Céloron de Bienville (le Sieur) gentilhomme canadien, qui prit possessien en 1348 du pays contesté entre PAngleterre et la France en qualité de subdélégne du vicomte de la Galissonnière. Parti à la tête de 300 hommes, il pénètre rresque aux morts Apalaches ou Alleghanys. I lui fut fourni des plaques de plomb, sur lesquelles étaient gravées les armes de France, et qu'il avait ordre d’enterrer à des stations particulières, ce dont il devait être dressé des procès-verbaux signés de lui et des ofliciers «ju l’accecmpagnaient. Céloron s’acquitta ponctuellement

de ga commission malgré les murmures de diverses tribus sauvages, le vicomte envoya les procès-verbaux en France, et deux aus après, son subdélégué fut fait gouverueur du Détroit avec le rang de inajor. Il finit par se retirer à Montréal. Ce fut, dit l’auteur des Mémoires publiés pur Ir société Littéraire et Historique, une perte pour le corps des officiers canadiens. Jlajoute qu’il eut des ennemis qui le perdirent. Selon lui, il était brave, intellisent et capable de commander; mais sa hauteur ne jui permit pas de prendre des bieus.

Cér: (Heuriette) fondatrice, avec Eulalie Durocher et Mélodie Dulresne de l'Institut enseignant des Sœurs des SS. Noms de Jésus et de Marie, établi à Longeuil en 1813. 11 y à aujourd’hui cinq missions outre la maisonmère.

Chubanon (Michel paul Gui de) membre de l’Acadénue françuise, né à Dominique en 1750, a donné plusieurs haédiels . a beaucoup de pièces de théätre, une traduction de Pindare etce., On trouve daus ses écrits des anecdotes. curieuses sur Voltaire. Fontunes dit qu'il avait plus d'esprit que de talent. Il devint lun des quarunte de l’Académie en 1780, et mourut en 1792,

Chaboillez (Augustin) euré de Longueil, ordonné prêtre le 4 déceinbre 1786, s’est fait connaitre par une ou deux brochures, où 1l soutient la doctrine de l’inamovibilité des curés. [1824]

Chabot (le capitaine) un des héros de la défence de Québec contre Moentgommery sous Carleton.

Chaleuchina, Indien brûlé vif par Pizarre.

Chuiubly (Monsieur de) fondateur de Chambly, capitaine au régiment de Carignan, après s’être signalé en Europe, surtout contre les Turcs, passa en Canada avec son régiinent et obtint une seigneurie. D’abord de service aux Trois-Rivières, il en partit avec des troupes le

10 août 1665 pour construire le fort Pontchartrain, auquel il donna bientôt son nom. Un mémoire du temps lappelle “ Monseigneur de Chambly, gouverneur de a place.” Ljouverneur du château de Pentagoët en Acadie, lan 1674, il fut obligé de se rendre aux Anglais.

Champagne, horloger canadien au commencement de la domination anglaise, en laissa une qui, à chaque heure, fesait entendre un air au moyen de timbres de différentes

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grandeurs. On remarque avec justice dans la Bibliothèque Canadienne que, quoique ce fût chose commune en Europe, il y avait un eflort de génie à faire pour exécuter une pareille pièce de mécanisme dans un pays où il y avait peu ou point d'artistes et presque pas de modèles. Un horloger de la Rivière Chambly, Doray, a assez bien introduit dans une de ses horloges, le lever et le coucher du soleil et de la lune.

Champigny Noroy (Jean Bochart, chevalier, seigneur de) sixième Intendant de la Nouvelle-France, succèda à Mons. de Meules, l’an 1686.

Champlain (Samuel de) fondatenx de Québec et de la Nouvelle-France pour ainsi-dire, car avant lui, la France n’eut point d'établissement régulièrement assis en Canada, et il établit encore les Trois-Rivières, et projéta celui de Montréal. Il fit alliance avec les nations sauvages, parcourut en tous les sens ces vastes contrées et donnà son nom à un de nos grands lacs. Les plus grands obstacles se rencontrèrent dans son chemin ; les Anglais s’emparèrent une fois du pays,et il dut passer plusieurs fois la mer pour raviver l’œuvre de la colonie en France. Ce grand homme eut pour tombeau lan 1635,le majestueux proïnontoire sur lequel il avait fondé la ville qui devint plus tard le boulevard de PAmérique, laissant après lui la réputation d’un grand navigateur, d’un génie infatigable et bien propre à fonder nn nouvel état,et d’un écrivain poli pour son siècle, Il était natif de Brouage dans le Saintoge, et avait le titre de géographe du Roi.

