P A RADIN
Paschal ( Piètre). — Chartes I* Pellissox. — Louis XIV.
Pellens (Julien).
Pleix ( Du ). — Louis XUf.
Proust dbs Carn eaux (Nicolas- Puy (Du). - Louis XIII et Louis W Bacine. — Louis XIV. .
Renouard ( Nicolas ). — Louis X»' Kyer ( Du ). — Louis XIV.
Salvagb ( Denis ). — Henri HL .
Serre (La\ -Louis Xlff et Siri (Vittorio).- Louis XIII ftUu'ȕ
Sirmond ( Jeun ). — Louis XJH.
Son kl ( Charles ).
Tour el ( François).
Trivorius ( Gab. ).
VALINCOURT. — LOUiS X/V. ^yjV.
Valois (Adrien et Henri wh'1*^ Varillas ( Antoine). . . , vm|.
Vicnb ( André de La)-- Vignier (Nicolas). - Hennu* Vis* (De).
Il faut jouter à wy^'Li.i gendre et le P. Daniel, ^l "mt et Louis XV: Voltaire, nucles," » .
dans la seconde moitié du enfin Moreau qui a laisse ving»-^ mes de Discours sur l' histoire d* i*£
HISTRION. - Comédien f^gepiri Ce mot ne se prend qu'en vm^r Voy. Théâtre.
HOBA, HUBA. - Cffi^Vue employés dans les actes de 1 epoq ^ vingienne pour indiquer un c ^
terre équivalent tu m*n/€A ,<#rc^'
i o. m.,a. h***, «t huM, aco. fo-
urre équivalent tu ma»"» i - Les mots hoba el ku* :
des terres patrimoniales, f^,c usités de l'autre côté du .^J^ées^'
encore aujourd'hui en A/ten**^ lages qui ont conservé ce
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HOBLERS ou HOBILERS. — Habitants des côtes chargés de veiller à la garde du littoral. Us étaient obligé» de tenir un cheval toujours prêt pour donner avis du danger en cas d'invasion.
HOC. - Jeu de cartes mêlé du piquet, du brelan et de la séquence. Voy. Jtu.
HOC A. — Jeu de hasard introduit en France par le cardinal Mazarin et sévèrement prohibé dans la suite. C'était une espèce de loterie. Voy. Jep.
HOIRIE. — On appelait hoirie une succession en ligne directe descendante. L'avancement ëhoirie consistait à donner à un des enfants une part de la succession qui devait être retranchée de ce qui lui reviendrait dans le partage ultérieur.
HOIRS, HOIRS DE QUENOUILLE. — l^es hoirs étaient les héritiers descendants en ligne directe. Une fille héritière d'un fief était désignée par le nom d'hoir de quenouille, le fief tombant alors en .jur nouille, pour parler la langue des anciens jurisconsultes.
H OMBRE. — Jeu inventé par les Espagnols au xiv« siècle ; la tranquillité elle flegme qu'il exige s'accordeut parfaitement avec le caractère espagnol. Le mot nombre signifie littéralement homme. Les Espagnols considèrent ce jeu comme le jeu ae l'homme par excellence à cause des combinaisons qu'il exige. Voy. Jed.
HOMICIDE. — Ce mot désigne tout à la fois le meurtre et le meurtrier. L'homicide volontaire prend le nom de meurtre. L'homicide commis volontairement et avec préméditation s'appelle aseassinat.
Le meurtre des père et mère est un parricide. Le meurtre d'un enfant nouveauné par ses parents est un infanticide.
Les lois modernes , comme les lois anciennes, punissent de mort Y homicide volontaire et prémédité La nature du supplice a varie suivant les époques (voy. Supplice). La composition ou rançon
Gyée par le meurtrier est stipulée dans i lois des barbares (voy. Weukglld).
