S III. ÉCOLES DÉPENDANT DU MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR
x* Ecole des beaux - arts. — Vérole des beaux-arts remonte à l'époque de Louis XIV; elle porta d'abord le nom d'Académie de peinture et de sculpture.
Supprimée en 1793, et rétablie presque immédiatement, elle se compléta, en 1 8 1 9, par l'institution d'un cours a'archi lecture. L'administration de cette école est confiée à un conseil de cinq professeurs. L'enseignement est gratuit ; les élèves qui remportent les prix dans les grands concours annuels, ont le droit d être entretenus à l'école de Borne pendant cinq ans aux frais de l'État. Lyon a aussi une e«aofe des beaux-arts, et la plupart des villes ont établi des écoles gratuites de dessin.
2» École de Rome. - Ce fut Louis XIV qui , en 1666 , fonda à Rome une école de
ÉCO
peinture et de sculpture pour de jeunes
artistes français. Cette école existe encore aujourd'hui à la villa Médicis, et reçoit les jeunes gens qui ont remporté le prix dans les concours annuels de peinture, sculpture, et architecture. Les élèves de V école de Rome y sont entretenus pendant cinq ans aux frais de l'Etat. « Ils y dessinent les antiques ; ils étudient Uaphaël et Michel-Ange. C'est un noble hommage que rendit à Rome ancienne et nouvelle le désir de l'imiter. » ( Voltaire, Siècle de Louis XIV.)
3° École centrale des arts et manufactures.— L'école centrale des arts et manufactures n'est pas un établissement dépendant directement de l'Eut; il est seulement sous la protection du gouvernement. Le cours d'études est de trois ans. Le but de cette école est de former des in-
Scnieurs civils, des directeurs d'usine, es chefs de manufactures, et des professeurs de sciences appliquées. Jusqu'en 1852, cette école était rattachée au ministèrede ragricultureetdu commerce; mais depuis la suppression de ce ministère, elle est dans les attributions du ministère de l'intérieur, ainsi que les écoles d'arts et métiers, les écoles vétérinaires, et l'école des haras, l'institution agronomique de Grignon , et les écoles régionales d'agriculture.
4° Écoles d'arts et métiers.— Les écoles d'arts et métiers sont établies à Angers, à Cbàlons-sur-Marne et à Aix. La pensée de ces écoles remonte au minisire Cbaptal qui en ébaucha l'organisation dès 1803. Les deux premières ont été constituées principalement par l'ordonnance du 23 septembre 1832. L'école d'Aix est plus récente. La mission de ces écoles est de former des chefs d'atelier et des ouvriers instruits et habiles. Les candidats doivent avoir les premiers éléments de l'instruction primaire et de l'arithmétique. La durée des études est de trois ans ; l'instruction est à la fois théorique et pratique. Chaque école contient trois cents élèves boursiers ou pensionnaires libres..
5° Ecoles vétérinaires. — Les écoles vétérinaires sont établies à Al fort -près Paris, à Lyon et à Toulouse. Quatre années d'études sont nécessaires pour obtenir le diplôme de vétérinaire.
6° Ecole des haras. — Il existe une école des haras au haras du Pin (Orne; pour former les officiers des haras.
7° Écoles d'agriculture. — Vinstitution agronomique de Grignon (Seine-et Oire), et les écoles régionale* d'agriculture sont destinées à former d'habiles agriculteurs par une instruction à la fois théorique et
32fr ECO
pratique. On Institut agronomique avait été établi à Versailles en 1848; il a éié supprimé en septembre 1852.
8» Conservatoire des ai ts et métiers.
— Cet établissement n'est pus seulement destiné à conserver des modèle.* des machines et instruments les plus rcmur-
nibles pour les arts et métiers; il s'y , depuis 1819, des cours publics et gratuits sur les socnce* appliquées à la fabrication et à l'industrie, L'enseignementdu Conservatoire des arts et métiers a pris un grand développement et comprend, aujourd'hui la chimie appliquée aux arts, la géométrie et la mécanique; la physique; "économie industrielle; des cours d'agriculture divisés en deux annéesj la mecani iue industrielle, la géométrie descriptive , la législation industrielle, la chimie appliquée, etc.