Chandler (Kenelm) Ecuyer, agent de lord Amberst, et Président des Commissaires du Roi pour le cadastre des biens des Jésuites, oublia, selon les expressions des commissaires canadiens, le rôle de commissaire pour ne remplir que celui d'agent, Il agit avec précipitation et dans Pombre,et écarta les commussaires canadiens, qui lui nuisaient ; mais lord Dorchester fut trop juste pour agir sur son Rapport.

Chapman ,ilenry) consul de Sardaigne et de Hanovre à Montréal.

Charbonel (Arnz:d dej contemporain, deuxième évêque de "Foronts, <<r d’unc illustre maison française, qui compte plu * personnages historiques, sans parler de la fameuse ‘fre ae de C'arbonnel. Ce prélat, qui a été eongacré à om par Pie IX Iu'-même, appartenait

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ci-devant à la Communanté de £t, Sulpice et a été professeur de théologie dogmatique à Lyon. Il s’est fait connaître à Montréal comme prédicateur et se signale, sur son siège, par le zèle qu’il déploie pour la défense des droits des catholiques. Il est actuellement en Europe, recrutant des coopérateurs et des professeurs pour son collése de St. Michel.

Charland (Louis) décédé en 1833, géographe et antiquaire. Ce fut lui qui dressa avec Duberger la première carte correcte du Canada, publiée à Londres par Faden sous le nom de Vondenvelden. Il fouilla aussi le premier parmi les documens féodaux enfouis dans les archives de la Province et publia: Extraits des Titres de Concession de Terres en Seigneuries par W. Vondenvelden et Louis Charland, Québec 1803.

Charlevoix (Pierre François Xavier de) de la compagnie de Jésus, né à St. Quentin Par 1682, historien de la Nouvelle-France, de lle St. Dominique, du Japon et du Paraguay, visita le Canada, fut durant plus de vingt ans un des rédacteurs ou collaborateurs du Journal de Trévoux,et mourut en 1761. Le P. Charlevoix manque de précision dans le style ; mais il a presque toutes les autres qualités de l'historien. On lui doit encore la vie de la Mère de PIncarnation. Tout le mende sui! son nom en Canada.

Charly (Marie Catherine) dite Sœur du Saint Sacrement, quatrième Supérieure-Générale de Plnstitut de Marguerite Bourgeois, née à Ville-Marie en 1666, avait été assistante de la Sœur Barbier, puis Maîtresse des novices, Ce fut sous sa supériorité que le ministre de Pontchartrain defendit les vœux. Après avoir écrit en vain à cet homme d’état età Madame de Maintenon, elle adopta avec l’assentiment de lIntendant Raudot le milieu de faire faire des vœux secrets pour un an. Elle mourut en 1719, après avoir été élue une seconde fois supéricure. Elle avait eu une maladie durant laquelle la sœur Bourgeois s’oflrit à Dieu en sacrifice à sa place.

Charnizé. Voyez Menou.

Charnock (John) célèbre écrivain anglais né à la Barbade en 1763. Il reçut son éducation en Europe, entra dans la marine, muis fut en proie au malheur et mourut dans la prison du Banc du Roi en 1807. Parmi:

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ses nombreux ouvrages, on estime surtous la Biographiu INavalis en six volumes, le Supplément à la Vie des Amiraux de Cumpbell, là Vie de Nelson et l'Histoire de l'Architecture Navule.

Charon de la Barre (le sieur François) fondateur en 1901 de Plôpital-Général de Montréal et de l’ordre canadien des Frères Hospitaliers, vulgairement appelés Frères Charon. Leur supérieur obtint une seigneurie en 1699, et l'ordre devint enseignant au moyen d'une nouvelle gratification de 3000 franes que lui fit avoir l’Intendant R audot,en 1722, M. de Pontchartrain, ministre d'état, avait défendu les vœux aux frères en 1705: M. Charon alla en vain à Versuilles. L'ordre cessa d’exister avant la conquête, et fut remplacé par les sœurs de charité ou Dames Grises.