Les coutumes ou moyen âge avaient en partie conservé cette disposition, comme on le voit dans ce passage du Nouveau Coutumier général 1 1. I , p. 1 1 13 ) : « L'on est d'usage ue faire un acte d'accord et de réconciliation de tous les homicides, qui ne sont point assassinats, entre les parents du défunt et ceux du malfaiteur.
Celui qui reçoit le baiser de paix est le plus proche parent mâle du défunt, qui , par diverses cérémonies et solennités, est baisé par le malfaiteur. Après quoi, les parents de l'un et de l'autre coté sont
obligés et font serment de n'avoir plus de différends ensemble. »
C'était une croyance au moyen âge que si le meurtrier s'approchait de celui qu'il avait tué, le sang jaillissait du corps. Lorsque Kichard Cœur de Lion, qui s'était révolté contre son père Henri II, s'approcha du corps de ce roi étendu dans l'église de Fontevrault, la f<>ce découverte, on vit le sang couler des narines dumort.disentlescontemporains Script, rer. fr.y XVIII , 158V On raconte le même fait h l'occasion de la sépulture de l.ouis d'Orléans, assassine en 1407. Voici les paroles d'un contemporain, Pierre de Fenin : « Entre les autres y était le duc Jehan de Bourgogne, qui avait fait faire cette besogne et y faisait le deuil par semblait. Or, au temps qu'on portait ledit duc enterrer, le sang du corps coula parmi le cercueil à la vue de tous, dont il y eut grand murmure de ceux qui là étaient.»
HOMMAGE. — Cérémonie dans laquelle un vassal prêtait serment au seigneur dont il tenait son fief. On distinguait l'/tommage simple ou franc de l'hommage lige. Le premier se faisait debout et la main sur l'Evangile. Pour l'hommage lige, le vassal , sans ceinture, sans éperons, sans épée , un genou en terre, tête nue, prêtait serment au seigneur qui tenait ses mains dans les siennes. Le vassal devait, d après certaines coutumes, baiser le pied du suzerain. On connaît l'anecdote du Normand qui renversa Charles le Simple. Sainte-Palaye cite un passage du r<*man de Lancclut du Lac, où le roi Arthur donne un château à une demoiselle qui lui en fait hommage, et lui baise le soulier.
On trouve souvent, dans l'histoire de France, des discussions entre les suzerains et leurs vassaux sur la nature de l'hommage qui était dù. En v««ici un exemple tiré de MonstreJet , à Tannée 1450 •* « Pierre, duc de Bretagne, vint devers le roi, son souverain hcigneur, pour faire hommage de sa duché de Bretagne. Le comte de Dunois et de Longueville lui fit faire le serment accoutume en tel cas, et, comme grand chambellan du roi , il prit sa ceinture , l'épée et le bouclier, comme à lui appartenait- Après le serment fait, le chancelier dit au duc do Bretagne qu'il était homme lige du roi do Fiance, à cause dudit duché. A quoi fut répondu par le chancelier du duc, qu«? , sauf la révérence du roi et de lui , il n'é • tait pas lige à cause de cette duché, et sur ce ils turent en altercation par un espace de temps. Finalement le roi le reçut en foi aux us et coutumes, ainsi comme ses
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prédécesseurs les ducs de Bretagne avaient fait, et tôt après le duc de Bretagne fit au roi un autre hommage pour sa comté de Mont fort, a cause de laquelle il confessa être son lige homme et vassal. »
D'après la coutume de Bretagne, les cadelM ou juvtigneurs devaient hommage lige a leur frère aîné , même au xviu* siècle. On en trouve la preuve dans les Mémoire* de Saint-Mmon (t. V, p. 210, édit. in-8). Parlant du duc de Rohan qui saisit Jeodalement une terre du prince de Guéméné , il ajoute : « Nul moyen de s'y opposer ni d'en empêcher l'effet, qui est la perte entière des fruits , c'eat-a-dirc la totalité du revenu , qu'en rendant la foi et nommage. Pour la rendre, il (allait que le prince de Gueméné allai en personne en Bretagne se mettre à genoux , sans épée ni chapeau, devant le nue de Itohan, lui prêter foi et hommage en cet état. »