Il ne faut pas le confondre avec Le sieur Charon, Echevin à Québec, lors de l’établissement momentané du systême municipul, en 1664, puis syndic des habitans, charge dans laquelle le sieur Jean Le Mire lui succèda.

Chartier (l'abbé Etienne) d’abord instituteur puis lié à la presse et au barreau, ordonné prêtre en 1828, fut Principal du collége de Ste. Anne. [la joué un rôle dans l’insur'ection de 1837, a été grand-vicaire à la Nouvelle- Orléans et est mort en Canada, où il était rentré à la faveur d’une apologie.

Chasseur (Pierre) mort au mois de juin 1842, célèbre naturaliste canadien qui, avec le secours de son génie, et sans autre instruction qu’une éducation élémentaire (*) car il était originairement sculpteur et doreur à Québec —recueillit un beau cabinet d'histoire naturelle, qui fut acheté par la Législature en retenant le nom de Musée Chasseur, et a fini par être en tout où en partie la proie des flammes. La (razette de Québec publiée par autorité disait en 1826: “ la cité de Québec doit s’énorgueillir de possèder dans son sein un citoyen dent les travaux doivent nécessairement tourner à la gloire de sa patrie. Mais si l’industrie et la persévérance de M. Chasseur, ont droit à nos éloges, le genre avec lequel il c'nduit son ouvrage n’est pas moins digne de notre admiration, IE

[*] M. Pierre Chasseur, quoique dépourvu d'instruction, est parvenu par son zèle infatigable à composer un cabiuet d’ histoire naturelle à. Québec.—Lebrun, Tableau des Deux Canadus,

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rassembie, autant ‘que possible, autour de chaque sujet, tout ce qui tend à le car ctériser, de manière à nous donner tout à la fois, en quelque svrte, l’histoire et les habitudes de lPanimal en vue. Pour atteindre ce but, il &

du suivre la nature à la piste, et en quelque sorte, la pren-" dre par surprise, et 1l lui à fallu la chercher dans les bois, -

sur le sommet des montagnes, dans les maruis et jusque sur les rochers escarpés.”?

Chatchamaxum, Sachem dé Pennsylvanie qui fit avec: le célèbre Guillaume Penn un traité que le pinceau du peintre encore plus que l’hi toire, a r.ndu méimorable, C'était sous un orme qui tombait de vétusté en 1810. Le général Lafayett: rapporta en Europe au retour de son

dernier voyage aux Etats-Unis, une boîte formée de

plusieurs pièces ; deux de ces pièces étaient des fragmens de la maison de Christophe Colomb en 1496, et de lorme sous lequel Penn et Chatchamaxuia se rencontrèrent. Châteaubriand, l’auteur du Génie du Christianisme, grand écrivain et homme d'état, visita l'Amérique dans sa jeunesse,et en a fait le théâtre de plusieurs fe ses conceptions. To e monde connaît Atala et Chacins. Châteaufort ou Chasteaufort (Mare-Antoine de Bras-ue- Fer, Ecuyer, sieur de) gouverna le Canada après Champlain et avant Montmagny. Ce devient un fuit avéré, bien qu’il ait échappé à Charlevoix et à nos historiens modernes. Il est prouvé par la pre tation de serment de Giffard, seigneur de Beauport, d'observer les lois et Ordon-

nances, qui se trouve parmi les documens féodaux publiés :

par la Législature, et par les pièces rapportées d’Europe par M: Faribault, et que m’a montrées M. le Commandeur Viger. Il est désigné “ Lieutenant-Général en: toute l’étendue du fleuve St.-L'urent en la Nouvelle- France.” [auteur de ce Dictionnaire est le premier écrivain qui ait mentionné ce personnage dans les Institutions de l'Histoire du Canada; mais 1l l'a fait, pour ainsi dire, en tâtonnant, et il faut avoir recours à un erratum pour faire une connaissance suflisante avec ce gouvernant.

Chateaugüay (Louis Lemoyne sieur de) fils de Charles Lemoyne, né le 5 Janvier 1676, se signala sous Iberville, son frère, au fort Nelson, et fut tué à 18 ans, le # novembre 1694, en combattant auprès du héros—héres Mi-même. |

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