Un des derniers exemples d'hommage lige est celui que rapporte Saint-Simon [Mémoires, édit. in-8, t. XI , p. 378-S79) ; Leduc de Lorraine vint à Paris, en 1699, rendre hommage au roi pour son duché de Bar. « Le roi, dit Saint-Simon , était dans son fauteuil , le chapeau sur la tète , M. le maréchal de Lorge , derrière lui , en l'absence de M. de Bouillon, $ rand chambellan , qui était à Ëvreux ; Monseigneur le duc de Bourgogne, debout et découvert, un peu en avant de M. le chancelier, mais sans le couvrir ; M. le duc d'Anjou , de même de l'autre côté, sans couvrir le duc de Gesvres, premier gentilhomme de la chambre, qui avait derrière lui Nyert, premier valet de chambre du roi. M. le duc de Berri , Monsieur , Monsieur le duc de Chartres, les princes du sang et les deux bâtards (le duc du Maine et le comte de Toulouse), étaient tous en rang , faisant le demi-cercle , avec force courtisans derrière eux et après eux. Aucun duc, que les deux que je viens de nommer, parce qu'ils étaient en fonction de leurs charges et nécessaires , ni aucun prince étranger. Les secrétaires d'État étaient derrière M. le chancelier et les princes, du même côté. Monseigneur ne se soucia pas de voir la cérémonie. M. de Lorraine trouva fermée la porte de la chambre du roi qui entre dans le salon, et l'huissier en dedans. Un de la suite de M. de Lorraine gratta; l'huissier demanda : « Qui est-ce? » Le gratteur répondit : « C'est M. le duc de Lorraine. » Et la porte demeura fermée. Quelques instants après , même cérémonie. La troisième fois» le gratteur répondit : « Cest M. de Bar. » Alors l'huissier ouvrit un schI battant de la porte. M. de Lorraine entra, et de la porte , puis du milieu de la chambra ,
enfin assex près <iu n i , il fit de
profondes révérences. roi ne t
point et demeura couvert sans faire aucune sorte de mouvement., i .e duc de Gesvres alors, suivi de Nyert, mai» ayantaos chapeau sous le bras, s'avança deexe:
trois pas, et prit le chapeau , les gaaxtt l'épéequeM de Lorraine lui remît, et V duc de Gesvres tout de suite a Ni yeàt, ai demeura en place , maie fora ea M. de Lorraine , et le duc de Ges remit en la place où il M. de Lorraine se mit à deux genoux sir un carreau de velours rouge bordé dV petit galon d'or qui était aux pieds du roi. qui lui prit les mains jointes entre ta deux siennes. Alors M. le ciiaocelie Pontchartrain lut fort haut et fort distinctement la formnle de l'hommage liç»
et de serment, auxquels M. de l. orrai: acquiesça et dit et répéta ne oui forme, puis se leva, signa la avec la plume que Torcy . secrétaire d'Etat chargé des affaires étrangères, loi présenta un peu à côté du roi , où Nyert h présenta son épée qu'il remit , pois ia rendit son chapeau dans lequel étaient*^
fants , et se retira. » A ces détails, Saint imon ajoute : « Le premier gentilhomme de la chambre du roi en année devai:
prendre l'epee , le chapeau et tes gast* de M. de Lorraine allant rendre son hommage. Les prendre en ce cas-là. c'est dépouiller le vassal des marques dt dignité en présence de son seigneur et non pas le servir, et ce qui le montre , cest que le premier gentilhomme de la chambre ne les garde ni ne les rend. Toute sa fonction n'est que de dépouiller le vassal , et c'est le premier va Jet de chambre qui les reçoit du premier gentilhomme de la chambre dans l'instant
il a v. iu vassal, euent ce